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 1 verre ça, 3... c'est encore mieux [Fit. Isaac]

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New blood





Ancien métier : Chirurgien
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MessageSujet: 1 verre ça, 3... c'est encore mieux [Fit. Isaac]   07.08.17 18:11

1 verre ça, 3... c'est encore mieux
Sydney & Isaac





Tout était calme et silencieux, avec les premières lueurs de l'aube, le danger était à nouveau écarté leur offrant quelques heures de répit. Les bras croisés sur sa poitrine, Sydney resta là, immobile, prenant appui contre la fenêtre de son bureau et observant cette ville morte qui s'étendait sous ses yeux. Pour un peu, on se serait cru dans une mauvais film apocalyptique sauf qu'il ne s'agissait pas d'un plateau de cinéma, il n'y avait ni effet spéciaux, ni même scénaristes ou réalisateur pour agencer le tout, par contre les acteurs de cette sinistre comédie eux, étaient bel et bien présent et nul ne savait pour combien de saison ils avaient signé.
Se décollant de la vitre, Sydney se retourna et observa son bureau, son refuge, la seule chose stable et familière de sa vie depuis que tout ce cirque avait commencé. Tant qu'elle restait dans cette pièce, tout paraissait normal. Il y avait à sa droite son canapé en velours couleurs sable qui lui servait de lit et sur lequel gisait une épaisse couverture défaite et un oreiller. Il n'était pas rare que Sydney se repose dans son bureau après une opération particulièrement éprouvante ou qu'elle passe la nuit ici tout simplement parce qu'elle n'avait pas envie de rentrer chez elle. Juste au-dessus, accroché au mur, se trouvait un tableau aux couleurs criardes qu'elle avait acheté à un marché aux puces. L'homme qui le lui avait vendu avait su la séduire en lui parlant de Paris, Montmartre et de la capitale française en générale d'où il revenait après un long séjour. Elle ignorait s'il disait vrai ou s'il lui avait servi un charmant bobard en prime de son sourire mais dans le fond, elle s'en fichait complétement, il l'avait fait rêvé et son histoire valait bien un petit soutient alors elle lui avait acheté ce gigantesque tableau qui était exposé en hauteur sur son établit et qui l'avait immédiatement interpellé. Bien entendu son mari l'avait trouvé hideux et lui avait fait comprendre qu'il ne voulait pas de ça dans leur salon, et comme d'habitude Sydney était montée sur ses grands chevaux. Finalement le tableau avait trouvé sa place ici, et à dire vrai, il y était beaucoup mieux que chez eux. L'observer et le regarder avait un coté apaisant qui lui faisait du bien après une dure journée. Dans leur salon, il n'aurait été qu'un tableau de plus qu'elle aurait fini par ne même plus voir par habitude.
Les classeurs coulissant en fer étaient entreposés pile face à son canapé et contenaient tous les dossiers médicaux de ses patients classés par ordre alphabétique. Un porte-manteaux en bois, appartenant à l'ancien locataire de ce bureau parti en retraite avant qu'elle n'arrive, se trouvait à sa droite, à l'entrée. Et au centre de la pièce, dos à la fenêtre, se trouvait son bureau sur lequel était posé un sous-main en cuir brun, un ordinateur portable éteint, une tasse à café à l'effigie de Mickey Mouse, qu'elle s'était ramenée de ses vacances en Floride après avoir visité l'illustre parc, un pot à stylo basique et sobre. S'approchant de son bureau, elle effleura du bout des doigts la place où se trouvait normalement un cadre photo contenant une image du passé qu'elle ne voulait plus revoir mais qu'elle était incapable de jeter. Sur cette photo, qu'elle connaissait par coeur, on la voyait souriante, assise sur des marches en pierre et posant avec son fils qu'elle serrait dans ses bras. Derrière eux se trouvait son mari qui souriait, heureux. La photo avait été prise l'année dernière, pendant leurs vacances dans les rocheuses. Cette photographie ne reflétait en rien la réalité de ces derniers mois où elle et Khary n'échangeaient guère plus que le strict minimum.

Sentant les larmes lui monter aux yeux, prête à pleurer à nouveau des rivières, elle porta sa main droite à sa bouche, son index effleurant son nez. Reniflant, elle jeta un regard circulaire sur cette pièce qu'elle connaissait si bien et qui pourtant lui paraissait si cruellement vide et froide. A quoi bon tout cela ? A quoi bon se battre contre ces créatures infernales qui les tueraient tous de toute manière. Cela faisait des semaines à présent qu'ils n'avaient plus la moindre nouvelles du monde extérieur, nul ne savait ce qui se passait en dehors des frontières de Fort Lairge. Pourquoi les secours ne venaient-ils pas ? Les avait-on abandonné à leur sort ou était-ce la même chose ailleurs ? Sydney avait beaucoup de mal à imaginer ces créatures prendre possession de tout le territoire mais à dire vrai, elle-même avait encore bien du mal à croire en leur seule existence alors qu'elle avait vu ce dont elles étaient capables, et de la cruauté avec laquelle elles s'exécutaient. Etouffant un sanglot en songeant au calvaire qu'avait du être la mort de Khary, à la terreur de leur petit garçon et à sa souffrance, elle attrapa son manteau et quitta son bureau au pas de course.
Elle avait besoin de sortir de cet endroit, de ces murs derrière lesquels elle se retranchait depuis que tout cela avait commencé, sous peine de devenir complétement folle, folle de douleur. Si elle n'avait pas rejoint Wyatt dans cet hôtel, les choses auraient peut-être été différentes. Khary n'aurait pas pris la voiture avec leur fils à son bord, il n'aurait pas essayé de la rejoindre à l'hôpital en pensant qu'elle s'y trouvait, peut-être seraient-ils toujours en vie, ou peut-être pas, mais alors au moins ils seraient mort ensemble et elle ne devrait pas apprendre à vivre sans eux et avec cette culpabilité qui la rongeait

