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 Not quite a damsel in distress

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Sac à dos
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MessageSujet: Not quite a damsel in distress   06.07.18 15:19

Not quite a damsel in distress
Caleb et Louise



**J’ai fait une gaffe et j’ai perdu mon texte.  :facepalm:

Pour ceux qui veulent suive, Louise était à la recherche d’un abris pour la nuit et en montant sur un perron, son pied s’est coincé dans une planche pourrie. Deux rôdeurs approchaient, elle à donc du se dégager et s’est blessé. Elle a fait tomber son poignard et une des créatures est maintenant par-dessus elle et essaye de la dévorer, elle tente donc d’appeler à l’aide.**


 

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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   08.07.18 22:35

Not quite a damsel in distress





  Caleb | Louise

La nuit sera bientôt là. C'est l'heure de rentrer dans s'qui nous sert de demeure maintenant. J'aurais jamais cru rester aussi longtemps dans un hôpital, et encore moins être heureux d'y être. Mais, c'est sécuritaire. Sécuritaire et pratique. Cette fois, je suis sortie à pied afin d'aller fouiller s'il restait quelques choses d'intéressant dans un petit dépanneur du coin. Comme il se trouve dans un quartier résidentiel, je me suis dit que j'aurais peux-être de la chance. Faut dire qu'javais envie d'me balader plus qu'autre chose. Ça n'a pas été trop concluant, mais bon, j'ai tout de même récupéré quelques truc. Un tube de pâte à dent, 3 paquets de gommes et un pot de sauce barbecue. C'est mieux que rien non? Et je suis sur que ça fera des heureux.

Je suis sur le chemin du retour lorsqu'un cri me surprend. Aussitôt, j’attrape mon bâton de marche avec fermeté et je le lève. Depuis que j'ai explosé la tête d'un de ces trucs avec, je ne m'en sépare plus. Seulement, cette fois, c'est autre chose. Cette fois, c'est le cri d'un vivant.

«Fuck! Au secours! Faut m’sauver l’cul ou j’vais crever, bordel!»

On est pas du genre à se mêler au autre, mais là, c'est pas un groupe qui s'ballade. La, c'est un appel à l'aide. Je ballais le coin du regard jusqu'à ce que je les repères. À première vue, je ne vois que deux revenants mais je comprend rapidement qu'il y a quelqu'un en danger dans le coin. Je n'hésite pas une seconde, je ne parle pas, j'agi. je cours en direction des morts vivants, brandissant mon arme afin de percer le crane du premier. Il s'écroule au sol, me lassant voir la scène qui se cachais derrière. Un autre mort est au dessus d'une personne. Il tente de toute évidence de s'en faire un repas. Putain. Faite qu'il ne l'ai pas mordu! J'enjambe le corps inerte afin d’attraper les pieds de l'autre revenant. Je tire un bon coup afin de l'amener vers l'arrière, et du même coup, dégager la personne en danger. J'agrippe ensuite fermement mon bâton afin de lui réserver le même sort que son compagnons. Le bout de mon arme s'enfonce profondément dans le cerveau pourrit, faisant giclé du sang un peu partout. Je ressort mon bâton et je pousse le corps avec mon pied pour le faire tomber sur le coté. C'est là que j’aperçois la femme. Sur le moment, je reste surpris. C'est une dame quand même âgée. Elle n'a vraiment pas l'air bien. Décidément, la vie ne lui a pas fait de cadeau. Elle est sale et mal habillé. Je suis là, planté devant elle a la regarder bouche bée. Je crois bien me demander comment cette femme a pu survivre jusque là. Lorsque je le réalise, je me ressaisi.

« Madame... Vous allez bien? C'est truc vous ont mordu?»

J'attend sa réponse. Je remarque rapidement sa cheville blessé et reste donc méfiant. La peau est salement déchiré et si c'est bien une morsure, c'est foutu.
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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   11.07.18 15:02

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Caleb et Louise


Les yeux exorbités, la gueule grande ouverte, la peau pourrie qui se détache de son visage; le mort-vivant qui me surplombe sera-t-il la vision finale qui accompagnera mon trépas? Parce que franchement, si j’avais eu le choix, j’aurais préférée mourir des mains d’un vivant. Alors même que les probabilités que ma fin soit arrivée augmentent de façon exponentielle, un jeune homme se pointe miraculeusement pour venir m’arracher des griffes de ces créatures. Il ne doit même pas avoir 30 ans, ce qui pourrait expliquer son audace. Je voudrais bien bondir sur mes pieds, mais ma blessure m’en empêche. Reprenant mon poignard, je le range à ma ceinture avant de m’asseoir, la respiration encore haletante.

