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 A worm in the rice - Louise

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Sac à dos


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Sac à dos
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MessageSujet: A worm in the rice - Louise   09.07.18 9:56

A worm in the rice
   Jonathan & Louise

   


Caleb… ce petit rebelle.
Toujours prêt à trahir le règlement pour jouer les grands héros. Même si au fond c’était en partie pour cette raison que Jonathan appréciait autan le jeune homme, ses actions le laissaient parfois perplexes. Les règles étaient là pour les protégés mais le professeur comprenait que dans certain cas exceptionnels, l’action contraire pouvait s’avérer avantageux sauf que pour être franc, il n’avait aucunement confiance au jugement de Caleb. Ce n’était pas qu’il avait une mauvaise opinion de lui, c’est juste que son propre jugement était tellement supérieure. Ce qui était déjà pour lui un fait ne fût qu’amplement confirmer lorsque la femme que l’étudiant avait récemment sauvée apparue devant lui. Jonathan passait beaucoup de temps dans son laboratoire mais lorsque Caleb lui mentionna une nouvelle arrivée, le professeur était sorti de sa cave spécifiquement pour la rencontrer; il voulait savoir à qui il avait à faire. Il voulait connaitre les compétences de chacun présent pour cueillir les moindres avantages qu’il pourrait en récolté au besoin mais surtout, il voulait savoir qu’elle était inoffensive.

Une femme âgée, crassée, boiteuse et sans manière. Mais qu’est-ce qu’il nous a rapporté? Cette personne laissait tellement à désirer que Jonathan n’avait même pas osé s’approcher d’elle et encore moins lui adresser la parole. Il se contenta – bien que le mot soit mal choisi- de l’observer à distance. Elle ne devrait pas être là. Le professeur se demanda si cette conclusion faisait de lui un monstre mais… non, pas du tout. Si Imane était peu utile au groupe, au moins elle avait du charme, c’était une personne attachante qui faisait des efforts et puis elle avait amplement le temps de trouver sa voie. Cette nouvelle arrivée, elle, ne démontrait rien de tout cela. Elle était affligée d’une laideur extrême, ou plutôt, elle s’imposait cette laideur; Jonathan ne serait pas assez superficiel pour décrire quelqu’un spécifiquement comme étant laid si ce n’était qu’une question de traits mais clairement cette femme ne prenait aucunement soin d’elle-même et ce n’était pas qu’une question d’hygiène non plus. Étant donné l’état du monde, un manque d’hygiène était compréhensif. Non, c’était surtout dans son attitude, elle était grossière et cela ne lui inspirait aucunement confiance, tellement pas qu’il avait envie de courir vers son laboratoire pour refermer la porte derrière quatre verrous. Niveau utilité, disons qu’à son âge ce n’était qu’un vieux tas d’os qui l’attendait. Triste peut-être, mais vrai. Non seulement on devra lui donner nos ressources, on devra bientôt prendre soin d’elle et bien qu’il n’était pas insensible à la souffrance humaine, le professeur avait beaucoup mieux à faire que de changer les couches d’une vieille- même Imane avait mieux à faire. Peut-être que l’accueillir et l’aider était la bonne chose à faire moralement mais la morale de l’histoire change quand la fin des temps arrive. Certain sacrifices peuvent valoir la peine, peut-être même s’ils ne sont que pour garder un coter humain dans certain cas mais celui-là lui semblait simplement beaucoup trop grand pour beaucoup trop rien. Elle était un risque, tout simplement. Est-ce qu’il aurait le cœur de la jeter dehors? Sans doute pas, mais de toute façon cette option n’était pas envisageable. Pour assurer la sécurité du groupe, se débarrasser d’elle équivaudrait à la tuer et Jonathan n’était pas un tueur, bien loin de là. Il se résolut donc à accepter sa présence même s’il devra y travailler. Il resta planté là à l’observer pendant un long moment. Malgré sa conclusion, il n’osait toujours pas lui adresser la parole et bien qu’il espérait rester discret, il n’était pas exactement doué dans l’art de passer inaperçu.


   
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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   15.07.18 17:07

A worm in the rice
 Jonathan et Louise



Me retrouver dans un groupe plutôt civilisé; il y a longtemps que je n’avais pas connu ça. Je suis parfaitement consciente que mes manières et mon hygiène doivent en rebuter plus d’un, mais pour être honnête, je n’en ai pas grand-chose à foutre. Ils n’ont qu’à venir m’en parler face à face, si cela cause problème. Si je m’en fiche, il est toutefois nécessaire pour moi de ne pas être rejetée du groupe. Pas que je tienne à y rester, mais franchement où pourrait aller une vieille clodo, blessée et seule, dans un monde aussi dangereux? Non, il faut que je me fasse une place parmi ces gens. Néanmoins, après toutes ces années dans la rue, je suis effrayée à l’idée de ne pas avoir les outils nécessaire afin d’y parvenir.

