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 Like a ghost living in your shadow (ft Théopile)

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Jazzlyn Spencer

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Sac à dos


▫ Ancien métier : Étudiante en première année d'histoire des arts.
▫ Statut civil : Célibataire aux dernières nouvelles.
▫ Lieu de naissance : Seattle, États-Unis



▫ Messages : 22
▫ Inscription : 05/01/2019
▫ Crédits : Alaska
▫ Célébrité : Alycia Debnam carey



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Like a ghost living in your shadow (ft Théopile)   10.01.19 18:30

J'évite le centre-ville comme la peste. Pour la simple et bonne raison que c'est risqué, cette zone est infestée de virulents. Non pas que le danger m'effraie désormais, c'est plutôt l'inverse. Je me suis familiarisée aux effets de l'adrénaline. J'en dépends presque. Malheureusement. A force de foncer tête baissée dans le tas, tôt ou tard, ça va me retomber dessus. Tel un coup de massue entre les omoplates. Je devrai m'en languir non ? De ne plus avoir à endurer cette minable existence mais voilà le hic, quelque chose en moi se raccroche à la vie. Refuse d'abandonner la lutte définitivement. Je peux le sentir dans mes tripes sans savoir, pour autant, ce que ça peut bien être. « Putain de merde... » Je commence sérieusement à manquer de provisions, pourtant c'est pas faute de faire attention, de consommer avec modération pour les faire tenir le plus longtemps possible. J'ai même effectué une approximation. Seulement ça ne suffira pas, d'ici la fin de la semaine le stock sera vide. Je sais très bien ce qui a fait foirer mes prévisions. Ma charité. J'ai pas pu m'en empêcher. Il avait l'air d'en avoir vraiment besoin. Je veux dire, plus que moi. Puis, il doit vraiment galérer à trouver de la nourriture dans les environs. Je me demande depuis combien de temps il rôde par ici ?

C'est assez rare de croiser des chiens errants, d'habitude ils se cachent, ayant rapidement compris que le monde entier en avait après eux. Les revenants d'abord, les survivants ensuite. Les gens sont prêts à tout pour se nourrir. Surtout le pire. Je les comprends, en un sens. Y'a un moment, la raison prend le pas sur la conscience. Le bien et le mal ne sont plus qu'un tas de conneries obsolète. Seule la survie demeure. Sauf que là, c'est ma limite. Tuer un pauvre clébard pour le manger ? Je préfère encore mourir de faim, ouais, sans aucun doute. Même mon frère n'aurait pas franchi cette limite. Les autres, en revanche, j'en suis moins convaincue. Ils ont tellement changé depuis que cette merde est arrivée. Nous avons tous changé. « Ne bouge pas et sois sage ! » Je ne sais pas s'il me comprend mais le petit est là, en train de me dévisager, de cette façon qui n'appartient qu'à lui. Je ne saurais l'expliquer avec des mots. Ça fait simplement un drôle d'effet. J'ai pris l'habitude de parler avec, allez savoir pourquoi. Enfin, ce n'est pas une véritable conversation. Il se contente d'écouter, de tourner la tête d'un côté et de l'autre, parfois il se tire même sans prévenir mais comment dire... ça fait du bien de pouvoir s'ouvrir sans crainte. J'ai failli oublier la sensation procurée. « Je reviens vite, bon chien. » J'espère revenir.

J'essaie d'être la plus discrète possible, consciente que le moindre bruit m'exposerait à un danger imminent. J'aurais pu couvrir mon odeur sur le chemin mais ça me répugne profondément de m'étaler du sang sur tout le corps. C'est beaucoup trop glauque pour moi. J'ai beau tenter de me raisonner en pensant à l'efficacité de cette astuce, c'est au-dessus de mes forces. « Doucement, dou...ce...ment. » J'essaie de tirer ce fichu paquet de croquettes depuis cinq bonnes minutes maintenant mais il fait son poids l'enfoiré. Je me serai volontiers tourner vers un format plus petit sauf qu'ils sont en bas de l'étagère, moi en haut. J'ai dû grimper pour éviter de croiser des virulents dans les allées du magasin. Je ne serai probablement pas entrée dans cette boutique si ce n'était pour Oscar. J'avais dit pas de prénom. Merde. « Fais chier. » Et là c'est le drame. Le sac m'entraîne avec lui dans sa chute avant de se vider à terre comme des foutus haribots dans une boîte de bonbons. Je suis grillée. Bientôt morte. J'ai à peine le temps de me relever qu'ils débarquent. La porte arrière, vite ! Repérer les lieux avant d'entrer, c'est devenu mon premier réflexe et dans ces moments-là, je me souviens pourquoi.

