AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Pète pas un câble pour ça!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

avatar

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Électricien
▫ Occupation : En charge des génératrices, participe au ravitaillement, défense, etc.
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : Vancouver



▫ Messages : 508
▫ Inscription : 01/05/2018
▫ Crédits : Feuilledecarotte (1e GIF)
▫ Célébrité : Steven Ogg



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   12.08.18 11:59

Pète pas un câble pour ça!
 Esther & Keith

 


Keith s’était attendu à ce qu’Esther lui sorte un problème quelconque en prenant de ses nouvelles puisqu’elle était toujours là suite au rangement. S’il avait remercié les autres en les regardant partir, il en aurait fait autant pour elle. Cette petite picoreuse devait alors avoir un truc à lui demander, une plainte à porter? Il n’était pas exactement déçu d’avoir eu tort, même que la plaisanterie de cette dernière était parvenue à remplacer ses airs de tueur ténébreux par un sourire.

-Baah tu vois! Ça c’est de l’optimiste! Congratz!’’

Il fut moins enjoué face à la réplique timide et peu certaine de Ted. Il n’avait pas confiance en son travail? C’était quand même assez insultant et faisait preuve d’une faible estime de soi puisqu’il l’avait tout de même assisté.

-Il croit.’’ Se moqua-t-il. ‘’Franchement mec! Prend un peu l’exemple d’la demoiselle là. L’optimiste!’’

Il écouta l’homme expliquer que le générateur devrait être capable de supporter plus de charge pour ensuite lui offrir un hochement de tête approbateur.

-Au moins t’as compris ça, c’est bien! Mais faut quand même pas allez tenter d’brancher l’air climatisé.’’ Non, il n’allait pas admettre qu’il avait tenté le coup avant que Esther n’arrive; c’était sa connerie – son secret. ’’St’assez limite quand même donc faudrait vérifier avec moi avant de brancher des trucs… Après avoir d’mandé la permission à Seth, clairement.’’

Si Keith était un maniaque du contrôle, Seth était sans aucun doute bien pire. Alors que ce dernier exigeait le contrôle total, l’électricien lui, pouvait facilement se contenter d’un semblant de pouvoir. Le contrôle d’une pièce -même si au fond il se battait pour satisfaire les exigences de Seth- était une illusion de pouvoir qui lui suffirait. Il accorda joyeusement son approbation à Ted d’un geste de la main, lui faisant signe de remonter le levier; ce petit con allait bien voir que le travail avait très bien été. Un sourire tout aussi joyeux se dessina sur son visage suite à la réaction d’Esther face aux succès de son travail; cela devrait bien mettre fins à ses commentaires mettant en doutes ses compétences. Il remercia Ted exactement comme il l’avait fait avec le groupe précédent en le regardant partir, un peu comme s’il s’agissait d’une formule préfabriqué.

-C’est très mal de juger les gens.’’
Rigola-t-il, lorsqu’Esther lui admit avoir eu des doutes, comme si cela n’avait pas été évident, non mais elle le prenait vraiment pour un con. ‘’J’travaillais à mon compte comme électricien et c’était pas des p’tites jobines ici et là; j’avais une femme à nourrir, sa garde-robe à entretenir, une maison à payer; tout le tralala pour m’tenir occupé à m’fende le cul au boulot. Donc j’sais très bien s’que j’fais.’’

Bien que sa femme lui avait imposé le divorce plusieurs années avant la fin du monde et que les choses avaient mal tourné, il préférait lui laisser croire que tout était sous contrôle. D’une certaine façon, Esther n’avait pas tout à fait tort; Keith avait toujours été un mouton noir. Rejeté et mis à l’oublie même par sa propre famille mais elle aurait tout de même tort d’en prendre pitié puisqu’il avait majoritairement récolté ce qu’il avait semé.

-Et toi…’’ il la fixa d’un air songeur pendant un moment. ‘’Travail sociale? T’as la tête d’une intervenante chieuse qu’on a juste pas l’choix de pardonner.’’

Ses sentiments envers elle étaient concoctés d’un mélange peu compatible : elle avait assez de caractère pour le frustrer en le remettant en cause mais son côté passif face à ses petites vengeances à la con lui léguait un sentiment de victoire qu’il aimait bien. Le fait qu’elle se permettait de plaisanter avec lui démontrait une grande tolérance face aux connards de son genre, ce qui lui accordait quelques points bonus. Même si certaines de ses réactions face à elle rendaient ce sentiment peu crédible, au finale, il se sentait forcé de l’apprécier. Une chieuse pardonnable -il ne pourrait mieux le décrire. Elle devait donc avoir l’habitude de travailler avec les gens, c’est logique, non?

Il baissa la tête d’un air songeur lorsqu’elle questionna son comportement. Il pourrait clairement lui trouver une réponse à la con en une fraction de seconde mais dût à son arrivée récente chez les protectors, le moment lui semblait bien choisit de se poser la question parce que non, Keith n’était pas un homme réfléchie. Il ressentait et agissait, tout simplement. Si sa situation précédente lui permettait d’en faire autant sans en subir les conséquences, sa rencontre avec Victoria lui avait bien montré que ses jours de conneries libres avaient touché à leur fin. Alors qu’est-ce qu’il en récoltait au juste?

-La solitude, des grandes gueules et la furie d’ta sœur, honnêtement. J’peux pas faire grand-chose si y’en a qui ont aucun sens d’humour.’’

De l’humour, c’est bien tout ce que c’était pour lui parce que ça l’amusait alors qu’est-ce que ça pouvait être d’autre? Bien sûr, des enjeux plus complexes étaient de la partie mais il n’avait pas la volonté d’y réfléchir de façon approfondi ni la sagesse de s’admettre qu’il avait tort. Il s’empressa de délivrer une petite tape amicale sur l’épaule d’Esther; il n’avait aucune envie de creuser le sujet alors il tenta de détourner son attention tout en reprenant parole bien avant qu’elle ait la chance de répondre.

-Pas comme toi, Esther-la-vista. Tu t’es pas barré comme les autres donc clairement t’as plus de gueule qu’la bonne moitié des gens ici. J’sais que j’reflète pas le rose bonbon mais pour t’remercier, tu peux m’considérer présent dans ta liste de volontaires si t’as besoin d’aide dans… peut importe s’que tu fou ici? Tu sais… La loi du triple retour…’’


 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos
▫ Ancien métier : PDG des entrerprises Cohle
▫ Occupation : Elle aide à la gestion des vivres et tient l’inventaire de l'armement du groupe
▫ Statut civil : Célibataire


▫ Messages : 430
▫ Inscription : 12/02/2017
▫ Crédits : PresleyCash
▫ Célébrité : Elisabeth Olsen



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   17.08.18 7:29

Pète pas un câble pour ça !
  Keith & Esther

 



  Keith était un homme très difficile à cerner et bien qu'elle n'avait pas la prétention de penser le connaître, elle commençait à comprendre comment il fonctionnait. Aussi ne put-elle s'empêcher d'esquisser un léger sourire tout en baissant son regard sur le sol alors que Keith houspillait gentiment à l’encontre de Ted, (car venant de lui cela semblait plus à une gentille boutade qu'autre chose), après que ce dernier eut répondu avec un peu trop de prudence concernant la réparation du réseau électrique. Etant donné le sac de noeud auquel les deux hommes avaient eu à faire, elle s'était attendue à ce qu'ils en aient pour la journée. S'il avait fallu, elle aurait même été prête à les assister dans la limite de ses compétences, qui consistait à les éclairer avec une lampe de poche si besoin était, mais de toute évidence et à son grand étonnement, tout avait été très vite résolu. La petite démonstration de Ted qui venait de rétablir le courant ne venait que confirmer leurs dires pour le plus grand ravissement d'Esther. Il y a tout juste un an, avoir de l'électricité chez soi était quelque chose de normal, d'acquis, et lorsque des coupures occasionnelles surgissaient à cause d'une violente tempête on pestait toujours mais on ne s'inquiétait jamais réellement car on savait qu'elle serait très vite rétablit. Aujourd'hui c’était différent, l'électricité était devenue un bien précieux et s'en trouver à nouveau privé n'était certes pas insurmontable mais contraignant. La vie était déjà devenue si difficile, qu’elle n'était pas contre un peu de facilité.