Alors que je me balade dans les couloirs communs, explorant peu à peu les recoins accessibles de l’hôpital, je remarque qu’un homme m’observe au loin. La trentaine, un léger surplus de poids et une coupe de cheveux horrible, voilà déjà un moment qu’il me fixe. Il n’est pas très discret, et je suppose qu’il est en train de me juger. Peut-être se demande-t-il ce que je fais là? C’est la première fois que je le remarque et étrangement je me sens attirée par cet individu qui m’est pourtant totalement inconnu. Il ne s’agit en aucun cas d’une attirance physique, mais plutôt d’une envie irrésistible d’aller lui adresser la parole. Mais qui est donc cet homme? Comme je n’ai pas la patience d’attendre pour le savoir, j’interpelle le premier passant :

«Hé! C’est qui lui?»

Désignant l’homme d’un geste du menton; le passant me répond tout simplement :

«C’est Jonathan, le chef des recherches sur le virus.»

Johathan. Il porte le prénom de mon fils biologique; serait-ce lui? Ça pourrait expliquer cette envie que je ressens d’aller lui parler. Il n’y a qu’une seule façon de le savoir et c’est de foncer, alors pourquoi hésiter? Je me dirige droit vers lui et, pour la première fois depuis longtemps, je tente de ne pas me montrer trop malpolie.

«Hé, toi! Jonathan, c’est ça? Moi c’est Louise…euh…»

Je me gratte le cuir chevelue, visiblement mal à l’aise de m’adresser à cet homme qui pourrait être ma progéniture.

«Bordel…j’ai pu trop l’habitude des présentations, hein.»

Je pousse un petit rire nerveux.

«Ben voilà, j’me sens foutrement inutile à cause de s’foutu blessure à la con, mais si j’peux faire quek’chose, suffi d’faire signe…»

Je meurs d’envie de lui demander son nom de famille et d’où il vient, mais je sais que ça pourrait paraitre suspect, alors je choisis de me taire. Le temps finira bien par me donner ma réponse, il suffit de faire preuve de patience.

 

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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   17.07.18 1:53

A worm in the rice
  Jonathan & Louise

 


Évidemment qu’elle l’avait remarqué. Jonathan réalisa ce fait lorsque cette dernière le pointa du menton en s’adressant à un passant. Oups? Il ferait bien de tourner les talons pour se réfugier dans son laboratoire puisqu’il prédisait que rien d’intéressant –et encore moins d’utile- ferait surface en l’abordant. Le dos tourné alors qu’il s’apprêtait à prendre la fuite, le professeur grimaça en entendant la voix d’une vieille l’appeler de nom. Mince, trop tard pour prendre refuge. Il s’était retourné pour la fixée en soupirant d’un air embêté. Louise? Génial, il s’en souviendra mais pour l’instant, il n’en avait pas grand-chose à faire.

-De toute évidence.’’ Souffla-t-il lorsqu’elle mentionna ne plus avoir l’habitude des présentations.

S’il se montrait froid, c’est qu’il n’avait aucun intérêt à socialisé avec cette femme qui ne lui avait démontré aucune qualité respectable. Si elle avait besoin d’aide, il l’aidera –potentiellement- sous les mêmes conditions que n’importe qui d’autres mais les présentations et le grand blah blah amicale n’était tout simplement pas quelque chose qu’il souhaitait tenté d’entretenir avec une personne comme elle. Elle répliqua et puis bon, finalement elle semblait vouloir se montrer utile au groupe, c’était déjà bien. Peut-être qu’il avait conclus un peu trop rapidement sur le jugement qu’il lui avait porté mais il doutait toujours qu’il développera un intérêt particulier à discuter avec elle. Il l’invita à le suivre d’un geste de la main. Si elle souhaitait aider le groupe, sans doute qu’il lui trouvera quelque chose à faire ou au moins, lui pointé dans la bonne direction. Il n’était pas question qu’une vieille aux mains tremblante vienne l’assister dans son laboratoire mais il connaissait les tâches de chaque membres du groupe et avait généralement une bonne idée de qui pourrait utiliser un coup de main supplémentaire. Par contre, Jonathan était un homme bien compliqué et obtenir son aide pouvait parfois s’avérer être un processus tout aussi rigoureux.

-Si tu peux, tu feras.’’
Commença-t-il en marchant au rythme de Louise, conscient qu’il devra trainer le pat pour elle dut à sa blessure.

‘’Il est essentielle que tu réalises que nous n’avons personne à la tête de notre assortiment exceptionnelle et oh combien inexemplaire mais qui dans la course, roule à cent mille à l’heure sans fracas alors tu devras t’y faire dès que tu auras passé les prérequis dont je juge personnellement nécessaires si tu souhaites que je te guide vers ta juste place parmi nous. Elle te sera offerte sur un plateau d’argent parce que tu trouveras meilleur introducteur que moi uniquement dans quelques années lumières avec de la chance… Et l’immortalité, donc je corrige : tu ne trouveras jamais meilleur.’’

Si Jonathan se vantait autant c’est que, oui il se croyait, mais surtout; il n’avait confiance qu’à son propre jugement et puisque le groupe n’avait pas exactement l’habitude d’accueillir de nouveau gens, il avait peur que des erreurs soient commises; qu’une personne dangereuse s’infiltre au sein du groupe ou encore qu’elle ne soit tout simplement pas informé des règlements. Bien qu’il aurait préféré éviter Louise, puisque le mal était déjà fait, il se disait que s’il sera celui qui l’introduira officiellement parmi eux, au finale, c’était probablement pour le mieux. Il continua son chemin et ne s’arrêta qu’une fois devant la porte de son laboratoire qui, pour Louise, serait une porte normale malgré l’affiche étrange contenant un grand X sur la photo d’un homme qu’elle avait peut-être déjà croisé au sein du groupe : Gabriel. Une partie de lui n’était pas exactement fan de la trainer jusque-là. Il allait donc hésiter avant d’ouvrir la porte. En fait, si elle ne trouvait rien pour briser le silence à ce moment-là, il la dévisagerait silencieusement pendant un long moment.