«Putain! J’rêve ou t’es vraiment v’nu m’sauver l’cul? Bordel, j’étais sur de crever, mec. Ça va, ils m’ont pas mordu…mais la saloperie d’perron m’a pas manqué!»

Lançais-je, en désignant le trou d’un geste du menton. Je relève la jambe de mon pantalon pour mieux exposer ma vilaine blessure. Quelques éclats de bois sont venus s’y loger, corroborant ainsi mes explications. Je suis parfaitement consciente que personne ne prendrais le risque de ramener ou même aider quelqu’un qui a été mordue. Qu’il soit seul ou qu’il appartienne à un groupe, ce jeune homme se doit d’être prudent. Curieuse, je lui demande tout simplement :

«T’es qui? T’es tout seul? Moi c’est Louise. J’ai été séparée d’mon groupe. Y a des putain d’bonnes chances qu’ils ai tous claqués! J'ai déjà l'cul bénie que tu sois passé dans l'coin!»

Le sang coule abondamment de ma plaie, alors j’empoigne mon foulard pour venir l’enrouler tout autour, mais il ne met pas longtemps à s’imbiber du liquide rouge. Je grimace de douleur tout en soupirant.

«Bordel, va falloir r’coudre, j’pense. J’ai du fil pis une aiguille…au mieux j’ai de l’eau pour nettoyer. Fuck que j’déteste d’mander des faveurs, mais si tu peux m’donner un p’tit coup d’main, j’ai un peu d’matériel dont j’pourrais m’départir. Des médocs pis des outils pour grimper.»

Je sors un petit kit de couture de mon sac à dos et ma gourde, espérant qu’il ait le cœur assez solide pour pouvoir me recoudre.


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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   17.07.18 21:45

Not quite a damsel in distress





  Caleb | Louise

La femme m’expose sa blessure afin de me convaincre qu’il n’y a pas de danger. Je regarde le trou dans le perron et la cheville. Après une réflexion rapide,  Son histoire semble très plausible. Je décide donc de la croire. Elle me demande qui je suis. Je dois demeurer prudent, même si de toute évidence, elle n’est pas en position avantageuse pour tenter quoi que ce soit.

«Je m’appelle Caleb. Je suis seul pour le moment. Vous étiez dans un grand groupe?»

Je pose cette question afin d’en savoir plus. Plus on en sait, mieux ses. Je ne connais pas cette femme, n’y le genre de personne avec qui elle était. Elle regarde le sang qui coule de sa blessure. Ce n’est pas beau à voir.  Elle s’empresse d’enrouler son foulard avant même que j’ai le temps d’intervenir. C’est une solution, mais dans mon sac, j’ai tout ce qu’il faut pour faire un véritable bandage. Je la regarde grimacer. Je crois que je vais devoir l’aider. Je ne peux pas la laisser comme ça.  Au même moment ou j’ai cette penser, voilà qu’elle me confirme avoir besoin d’un coup de main. Elle me parle de la recoudre… elle a ce qu’il faut. Et évidement, elle ne peut le faire elle-même.  Je blêmis. Je ne suis pas médecin, n’y couturier. Mais je dois accepter. Je ne peux pas la laisser comme cela. Ce serait inhumain, et dans ce monde, il y a suffisamment de chose inhumaine. Je n’ai pas l’intention de le devenir moi aussi. Du moins, pas complètement. Je ne voudrais pas l’être face à cette femme sans défense. Je hoche la tête.

«Je veux bien essayer Louise. Et j’ai ce qu’il faut pour désinfecter et bander votre plaie. Ça devrait suffire.»