Ted, qui semblait plus que désireux de s'en aller, pris congé sans s'attarder plus qu’il ne le fallait après une légère hésitation en direction d'Esther qu'il s'attendait à la voir le suivre. Qui aurait envie de passer délibérément du temps avec ce despote moustachu sans y être contraint ? Mais Esther n'avait pas bougé et Ted avait fini par s’en aller. Une fois restée seule avec Keith, Esther du bien admettre qu’elle s’était trompée sur son compte, ou du moins sur ses compétences. Lorsqu’elle avait cherché à en savoir plus sur lui, elle ne savait pas réellement à quoi s’attendre de sa part. Allait-il lui raconter un bobard ? Ou l’envoyer paitre à sa manière ? A son grand étonnement, il lui répondit sans détour qu’il était bel et bien électricien de formation. Mieux encore qu’il était marié, avait une maison… la vie de monsieur tout le monde en quelque sorte. Il était toujours étrange pour Esther d’essayer d’imaginer la vie passée des personnes qu’elle côtoyait aujourd’hui. Sans tout ce chaos, toutes ces personnes réunis ici ne se seraient jamais rencontrés et auraient continués de se croiser dans les rues de Kelowna sans même s’adresser un regard ou une parole. Peut-être même s’étaient-ils déjà croisés sans le savoir. Ses yeux se portèrent instinctivement sur la main de Keith qui était dépourvue d’alliance. Lui mentait-il où bien ne portait-il pas d’alliance pour une raison particulière ?  Il était toujours délicat de demander à une personne que l’on venait de rencontrer où était sa famille. Si elle était parvenue à trouver refuge avec lui car c’était rarement le cas

- Des enfants ? Osa-t-elle néanmoins demander

Elle ne l'imaginait pas père mais après tout, elle ne l'imaginait pas plus marié que propriétaire d'une maison avec sa barrière blanche en bois. S'il avait eu des enfants, elle espérait de tout coeur qu'ils s'en soient sortis car elle ne savait que trop quelle douleur la perte d'un enfant pouvait engendrer. Elle plongea ses grands yeux étonnés sur lui alors qu'il lui retournait la question. Ainsi donc ça l'intéressait ? Un sourire amusée apparut sur ses lèvres alors qu'il l'imaginait travailler dans le social. Secouant la tête en signe de négation, elle ouvrit la bouche dans un O silencieux à la fois mi-offusqué et mi-amusé en l'entendant la traiter de « chieuse » que l'on ne pouvait que pardonner.

- Et bien même pas. En vrai, je voulais être paléontologue, ou traductrice, je t'avoue que je n'ai jamais pensé au social, par contre tu n'as pas tout à fait tort j'étais une intervenante chiante mais on n'avait effectivement pas d'autre choix que de s'y faire et de ma pardonner. J'ai repris l’entreprise de notre père, les entreprises Cohle,... c'était nous, révéla-t-elle, consciente que leur nom de famille, et plus particulièrement leur groupe de presse, était loin d'être inconnu à Kelowna. Victoria aurait dû reprendre l'entreprise mais ça ne l'intéressait pas alors voilà, fit-elle en levant ses mains devant elle. J'étais très jeune, je devais m'imposer et mériter la confiance qu'on avait placée en moi. J'ai vraiment beaucoup appris sur le métier, mais aussi sur moi-même

Keith demeura un instant songeur, et Esther le laissa réfléchir un instant en l'observant se demandant à quoi il pouvait bien réfléchir. De prime abord, Keith se présentait comme une personne horripilante et agaçante mais dans le fond, lorsque l'on grattait un peu, il n'était pas aussi détestable qu'il voulait bien le faire croire. Aussi surprenant que cela puisse paraître, elle commençait à bien l'apprécier. Brisant le silence qui les entourait, elle lui posa alors une question à laquelle elle n'était pas certaine, là non plus, d'obtenir de réponses, mais partant du principe que « qui ne tente rien n'a rien », Esther lui demanda pourquoi il faisait ça ? Pourquoi il aimait tant provoquer les gens ? Qu'est-ce que ça lui apportait ? Une satisfaction éphémère certes, mais encore ? Un sentiment de supériorité ? Une fois encore, l'homme à la moustache parvint à la prendre au dépourvu en lui répondant avec franchise. Si elle ne put s'empêcher de sourire en l'entendant évoquer Victoria, elle  haussa les sourcils en l'entendant prétendre que les gens n'avaient aucun humour. Une pirouette comme une autre qui lui permettait de  vivre dans le déni, même si à bien y regarder, il était évident qu'il n'y croyait pas vraiment. Elle n'eut pas le temps de répliquer que Keith la devança en lui tapotant l'épaule en la gratifiant de ce qui paraissait être un compliment de la part de Keith. Elle pouvait presque entendre Victoria lui murmurer à l'oreille de ne pas être naïve, qu'il ne pensait pas ce qu'il disait et qu'il ne cherchait qu'à se la mettre dans la poche mais il fallait plus que quelques compliments pour y parvenir et Esther avait envie de le croire sincère, en vrai elle ne doutait pas de ses paroles

- Non, je ne connaissais pas, ria-t-elle légèrement mais merci, je n'hésiterais pas alors mais tu pourrais finir par le regretter, le taquina-t-elle en se relevant. Officiellement, je m'occupe de l'inventaire de la nourriture et des armes et officieusement je suis entrain d'organiser une bibliothèque avec tous les bénévoles qui souhaitent m'aider. Si jamais tu as envie de venir apporter ton aide n'hésites pas, ou juste emprunter un livre, on en a des très bon, genre... « bien se comporter en société pour les nuls » plaisanta-t-elle avant de reprendre son sérieux. Merci, ça m'a fait plaisir de discuter avec toi. A très vite j’espère

Alors qu'elle s'apprêtait à s'en aller, elle se retourna dans sa direction une dernière fois

- Keith... Je ne sais pas ce qui t'es arrivé mais tu devrais te pardonner.

Peut-être se trompait-elle, mais il y avait quelque chose dans son attitude, quand il lui avait répondu sur ce que lui apportait ses petites provocations, qui lui donnait la sensation que si Keith se montrait aussi provocateur et détestable avec les autres, s'il faisait le vide autour de lui, c'était uniquement pour se punir à travers leur colère. Lui offrant un dernier sourire gêné, elle quitta à son tour la pièce, consciente qu’elle n’aurait peut-être pas du dire ça, qu’elle avait peut-être été trop loin
 
   
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Électricien
▫ Occupation : En charge des génératrices, participe au ravitaillement, défense, etc.
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : Vancouver



▫ Messages : 508
▫ Inscription : 01/05/2018
▫ Crédits : Feuilledecarotte (1e GIF)
▫ Célébrité : Steven Ogg



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   21.08.18 15:34

Pète pas un câble pour ça!
Esther & Keith



Elle avait regardé sa main –Si! Si! Keith l’avait bien vue. Il ne pouvait pas exactement lui en vouloir de douter de ses propos ou… peut-être qu’elle cherchait tout simplement à apprendre si sa femme avait survécus? Si elle était morte alors pourquoi il se baladerait avec son jonc?

-J’ai bien dit ‘j’avais’.’’ Avait-il tout de même souligné.

Bien qu’il n’avait pas un sourire aux lèvres en soulignant ce fait, il ne semblait aucunement dévasté par la perte qu’il affirmait avoir vécus. Cela n’était pas nécessairement étrange; vu l’état du monde actuel et le temps qui avait passé, il n’était pas inconcevable qu’il en avait fini avec l’étape du deuil. Peut-être était-ce pour cette raison qu’Esther osa en demander plus… Keith n’était pas exactement fermé, en général il aurait une histoire à raconter. Après tout, si certains passages ne lui plaisaient pas il n’avait qu’à les réinventer mais pour celui-là, il n’avait tout simplement pas envie de se permettre d’en faire autant et puis, pour une personne qu’il venait tout juste de rencontrer, elle s’était permise de creuser un peu trop loin à son goût. ‘Des enfants’? Non mais…

-Si st’une proposition va voir quelqu’un d’autre.’’ Grogna-t-il.

Keith avait retourné la question concernant sa profession un peu plus pour éloigner son attention d’un sujet indésirable mais il n’était pas complètement désintéressé. Il ressentait tout de même une certaine curiosité à l’égard du genre de personne dont elle lui semblait être; tolérante, compatissante et assez désillusionner pour espérer exorciser les démons des plus grands connards. Ce genre de personne représentait un mystère dont il n’avait jamais percé, une incompréhension totale qui se résumait à ‘mais qu’est-ce qu’ils ont à y gagner?’ Malgré le casse-tête qu’ils représentaient, l’électricien était en quelque sorte captivé par ces gens-là parce qu’ils avaient tendance à mettre la barre beaucoup plus haute qu’elle ne l’était vraiment.