 
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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   17.07.18 10:54

A worm in the rice
Jonathan et Louise



Hautain et froid, voilà ce que cet homme me semble être, mais il est vrai qu’une grande intelligence vient souvent s’accompagner d’un déficit social. Pour être le chef des recherches sur le virus, il doit forcément posséder une intelligence supérieure à la norme. Le voilà qui me fait signe de le suivre tout en lâchant un commentaire qui me semble mettre en lumière les doutes qu’il a quant à mes capacités. Il est vrai que je suis certainement la plus âgée d’entre eux, mais j’ai la chance d’avoir une santé de fer!

«Hé! M’sous-estime pas parce que j’suis vieille! J’suis foutrement plus en forme qu’tu pourrais l’croire, mec! La jambe, ça va guérir.»

Il me sort alors un discours digne des philosophes les plus incompréhensibles. Heureusement que je suis douée avec les mots, sans cela j’aurais pu ne rien comprendre à ce qu’il me raconte. Il ose même ouvertement se vanter, prétendant être le meilleure interlocuteur que j’aurais pu trouver, pour me guider. Je laisse échapper un sifflement amusé.

«Wo, Wo, putain! Ont s’calme, là! T’as la caboche qui enfle a vu d’œil!»

Il s’arrête devant la porte de ce qui doit être son bureau ou son laboratoire et je remarque aussitôt une affiche loufoque, qui m’échappe un rire. Qui sais, peut-être qu’un jour ce sera mon visage qui sera marqué d’une croix sur cette porte! Je vois bien la façon qu’il a de me regarder et je me doute bien que ses conclusions ne peuvent s’avérer positives. Restons réaliste, mon apparence n’a rien pour arranger les choses. Normalement je m’en ficherais, mais si cet individu est ma progéniture, j’aurais espérée au moins, ne pas trop faire mauvaise impression. D’un geste nerveux, je passe une main dans mes cheveux en bataille, comme si ce simple geste pouvait réparer des années de laisser-aller.

Nous sommes plantés devant cette porte et il ne dit toujours rien, même qu’il me fixe du regard d’une façon assez malaisante. Je ne peux m’empêcher de faire de même. Cet individu des plus étranges est-il réellement le fruit de mes entrailles? Aurais-je pu enfanter un être aussi bizarre? C’est tout à fait possible. Pour avoir passé 17 ans dans la rue, de façon pratiquement volontaire, je suppose qu’il faut être légèrement timbré! Si je l’avais vraiment voulu, j’aurais pu aisément m’en sortir en retournant chez mes parents. Jamais ils n’auraient laissé leur petite fille chérie se retrouver dans une situation aussi humiliante. Dommage pour eux, je n’avais aucune envie de poursuivre cette vie mensongère et oppressante.

Je romps finalement le silence :

«Pis, c’est quoi c’est foutu prérequis qu’tu juges nécessaires?»


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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   21.07.18 1:43

A worm in the rice
 Jonathan & Louise

 


-Bien.’’ Avait-il simplement répondu devant les revendications de la femme concernant sa forme. Ce n’était pas exactement ses capacités physiques qui l’inquiétaient le plus; certaines tâches demandaient un effort tellement minimal que même un handicapé y arriverait et puis ce n’était pas un secret que lui-même était très loin d’être un athlète. Il doutait surtout plus de son caractère. Une telle gueule pourrait facilement être rejetée à un point tel qu’elle ne pourrait aucunement se montrer utile même si elle le souhaitait mais cela, seul le temps le révèlera. Jonathan avait appris à rester neutre face à certaines incertitudes, sans quoi ses recherches seraient remplies de faux espoirs qui, à la longue, lui feraient perdre la tête. Il n’avait pas exactement apprécié ses propos concernant sa caboche qui enfle; si elle ne pouvait pas accepter de simples faits, alors il lui en lancera un autre qu’elle ne pourra aucunement contredire.

-J’en doute; ton allure et tes propos sont complètement inefficace pour provoquer l’enflement de quoi que ce soit.’’

Il ne blaguait pas. Bien que Jonathan était surdoué pour comprendre et calculer de nombreux problèmes des plus complexes, le concept de l’humour, aussi simple soit-il, lui était partiellement incompris -tout comme de nombreux aspects sociaux. Bien que la nature de ses propos prenaient parfois des tournures qui semblaient vouloir provoquer le rire, là n’était pas du tout son intention; chose que bien des gens ne réaliseront jamais. Le professeur la fixa pendant un long moment suite au rire de cette dernière; pour des raisons qui lui étaient restées inconnues, ce rire lui évoqua un sentiment de déjà-vu. Il ne l’avait pourtant jamais croisé avant, ça il en était certain. Étrangement, elle semblait beaucoup plus polie face à lui qu’aux autres dont il l’avait observé interagir avec, comme si sa personnalité avait légèrement changé en l’abordant. Qui sait, peut-être que le simple fait de l’approcher avait suffi pour lui transplanter quelques neurones supplémentaires? Quoi qu’il en soit, il eux peu de temps pour refléter sur le sujet qu’elle lui demanda la nature de ses prérequis.