Je pose mon sac sur le sol puis j’attrape le kit de couture qu'elle me tend. Je n’ai pas complétement confiance, mais je suis prêt à tenter le coup. Ce n'est pas le sang qui m'incommode. Plus maintenant. Mais vais-je vraiment faire un travail adequat? J’empoigne une bobine de fils et une aiguille. Me doutant qu’elle ait plus de talent que moi la dedans,  je lui tends.

«Vous pouvez enfiler l’aiguille s’il vous plait. Je sors le désinfectant.»

Je préfère ne pas lui avouer que je risque de mettre du temps à enfiler cette aiguille. Se ne serais pas très rassurant. Une fois le fils en place, je lui explique la procédure que je m’apprête à faire. Probablement pour rassurer la dame… ainsi que moi-même.

«Okay. Vous allez prendre votre foulard et le serrez autour de votre jambe. On va essayer de limiter le saignement le temps que je cou. Je vais désinfecter et coudre ensuite. Vous êtes prête? Ça va être douloureux…»

Je sais bien qu’elle le sait, mais je me sens un peu moins coupable de la prévenir. Elle me fait signe. Une fois le foulard en place, je verse le désinfectant sur la plaie en grimaçant. Je ne peux qu’imaginer la douleur. J’en verse également un peu sur l’aiguille avant de me lancer. Je tremble légèrement, mais je tente de ne pas le laisser paraitre. Tu peux y arriver Caleb… ne pense a rien. Agit. Je plante l’aiguille dans la chair abimé. La sensation est horrible, mais je n’hésite pas.  Il est trop tard pour reculer. Je m’empresse de joindre le bout de peau a l’autre extrémité afin de réparer au mieux la blessure. Je recommence encore et encore, essayant d’ignorer la réaction de la pauvre. Lorsque le travail semble acceptable, je coupe le fils et je le noue comme je peux,  relevant enfin les yeux sur Louise. Mon front est en sueur. Ce travail pourtant minutieux ma sembler aussi difficile qu’un marathon, mais ça y est.  Je lui laisse quelques secondes pour se remettre.

«Est-ce que ça va?»

J’attrape le foulard afin de le délier. Le sang semble avoir beaucoup diminué. Je suis soulagé. Je prends un bandage dans ma trousse et je fais de mon mieux afin de recouvrir la plaie. Je me relève ensuite et je lui tends la main afin qu’elle puisse faire de même.

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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   23.07.18 12:19

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Caleb et Louise



Il me dit qu’il est seul pour le moment, ce qui ne répond pas tout à fait à ma question. Visiblement il préfère se montrer prudent, et je ne peux pas le lui reprocher. Ce monde apocalyptique renferme bien des dangers, mais ce sont clairement les humains qui s'avère être la plus grande menace. La plupart des gens l'ont compris a leurs dépends. Pour ma part, je m'en suis toujours méfiée. Quant on vis à la rue, on constate rapidement à quel point le mépris et la haine ont envahie le cœur des Hommes. Maintenant que les règles ont été abolis, plus rien ne les retiens d'agir comme des monstres. Étant désormais seule et n'ayant aucun proches qui pourraient être menacés par un autre groupe, je réponds à la question qu’il me pose sans hésitation.

«Nah, on était genre 5-6, mais, putain, ils ont presque tous claqués! Y en a au moins 2 qui ont eu d’la chance, mais on s’est perdu d’vue...fuck.»

Ce jeune homme m'a l'air particulièrement poli, ce qui m'étonne. Il me vouvoie depuis le début et il est très attentionné. Une personne normale aurait pu apprécier cette gentillesse, mais je suis tout sauf quelqu'un d'ordinaire.

«Pas besoin d'me vouvoyez, si t'en a pas envie, l'jeune. Plus personne l'a fait d'puis des années...ça m'a jamais manqué. Haha!»

Le voilà qui me tend l’aiguille en me demandant d’y faire passer le fil. Il doit probablement s’imaginer qu’une vieille mémé dans mon genre à déjà dû le faire à mainte reprise…il ne pourrait pas avoir davantage tort. La langue sorti, un œil fermé, je tente maladroitement de passer ce foutu fil dans l’aiguille. Heureusement il semble trop nerveux, lui-même, pour réaliser l’ampleur de ma maladresse. Une fois ma tâche accomplis, je lui redonne les outils nécessaires à ce qui s’avérera forcément un moment très pénible. J’ai souvent du soigner, moi-même, des blessures que je m’étais infligée dans la rue, mais jamais ça n’avait été aussi grave.