Paléontologue? C’est quoi cette merde? Traductrice, il connaissait et elle avait bien fait de ne pas choisir ce domaine; elle y aurait échouée tout simplement parce qu’il ne l’imaginait pas faire ce travail; c’était une femme sociale qui ressentait le besoin de plonger son petit bec dans les problèmes des autres. Du moins, c’est ce qu’il se disait. Il ne connaissait pas l’entreprise Cohle mais la façon qu’elle avait d’en parler suggérait fortement qu’il s’agissait d’une entreprise locale.

-Connait pas; j’trainais par Vancouver avant tout ça. Si j’étais du coin tu te s’rai retrouvé avec une collection de plaintes à la con sur le site web de ton entreprise et si tu y’avait glissé ton courriel électrique, j’te jure que tu l’aurais regretté.’’

Il rigolait, bien sûr, mais ses propos n’étaient pas faux pour si peu; si Vancouver n’était pas si grand, sans doute qu’il y aurait été une sorte de petite célébrité infâme dût à son comportement questionnable et beaucoup trop immature pour son âge.

-Ça bouffait quoi en hiver cet entreprise de p’tit Cohle?’’

Keith lui avait offert son aide dans les tâches qu’elle avait à accomplir même s’il ignorait complètement ce que comprenait la liste de ses responsabilités. Elle ne semblait pas douter de ses paroles, elle le remercia en évoquant une petite taquinerie comme quoi il pourrait finir par regretter.

-Vas-y, sort le fouet.’’ Glissa-t-il en rigolant.

Keith Grimaça lorsqu’elle mentionna s’occuper de l’inventaire; il avait croisé Victoria alors qu’elle surveillait ce qu’il avait nommé de ‘salle au trésor’ tel une sauvagement-pas-très-gentille chienne de garde. Si cela était son ‘travail’, il n’était pas impossible que les deux sœurs travaillaient très près l’une de l’autre. Si tel était le cas, lui offrir son aide dans ce domaine serait effectivement très regrettable. Heureusement, une option beaucoup plus envisageable se présenta alors qu’elle lui faisait part de sa bibliothèque, l’invitant même à se joindre à son équipe de bénévoles. Keith allait lui assurer qu’il serait de la partie mais sa petite blague lui en fit douter; il ne l’avait pas trouvé drôle. ‘Bien se comporter en société pour les nuls.’ Pour ce genre de blagues, Keith était bien meilleur lanceur qu’attrapeur. Déjà qu’il enmerdait la société, il appréciait encore moins se faire traiter de nul. Suite à un froncement de sourcil peu amusé, il lui tourna le dos pour prendre du recul.

Il l’entendu alors lui lancer des remercîments, affirmant que c’était un plaisir de discuter avec lui et qu’elle espérait bien qu’ils se recroise. Keith lui lança un signe de main quelque peu bougonneur comme réplique. ‘’C’est ça.’’ Alors qu’il s’attendait à la voir partir, elle lui glissa un dernier commentaire comme quoi il devrait se pardonner. Fronçant les sourcils d’un air confus, il lui offrit tout de même un hochement de tête. Elle avait raison d’un certain sens, sauf que Keith n’avait rien à se pardonner; il avait pris les bonnes décisions. Certains petits connards étaient toujours plongés dans le remord et ils devraient effectivement se pardonner. Si elle pensait qu’il était l’un de ces petits cons, c’était quand même un peu dégradant mais elle finira bien par apprendre. La laissant partir de son côté, Keith voulait la laisser mijoter dans ses choses avant de se pointé à la bibliothèque un peu à la dernière minutes histoire de la surprendre tout simplement parce que, comme elle l’avait bien remarqué, il aimait provoquer des réactions. Les sentiments des autres étaient un terrain de jeu.

Il apparut dans le cadre de la porte entourant la bibliothèque un peu plus tard dans la journée.

-Vous avez fini vos trucs, bande d’intellos, ou faut que j’vienne vous bottez l’cul d’illettrés pour qu’ça avance?’’ S’exclama-t-il avant même de jeter un œil à l’intérieur de la pièce… c’est vrai, peut-être qu’elle était seule et qu’il s’adressait à elle au pluriel tel un con… Peut-être qu’elle s’était cachée pour éviter ses conneries… qui sait?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos
▫ Ancien métier : PDG des entrerprises Cohle
▫ Occupation : Elle aide à la gestion des vivres et tient l’inventaire de l'armement du groupe
▫ Statut civil : Célibataire


▫ Messages : 430
▫ Inscription : 12/02/2017
▫ Crédits : PresleyCash
▫ Célébrité : Elisabeth Olsen



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   28.08.18 7:14

Pète pas un câble pour ça !
Keith & Esther




C'était étrange de se retrouver ici, seule dans cette salle qui allait bientôt accueillir une bibliothèque alors qu'un peu plus tôt elle faisait du rangement dans une autre pièce avec quelques personnes qu'elle avait appris à connaître et à apprécier en vivant ici dans cette communauté. Levant la tête en direction des lumières, un sourire ravi apparut sur son visage, Ted et Keith avait accompli des miracles en très peu de temps si l'on tenait compte de la complexité dans lequel avait été laissé le panneau électrique. C'était la première fois qu'elle faisait la rencontre de Keith, un personnage haut en couleur qui réservé son lot de paquet de surprise, elle ne put d'ailleurs s'empêcher de rougir de honte en repensant au manque de tact dont elle avait fait preuve en posant son regard sur la main de l'électricien à la recherche d'une alliance lorsque ce dernier lui eut appris qu’il avait été marié. Une indiscrétion qui ne lui avait pas échappé et qu'il n'avait bien sûr pas manqué de lui faire remarquer. Ce n'était pas qu'elle ne le croyait pas qu’elle avait posé les yeux sur son annulaire, après tout elle avait découvert des côtés assez charmant chez cet homme qui aimait à se comporter la plupart du temps comme un grossier personnage, c'était juste un automatisme chez elle, de chercher les alliances au doigt des hommes mariés lorsque ces derniers l’étaient, surtout lorsqu'elle n'y avait pas prêté attention avant qu’ils ne le lui disent. Et si d’ordinaire l’alliance se trouvait toujours à sa place, ce n’était pas le cas de Keith dont le doigt restait nu. Etait-elle morte ? Probablement mais peut-être bien aussi qu'ils étaient divorcés ce qui expliquerait l'absence d'alliance à son doigt et aussi une certaine... indifférence quant à son évocation comme s'il s'agissait d'une vieille histoire. Où peut-être faisait-elle tout simplement erreur et que sa disparition le touchait plus qu'il ne voulait bien le montrer. Que cette carapace était une façon comme une autre pour lui de ne pas s'effondrer... C'était cependant beaucoup trop personnel comme question, c'est pourquoi elle n'avait pas cherché à en savoir plus et qu'elle avait gardé ses interrogations pour elle.

De son côté, Keith avait également cherché à la connaître, et si elle avait pris pour acquis qu'il connaissait forcément les entreprises Cohle elle fut agréablement surprise de découvrir que c’était tout le contraire. Il y avait quelque chose de rafraichissant à se retrouver face à une personne qui n'avait aucune idée préconçue de la personne que vous étiez sous prétexte que votre nom de famille était connu par les gens du coin et que pour cette seule raison, à cause de cette petite célébrité locale, ils s’imaginaient vous connaître et tout savoir sur vous... Il n'y avait rien de plus faux.
C'est avec un réel plaisir qu'elle avait évoqué son grand-père, le fondateur des entreprises Cohle, un jeune journaliste plein d'ambition qui était arrivé à Kelowna en répondant à une annonce pour travailler dans un journal locale. Elle lui avait révélé qu'il avait fini par racheter ce même journal qui était en faillite quelques années plus tard, et comment, grâce à ses idées novatrices il était parvenu à renouveler l'industrie de la presse, à se diversifier et à faire des entreprises Cohle une référence en dans le monde de la presse. Elle partagea ses souvenirs d'enfance en lui racontant que sa soeur et elle venaient souvent jouer dans le bureau de leur pdg de père et qu'elles avaient littéralement grandit là-bas, c'était la belle époque...
Esther avait sincèrement apprécié cet échange avec Keith qui s’était avéré être un homme surprenant à bien des égards, et qui avait cette capacité unique à pouvoir se montrer à la fois charmant et tout aussi détestable la seconde d'après. Il était également doté d'un certain humour, caustique et ironique la plupart du temps mais également plus léger et beaucoup moins grinçant. Dans le fond, quand on ne s'arrêtait pas à cette première image de lui qu'il cherchait à renvoyer et qu'on se donnait la peine de le connaître un peu, il était loin d'être aussi insupportable qu'il voulait bien le faire paraître.