-Premier prérequis; tu t’aventures dans mon laboratoire avec grande caution et uniquement si tu connais la définition de ‘’pas touche’’.’’

Il ouvrit la porte pour l’inviter à entrer et lui fit signe de s’arrêter sur place à peine quelques pats plus tard. Bien que plusieurs matériaux scientifiques trainaient sur les étagères, le tout était classé de façon plutôt propre et ordonné. Il désigna une petite table tout près de l’entrée et l’invita à s’assoir en poussant une chaise pour elle, toujours conscient de sa blessure.

-Je vais appuyer sur pause face au prérequis parce que je dois t’admettre que je t’ai guidé jusqu’ici avec la fine intention de contrer une certaine inquiétude concernant la nature humaine qui traine à ton sujet : étant une espèce sociale, je crains que tu ne parviennes à rassembler un entourage satisfaisant et que tu plonges rapidement dans un vide qui, bien souvent, pousse à commettre des actions irréfléchies. Si tel est le cas, je t’invite sur place où tu pourras librement discuter avec monsieur Korsakoff.’’  

Il pointe le bocal se trouvant sur la table. Quoi? Il n’allait certainement pas oublier de lui présenter son fameux poisson rouge!

-J’admets l’avoir négligé quelque peu depuis ma rencontre avec Imane et Caleb mais je t’assure que Korsakoff est d’écoute.’’

On pourrait se demander s’il blaguait ou s’il se foutait complètement de sa gueule mais pourtant, il semblait entièrement sérieux. Jonathan n’avait jamais connus le concept de l’amitié de façon personnelle et approfondi. Ce n’était que récemment qu’il avait formé ses toute premières amitiés solides donc il avait trouvé des moyens pour combler le vide qu’il avait lui-même ressentit. Puisqu’il travaillait beaucoup trop pour se permettre d’adopter un chien ou un chat, il avait dût se contenter d’un poisson rouge et étrangement, cela lui avait suffi pendant de nombreuses années donc pour lui, cette faveur qu’il lui accordait était sincère et de bonne foi.

-Naturellement, si tu ne respectes pas les exigences de ce lieu, tu rejoindras rapidement notre ami sur la porte. Mon travail ici est de la plus haute importance et je ne peux me permettre d’être dérangé par une antiquité qui cherche à revenir d’actualité.’’
 
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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   23.07.18 10:47

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Jonathan et Louise



L’individu qui se trouve face à moi, ne semble pas du tout impressionné par les efforts que je m’efforce pourtant de faire, afin d’être plus présentable. Je dois avouer que malgré tout cela, mon aspect et mon caractère sont certes loin d’être acceptable pour la majorité des gens. Si les normes en matière d’hygiène personnelle se sont dégradées, mes 17 ans dans la rue ont créé des dommages si intenses, qu’ils sont pratiquement irréversibles. Le voilà qui sous-entend que je n’ai plus la capacité de provoquer le gonflement de certains attributs virils. Je laisse échapper un rire gras et fort. J’ignore s’il essayait de faire de l’humour ou pas, mais je trouve son commentaire absolument hilarant. Il n’a pas tort, je n’ai pas connu d’hommes depuis des années et je n’ai certainement pas fait en sorte que ça s’arrange.

«Hahaha! Putain, t’pourrais pas si bien dire! Ça fait longtemps qu’la région est asséchée! Niet, plus rien! En même temps, vu ma tronche, faut pas s’en étonner!»

Réalisant que je viens de tenir des propos déplacés devant celui qui pourrait être ma progéniture, je me racle la gorge et je change de sujet. Il s’attend à ce que je ne touche pas à ses affaires et ça me semble tout à fait raisonnable.

T’en fais pas, j’toucherai à rien.

Me pointant un bocal contenant un poisson rouge, il me présente son animal de compagnie, tout en m’invitant à venir discuter avec lui si l’envie m’en prenait. Il me fait d’abord part de ses inquiétudes à mon sujet. Craignant que je n’arrive à trouver ma place parmi les autres, il espère ne pas me voir commettre une action irréfléchie. Il va jusqu'à affirmer que son amphibien possède une très bonne écoute. Même si les poissons ont une ouïe qui pourrait en surprendre plus d'un, je m'étonne de ce choix douteux en matière de confident.

Ouais, ben c’est p’tete pour toi-même que tu devrais t’inquiéter, hein…causer à un poison c’est limite désespéré!

Un nouvel éclat de rire se fait entendre. S’il pense que la solitude et moi sommes étrangers, il fait complètement fausse route!

«Bordel, j’ai passé 17 ans dans la rue…justement parce que j’en avais ras l’cul d’la nature sociale! Fak, t’inquiète pas, j’ai pas l’intention d’me flinguer ou d’déprimée.»

Le voilà qui me traite d'antiquité et qui insiste sur l'importance de ne pas le déranger dans ses recherches. Je dois l'avouer, malgré son côté excentrique, il me plait beaucoup.