Très vite, l'étau se resserre. Je grimpe des escaliers qui m'amènent dans une sorte de bureau sauf que la serrure est pétée, impossible de fermer à clef. Génial. Je pense bien à utiliser les étagères pour les ralentir mais c'est sans compter sur un revenant plus rapide que les autres. Probablement un nouveau. Ils ont encore toute leur énergie. J'utiliserai bien mon arme pour le descendre mais autant signer mon arrêt de mort en ameutant tous les macchabées à des kilomètres à la ronde. J'attrape ce qui me tombe sous la main, c'est à dire une paire de ciseaux. Je dois lui planter trois fois avant d'atteindre, enfin, le cerveau. Une maigre victoire. Le reste est en chemin, ne me laissant guère une minute pour reprendre mon souffle. Je réalise rapidement qu'ils vont me surpasser en nombre et réfléchis à un plan de secours. Je décide de me tourner vers l'option la moins suicidaire : la fenêtre. C'est un bâtiment avec deux étages. Je devrai m'en sortir avec un pied cassé ou une côte fracturée non ? Honnêtement, je ne prends pas vraiment ce scénario en considérant, focalisée sur cette maudite vitre qui refuse de se briser. Il ne suffit pas d'un coup de chaise comme dans les films et hop miracle, non, faut s'acharner dessus avec brutalité, férocité. Je finis par arriver à mes fins de justesse et saute avant même d'avoir pu évaluer la hauteur. Au lieu d'atterrir en bas de la rue, je me retrouve dans un... bus ?

J'ai traversé l'issue de secours qui se trouve sur le toit du véhicule, ne manquant pas de me laminer le bras au passage avec les morceaux de verre. Une blessure surfaite à côté du dossier que je me suis pris en plein dans l'abdomen. Que du bonheur ! A ce niveau-là, j'ai la nette impression d'être tombée au plus bas. Sauf qu'il ne faut jamais sous-estimer le karma. Je réalise tout juste que je n'ai rien de brisé quand un virulent tombe à côté de moi. Littéralement à 40 centimètres. « C'est une blague ? » Ne me dîtes pas qu'ils vont se jeter du bâtiment pour me suivre ! Je m'apprête à réagir quand il se fait embrocher subitement. Ok pause. J'ai loupé un épisode ou ? Je me relève alors que la carcasse de l'infecté tombe à mes pieds pour faire face à un visage familier. Enfin plutôt, un fantôme revenu de loin. « Théo ? » Je pose la question sans attendre une réponse. Je sais que c'est lui bon sang ! Je le reconnaîtrai au milieu d'une foule. J'aurais plutôt dû lui demander ce qu'il fiche ici, dans cet autocar, à cet instant ? J'ai l'impression de l'avoir vu hier pour la dernière fois car son souvenir est encore si frais dans ma mémoire. Pourtant, il s'est passé tellement de choses depuis son départ, à croire que des décennies nous séparent désormais.

Nous n'avons pas vraiment l'opportunité de rattraper le temps perdu. Je réalise rapidement l'ampleur de la situation : nous sommes encerclés. A l'extérieur, ils s'agitent comme des fourmis. Tandis qu'il pleut des morts qui s'écrasent près de nous avant de se relever pour tenter de nous bouffer. Difficile d'imaginer de meilleures retrouvailles n'est-ce pas ? En réalité, je dois avouer que ça m'arrange de ne pas pouvoir lui parler, là tout de suite. Je dois d'abord accuser le coup, gérer le choc, maintenir l'émotion. Le voir me ramène immédiatement au campement. Dans un passé qui n'existe plus. Je me repasse les scènes en boucle, trop pour mon propre bien. Mon frère est encore en vie. Et de savoir que ce n'est pas le cas, ça me brise à nouveau le coeur. Je préfère encore tuer nos invités indésirables que de me retrouver seule en sa compagnie mais il faut se rendre à l'évidence, nous serons vite submergés. « Faut bloquer ce passage. » J'ignore pourquoi je ne me contente pas de le faire plutôt que de m'en remettre à lui. Ce n'est pas comme si j'avais pu compter sur sa personne pour venir sauver mes fesses tout ce temps. J'ai dû me démerder comme une grande fille, livrée à elle-même, dans ce foutu monde apocalyptique.
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Théophile Foster