C'était la première fois que Sydney quittait l'hôpital et ce qui la saisit presque aussitôt c'était ce silence terriblement pesant et angoissant qui sévissait sur le parking d'ordinaire animé. A l'entrée se trouvait toujours des patients ou des collègues de travail qui prenaient une pause cigarette en s'échangeant les dernières anecdotes croustillantes qu'ils avaient en leur possession. Le hall d'entrée était un lieu de passage incessant mais pas cette fois. Le parking était déserté par rapport à d'habitude, les vitrines de certains commerces étaient littéralement éclatés, les rues étaient jonchés de décombres, de vestiges d'explosions, de voitures brûlées... il y avait une sensation de fin du monde face à ce genre de décors que l'on ne retrouvait généralement que dans les films catastrophes dont elle avait pour habitude de se moquer tant la probabilité qu'une telle chose ne se produise était impensable. Aujoud'hui, ça ne la faisait plus rire du tout.
Ignorant où aller, elle se laissa guider par ses pas qui avançait aux hasard des rues jusqu'à ce que son regard ne s'arrête devant le bar des Cohle. D'abord à l'arrêt, elle fixa l'enseigne qui pendait tristement avant de s'y diriger d'un pas décidé. Poussant la porte avec précaution, elle jeta un rapide coup d'oeil à l'intérieur hésitant légèrement à entrer seule dans cet établissement qui paraissait abandonné.


- Ohé,... y a quelqu'un ?

Patientant quelques minutes, et n'obtenant aucune réponse, elle se décida à entrer plus franchement. Avança prudemment en restant sur ses gardes, elle rajusta son manteau devant elle. A l'image de la ville morte qu'était devenue la pourtant très animée Fort Lairge, le bar n'était guère plus en meilleur état. Les tables et les chaises étaient renversées, les éclats de verres provenant de bouteilles d'alcool et de verres brisées jonchaient le sol du plancher. Sydney avait l'impression de se trouver dans le saloon abandonné d'une ville fantôme. Sorti de nulle part, un chat sauvage bondit sur le comptoir, la faisant sursauter de terreur avant qu'elle ne réalise qu'il ne s'agissait qu'une d'un félin. Reprenant ses epsrits, la main toujours posée sur son coeur qui battait à une cadence infernale, ce dernier lui rappela qu'elle était toujours en vie. S'approchant un peu plus franchement du bar, elle passa derrière et chercha quelque chose qui pourrait la sustenter lorsque ses yeux se posèrent sur une bouteille de Whisky encore fermé. S'emparant d'un verre qui lui paraissait plus au moins propre mais sur lequel elle préféra néanmoins passer un coup de chiffon, elle se servit un verre de ce précieux liquide à la robe ambrée qu'elle porta à ses lèvres. Après les nombreuses nuits blanches qu'elle avait passé ces derniers jours, les litres entiers de larmes versées, elle se sentait complétement vidée et n'avait plus la force de rien, si ce n'était de boire pour oublier.

Sydney en était déjà a son troisième verre de whisky mais rien n'y faisait, la douleur était toujours là et bien présente. Serrant une nouvelle fois les paupières le plus fortement possible pour empêcher ses larmes de couler à nouveau, elle avala le fond de son verre d'une traite avant de s'en resservir une nouvelle et généreuse rasade lorsque derrière elle, un bruit léger et discret, se mit à retentir légèrement.


- Vraiment ? Tu crois que je vais tomber deux fois dans le même piège ?
Demanda-t-elle, en haussant légèrement son sourcil droit en pensant s'adresser à ce stupide chat qui avait bien faillit lui faire faire un bond jusqu'au plafond lorsqu'elle était entrée ici. Allez, viens plutôt ici, ce n'est pas très amusant de boire toute seule, cela dit je ne suis pas sur que l'alcool soit très recommandé pour les chats, alors je boirais et... tu me regarderas faire, fit-elle le verre en main tout en se tournant dans la direction du félin

Son sourire se figea dès qu'elle se rendit compte qu'à la place d'un chat se trouvait une silhouette masculine qui ne lui était pas familière. Elle avait du mal à distinguer les traits de l'homme de là où elle se trouvait mais elle n'avait pas l'impression de le connaître. Peut-être que si elle n'en n'était pas à son quatrième verre elle aurait réagit différemment mais tout ce qu'elle trouva à dire à ce moment-à fut d'une aberrante constatation

- Oh... vous n'êtes pas un chat...
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