«Haha! Putain d’merde! T’as pas la langue dans ta poche, toi, j’avoue qu’ça m’déplais pas! Mais j’suis loin d’être une putain d’antiquité qui cherche à r’venir d’actualité, crois-moi! Nah, la j'dirais que c’est plutôt ta coupe de ch’veux l’antiquité! Haha!

Mais sérieux, J’suis consciente de c’que j’vaut, d’mes foutu faiblesses aussi. Fuck, la seule raison qui m’pousserait à m’flinguer, c’est si j’deviens sénile au point d’être un boulet pour votre groupe. Si j’arrive pu à l’faire moi-même, j’ten donne la permission, à toi, ou à celui qu’aura les putain d’couilles d’le faire.»


Je marque une pause. Je l’ai, certes, dit avec humour, mais je ne pouvais pas être plus sérieuse. Je n’ai aucune envie de devenir un handicap pour cette communauté, qui a eu la gentillesse d’accepter une vieille dame en leur sein. Je n’aurais pas pu espérer mieux tomber, ces gens sont d’une générosité et d’une bonté comme il ne s’en fait presque plus. Les recherches qu’ils font sur le virus qui s’est propagé renforce d’autant plus mon opinion à leur sujet.

«J’sais qu’les recherches que tu fais sont importantes…primordiale, même. J’compte pas t’mettre des bâtons dans les roues.»


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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   31.07.18 2:09

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Un peu trop d’information.
Même si Jonathan était de nature curieuse et qu’il aimait se tenir informé sur plusieurs sujets variés, certains d’entre eux, il préférait éviter. Il avait donc opté pour le silence suite à la réplique de Louise impliquant sa région asséchée, non mais… Si le traumatisme ne s’en suivi point, il n’était pas si loin derrière. Il devrait s’inquiéter pour lui-même parce qu’il causait à un poisson?

-Aucunement. Des études prouvent que même les plantes réagissent au son. L’espèce humaine est une incertitude dans laquelle un poignard au dos est une option valide pour certains. C’est ce que nous somme pour toi; une incertitude et tu serais naïve d’assumer les options qui nous est envisageables si rapidement –ce qui est réciproque.’’

Tant mieux si la solitude et elle faisait la paire parce qu’elle risquerait de devoir s’y faire, au moins pour un certain temps puisqu’à ce jour, le manque de méfiance était un manque de jugement. Bon, c’est vrai que le manque de jugement était une chose courante alors qui sait, peut-être pas? 17 ans à la rue? Voilà que son histoire se révélait partiellement devant lui; si elle semblait avoir vécus dans ce monde broyé depuis toujours, c’est que d’une certaine façon, c’était un peu le cas. S’il n’avait pas la langue dans sa poche, au moins elle était plus propre que la sienne; les jurons de Louise lui rappelaient une ado en pleine crise, chose qu’il avait voulu éviter en optant pour l’enseignement universitaire. Malheureusement, il ne pouvait porter le même commentaire qu’elle à ce sujet; cela ne lui plaisait pas exactement, chose qui s’avéra très visible sur son visage lorsqu’elle critiqua sa coupe de cheveux. Malgré cela, il n’allait pas l’interrompre; son histoire avait en quelque sorte piquée sa curiosité. Il se retrouva quelque peu troublé devant ses propos. L’achever si un jour elle devient trop sénile? Elle allait même aller jusqu’à lui donner la permission de la flinguer si ce jour arrivait, s’il ‘avait les couilles de le faire’ comme elle l’avait si bien dit.

-Il me serait préférable de ne jamais découvrir si je possède cet attribut.’’

Évidemment, il connaissait la réponse; même face aux infectés, Jonathan était peu enclin –abattre quelqu’un de bien vivant était complètement hors de sa portée. Il avait répondu d’une voix légèrement tremblante parce qu’il avait déjà vu des gens mourir et il ne souhaitait pas que cela se reproduise. De plus, ses propos le forcèrent à réaliser qu’il n’avait pas exactement eu la bonne opinion d’elle; si elle était prête à mourir pour éviter d’être un fardeau pour le groupe, c’était que malgré ses airs de mal élevée, elle ne se foutait pas complètement des autres. Et dire qu’il s’apprêtait à embêter une vieille dame qui avait sans aucun doute eu la vie beaucoup plus dur que lui avec une liste à plus finir de prérequis des plus étranges.

-Pardon.’’

Murmura-t-il en lui tournant le dos pour ensuite aller fouiller dans l’un des tiroirs du labo. Bien qu’il sembla s’excuser tout simplement pour la laisser à l’écart pendant un moment, il avait laissé glisser ce mot pour se libérer d’un sentiment de culpabilité en lui offrant des excuses sans lui laisser savoir qu’il en faisait ainsi; un concept qu’il ne faut pas questionner. Il revenu rapidement vers elle, des documents à la main. Il lui glissa la première feuille qui listait chaque règlement du groupe.

-Nous avons établis notre propre règlementation. Bien qu’il soit le devoir de chacun de l’appliquer, comme tu peux assurément le constater; Caleb est un insoumis révolté, je vais donc assumer qu’il t’a permis de te balader parmi nous sans éducation adéquate.’’

