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 Parenthèse [Ft. Andreas]

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Elizabeth McCarthy
Like A Fish In Water

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Opératrice de sonar
▫ Occupation : Membre du Conseil - Sécurité, Ravitaillement & Entrainement
▫ Statut civil : Electron Libre
▫ Lieu de naissance : Kelowna



▫ Messages : 73
▫ Inscription : 04/01/2019
▫ Crédits : Moi même & Tumblr
▫ Célébrité : Hayden Panettiere



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Parenthèse [Ft. Andreas]   08.01.19 10:03

Parenthèse
   Elizabeth & Andreas

   



Lorsque j'ouvrais les yeux à l'aube, je me laissais berner une fois encore. Durant un léger flottement de quelques secondes, j'oubliais le monde dans lequel nous vivions. J'avais cette étrange mais agréable sensation d'être retournée dans le passé, avant que les virulents ne fassent leur apparition. Je m'étais faite au nouveau monde, peut être un peu trop d'ailleurs, mais ce n'était pas pour autant que je ne regrettais pas l'ancien. Durant ces quelques secondes de flottement, le monde tournait normalement, j'avais d'ailleurs toujours le réflexe de me tourner vers la table de nuit pour m'assurer que je n'étais pas en retard. Et c'est là, à cet instant précis, que la réalité me rattrapait. Je soupirais, nostalgique, avant de me lever pour sourire à cette nouvelle journée. Pourquoi se morfondre? Pourquoi ruminer? Pourquoi en vouloir au monde entier? Ce n'était pas cela qui allait nous aider. Attention, il m'arrivait moi aussi d'avoir des jours sans et je les assumais complètement. Je ne jugeais absolument pas les coups de mou ou les idées noires, tout le monde en a à un moment ou à un autre, nous sommes tous humains. Je le comprends et je respecte cela. Mais pour ma part, je préférais chasser au plus vite tous ces éléments négatifs, ne pas me complaire dedans ou y trouver refuge. Car si je faisais cela alors je ne ferai que m'enfoncer encore et encore?. Je ne saurais plus savourer les petits bonheurs que la vie persévérait à nous offrir et ça, il était hors de question que je passe à côté. Voilà pourquoi j'aimais à dire que je souriais à chaque journée même dans les temps plus sombres ou incertains.

Comme chaque matin, je commençais par ma toilette. Cela avait beau être l'apocalypse, impossible pour moi d'omettre cette étape. J'étais très à cheval sur l'hygiène et la propreté. Bien évidemment je n'avais plus à ma disposition tout ce dont j'avais besoin mais au fil du temps, j'arrivais à grappiller ici et là de quoi me satisfaire. Une fois habillée, je terminais toujours par deux touches de parfum, la première derrière mes lobes d'oreille et la seconde sur mes poignets que je frottais délicatement l'un contre l'autre. Petite j'adorais observer ma mère se faire belle. Nous n'avions pas beaucoup de moyens et l'un des rares luxes qu'elle s'octroyait était le parfum. J'aimais tellement cette odeur enivrante et la façon délicate qu'elle avait de l'appliquer derrière chaque oreille puis sur ses poignets. Je rêvais de le faire moi aussi et en grandissant, c'est exactement ce que j'ai fais. Alors ça peut paraître idiot ou superficiel, mais dès que je tombe sur un parfum ou un échantillon qui me plaît, je le prends. C'est un de mes petits plaisirs. Une fois prête, je sortais pour profiter des premiers rayons du soleil. Il était rare que je fasse la grasse matinée, j'ai toujours été du matin, la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt non? En tout cas, cela me permettait d'avoir des journées bien remplies mais aussi de m'accorder quelques parenthèses. Car mine de rien, entre mes rondes de sécurité, mes sorties pour le ravitaillement, mes séances d’entraînement et mon rôle au sein du Conseil, et bien je n'avais plus beaucoup de temps pour moi.

Bien évidemment je ne m'en plaignais pas, au contraire. J'aimais me sentir utile, j'aimais être active au sein de la communauté et pour rien au monde je n'aurais abandonné l'un de ces postes. Et comme je m'étais levée tôt, j'avais largement le temps de m'offrir une parenthèse loin de tout ça. Et dans ces moments là, je savais exactement où j'avais envie d'être. Alors, après avoir laissé un mot sur ma porte pour indiquer où j'étais, juste au cas où, et après avoir salué les gardes à l'entrée d'Highgate, moi et mon bon vieux pick-up, nous prenions le large. Direction, Traders Cove Regional Park. C'était à environ un quart d'heure en voiture de Kelowna. Je connaissais bien cet endroit car j'y allais souvent lorsque je venais séjourner chez mes parents. Un endroit calme et apaisant, un magnifique espace de verdures au bord du lac. Rien de tel pour se ressourcer. J'appréciais encore plus ce lieu aujourd'hui car je n'y croisais jamais personne. Parfois quelques rôdeurs perdus ou échoués sur le rivage mais en général, l'endroit était plutôt isolé et je n'avais que rarement eu à dégainer mon fusil ou mon couteau. Ce matin là, la zone était sûre, le parc m'appartenait tout entier. Cette sensation... c'était le pied. Je me garais à quelques mètres du lac, prenais mes affaires et venais m'installer au bord de l'eau. A cette époque de l'année, la température n'était pas idéale mais c'était largement supportable. Après tout, une vraie canadienne ne craint pas le froid et j'étais fière d'être une vraie canadienne.

Seule face à la nature, je me sentais apaisée, épanouie. J'en profitais toujours pour m'adonner au Qi Gong, une gymnastique traditionnelle chinoise que j'avais eu la chance de découvrir lors de l'un de mes séjours en Chine. J'avais immédiatement adhéré à cette pratique et je n'ai jamais plus pu m'en passer. Je respirais calmement et enchaînais avec délicatesse les différentes postures que l'on m'avait enseigné. Bien évidemment, je gardais tout de même un oeil sur ce qui m'entourait, tout pouvait basculer tellement vite et je ne parlais pas que des rôdeurs. Les humains ne laissaient par leur part et représentaient eux aussi une menace constante. Une menace qui devenait malheureusement de plus en plus concrète et sérieuse mais cela, je n'y pensais pas pour le moment. J'étais en harmonie avec moi même et le monde qui m'entourait, je savourais l'instant.
   
   

_________________
we're stronger than the darkness.
“L'amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d'en partager le poids, et ouvre les portes de l'apaisement.” citation de Tahar Ben Jelloun

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