Après être restée assise par terre, penchée vers l'avant à trier 3 cartons de livres, la jeune femme décida, au vu des courbatures dans le dos qui commençaient à se faire sentir, de varier son activité. Après s'être levé en s'étirant, elle avait observé la grande salle vide et s'était dit qu'il était peut-être temps de commencer à remplir les rayonnages. S'emparant du carton sur lequel était écrit : roman, elle sorti tous les livres qui avaient été gardé et trié pour les poser pêle-mêle sur les étagères avant de les ranger en les classant par nom d'auteurs. Quand elle eut terminé, elle en prit un second et offrit toute une étagère au grand Stephen King. Satisfaite du rendu de cette première étagère murale plus que prometteuse, Esther attrapa d’un autre carton dans lequel se trouvaient des albums pour enfants, et les glissa en vrac dans une caisse vide, qui serait à hauteur des plus jeunes. Alors qu'elle s'attardait à feuilleter avec nostalgie un album des Barbapapa, un énorme bruit la fit sursauter de frayeur. Déposant le livre qu'elle tenait entre les mains dans la petite caisse en plastique, elle se dirigea vers le fond de la pièce et réalisa avec horreur que tout ce qu'elle venait de classer avec soin sur l'étagère murale venait de céder. A ses pieds se trouvait un amas de planches et de livres en vrac, entassé les uns sur les autres. Voir tout ce qu'elle essai de construire être réduit à néant, tout ce travail pour rien, la fatigue et l'énervement lui donne juste envie de pleurer, heureusement, une voix familière se mit à résonner gaiement dans la pièce et la retint in-extremis de se laisser aller à une crise de larmes.

- Je suis là, répondit-elle après avoir inspiré un bon coup tout en s'accroupissant pour ramasser les livres et les ranger dans un carton. Il faut croire que c'était pas un bon jour pour travailler dans la bibliothèque aujourd'hui, tenta-t-elle de plaisanter en lui offrant un sourire navrée. Tu serais venu 10 mn plus tôt tu aurais eu le temps d'admirer une belle étagère bien montée remplis de livres.

Mine de rien, Keith avait fait son entrée au bon moment, sa présence lui faisait plaisir et la réconfortait un peu. Il lui avait promis qu'il passerait et elle l'avait cru, mais elle ne s'était pas attendue à ce qu'il vienne le faire le jour même. Ramassant un nouveau livre, elle fixa l'étagère avant de reprendre

- Je me sens idiote. Une bibliothèque, qui a encore envie de lire de nos jours ? Je suis ridicule.

Elle s'était laissée aller à son esprit chagrin mais elle le regretta presque aussitôt ! C'était la colère et la fatigue qui la faisait parler, mais en réalité, elle n'en pensait pas un mot. A chaque fois qu'elle avait évoqué son projet, les gens en était ravi : Leela, Alec, Dylan, même Tobias avait paru approuver et Keith était là, cela prouvait bien que les gens avaient envie de lire et de s'évader un peu. Passant sa main sur son front elle s'excusa pour sa mauvaise humeur

- Désolée ne fait pas attention, c'est juste un coup de mou, demain ça ira mieux. Je crois que je vais en rester là pour aujourd'hui, fit-elle avec humeur en se relevant sans prendre la peine de finir de ramasser les livres.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Électricien
▫ Occupation : En charge des génératrices, participe au ravitaillement, défense, etc.
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : Vancouver



▫ Messages : 508
▫ Inscription : 01/05/2018
▫ Crédits : Feuilledecarotte (1e GIF)
▫ Célébrité : Steven Ogg



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   03.09.18 22:41

Pète pas un câble pour ça!
Esther & Keith



Keith avait écouté l’histoire d’Esther concernant l’entreprise Cohle. Évidemment, il n’avait pu s’empêcher de rigoler en apprenant qu’il s’agissait du domaine de la presse. Disons que cela s’accompagnait très bien avec l’idée qu’il s’était fait d’elle; ‘Une petite chieuse pardonnable qui ne peut s’empêcher de plonger son bec dans les problèmes des autres’. La seule différence étant que Keith n’aurait certainement pas décrie le monde de la presse tel des êtres pardonnables, ils avaient plutôt tendance à être très chieur sans contredit. Bien que la définition collait, il ne l’aurait tout de même pas deviné; l’image qu’il s’était fait d’elle était beaucoup plus tendre que celle d’une sorte de journaliste à la con. Les souvenirs de son enfance l’avaient plongé dans la confusion; avec la sœur qu’elle avait, il ne pouvait s’imaginer comment ces souvenirs parvenaient à être aussi joyeux. Des souvenirs ‘à la rose bonbon’ comme il l’aurait décri, ne lui aurait évoqué aucune réaction admirable. Savoir qu’elle avait été heureuse alors qu’il n’avait jamais réellement su l’être ne pouvait faire autre chose que d’évoquer ses habitudes quelque peu méprisantes fondé autour d’un humour dévalorisant mais… cela ne devait plus surprendre Esther.

Si Keith avait fait son entrée à la bibliothèque d’un air des plus enjoués, la réaction peu divertissante d’Esther avait vite fait de changer son humeur. La voilà qui inspira un bon coup, comme si sa présence l’embêtait? Sa réplique dont il jugea que trop peu charmante le poussa à s’approcher en faisant la moue de façon exagérée et peu crédible.

-Ben dit-donc, quel accueil de merde.’’

Keith ne s’était pas gêné pour jeter un coup d’œil rapide aux contenus des caisses sur son passage avec l’espoir, dont il n’allait quand même pas partager, d’y trouver un album très adulte. L’album des Barbapapa fut une déception bien grande qui parvenu tout de même à lui inspirer une blague.
 
-Ta maman veux plus qu’on soit ami?’’

Esther n’avait pas tardée à lui expliqué la cause de ses airs abattue, bien qu’elle ait tenté d’en faire une plaisanterie, elle n’était pas parvenue à camoufler sa déception. Évidemment, la voir s’enfoncer dans le désespoir face à l’écroulement de son accomplissement n’était pas du tout désagréable à regarder. Surtout qu’aux yeux de Keith, voilà que leur situation avait été inversé; s’il avait un problème à régler un peu plus tôt dans la journée, à ce moment même, c’était à son tour de faire face à cette situation. Heureusement pour elle, leur relation avait pris une tournure assez positive pour qu’il néglige de se foutre de sa gueule mais il allait tout de même faire allusion à cette comparaison sans oublier de sous-entendre l’un des comportements d’Esther qui avait sus l’agresser afin de prétendre que les tensions auxquels ils avaient fait face étaient entièrement de sa faute.

-Au moins j’suis plus seul à faire d’la surcharge. J’questionnerais bien ta capacité d’régler ton problème mais ça s’rait vraiment super mal poli.’’

Voilà qu’Esther lui livra ce qui sembla être une petite crise de lâche prête à abandonner ses projets. Parce que c’est la fin du monde on ne peut plus se permettre de lire? Évidemment, Keith n’avait jamais été un lecteur accomplis mais la lecture était un passe-temps comme un autre. C’était peut-être un peu ringard, certes, mais quand même pas idiot; s’il leurs fallait abandonner tout ce qui leurs plaisaient, ils seraient sans aucun doute beaucoup mieux morts.

-T’as survécu à ton idiotie, c’est déjà pas si mal. Et puis, franchement si tu crois qu’il faut vivre tout nus dans l’noir à pleurer parce qu’on a rien d’autre à foutre, vas-y fort mais c’est surtout là que tu s’rais conne.’’

Keith leva les épaules suite aux excuses d’Esther; si elle voulait s’auto insulter, il n’en avait pas grand-chose à faire. D’ailleurs, si elle pensait que son coup de mou l’embêtait, c’était plutôt tout le contraire. Il  était même beaucoup plus amusé qu’il le laissait transparaitre.

-T’as pas grand vécus si la mort d’ton étagère t’affecte autant qu’ça.’’ Blagua-t-il.

Alors qu’Esther semblait prête à abandonner pour la journée, Keith s’approcha de l’étagère afin de constater les dégâts. De nature manuel; remonter et solidifier une étagère n’était quand même pas une tâche si ardue que ça, sans doute qu’il s’en sortirait.