Il tente de me rassurer avant d’enfoncer l’aiguille dans ma chair et de commencer à coudre l’entaille qui me déchire la jambe. La douleur était déjà omniprésente, mais cette fois elle m’arrache un gémissement étouffé. Je serre les points et j’encaisse avec orgueil. Je crois que si j’avais tenté de le faire moi-même, j’aurais pu tourner de l’œil. J’ai eu une sacrée chance de tomber sur un jeune homme doué d’une conscience, qui n’a pas trop été abimée par l’apocalypse! Il me demande même comment je vais et je ne peux que répondre, en serrant les dents :

«Bordel de merde, j’peux pas dire oui!»

Le jeune homme me tend la main pour m’aider à me relever. Prise d’orgueil, je tente plutôt de me redresser sans son aide, mais la douleur me fait grimacer. Prenant donc la main que me tend mon sauveteur, je me relève péniblement. La main toujours sur son épaule, je ne peux que le remercier.

«Merde…dis-moi comment j’peux t’remercier, l’jeune. C’est pas tout l’monde qu’aurait pris l’temps…surtout pas pour une vieille.»

Le sourire que je lui lance est sincère, y aurait-il même une goutte d’émotion qui me brouillerait le regard? Je la refoule à l’instant même, inutile de se montrer trop sensible dans pareille situation. Ce qui autrefois passait pour de la bonté, peut désormais être perçu comme une faiblesse.

 

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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   31.07.18 9:43

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  Caleb | Louise
Louise me confirme que je n'ai pas besoin de la vouvoyer. Faut dire que c'est un réflexe que ma mère ma inculqué lorsque je parle à une personne plus âgée que moi. Mais je peux comprendre qu'on préfère le tutoiement. Lorsque je lui demande si elle va bien, elle n'hésite pas à répondre la vérité. Je souris devant son honnêteté. C'est clair qu'elle ne va pas très bien et le supplice que je viens de lui infliger n'aide pas. Il était pourtant nécessaire. Elle tente de se lever part elle même malgré le fait que je lui tend la main. Cela me faire sourire également. Puisqu'elle n'y arrive pas, elle fini tout de même par accepter mon aide. Je la regarde, satisfait.

«Un simple merci ça fait l'affaire. Et votre... enfin, ton âge ne change rien.»

Elle semble émue. Je peux comprendre. Dans le monde d'aujourd'hui, l'aide est rare. On est plus susceptible de trouver quelqu'un qui profitera de nous, malheureusement. Mais notre groupe n'est pas comme ça. Je ne suis pas comme ça. Face à quelqu'un de mauvais, je n'hésiterais pas à faire ce qu'il faut. Mais là, je pense ne pas me tromper en disant que cette femme est comme nous. Elle essai simplement de survivre dans ce monde de fou. Elle me regarde avec ses yeux de chien battu et là, l'envie de briser les règles me prend. Je pose mes mains sur mes hanches et je la regarde. Si je la laisse seul, dans cette état, ce que je viens de faire risque de n'avoir servi à rien. Elle est vulnérable maintenant qu'elle est blessé. Les chances qu'elles s'en sorte seule son réduite de beaucoup. Je ne sais pas si mon groupe m'en voudra, mais je ne peux pas la laisser comme ça. En tout cas, je dois au moins lui proposer.

«Écoute Louise, je ne sais pas ce que tu prévois... personnellement, je crois qu'avec ta blessure, rester seul ici n'est pas sécuritaire. Et je crois que ça ne ferais pas tord que tu vois un médecin...»

Je marque un pause afin de la laisser s'exprimer. J'espère vraiment que je ne suis pas en train de faire une grosse bêtise. Mais bon, c'est plus fort que moi. Je ne peux pas fermer les yeux sur une vie humaine.

«J'ai un groupe. Nous sommes bien installé. Tu serais en sécurité avec nous. Par contre, si tu viens, tu devra rester pour de bon.»