Il secoua la tête comme s’il n’approuvait aucunement, ce qui était un peu le cas; il prenait les règlements entièrement au sérieux même s’il n’était personnellement pas en faveur de certains d’entre eux; du jogging? Ouache! Jouer les héros afin de sortir une complète inconnue du pétrin restait un geste tout simplement trop risqué celons lui mais il parvenait à le prendre beaucoup plus à la légère qu’il le laissait transparaitre.

-Mais c’est un ami; je vais donc laisser notre amitié corrompre mon jugement afin de lui accorder le sceau d’approbation. Bienvenue.’’
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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   18.08.18 0:06

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Prenant la peine de m’expliquer que des études prouvent les bienfaits de certains sons sur les plantes, ainsi que l’incertitude que représente l’espèce humaine, je ne peux qu’en déduire que l’esprit logique de cet individu, l’amène à une flagrante incapacité de compréhension face à l'humour.

«Ouais bon, là-dessus t’as p’tete pas tort. Y faut pas prendre au sérieux tout c’que j’dis, hein. Fichtre! L’humour, c’est loin d’te parler, j’me trompe? Haha!

Bon ça va…puisque t’es clairement un putain d’Einstein, c’est pas grave. Pis t’en fais pas, ça fait longtemps que j’ai plus d’illusion sur cette chienne d’humanité!»


L’espace d’un instant, une citation du grand génie, à lequel je viens tout juste de comparer Jonathan, me revient en tête. Je dois l’avouer, cette citation a toujours été ma favorite et voilà que je ne peux m’empêcher de la marmonner, bêtement. Trahissant une certaine éducation de ma part.

«Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en c’qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue…»

Il y a si longtemps que je ne me suis pas adressé à une personne doté d’une telle intelligence, que ça m’a échappée. Il a fallu que je cite le grand Albert Einstein! J’avoue avoir toujours été facilement impressionnable face à ce type d’individu. C’est malheureusement ce qui m’avait poussé à accorder une confiance aveugle à celui qui avait abusé de ma naïveté et qui à possiblement conçu, par la force, cette personne qui se trouve devant moi. Pendant un instant, il m’a semblé avoir reconnu les traits de mon agresseur chez Jonathan. Serait-ce une illusion? L’espoir qu’il soit réellement celui que je pense? Je ne saurais le dire avec certitude.

Le léger tremblement de sa voix me tire de mes songes. Il mentionne ne pas avoir envie de savoir s’il possède la capacité d’éliminer une personne devenue néfaste pour son groupe. À vrai dire, je ne suis pas certaine que j’aurais moi-même cette capacité. Il s’agit sans aucun doute d’un geste pouvant avoir des conséquences désastreuses sur un individu. C’est à ce moment que je réalise à quel point ma demande est empreinte d’égoïsme. J’ose espérer que personne n’aura jamais à en arriver là. Au mieux, j’espère avoir la capacité de le faire moi-même, lorsque le temps sera venu. Mais pour l’instant, mis à part ma blessure, je me sens en pleine forme. Même si je n’avais plus vraiment de contact avec eux, je sais que mes parents ont vécu de longues années et que les seules maladies qui les ont atteints étaient surtout dues à la sédentarité et au stress. Du côté des gênes, c’est plutôt encourageant. Contrairement à eux, j’ai pris soin de ma forme physique…à défaut de le faire pour mon apparence.

Il s’excuse avant de me tourner le dos pour fouiller dans ses papiers. La profondeur à laquelle il a prononcé cet unique mot me laisse douter de ses réelles intentions, mais je n’ose pas lui demander plus de détails. Chercher à comprendre ce qui ce passe dans la tête de cet individu me semble bien trop ardu. Il me tend alors la feuille de réglementations du groupe, laissant sous-entendre à quel point Caleb s’avère insoumis. Je ne peux retenir un rire gras de s’échapper de mes lèvres.

«Putain, j’ai toujours détestée les foutus règles, la plupart du temps elles servent qu’à nous étouffer et pour la logique : ont r’passera, merci! Mais bordel dans un monde de merde comme celui-ci, j’veux bien croire qu’il en faille quek une pour que tout l’groupe claque pas!»

Je me permets de jeter un rapide coup d’œil sur la feuille qu’il m’a tendu, parcourant à la va-vite les règlements qui y figures. Même si certains d’entre eux me semblent plutôt insolites, ils ne sont certainement pas empreints d’hasard. Le seul qui me cause vraiment problème c’est de devoir se préoccuper de sa propre personne en premier et de ne pas jouer les héros. À mon âge, si je peux donner ma vie pour qu’un plus jeune vive la sienne, je ne me poserai même pas la question. Je me garde cependant d’en faire part à mon interlocuteur. Vaut mieux éviter de faire encore plus mauvaise impression que je ne l’ai déjà fait.

Le voilà qui me souhaite finalement la bienvenue, tout en précisant que Caleb est son ami et qu’il est donc prêt à lui accorder sa bénédiction. J’avoue que je m’en trouve plutôt surprise, puisqu’à première vue il ne semblait pas satisfait de ma présence. Normalement je n’en aurais rien eu à faire de son opinion, j’aurais même cherché à le provoquer et il en aurait très certainement résulté à mon expulsion du groupe. Mais je ne peux plus me permettre d’agir de la sorte, maintenant. Pas si je veux survivre…et surtout pas s’il est bien celui que je pense.