-Ça va, retourne jouer à la poupée si ça peu t’réconforter mais j’tien quand même à mon offre. Tu sais… si j’srai pas du genre à payer mes dettes probablement que Seth m’aurais déjà butté donc oublie tout ça et dit toi que d’ici demain j’aurais surement trouvé moyen d’ressusciter ton étagère de gros moumoune.’’

Si Esther devrait être assez confiante pour laisser Keith s’occuper de son étagère lors de son absence était un sujet ouvert au débat; malgré son comportement douteux, il savait effectivement se montrer serviable quand les bonnes cartes étaient sur la table. Son intention était tel que mentionné sauf qu’elle devrait quand même s’attendre à ce qu’il lui laisse un ‘cadeaux’ sur place sous la forme de graffitis obscènes dans quelques pages de ses albums présent sur les lieux, incluant sans aucun doute des personnages dont il ne se gênerait point à renommer du prénom faisant honneur aux sœurs Cohle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos
▫ Ancien métier : PDG des entrerprises Cohle
▫ Occupation : Elle aide à la gestion des vivres et tient l’inventaire de l'armement du groupe
▫ Statut civil : Célibataire


▫ Messages : 430
▫ Inscription : 12/02/2017
▫ Crédits : PresleyCash
▫ Célébrité : Elisabeth Olsen



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   11.09.18 12:12

Pète pas un câble pour ça !
Keith & Esther




S’il y avait bien quelque chose que l’on pouvait concéder à Keith c’est qu’il savait soigner ses entrées mais pas seulement. L’homme était également très doué pour dire ce qu’il pensait surtout si c’était désobligeant. Il s’en faisait même un devoir mais au moins il ne faisait pas montre de fausses politesses et en l’état, sa remarque lui avait même tiré une grimace qui se situait entre la moue boudeuse et le sourire. Il n’empêche qu’il avait raison, même si le soupire qu’elle avait lâché ne lui était pas destiné puisqu’il n’avait que pour seul but de laisser derrière elle ses contrariétés et d’avancer, de se redonner du courage, cela pouvait être très mal pris par un tiers et en l’occurrence c’était le cas. Après tout, ce n’était pas ainsi que l’on recevait une personne venue vous aider. Un sourire qui s’élargit légèrement alors qu’il plaisantait sur sa réaction. Etait-ce Victoria qu’il traitait de maman ? L’amusement de sa remarque se transforma instantanément en un sourire triste en songeant à tout ce que sa sœur ainé avec perdu. Elle en avait le cœur brisé pour Victoria qui avait vu tout son univers s’effondrer littéralement. Keith se doutait-il que Victoria avait été mère par le passé ? Probablement pas. Se levant en tapotant sa jupe longue elle fit face à l’électricien avec un petit sourire

- Ne t’inquiète pas, je suis assez grande pour prendre mes décisions toute seule et assumer mes choix, même s’ils ne sont pas aux goûts de tous

Et c’était peu de dire. Dans leur ancienne vie, il était certain que Keith n’aurait certainement pas fait l’unanimité au sein de ses proches, mais les choses étaient différentes aujourd’hui et aussi particulier pouvait-il être, Esther commençait à l’apprécier sincèrement. D’ailleurs le fait qu’elle se confie à lui quand à ses petits tracas était une preuve de l’affection qu’elle lui portait, sans quoi, elle aurait joué la comédie et fait bonne figure. Loin de la prendre en pitié ou de se comporter en gentleman, comme elle en avait l’habitude, Keith ne se gêna pas pour lui renvoyer en pleine figure une des remarques qu’elle lui avait fait un plus tôt dans la journée. Les lèvres pincées dans un sourire, elle leva un regard amusé sur le moustachu.

- D’accord, admit-elle dans un sourire contrit, je l’ai surement pas volé celle-là

Venant de quelqu’un d’autre, elle aurait surement prit la mouche, ou peut-être qu’à un autre moment dans une autre situation se serait-elle fâchée, mais ce n’était pas le cas, elle prenait même ce pique avec un certain recul et beaucoup d’humour. L’entendre lui dire qu’elle avait survécu à son idiotie ne fit que davantage la faire sourire, la suite par contre, la fit se sentir complétement idiote. Qu’est-ce qui lui avait pris de pleurnicher pour une étagère ? Il y avait pire comme situation non ? Depuis quand se laissait-elle abattre pour si peu ? Oui cette fois elle se sentait réellement ridicule, mais dans le fond, les remarques de Keith s’étaient exactement ce dont elle avait besoin pour se ressaisir.

- Je ne pleurais pas d’abord, répondit-elle dans une moue boudeuse, se gardant bien de préciser que c’était probablement ce qu’elle aurait fait s’il n’était pas arrivé.

D’un œil curieux, elle l’observa se diriger vers ces maudites étagères pour les remettre en place et ses remarques lui tirèrent un timide sourire.

- Je n’en n’ai jamais douté, lui affirma-t-elle avec douceur

Pas un seul instant elle n’avait mis sa parole en doute. Peut-être qu’on pouvait la qualifier de naïve mais la présence de Keith en cet instant prouvait qu’elle avait eu raison de lui faire confiance et de croire en lui. Bien sûr, elle était loin de soupçonner qu’il comptait encore venir le même jour mais ça lui faisait plaisir qu’il l’ai fait.

- Moumoune ? Répéta-t-elle en se retenant de ne pas rire. Si tu restes alors je reste aussi, pas question que je te laisse tout seul à faire les corvées. Je peux me rendre utile si tu veux… ou c’est peut-être préférable que je ne touche à plus rien… fit-elle avec hésitation en attendant l’avis du maitre d’œuvre. Tu penses que ça se répare ? Demanda-t-elle en jetant un coup d’œil curieux par-dessus de son épaule.

Débarrassant les livres qui se trouvaient sur le sol aux pieds de Keith pour lui permettre d’avoir un meilleur accès à l’étagère maudite, elle les empila dans un coin tout en lui indiquant où se trouvait la caisse à outils, puis elle classa ses livres en jetant de temps à autres des regards curieux sur l’homme qui était venu lui apporter son aide et qui lui avait botté le cul sans prendre de gants. Pendant que Keith vissait, dévissait et donnait des coups de marteaux, Esther classait à nouveau les livres qui étaient tombés par thème et lorsqu’il s’agissait de grands auteurs qui comptaient toute une collection de livres rien qu’à eux, elle les classait par leur nom.

- Tu aimes quel genre de livres ? Lui demanda-t-elle. Tu es plutôt genre roman policier ? Thriller ? Science-fiction ? Bande dessiné ? D’ailleurs qu’est-ce que tu aimais faire quand tu avais du temps libre ? Tu m’as dit que tu venais de Vancouver… je n’y suis jamais allée, à part leur équipe de Hockey je n’y connais pas grand-chose. Comment t’es-tu retrouvé ici ?




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Électricien
▫ Occupation : En charge des génératrices, participe au ravitaillement, défense, etc.
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : Vancouver



▫ Messages : 508
▫ Inscription : 01/05/2018
▫ Crédits : Feuilledecarotte (1e GIF)
▫ Célébrité : Steven Ogg



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   19.09.18 15:33

Pète pas un câble pour ça!
Esther & Keith



Keith n’avait pas fait allusion à Victoria lors de sa blague de maman; il avait purement été inspiré par l’album enfantin des Barbapapa mais la réplique d’Esther le força bien à y penser. Il espérait qu’elle n’était pas le genre de petite conne qui accepterait de vivre dans l’ombre de sa sœur; déjà que cette dernière semblait se prendre pour la reine des emmerdeuses, s’il fallait qu’elle ait sa propre petite marionnette, cela lui accorderait beaucoup plus de crédit qu’elle en était dut.

-J’espère; j’pas besoin d’une autre emmerdeuse sur le dos.’’


Un sourire aussi satisfait que confus c’était dessiné sur son visage lorsqu’Esther lui accorda son accord suite à sa remarque; il n’avait pas l’habitude qu’on lui donne raison et bien qu’il ne pouvait pas s’en plaindre, il devait tout de même se demander si elle savait s’affirmer autan qu’elle le prétendait ou si elle cherchait la paix simplement pour éviter la guerre. Un rire étouffé s’en suivi suite à la grande moue boudeuse d’Esther; franchement, si elle allait bouder pour cela, elle aurait mieux fait de bouder beaucoup plus tôt suite aux remarques beaucoup plus dégradantes qu’il avait posé. Non mais d’où sortait cette grande sensibilité exagérée?