J'ai envie de lui dire qu'elle pourra également se laver, mais je ne veux pas l'offusquer alors je me retiens. Je la regarde, attendant son choix. Je me prépare mentalement à justifier le fait que je revienne avec quelqu'un. Je sais que ça ne fera pas l'inhumanité, mais bon, j'assumerais mon choix. Après tout, nous avons tous été égaré dans ce monde avant de se retrouver ensemble.

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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   18.08.18 14:36

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Caleb et Louise



Toujours sous le choc face à cette preuve d’humanité que je n’aurais jamais espérer retrouver dans un tel chaos, je reste un moment sans voix. Il m’a sauvé la vie et n’exige que des remerciements en échange? Je n’aurais jamais espéré une telle amabilité de nos jours.

«Ça faisait un putain d’bail que j’avais r’mercier personne, mais la franchement tu l’mérites l’jeune. Fak : merci, du fond d’mon cœur.»

Il me regarde d’un drôle d’air, comme s’il essayait de réfléchir aux paroles qu’il allait prononcer par la suite. Le voilà qui affirme qu’il n’est certainement pas sécuritaire pour moi de rester seule dans cet état et que je devrais même voir un médecin. Je ne peux qu’acquiescer face à ses paroles, mais l’idée qu’un docteur me tombe dessus par hasard me semble plutôt absurde. De nos jours, les connaissances en médecines sont une denrée des plus rares. Une idée doit mijoter dans son esprit. Ferait-il donc parti d’un groupe ayant la chance d’avoir un médecin?

Ses prochaines paroles me le confirment. Il soutient faire partie d’un groupe et m’invite même à me joindre à eux, précisant que si je décide de le suivre, je devrai rester pour de bon. J’avoue avoir un moment d’hésitation. Toutes ces années dans la rue ont façonné, chez moi, un caractère fort peu appréciable et j’en suis parfaitement consciente. Si j’étais autrefois une jeune femme bien élevée, j’en suis aujourd’hui le parfait antipode. Toutefois il n’a pas tort, si je reste seule avec cette blessure, mes jours seront comptés. Je refuse de mourir seule, sans avoir eu la chance de rencontrer cet être que j’ai autrefois mis au monde. Bien que l’adaptation risque de s’avérer fort difficile, je me dois de faire une tentative et de rejoindre ce groupe qui m’ouvre les bras. Après tout, qui d’autre l’aurait fait?

«Eh…putain…j’aurais pas cru qu’tu m’inviterais comme ça! Ça fait foutrement longtemps qu’j’ai pas vécue en groupe, j’sais pas si j’en suis vraiment capable haha! Mais t’as raison, si j’reste toute seule, j’vais finir par crever. Alors…ouais, okay. J’vais t’suivre.»

Ne désirant pas le forcer à me soutenir durant toute la marche, je m’efforce de repérer un objet susceptible de m’aider. Heureusement pour moi, un arbre non loin de là, à laisser tomber quelques branches qui me semblent suffisamment résistantes. Je m’approche en boitant pour m’emparer de l’une d’entre elles et je m’appuie aussitôt dessus. La douleur est toujours atroce, mais je m’efforce de ne pas le laisser paraitre. J’imagine que mon visage me trahis bien plus que je ne le voudrais, mais il en faudra bien plus que ça pour m’arrêter!

 

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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   20.08.18 17:32

Not quite a damsel in distress





  Caleb | Louise

Louise me remercie. Elle semble très touché par mon geste. Je peux comprendre. De nos jours, L'aide est rare. La plupart choisisse de n'agir que pour eux même. Moi, ça m'est tout simplement impossible.

«Ce n'est rien. Enfin, je ne m'aurais pas vue faire autrement. Dans ce monde de merde si on arrive plus à aider les autres je ne vois pas trop ce qui nous reste. Et puis, je ne garantit pas que tout le monde appréciera. Mais il t'accepterons, j'en suis sur.»

Je lui souris puis je prend un air plus sérieux. Elle doit savoir à quoi s'attendre avant de me suivre. Je décide donc de lui parler de notre groupe.