«Bah…merci, j’imagine. Écoute, j’sais que j’fais tâche dans votre groupe pis que l’social c’est foutrement pas mon fort, mais là j’ai pu l’choix d’m’adapter. Fak si t’as d’autres prérequis, va y fort! Ça m’fou presque pas la trouille. Hahaha!»

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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   23.08.18 20:30

A worm in the rice
Louise & Jonathan



Évidemment, Louise ne se trompait pas; Jonathan avait un sens de l’humour que trop peu développé. D’ailleurs, il avait une théorie à ce sujet.

-Partager des faits qui sont en désaccord avec nous-même équivaut au mensonge, à l’incertitude, bref- à un jugement peu développé. Évidemment, je réalise que le nombre de personne capable de faire rouler son moteur crânien à la vitesse maximale pendant la totalité de leur existence équivaut à zéro.’’

La voilà qui le traitait de ‘putain d’Einstein’ en soulignant le fait qu’elle ne se faisait plus d’illusion face à cette ‘chienne d’humanité’. Jonathan se retrouvait si peu impressionner devant la façon qu’elle avait de s’exprimer qu’il ne put s’empêcher de contre attaqué, histoire de casser la structure de sa phrase trop peu sensé.

-Mon intelligence n’a pas tendance à se prostituer.’’

‘’Mais effectivement, l’humanité à sa façon de décevoir si l’on néglige d’y appliquer la logique lors de notre analyse.’’


Si Jonathan aurait dut être surpris lorsque Louise lui sortit une citation d’Einstein, il ne l’était pas; s’il n’était pas un imbécile, il avait bien vu que cette Louise, celle qui se tenait devant lui, était une façade -soit ça, soit elle était très caméléonne –chose qui s’accorde très bien avec l’autre. La façon qu’elle avait eu de s’adapter face à lui, même s'il ignorait la cause, était déjà un très bon indice. Le fait qu’elle avait su respecter les exigences de ce lieu et à quelle point elle ne souhaitait pas devenir néfaste pour le groupe venait contredire la présence rude et peu empathique qu’elle dégageait. Bien sûr, il ignorait quel visage se cachait derrière son masque de crasse mais puisqu’il ne savait pas à quoi s’attendre, il s’attendait un peu à tout.

-Même les connaissances d’Einstein ne touchaient pas à l’infinie. Cité les paroles des autres est très peu efficace si notre approbation n’est dût qu’au fait qu’elles proviennent d’un grand génie. Personnellement, je préfère percevoir l’infini telle une illusion optique, c’est beaucoup trop imprécis et trop peu satisfaisant comme réponse. D’ailleurs, l’humanité est un casse-tête conçu de plusieurs pièces bien différentes, il est injuste d’attribué les traits sombres d’une pièce au tableau entier. Même si l’on assume que la totale de ce-dit tableau est plus qu’abominable, quelques pièces sont assurément dignes des plus grand musés…
Il arrive aussi que les qualités d’une pièce soient délibérément beurré de crasse.’’


Jonathan avait fixé Louise d’un regard sévère après lui avoir tendu la feuille de règlementation. En tant que professeur, il n’avait jamais été flexible sur les règlements; cela était une chose nécessaire pour le bon fonctionnement de la société. Convertir les consignes à respecter pour quelles reflètes les besoins de tous, leurs opinions et les circonstances de chaque situations serait impossible; cela était bien la raison pour laquelle il les respectait et cherchait parfois à les imposer aux autres malgré ses propres désaccords.

-Prend-le tel les conseils de maman poule si cela t’es préférable mais sache qu’elle sera très déçue si tu préfères encore jouer au rebelle. Les conséquences seront à toi seule, j’ose espérer -sans quoi ton passage au sein du groupe risque d’être de courte durée.’’

Elle tenait vraiment à sa liste étrange de prérequis? Pourtant Jonathan y avait renoncé puisque ce qu’il avait en tête aurait surtout cherché à tester sa patience, ses intentions ainsi que sa philosophie de vie mais il voyait bien qu’elle ne représentait pas le risque qu’il avait d’abord craint. Bien sûr, n’importe qui pourrait savoir bien jouer le jeu mais le jeu qu’elle avait choisi semblait plutôt être inférieur à ce qu’elle était vraiment. Si elle était une manipulatrice mal intentionnée, elle serait alors que trop peu douée, cela ne lui semblait aucunement crédible.

-Non.’’
''Plus de prérequis. Par contre, je te conseil de garder -au minimum- cette attitude face aux autres. Je réalise que tu as considérablement réduit le pourcentage de jurons prononcé par phrases en t’adressant à moi et je considère que, même si la limite de leurs capacités intellectuelles est parfois évidente, ils se méritent tout de même la même dose respective.’’


Il lui glissa un calepin de note. Si elle l’ouvrait, elle découvrira le nom de tous les membres du groupe ainsi que la liste de leurs tâches aussi détaillé que sa connaissance lui permettait. Jonathan aimait bien noter tout et n’importe quoi, quelques commentaires étranges était couramment ajouté à l’égard de certains d’entre eux, du genre; ‘Imane Harrington -reine de la pomponette’. Bien sûr, le premier nom sur la liste était le sien avec de grandes descriptions que si l’on prenait trop au sérieux, le ferait sans doute passer pour le grand sauveteur du monde entier.

-Si tu souhaites te rendre utile sans doute que cela t’inspirera. Certaines tâches doivent assurément être à ta portée. Il ne te restera plus qu’à t’informer auprès du responsable de la tâche convoité.’’
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MessageSujet: Re: A worm in the rice - Louise   26.08.18 19:15

A worm in the rice
Jonathan et Louise



Il compare l’humour au mensonge, tout en précisant que la plupart des gens s’avère n’avoir que très peu de jugement. J’ignore si son commentaire m’était personnellement destiné ou pas, mais il a immédiatement pour effet de me vexer.

«L’humour ça rien à voir avec le mensonge, putain! La plupart des gens sont capable de piger ça! Tu crois pas qui faut s’détendre des fois, bordel? L’humain en a généralement d’besoin, histoire d’éviter qu’sa surchauffe là-dedans!»

Je pointe ma boite crânienne, imitant grossièrement la folie. Je dois avouer que je trouve cet individu à la fois agaçant et fascinant. Comment ces personnes qu’on qualifie de génies arrivent-elles à se montrer constamment logiques? Ne deviennent-elles pas épuisées à un certain moment, elles aussi?

Le voilà qui sous-entend que les Hommes peuvent effectivement se montrer décevant, lorsque nous ne réfléchissons pas avec logique. Comme si tout tournait autour du raisonnement! Si son premier commentaire m’avait irrité, celui-là à franchement pour effet de me faire sortir de mes gonds.

«La logique? Parce que pour toi y a une logique dans toutes les dégeulasseries qu’fond les putain d’humains? C’est logique d’laisser crever des enfants d’faim, p’tete? De les exploiter jusqu’à l’épuisement, juste pour le putain d’profit?! C’est logique d’massacrer un autre peuple au nom d’un putain d’Dieu qu’existe même pas? D’asservir les humains, d’en faire des esclaves, même! C’est logique d’agresser des femmes juste pour assouvir ses fantasmes de merde?!»

J’ai prononcé la dernière phrase avec beaucoup trop de conviction et de rancœur, mais je tâche de prendre une grande respiration et de me calmer. Il y a longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi déstabilisé face à une personne. Pourquoi ai-je l’impression de replonger en plein cauchemar, comme si tout ce que j’avais voulu fuir en me cachant dans la rue refaisait soudainement surface.

Il ne semble pas surpris de m’entendre citer Einstein, comme s’il m’avait percé à jour depuis bien longtemps. Alors que j’allais lui répondre que si je citais ce génie, c’était très certainement parce que j’étais en accord avec ses paroles, il mentionne dans ses propres mots qu’il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier et que parfois, il arrive qu’une pièce camouffle ses qualités derrière la crasse. Ce dernier commentaire me confirme, à mon plus grand désarroi, qu’il m’a plutôt bien cerné. Peut-être même mieux que je ne me cerne moi-même.

Bouche-bée, je n’ose plus rien dire, alors qu’il me sermente sur les règles et qu’il me conseille de garder cette attitude plus positive que j’adopte face à lui. Il aurait donc remarqué mes efforts finalement? Celui que je pensais posséder un réel déficit en matière de sociabilité, s’avère être doté d’une compréhension de l’autre bien plus développer que je n’aurais pu le croire. J’ai eu tort de baisser ainsi ma garde.

Il me tend alors un calepin, prétendant que cela pourra m’être utile si je cherche de l’inspiration quant aux tâches à effectuer dans le groupe. Ce changement de sujet me convient parfaitement, et l’espace d’un court moment, je semble retrouver mes esprits.

«Ouais, okay. J’vais bien trouver quek chose pour m’montrer utile. Comme tu dois t’douter, l’génie, l’sale boulot, ça m’fait pas peur! Haha!»

Alors que j’ouvre la première page du cahier, le nom tout en haut de la liste me saute immédiatement aux yeux : Jonathan Angleheart, expert en virologie. Mon visage a dû virer au blanc et dans un geste de nervosité, j’ai laissé tomber maladroitement le calepin sur le sol. C’est lui. C’est le fils que j’ai fait adopter, le fruit de mes entrailles. Si certains de ses traits semblaient me rappeler mon agresseur, ce n’était pas que mon imagination. Tentant de reprendre sur moi, j’essaye de dire une bêtise de plus, mais aucun son ne veux sortir de ma gorge.

J’avais cru laissé tomber le masque de jeune femme parfaite, imposé par mes parents, en me réfugiant dans les pires quartiers de Vancouver. Mais si au fond je n’avais fait que le remplacer par son opposé? S’il n’y avait toujours eu qu’une femme blessée, que je tentais de protéger sous toute cette crasse? L’espace d’une seconde, j’ai l’impression de faire face à celle que je suis vraiment. Mon regard démuni croise celui de ma progéniture, mais je m’efforce de chasser ses pensées de mon esprit en me penchant pour ramasser le cahier. Lorsque je me relève, ma fragilité semble avoir totalement disparue. Il l’a forcément vu, mais j’espère qu’il n’osera jamais en glisser un mot. Je tente de camoufler mon malaise en ayant recours à cet humour, qu’il semble tant détester :

«Putain d’merde! J’espère que j’commence pas d’jà à d’venir sénile ou une merde dans l’genre! Haha!»


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