-T’es pas tout nue non plus, ou dans l’noir.’’

Répliqua-t-il afin de lui faire comprendre qu’il ne s’agissait que d’une métaphore parce qu’il était bien loin de se douter qu’elle serait potentiellement partie à pleurer suite à l’histoire tragique de la perte de son étagère et sans doute que rien au monde ne lui aurait permis de la comprendre. Alors qu’il jetait un coup d’œil aux étagères, Esther affirma qu’elle n’avait jamais doutée de ses paroles. Clairement elle était toute à l’envers; elle avait douté de ses compétences mais pas de ses intentions? Ne savait-elle pas que l’être humain est capable de tout si la volonté est au rendez-vous?

-Tu dois souvent être déçus si tu crois les gens si facilement qu’ça.’’


Keith avait beau proposer de réparer son étagère en solitaire, Esther refusa son offre en affirmant qu’il n’était pas question qu’elle le laisse seul avec ces corvées. L’électricien pouvait accepter cela sans problème, un coup de main pourrait être utile mais puisqu’elle semblait hésiter, elle ne devait pas être la plus grande monteuse d’étagères… Surtout si l’on assume qu’elle avait elle-même monté l’étagère qui n’avait pas fait long feu. Peut-être qu’elle y était pour rien mais Keith préférait ne pas prendre la chance d’avoir à endurer son incompétence.

- Fait comme ça t’chante si tu veux t’risquer un coup d’marteau sur les doigts; j’te f’rais signe si j’ai besoin d’un coup de main.’’

‘’Ça va s’réparer.’’
Affirma-t-il aussitôt en espérant qu’elle ne se remettra pas à en douter.

Il se gratta la tête en se demandant s’il avait les outils nécessaires dans son coffre, il en doutait puisque son travail touchait à un domaine entièrement différent. Heureusement, Esther n’hésita pas à lui indiquer où il trouverait le matériel nécessaire, il allait donc se mettre à l’œuvre sans plus hésiter. Il avait bien remarqué qu’elle avait un peu débarrassé le coin pour lui faciliter la tâche mais il n’était pas assez poli pour le souligner même si cela était tout de même apprécié. Alors que l’étagère reprenait tranquillement la forme d’une étagère, Esther ne se gêna pas pour lui poser mille et une questions mais cela ne l’embêta point puisqu’il aimait bien raconter des conneries.

-J’suis pas trop lecto amigo; j’suis plus magasine à jolie images mais j’te jure que j’frai une critique d’enfer si jamais t’arrive à m’corrompre à la ringuarderie, alors j’me fie sur ton expertise pour m’recommander un bouquin.’’ Il fit une pause avant de réaliser qu’une option beaucoup plus divertissante existait. ‘’Refile moi-donc un truc que t’aime tant qu’à y être, comme ça si c’est nul au moins j’pourrais me foutre de ta gueule… T’aura qu’à défendre son intégrité.’’

Il faisait quoi dans ses temps libre? Surement pas de la lecture mais ça, il n’avait surement plus à le spécifier.

-J’me suis jamais arrangé pour avoir grand temps libre, tout l’temps des trucs à entretenir ou des étagères de p’tite bonne femme à ressusciter sauf qu’en général c’était plutôt dans leurs panneaux électriques ou leurs appareils. Genre, y manquait pas de p’tites connes qui s’demandaient pourquoi leur téléviseur fonctionnait pas quand leurs fils avaient l’air d’un anaconda en pleine mue.’’ Réalisant qu’un anaconda était beaucoup trop gros pour être comparable à des fils électrique, il se reprit ‘’Ok… P’tete plus d’une couleuvre.’’

‘’T’avais autre chose que les bouquins ou tu y’a perdu le nez? Parce que ta vie devait être vraiment ennuyante si t’avait recours qu’à l’imaginaire pour pimenter ça.’’


Elle connaissait à peu près rien sur Vancouver? Décidemment, elle devait être un ermite. Surtout que son travail touchait à la presse, c’était quand même un peu étrange.

-Ça m’étonne, une journaliste désinformée! On doit pas t’avoir fait d’médailles mais pourtant t’en pose des questions. Tu dois au moins avoir entendu parler du Downtown Eastside? Surpopulation d’junkies et d’pouilleux qui étaient généralement quand même mieux qu’les grosses poches qu’y s’y trouvaient; comme tes cons en patins qui s’foutaient des millions dans l’cul. Pour c’qui en est du voyage bah, j’ai pris ma voiture et j’ai roulé. Évidemment. La pluparts d’monde voulaient trouver leurs proches quand l’monde se sont mis à s’bouffer et c’tais pas vraiment différent pour moi. Ensuite j’suis tombé sur Seth et là j’suis là.’’

‘’J’imagine que dans ton cas, t’espérait t’envolé pour l’Hawaii mais t’es restée coincée ici parce qu’ta sœur avait oublié son maillot.’’


Keith positionna la dernière planche de l’étagère à l’endroit où elle devra être reclouée et lança un regard vers Esther. ‘’Viens donc m’tenir ça en place, tu veux? Tu pourras dire que tu y’as mis du tien.’’

Suite à la complétion de cette tâche, il secoua légèrement l’étagère comme pour tester son endurance. ‘’Ça devrai t’nir.’’ Affirma-t-il suite à son petit test. Keith était très loin d’être un perfectionniste. Même dans son domaine, il se foutait bien de l’apparence en autant que l’objet en question fonctionnait tel que prévu. Certain clous étaient peut-être un peu plus à la vus qu’ils devraient l’être mais l’étagère était tout de même droite et solide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos
▫ Ancien métier : PDG des entrerprises Cohle
▫ Occupation : Elle aide à la gestion des vivres et tient l’inventaire de l'armement du groupe
▫ Statut civil : Célibataire


▫ Messages : 430
▫ Inscription : 12/02/2017
▫ Crédits : PresleyCash
▫ Célébrité : Elisabeth Olsen



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   10.10.18 16:49

Pète pas un câble pour ça !
Keith & Esther




Si la venue de Keith dans son antre était des plus surprenante, elle était très loin d'être désagréable. Bien sur, l'homme n'était pas quelqu'un de facile, mais parler avec lui, apprendre à le connaître un tant soi peu, lui avait permis de cerner quelque peu le personnage et de ne plus se formaliser sur certaines de ses petits piques. Elle avait bien compris que tout ce qu'il voulait c'était obtenir une réaction chez son interlocuteur, mais elle avait choisit de prendre toutes ses remarques au second degrés même si elle était bien consciente que Keith pensait la plupart des choses qu'il disait via ses petites provocations, mais il y avait des choses bien plus graves et importantes que de s'énerver pour ça, et puis à présent, aussi surprenant que cela puisse paraître, et ce même pour elle, elle commençait à apprécier l'électricien. De plus, elle devait bien reconnaître que sa relation chien et chat avec sa forte tête de grande soeur l'amusait beaucoup.
Alors qu'elle le regardait avec attention se diriger vers les étagères et observer ce qui n'allait pas, elle songea un instant aux paroles qu'il venait de prononcer avant de lui répondre.