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Sac à dos
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MessageSujet: Re: Like a ghost living in your shadow (ft Théopile)   13.01.19 11:28

Cela fait quelques jours que j’ai assiégé ce bus. Il est parfait pour passer de bonnes nuits sans rien risquer, enfin presque rien. Il est dans une ruelle, un cul de sac, donc il faut s’y rendre pour le voir, me demander même pas comment j’ai fait pour tomber dessus ! Puis, il possède deux portes une à l’arrière une à l’avant, plus de facilité si je dois m’enfuir. Et de plus, je les bloque quand je suis dedans la nuit, histoire d’avoir le temps de me réveiller correctement si quelqu’un tente d’y rentrer. Je dors à même le sol pour ne pas être vu de l’extérieur, mon sac et ma veste pour unique coussin ou couverture. La journée, je pars chasser, trouver de quoi me nourrir et surtout m’hydrater, surtout du temps où j’étais malade. Cela me coupait du vent, je pouvais fermer l’oeil sans avoir peur d’un virulent, d’un survivant ni même d’une bête qui se trouve dans les bois. Je pouvais me reposer et c’est surement ça qui a fait que je me suis relevé plus fort aujourd’hui.

Je suis en train de déjeuner, je me suis préparé un petit truc et je suis en train de le “déguster” quand une jeune beauté me tombe littéralement dessus. Elle défonce la vitre qu’il y avait sur le toit, qui servait avant à l’aération. le s’éclate contre un siège, je grimace de la douleur qu’elle doit ressentir. Mais je ne bouge pas dans un premier temps, prenant ma lame au cas où cette pluie de jolie femme apporterait des emmerdes avec elle. Et ce n’est que le cas de le dire. Le premier virulent tombe et alors qu’elle a encore la tête totalement dans le cake due à sa chute, je plante ma lame dans le crâne du virulent qui aurait aimé faire son petit déjeuner de … De Jazz ! Je rigole de bon coeur. Non, je vais pas commencer à flipper car des morts tombent du toit pour venir nous croquer. Pas mon style ! Et puis putain, ça fout de l’ambiance. Je la regarde dans les  yeux avec un air mutin. Et en même temps, j’essuie ma lame sur le tissu de mon  jeans déjà crade de toute façon. Et je finis par lui faire un clin d’oeil en guise de réponse juste avant qu’un deuxième virulent s’écrase devant moi. Je lui fous à nouveau, alors qu’il se redresse difficilement vu que sa jambe à exploser en touchant le sol, ma lame dans l’oeil cette fois ci et cette merde visqueuse et puante s’écrase à nouveau au sol comme le précédent. Et quand la demoiselle me donne quasiment un ordre pour que je ferme la trappe brisée par laquelle ils entrent, je me fous à rire. « Tu crois que tu peux me donner des ordres alors que tu défonces, en quelques sortes, ma porte ! » Je regarde vers le toit, comment elle veut que je bouche ça elle ? Je soupire, puis je plante à nouveau ma lame dans le crâne d’un autre et même jeu par la suite, j’essuie au fur et à mesure ma lame sur le tissu de mon pantalon.

Je la regarde alors et je lui dis « Je continue à faire le ménage, ça sera plus important et toi, va voir si tu sais faire démarrer ce tas de ferraille. Sinon, on va devoir sortir d’ici. » Je ne sais pas comment, mais plus je me sens coincé et plus l’adrénaline monte dans mes veines, la font pulser et plus je me sens euphorique. Je suis dans mon élément. Je continue mon boulot et espère que Jazz arrivera à faire des merveilles. Je la regarde de dos entre deux virulents. Elle n’a pas changé, toujours aussi belle, mais cette lueur qu’elle avait dans le regard la dernière fois où je l’ai vue, elle l’a perdu, je ne sais pas pourquoi elle est là, seule, mais je sais que je suis content de la revoir.
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