«Il faut que tu sache que notre groupe a des règles, rien de bien difficile, mais en gros, la sécurité et le bon sens son de mise. Nous ne voulons pas d'ennui et nous évitons les autres vivants. Les décisions son prise à l'unanimité dans la mesure du possible. Tout le monde contribue avec les forces et les connaissances qu'il possède. Si tu as des questions ou des craintes, n'hésite pas, et si cela ne te conviens pas, c'est le moment de le dire.»

Je marque une pause afin qu'elle puisse s'exprimer la dessus puis, elle s'avance vers un arbre afin de prendre un bout de bois au sol, je la regarde faire, comprenant qu'elle est prête à partir. Je voudrais l'aider, mais je n'ose pas de peur de froisser son orgueil encore une fois. Elle semble pourtant souffrante alors je lui dit :

«Si tu veux prendre mon bras, je n'y vois pas d'inconvénient. Je comprend que cette blessure dois faire un mal de chien. Je t'offrirais bien mon bâton de marche, mais si on nous attaque, je crois que je préfère l'avoir en main.»

Je relève mon bâton afin de lui montrer la pointe de métal au bout. Rien de mieux à mon œil pour défoncer un crane. Il est clair qu'il offrirait un meilleurs appuis que sa branche, mais si elle s'agrippe à moi, nous y arriverons surement sans trop de difficulté. Je lui tend donc mon bras, attendant de voir si elle le prendra. Nous nous mettons ensuite en route. Ce n'est pas très loin, mais avec une cheville dans cette état, il faudra compter un peu plus de temps. Alors que nous commençons à marcher, je décide de discuter un peu, histoire de nous changer les idées. J'espère que nous n'aurons pas affaire à d'autre virulent, ce ne serait pas le bon moment.

«Alors, tu as dit que tu n'avais pas vit en groupe depuis longtemps.S'était avant tout ça? Enfin, si tu veux en parler hein. Sinon ce n'est pas grave. Moi j'étais étudiant à l'université. Comme plusieurs dans notre groupe d'ailleurs.»

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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   08.09.18 16:51

Not quite a damsel in distress
Caleb et Louise



Je fixe Caleb pendant un instant. Étrangement, il me rappelle cet ami que j’avais dans la rue et que le destin à malheureusement éloigné de moi depuis mon arrivé à Kelowna. Il mentionne ne pas être certain que son groupe appréciera qu’il me ramène, mais qu’ils devront forcément m’accepter. Si autrefois peu de gens étaient prêts à accepter une itinérante, je doute que ça ait suffisamment changé de nos jours. Bien que les normes d’hygiènes soient maintenant beaucoup moins élevées, je constate que la plupart des gens font tout de même encore des efforts bien plus considérables que les miens.

«Bof, j’avais pas l’habitude de m’faire aimer, même avant toute cette merde, fak bon…tant qu’on m’jette pas dehors, ça m’va.»

Il me parle alors des règles de son groupe, qui me semblent fort raisonnable. Je suis toutefois surprise d’apprendre que les décisions se font collectivement, rare sont les groupes qui arrivent à gérer les choses de cette façon. C’est un aspect qui me plait déjà et je ne peux m’empêcher de sourire.

«C’pas facile comme façon d’gérer un groupe, mais fuck, ça m’plait! Donner l’pouvoir à une seule ou quek personnes, c’est jamais une bonne idée, bordel! L’pouvoir ça monte vite à tête de quelqu’un, même si à base c’était une bonne personne.»

Toujours en boitant, je m’appuis sur la branche que j’ai ramassé pour continuer à marcher auprès de ce jeune homme téméraire. Il me propose alors de m’appuyer sur son bras, histoire de soulager la douleur de ma jambe. N’aimant pas particulièrement être touchée par les gens, je n’en ai pas très envie, mais la souffrance est beaucoup trop aigue pour que je me permettre de refuser. C’est à ce moment que je remarque son tatouage. N’importe qui ayant quelques connaissances en littérature saurait reconnaitre Molière.

«Hahaha! Putain, mais t’es un fan de Molière, ou quoi? Parce que j’aurais pas pu l’deviner. Sympa ton gribouillis, l’jeune!»

Prenant son bras et m’appuyant contre lui, nous continuons d’avancer avec un peu plus de facilité. J’espère tout de même que nous n’aurons pas à affronter d’autres virulents, je ne risquerais pas de pouvoir me montrer très utile. Une vieille femme blessée n’est pas vraiment ce qu’il y a de mieux pour combattre une horde de morts-vivants. Si seulement j’avais pris des cours d’auto-défense. Ça aurait pu me servir à de nombreuses reprises au cour de mon existence.

Le jeune homme m’explique alors qu’il était étudiant à l’université, comme la plupart de leur groupe. Il me demande également depuis combien de temps je n’ai pas l’habitude de vivre en groupe et si ça date d’avant l’apocalypse.

«Oooh ouais. Ben avant toute cette merde, putain! J’tai dans la rue depuis des années. J’avais quek amis, c’est vrai, mais du monde aussi fucké qu’moi, tu vois? Hahaha! Honnêtement, la société, j’l’avais dans l’cul! Un ramassis d’connards hypocrites pis sans-cœur! Au moins l’monde de la rue, on savait à quoi s’attendre ak eux. Les junkies c’est peut-être pas toujours digne de confiance, mais bordel c’qui peuvent s’montrer généreux pis attentionnés, au moins.»

 

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Sac à dos
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MessageSujet: Re: Not quite a damsel in distress   21.09.18 12:54

Not quite a damsel in distress





  Caleb | Louise

Louise me confirme que notre façon de faire lui plait. Ça me fait plaisir d'entendre cela. C'est un peu la base de notre groupe alors si une personne n'est pas d'accord, ça par plutôt mal. On est pratiquement tous d'avis que c'est mieux quand personne ne tente de prendre le dessus sur personne. Alors que nous nous mettons en route, Louise décide de marcher par elle-même un moment, mais la douleur semble prendre le dessus. Finalement, elle met son orgueil de côté et elle vient prendre mon bras afin d’obtenir un peu de soutiens pour marcher. C'est là qu'elle remarque mon tatouage. Elle rit. Ça m'amuse de la voir réagir ainsi. j'ai plutôt l'habitude de voir des imbéciles se moquer, mais je ne crois pas que ce soit son cas. C'est difficile à dire, mais sa façon de parler me laisse croire autre chose. Déjà elle a bien su identifier de qui il s'agissait. Ce n'est pas le cas de tout le monde. C'est donc qu'elle connait Molière. Je ne sais pas si elle l'apprécie pour autant, mais j'ai comme le sentiment que oui. Je lui souris.

«Oui. Je dois l'avouer. Je suis plutôt fan de molière. Heureux d'entendre que tu aime bien mon tatouage. C'est pas le cas de tout le monde.»

Louise accepte ensuite de discuter. Elle me confie qu'elle vivait dans la rue. Je la regarde surpris. Je croyais que son état datais du nouveau monde, mais je réalise que j'ai probablement tord la dessus.

«Dans la rue? C'est vrai? J'aurais pas su le dire... mais bon, aujourd'hui c'est difficile de cerné qui que ce sois. Ça devais pas être un monde facile. Mais j'imagine que tu as appris des choses qui te son bien utile aujourd'hui. Je ne connais pas grand chose à se genre de vie, moi je travaillais dans un gym à mi-temps et j'étudiais en littérature. Ça explique en partie le molière sur mon bras. J'ai toujours une de c'est œuvre sur moi si jamais tu aime.»

Je touche mon sac, pour lui laisser savoir qu'il est bien là. J'adore les histoire de molière. Ma mère est né en France. Elle à immigré avec ses parents alors qu'elle était encore jeune, mais n'a jamais perdu sa langue d'origine n'y son amour pour la littérature française. C'est elle qui ma apprise cette langue, ainsi que le plaisir de la lecture.

«En tout cas, peux importe ce qu'on était avant, aujourd'hui on est tous dans la même merde. J'ai l'impression que ça pousse sois à l'individualiste extrême, sois à l'entraide. Je crois que l’humanité ne survivra que si nous savons faire le bon choix.»

Je lui souris, je pense que je n'ai pas besoin d'en faire plus pour qu'elle comprenne quel choix je considère comme étant le bon.

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«Tous les hommes sont semblables par les paroles, et ce n'est que les actions qui les découvrent différents.»
Molière ; L'avare (1668)
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