- Je serais bien plus déçue de moi-même si je commençais à refuser de donner une chance aux gens, et puis, contrairement à ce que tu as l'air de penser, je ne la donne pas aux premiers venus. Et tu vois, j'avais raison de te faire confiance puisque tu es là

Elle aurait aimé prétendre qu'elle était suffisamment fine pour bien cerner les gens, mais ce n'était malheureusement pas toujours vrai. Un petit sourire mutin vint s'afficher sur ses lèvres alors qu'elle observait l'homme qui lui tournait le dos étudier avec intelligence et savoir faire l'étagère en bois. Si elle s'était proposée de l'assister, la menace d'un coup de marteau sur ses doigts la dissuada bien vite d'insister. Si elle était heureuse et soulagée de savoir que son étagère n'était pas fichue, son sourire s'était grandement élargit en l'entendant se référer à elle pour le choix d'un livre. Assise au milieu d'une pile de livres assez conséquente, la blonde laissa son regard courir sur chacun d'entre eux avant de porter son choix sur deux livres qu'elle retira de leur pile. Etant donné que Keith n'avait pas l'habitude de lire, il ne fallait pas commencer par l'assommer avec un pavé de mille pages, ou tout aussi dissuasif, de grands auteurs dont le style académique pourrait le dégouter à jamais d'ouvrir à nouveau un livre et fuir définitivement cet endroit

- Alors j'en ai deux. Tout d'abord,
fit-elle en levant un livre pour qu'il puisse le voir, il y a « Les 10 petits nègres » d'Agatha Christie. C'est un incontournable, il a longtemps été l'un de mes livres préféré, on se laisse entrainer et surprendre par l'enquête qui y est mené. Si tu n'en n'as jamais entendu parler je suis prête à parier que tu vas le dévorer. Sinon, dans un autre genre j'ai ce Stephen King, fit-elle en levant la couverture de qui dévoilait en grosse police rouge le titre Misery. Il est pas mal du tout. Celui-là aussi, une fois qu'on l'a commencé on n'a plus envie de le lâcher. Je t'aurais bien proposé Fleau mais vu les circonstance c'est pas le meilleur bouquin pour s'évader de notre quotidien, souligna-t-elle non sans humour

Peut-être qu'un jour elle lui parlerait de sa passion inexplicable pour le duo Spielberg/Crichton et leur Jurassic Park, mais pour le moment, elle n'avait aucune envie d'entendre Keith railler son oeuvre préférée. C'est avec un intérêt non feint, qu'elle l'écouta lui révéler qu'elles étaient ses loisirs par le passé. Si elle fut surprise de découvrir qu'il s'était toujours arrangé pour n'avoir aucun temps de libre elle était bien plus outrée par sa grossièreté et la misogynie de ses propos

- Ma vie ennuyante me manque,
répondit-elle finalement. Je n'avais pas beaucoup de temps libre, mais quand j'en avais j'aimais faire de longues balades en forêt pour faire de la photographie. Et j'aimais beaucoup faire du patchwork aussi mais je crois que ça doit faire 2 ou 3 ans que je n'en n'ait plus fait par manque de temps

Plus on avait de responsabilité et moins on avait de temps pour soi, et des responsabilité, elle en avait eu, à tel point qu'elle s'en oubliait parfois même. Dans le fond, elle enviait beaucoup sa soeur qui avait pu voyager, s'établir et fonder une famille. Esther avait toujours affirmé qu'elle menait la vie qu'elle avait choisit, et en un sens s'était vrai, diriger l'entreprise familiale lui plaisait, ses balades en forêt également, mais il lui avait toujours manqué cette liberté qu'avait eut Victoria, cette capacité qu'elle avait à mener sa vie comme elle l'entendait sans s'inquiéter de ce qu'elle laissait derrière elle. Et de toute manière, même si Victoria s'en était inquiété, Esther se connaissait suffisamment pour savoir qu'elle aurait encouragé sa soeur à faire les choix qu'elle avait fait, jamais elle n'aurait voulu l'en priver. Un petit rire s'échappa de ses lèvres en entendant Keith se méprendre sur ses fonctions

- Tu te trompes, je n'étais pas journaliste, je dirigeais un petit groupe de presse mais j'avais des rédacteurs en chefs qui travaillaient pour moi et des directeurs de publication. Mon rôle à moi consistait à faire des profits, alors je passais mes journées en réunion, à prendre des décisions, à faire des restrictions budgétaires d'un coté, à investir de l'autre. Je disais ce que je voulais voir apparaître dans tel journal ou dans tel magazine, je leur disais quelle direction prendre... Voilà en quoi consistait mon job. Et puis de toute manière, je ne pouvais pas voyager, je devais m'occuper de notre père avec Vic. Mais pour répondre à ta question, oui bien sur que j'ai entendu parler de Downtown Eastside... Tu y as toujours vécu ?

Cela expliquait pas mal de chose. Son ton bourru, ses petites provocations.... le chômage y était également très élevé, ce n'était pas le genre de lieu qui vendait du rêve, elle en était presque navré pour lui. Mais que pouvait-elle dire ? C'était ainsi, on ne pouvait pas revenir sur le passé, sans quoi ce n'était pas le passé de Keith qu'elle aurait changé mais celui de l'enfant chéri de sa soeur. La perte de Jacob restait une plaie encore béante dans son coeur qui saignait doublement chaque fois qu'elle voyait à quel point sa soeur était brisée encore aujourd'hui. Pouvait-on seulement se remettre un jour d'une telle perte ?

- Est-ce que.... est-ce que tu es parvenu à retrouver ceux que tu recherchais ?
Osa-t-elle finalement demander en relevant son regard timidement sur lui

C'était toujours le genre de question qu'il était très difficile de poser, car les histoires que l'on entendait alors n'était généralement guère réjouissantes. Elle ne connaissait pas une seule personne qui avait la chance incroyable d'avoir tous les siens autour d'elle et elle n'était d'ailleurs pas assez stupide pour croire que cela puisse exister. Alors pourquoi lui poser cette question, à lui qui semblait solitaire ? Peut-être parce qu'elle avait l'infime espoir de se tromper, peut-être qu'il n'était pas si seul qu'il semblait l'être. Ou peut-être ne les avait-il pas retrouvé ce qui laissait encore un espoir quand à leur survis.
Si la gêne avait pu se lire dans son regard, le bleu de ses yeux devinrent froid comme de la glace lorsqu'il émit sa petite hypothèse qui cherchait à expliquer pourquoi elles étaient toujours ici, alors qu'elle et sa soeur auraient sans aucun mal pu s'envoler n'importe où ailleurs. Elle savait que sa petite blague était innocente, après tout, il ne pouvait pas savoir, mais elle touchait là où ça faisait mal. Elle pouvait passer énormément de chose mais pas lorsque cela concernait injustement sa soeur. Comme s'il avait pu sentir qu'il avait fait la blague de trop, si du moins, il s'en souciait un tant soi peu, Keith dévia le sujet et lui demanda son aide pour tenir l'étagère le temps qu'il finisse. Silencieusement, le visage fermé, Esther se releva et le rejoignit, tenant de toutes ses forces, l'armoire comme il le lui avait demandé. Quand il eut fini, elle relâcha sa prise et laissa Keith tester la solidité de son ouvrage, dont il paraissait satisfait.

- Merci, fit-elle sincèrement reconnaissante pour son aide

Elle baissa légèrement la tête avant de relever la tête pour y plonger son regard dans le sien

- Je sais qu'elle n'est pas tous les jours facile mais... ma soeur n'est pas celle que tu crois, elle n'a pas toujours été comme ça. Si elle est ainsi, ce n'est pas sans raison... Elle a vécu des choses que tu ne peux même pas imaginer alors ne la juge pas aussi durement, elle s'en charge déjà bien assez toute seule.


Elle ne comptait pas lui parler de la perte aussi cruelle qu'injuste du petit Jacob c'était quelque chose de beaucoup trop personnel, sans compter que ce n'était certainement pas à elle de le faire mais à Victoria. Et puis elle n'avait aucune envie de voir Keith s'en servir contre Vick que ce soit délibérément ou accidentellement sous prétexte qu'elle l'aurait provoqué. S'en retournant vers les piles de livres qu'elle avait reclassé, elle se baissa et ramassa les deux livres qu'elle lui avait conseillé avant de les lui tendre avec le sourire.

- Tu me diras ce que tu en as pensé, gardes-les autant de temps qu'il te faudra, rien ne presse. Est-ce que tu as déjà mangé ? Parce que moi je meurs de faim, je finirais ça demain





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Électricien
▫ Occupation : En charge des génératrices, participe au ravitaillement, défense, etc.
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : Vancouver



▫ Messages : 508
▫ Inscription : 01/05/2018
▫ Crédits : Feuilledecarotte (1e GIF)
▫ Célébrité : Steven Ogg



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   31.10.18 4:43

Pète pas un câble pour ça!
Esther & Keith


Le chemin dont Keith avait choisi lors de son passage en solitaire dans la ville de Kelowna avait été imprégné de sang et de misère. Bien que répandre le mal n’ait jamais été son but et qu’il n’avait aucune intention nuisible envers Esther, si un prix venait à être posé sur sa tête, sans doute qu’il n’hésiterait pas à le réclamer et ce, peu importe ce qu’il pensait d’elle. La vérité était qu’il avait peu de reproche à lui faire; elle était naïve et beaucoup trop gentille pour son propre bien mais étrangement, c’était souvent le genre de personne qui avait tendance à ne pas fuir le fait qu’il soit tout le contraire. Malgré les avertissements sous couvertures qui en aurait fait fuir plus de un, elle était toujours là, à croire qu’il n’était pas si mal que ça? Pourtant, s’il était honnête, Keith lui admettrait qu’elle ne devrait surtout pas lui faire confiance; il avait commis des actes qui ne lui évoqueraient sans doute rien d’autre que le dégout et rien ne signifiait que l’horreur avait touché à sa fin.

-Cette fois p’tet, y’a jamais rien qui garantit que ça changerait pas. J’dis juste qui faut toujours en douter.’’

D’une certaine façon, Keith n’en avait strictement rien à foutre des livres qu’elle lui proposait. Il n’avait jamais eu le moindre intérêt envers la lecture, il aimait beaucoup trop bouger pour se permettre de rester assied des heures de suite afin de connaitre le déroulement d’une histoire qui n’avait aucun lien avec la sienne. Son seul et unique intérêt était de trouver point commun avec la femme qui le tolérait beaucoup plus qu’elle ne le devrait. Non pas méchamment; il avait eu quelques amis au long de sa vie et qu’il le veuille ou non, après avoir traité le reste du monde comme l’ennemi pendant de si long mois, la présence de relations plus positives lui manquait.

-Des p’tits nègres?’’ S’exclama-t-il en adoptant l’air des plus offusqué. ‘’J’connais pas mais si s’ta la plume d’un gros raciste ça m’intéresse pas.’’

Keith doutait qu’Esther était une raciste, elle n’était quand même pas assez conne pour cela avec son trop grand cœur mais le titre du livre ne lui inspirait pas confiance. Le titre de Misery était déjà beaucoup plus encourageant.

-Ok, met les là.’’ Dit-il en pointant une table. ‘’Je jetterais un œil après ça mais t’sais, je cherche pas vraiment à m’évader.’’

Keith se retourna vers Esther, clou à la bouche, quant à son silence suite à son discours concernant ses loisirs. Clairement, elle ne le trouvait pas aussi drôle qu’il pensait l’être. Elle se sentait visé peut-être?

-J’parlais pas d’toi.’’ Souffla-t-il.

Keith trouvais sa mention de ‘manquer sa vie ennuyante’ bien étrange. Qui manquerait l’ennui? Il faut dire qu’à ce jour ce n’était pas l’ennui qui dérangeait et cela était une chose bien satisfaisante pour lui. Les livres, les balades en forêt, patchwork… décidemment ils n’avaient absolument rien en commun.

-Du patchwork? Bah t’sais avec toute les vêtements abîmé qu’on retourne, j’suis sûr que y’aurait utilité dans le patching.’’

Le petit rire d’Esther attira l’attention de l’électricien, il ne s’attendait pas à ce qu’elle trouve ses propos si drôle que cela mais il comprit très vite dès qu’elle commença ses explications qu’elle s’était en quelques sorte foutu de sa gueule. Keith n’y connaissait pas grand-chose dans le fonctionnement des entreprises, à l’exception de quelques domaines, son éducation n’était pas très avancée; chose qu’il n’allait quand même pas admettre avec aise. Il lui offrit un hochement de tête approbateur malgré les airs de grand grognons qui étaient apparu sur son visage.

-Ton père était malade?’’ Demanda-t-il curieusement. Là était peut-être un point qu’ils partageaient. La charge d’un parent malade lui était également revenu à une certaine époque qui commençait à dater mais cela restait tout de même une situation qui lui était familière.

En l’entendant lui demander s’il avait toujours vécus dans le Downtown Eastside, Keith souria tout en tentant de copié le petit rire qu’Esther venait de lui livrer.

-Tu te trompes.’’
Commença-t-il, toujours en imitant les propos de cette dernière. ’’J’y ai jamais habité. J’trainais dans l’coin dans mes temps libre; c’est d’la que venait toute les p’tite connes que j’tai parler de. Y’avait des cons aussi et des nanas sensés mais y’en a certaines qui s’ontait imbattables. S’pas comme si c’est gens-là avait les moyens d’engager un électricien, fak on peut dire que j’faisais du bénévole pour les mal pris.’’

Les airs désolés d’Esther ne l’avait pas surpris lorsqu’elle avait cru qu’il habitait dans ce coin mais il aurait préféré qu’elle le regarde autrement. La pauvreté y régnait et la vie y était difficile certes, mais ces gens-là avaient autres choses qui compensaient très bien le manque qu’ils avaient. Une chose spécifique que l’on retrouverait difficilement dans les quartiers plus riche; l’ambiance familiale. Les gens qui habitaient ces quartiers se connaissaient très bien et s’entre aidaient comme des frères de sang. Les choses étaient différentes aujourd’hui mais autre fois, Keith n’aurait supporté qu’on les regarde comme des pauvres victimes défavorisé. Après tout, sa femme avait autrefois été une sans abris avant qu’il ne la sorte de la rue. Les choses semblaient bien tourné pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’elle le quitte. Ce qui s’en était suivi, pour Keith, avait été une trahison bien horrible. Alors que le monde était en état chaotique, il était tout simplement hors de question de la laisser s’en sortir ainsi. C’était pour la retrouver qu’il était venu à Kelowna mais les détails et la suite de l’histoire étaient beaucoup trop sombre pour qu’il la lui livre.

-Ouaip, j’l’ai bien retrouvé mais le reste est pas si joyeux.’’ Keith fixa Esther pour un moment, il réalisait que cela sous-entendait que quelque chose leurs étaient arrivé. Sans doute qu’elle ne doutait pas du rôle qu’il avait choisi mais il ne souhaitait pas qu’elle le prenne pour ce qu’il n’était pas; une pauvre victime en deuil. ‘’Ya personne qui l’a eu facile. D’mon coter ça va.’’

Keith leva un sourcil face à la réaction bien froide d’Esther quant à sa petite blague impliquant le maillot de Victoria. Si son ressenti envers elle s’était montré évident tout au long de la journée, il n’avait quand même pas été jusqu’à tenter de la dénigrer face à sa sœur. Cette blague ne reflétait aucunement ses sentiments envers elle, il aurait pu en dire autant au sujet d’un ami sans que cela ne signifie quoi que ce soit. Ne comprenant pas sa réaction, il l’invita à tenir l’étagère tout simplement parce que cela devait être fait. Il opta pour le silence en se disant qu’elle devait avoir besoin de temps afin de lui pardonner de lui avoir évoqué l’image de Victoria en maillot… C’était la seule explication logique. L’entendant le remercier suite à son petit test de solidité, il la fixa en adoptant un air surpris digne des plus grands amateurs du théâtre.

-Ohh! T’as perdu l’envi d’me bouffer la tête? J’commençais à avoir peur.’’

Keith leva les bras d’un air presque découragé en entendant Esther défendre sa sœur en sous-entendant pratiquement qu’il était à tort.

-Elle a vécu des choses? Comme le reste du monde, tu veux dire? Puis franchement, on n’a pas l’temps de jouer au psychologue. J’vois pas pourquoi tu m’livre s’te discours; j’te cacherais pas qu’on s’entend pas mais j’te jure que j’me tiens sur un terrain neutre, j’ai mieux à faire que d’me dire que s’tune conne et puis j’la connais pas assez pour ça…. J’sais juste qu’elle m’a foutu son poing dans la gueule et que c’est pas le genre de ‘bonjour’ que j’apprécie.’’

Keith agrippa les livres dont Esther lui tendu et survola rapidement les pages.

-Bien, j’pense pas passer au travers de ça en une s’maine; j’me tien occupé quand même. J’étais à la cafétéria juste avant d’me pointer, j’pense pas qu’ils me serviraient une deuxième portion, ils sont trop gratte cène.’’
Refermant les livres, il lui tendu la main pour une poigné. ‘’Merci gros pour les livres.’’

-J’vais te laisser aller bouffer alors mais t’sais si t’as besoin d’un truc t’as qu’à faire signe. Tu pourras dire à ta sœur que j’suis sympa quand on me fou pas son poing dans la gueule en passant.’’


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

À propos
Sac à dos


MessageSujet: Re: Pète pas un câble pour ça!   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pète pas un câble pour ça!
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Argentine: ouverture d'un nouveau procès pour crimes de guerre lors de la dicta
» SOS POUR NOUNOURS Border Collié (57) Sarrebourg
» BADMOONZ 3000 pts pour tournoi Haguenau 2010
» Canada- Ségrégation raciale: Débat pour l’ouverture d’une école noire
» Manifestation pour la paix a Cite-Soleil

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
What Lies Ahead :: Kelowna & Beyond :: North Kelowna :: International Airport-
Sauter vers: