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 Rien qu'un échange ✵ Ft. Terrence & Leslie

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Sac à dos


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Sac à dos
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MessageSujet: Rien qu'un échange ✵ Ft. Terrence & Leslie   16.07.18 13:13

Rien qu’un échange.
Alexis C. Beaumont, @Terrence Byers & @Leslie Byers



Il y a des jours où rien ne se passe comme on l'aurait souhaité et aujourd'hui était une de ces journées. Alexis avait passé la matinée de son temps de surveillance à maintenir la chaudière qui faisait des siennes. Avec l'hiver, il fallait que la maison puisse bénéficier de toute la chaleur disponible et il n'était pas question de se passer de la source première de chaleur. Cependant, cette dernière se montrait particulièrement capricieuse. La mécanicienne avait réussi, mais elle en retirait un goût amer de défaite, comme si le travail accompli n'était pas suffisant. Par ailleurs, elle avait eu une conversation difficile avec son jeune frère, qu'elle comprenait de moins en moins. Il lui semblait bien lointain le temps où ils étaient collés l'un à l'autre, s'entraidant à chaque instant. Aujourd'hui, elle n'avait plus du tout ce genre de relation avec lui. Ils étaient deux étrangers cohabitant ensemble relié par le même sang. Tout cela n'avait pas arrangé son humeur. Les colères d'Alexis étaient assez impressionnantes et il valait mieux l'éviter dans ces moments-là. Malgré que tous le sache, il y avait bien une personne qui ne se laissait pas faire lorsqu'elle était dans cet état-là : c'était son père ! Il s'était levé et avait clopiné jusqu'au garage pour lui demander une faveur, qu'elle ne pouvait pas refuser, mais qu'elle aurait bien voulu refuser quand même. En vérité, Alexis ne pouvait rien refuser à son père. Malgré la distance induite par une longue absence loin de la famille, elle aimait farouchement son père. C'était lui qui lui avait appris la plupart des choses qu'elle connaissait aujourd'hui et il l'avait pratiqué élevé, car sa mère était trop faible pour le faire. Pourtant, cette faveur-là elle aurait bien voulu la refuser.

Pendant qu'elle était occupée à terminer ses réparations, son père avait fait entrer deux personnes chez eux. Cette information irrita énormément la jeune femme. Est-ce que les hommes de la famille avaient tous un problème en ce moment ? D'ordinaire son père était prudent. C'était d'ailleurs sa grande prudence, même avant la contamination qui avait permis au Beaumont et à quelques autres personnes de pouvoir vivre presque en autosuffisance ici. Cependant, il semblait vouloir jeter aux ordures cette prudence pour les deux personnes qu'il avait installés au salon. Alexis avait beau lui rappeler les faits, il lui assura qu'il connaissait les deux personnes et qu'il avait confiance en eux. c'est pourquoi il leur avait permis de rentrer. Confiance... ce mot résonnait drôlement aux oreilles de la mécanicienne. Elle en avait presque oublié le sens. Peut-il y avoir encore de la confiance dans le drôle de monde dans lequel ils vivaient tous désormais ? En période de crise, on en réagit pas comme lorsque tout va bien. Alexis avait vu des gens dignes se transformer en sauvage pour simplement survivre. Elle essaya de convaincre son père de faire partir les gens qu'il avait accueilli en se disant que leurs secrets de survie restaient encore intacts et qu'un tour dans le salon n'était pas une catastrophe bien que toutes les alarmes au fond de sa tête résonnaient à plein tube. Aujourd'hui, Alexis n'avait plus confiance en personne si ce n'est les siens et ils se comptaient sur les doigts de la main. Son père ne se laissa guère intimider et Alexis dut admettre sa défaite. Elle allait devoir faire ce qu'il lui avait demandé, même si elle n'en avait aucune envie. Elle quitta le garage en claquant la porte pour montrer son mécontentement et se dirigea à grand pas vers le salon.

Mieux valait l'éviter quand elle était dans cet état là, c'est d'ailleurs ce que fit le garagiste qui était resté avec les deux invités dans le salon. Un coup d'oeil à la mécanicienne et il se replia sans demander son reste à l'étage. Le père d'Alexis fit comme si de rien n'était et vint s'asseoir péniblement dans son fauteuil, en jetant un regard mi-peiné, mi-amusé à sa fille. Cette dernière n'en avait que faire de son avis. Elle n'était pas contente et elle ne voyait pas pourquoi elle devrait faire semblant. C'était une femme entière qui assumait pleinement ses émotions. Les deux invités de son père consistaient en un homme et une adolescente. Ils détonnaient un peu dans le salon qui avait été décoré par la mère des enfants Beaumont, il y a de cela plusieurs années. Alexis avait toujours l'impression de se retrouver dans un mausolée quand elle était dans cette pièce, car elle était si pleine de la présence de sa mère que cela en était un peu suffocant. Son père adorait cette pièce, mais Alexis et son frère l'évitaient un maximum. Pour la mécanicienne lorsqu'elle se retrouvait de-dans elle avait inexorablement l'image de sa mère fatiguée et malade, allongé dans son lit. Ce n'était pas une vision joyeuse. Elle chassa du mieux qu'elle le pouvait les démons du passé pour se concentrer sur la situation présente. Elle se concentra sur les invités. Si la jeune femme lui était inconnu, elle avait déjà pu croiser l'homme autrefois. Elle comprenait un peu mieux pourquoi son père les avait laissés entrer. Enfin, ce n'était pas parce qu'elle comprenait qu'elle approuvait son choix. Elle croisa les bras, tout en restant debout contre le mur.


« J’ai cru comprendre que l’on allait devoir procéder à un échange. Il paraîtrait que vous avez quelque chose à nous proposer... »

Elle entrait directement dans la conversation sans s'arrêter à quelques politesses et elle comprit au visage fermé de son père qu'il n'était pas très fier d'elle. Tant pis pour lui ! Même si ce n'était pas un total inconnu chez eux, elle n'allait pas laisser tomber son image de dur à cuire. Cela leur avait sauvé la mise plus d'une fois. Ne serait-ce qu'avec son ex compagnon. Alexis avait le coeur plus tendre qu'il n'y paraissait, mais les exactions de cette dernière année et les trahisons lui avaient appris à s'endurcir pour son propre bien.

   
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MessageSujet: Re: Rien qu'un échange ✵ Ft. Terrence & Leslie   27.08.18 7:26

Rien qu'un échange
   Byers & Beaumont

   



   Rien n'avait changé, ni cette maison, ni ses résidents principaux, la famille Beaumont. Tout était resté exactement comme dans ses souvenirs des meubles aux plus petits objets tel que les cadres photos ou encore ces trop nombreux ramasse poussière éparpillés un peu partout dans la pièce, qui reflétait une vie riche et bien remplit. Se retrouver ici était comme un retour en arrière, lorsqu'il reconduisait Mr Beaumont chez lui après l'un de ses nombreux déplacements. Terrence ignorait ce qui était arrivé au septuagénaire, tout comme il ignorait quand c'était arrivé, toujours était-il que le patriarche de cette famille avait une très vilaine blessure au genou qui l'empêchait de rester debout très longtemps. Par conséquent parcourir la ville pour se rendre chez son médecin ou faire des courses seul était exclu.
Terrence avait fait sa connaissance alors qu'il travaillait comme chauffeur de taxi, le contact était bien passé si bien qu'à chaque fois que Mr Beaumont avait besoin de se déplacer, il faisait appel à lui. Lorsque Terrence avait changé d'activité il avait continué de conduire Octave là où il le désirait non plus parce qu'il était payé pour le faire mais simplement pour rendre service à un homme qu'il respectait

Lorsque le monde avait commencé à partir en vrille, et que les morts s'étaient mis à déferler sur la ville, tel une vague que rien ne pouvait plus arrêter et qui submergeait tout sur son passage, la ville de Kelowna fut plongée dans un véritable chaos. Il y avait des kilomètres de bouchons, des cris, des accidents, des agressions... Certains survivants étaient parvenus à se regrouper et à squatter des points de chutes tandis que d'autres erraient encore sur les routes sans  savoir de quoi serait fait demain. Et enfin, il y avait ceux qui s'imaginaient encore pouvoir survivre seuls. La famille Beaumont appartenait à cette dernière catégorie. Ces derniers étaient établis à Kelowna depuis longtemps et  vivaient en autarcie. Ils avaient la chance d'avoir à leur disposition une serre pour y faire pousser des fruits et des légumes ainsi que des poules qui leur offraient à la fois des oeufs et de la viande.
Lorsqu'Octave revint dans le salon, là où il les avait fait patienter, il ne revint pas seul mais avec sa fille, Alexis. Bien qu'il avait déjà entendu parler d'elle par son père c'était la première fois qu'il l'a rencontrait. Visiblement sur la défensive, elle ne semblait pas particulièrement emballée par leur présence ici. Terrence pouvait parfaitement comprendre ses réserves à l’égard des étrangers, il avait suffisamment arpenté les routes pour savoir que certains groupes pouvaient se montrer hostiles voir particulièrement belliqueux. Qui les empêcheraient de les dépouiller ou de les tuer s’ils laissaient ce genre de personnes franchir leur porte ? Toutefois, Alexis, car tel était son nom, semblait douter de la capacité d’Octave à savoir faire la différence entre des alliés et des ennemis mais elle se trompait. Son père était peut-être âgé mais il était loin d’être gâteux, si ce n’était sa jambe, l’homme était même plutôt alerte pour son âge et de toute évidence le regard courroucé qu’il adressait à sa fille signifiait qu’il n’approuvait pas son comportement. Un fin sourire moqueur se dessina sur ses lèvres en l’entendant immédiatement entrer dans le vif du sujet, ce qui n’était pas pour lui déplaire.

- T'as mal compris. Si j'étais venu pour faire un échange c'est pas avec toi que je traiterais mais avec ton père, mais t’as raison j’ai quelque chose à vous proposer. Je suis tombé sur un petit campement militaire à l’extérieur de la ville qui avait visiblement pour fonction d’abriter des réfugiés. Le terrain est entouré par de hauts grillages, à l’intérieur, y a un baraquement, le reste du terrain est couvert de tentes… et de morts. Je sais pas ce qui s’est passé mais visiblement ça a tourné au cauchemars là-dedans. J’ai de bonnes raisons de penser que si on arrive à accéder au baraquement on y trouvera de la nourriture, des armes et peut-être même des médocs. A nous deux c’est beaucoup trop risqué, on pourra pas tenir éloigner les morts et charger ce qui s’trouve à l’intérieur de l’entrepôt, il nous faut au minimum une personne en plus, deux serait l’idéale. Est-ce que ça vous intéresse ?

   
   
   

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MessageSujet: Re: Rien qu'un échange ✵ Ft. Terrence & Leslie   18.09.18 6:47

Ma vie était devenue une merde sans nom le jour où on a dû quitter tout ce que je connaissais. Ma maison, mes repères, mes souvenirs. Les dernières choses que je tenais de ma maman étaient dans cette maison. Mes photos de nous trois heureux, mes derniers doudous qu’elle continuait à m’offrir malgré que je devenais un peu trop vieille pour, mes dessins accrochés au mur, tout ne faisait plus partie que des souvenirs qui finiront indéniablement par s’effacer de mon esprit. Je ne voulais pas partir, je ne voulais pas tout quitter, mais avais-je un autre choix que de suivre mon père dans cette aventure ? Sans lui, je n’ai plus personne alors j’ai pris sur moi. Je tente de ne pas trop broncher, de ne pas trop tirer la tronche, mais ce n’est pas facile. J’attends souvent qu’il s’endorme pour pleurer, pour prier qu’un jour, on puisse retrouver un semblant de vie “normale”. Si il m’entendait, je sais qu’il me dirait que je dois oublier cette vie avec téléphone, ordinateur, télévision, cinéma, amis, etc, mais je ne veux pas. J’aimerais tellement pouvoir garder l’espoir qu’un jour un remède soit trouvé. Un remède ou quoique ce soit d’autre qui nous permette de vivre dignement et en sécurité. Pour le moment, on vit là où on trouve  un endroit clos pour se reposer à moitié. On parcours la ville en long et en large, c’est comme ça qu’on a trouvé cet endroit dont mon père parle à cette jeune femme qui semble encore moins commode que moi. Je dis cela, car moi, j’ai les bras croisé devant ma poitrine et malgré le grand sourire que j’ai fais à Octave, je suis tout de même renfrognée dans le fond du divan, à regarder par la fenêtre, ou encore toutes les babioles qui traînent ici. Salon que j’aurais pu imaginer décoré par ma mère si elle était encore parmi nous !  Mais  Alexis, vu que j’ai entendu assez parler d’elle par son papa, semble encore moins heureuse de nous voir débarquer chez elle.  On devrait repartir, on ne devrait pas compter sur quelqu’un qui en a rien à foutre. Je soupire alors bruyamment lorsque mon père vient de finir d’expliquer le pourquoi du comment de notre visite. A quoi cela servirait ? Elle semble de toute façon, réticente à notre simple présence.

Je joue de mes doigts sur le bord du divan, je soupire bruyamment pour faire comprendre mon impatience à repartir, mais également mon agacement à ce regard désapprobateur que la jeune femme pose à tout moment sur nous. Mais vous savez ce qui m’agace au plus haut point ? C’est que mon père me croit incapable de réellement faire ça avec lui. Non parce que c’est bon, je ne suis pas idiote, je n’ai pas deux mains gauches, je peux l’aider, je peux monter la garde, je peux me battre, je ne suis plus une enfant malgré ce qu’il semble imaginer de moi. Je ne cesse de montrer que je ne suis pas d’accord, que je pourrais y arriver, par des mimiques, des roulements d’yeux, etc, mais la chose qui arriverait tout de même à encore me faire sourire dans cette situation, c’est que Octave me sourie. Il me regarde avec un grand sourire tendre et amical. Alors d’un coup, ma colère redescend d’un cran et je lui sourie aussi. Laissant, enfin, les muscles de mon visage se détendre un peu. C’est difficile après avoir passé autant de temps à tirer la tête ! Mais ce vieux monsieur, c’est totalement différent, je l’ai toujours apprécié et sa manière de ne pas me prendre pour une gamine dégénérée, m’a toujours plue. Il a toujours parlé avec moi de tout et de rien, il a toujours su me conseiller, même si c’était sur des histoires sans grande importance. je ne sais pas, je le respecte beaucoup et pour lui, je me décide à faire un effort. Je lui fais alors un encore plus large sourire et un clin d’oeil, puis je me décide à parler. Un peu intimidée vu le cinéma que j’ai fait au par avant. Mais toujours sur un ton un peu agacé tout de même que je ne sois pas prise pour capable de le faire avec mon père seule « A l’heure actuelle, tout le monde a besoin de médicaments, de vivres ou de toutes ces autres choses qui ne manquaient pas avant. Donc je suis sûre que si tu nous accompagnes, si vous nous accompagnez, il y a moyen que tout le monde y trouve pour son intérêt ! » Mais je me tais rapidement, je me renfonce, comme une adolescente toujours lasse de quelque chose, dans le divan. « Enfin je dis ça, je dis rien ! » dis-je en haussant les épaules !

J’ai fait ce que je devais, tenter de la résoudre à nous accompagner. Maintenant qu’elle vienne ou pas, ça changera quoi ? Ca en ferait plus pour nous non ? Je veux dire, moins on est à aller visiter l’endroit plus on en aura pour nous deux seulement et à l’heure actuelle, tout est mieux que rien. Les médocs ne seront plus aussi facile à trouver qu’avant, la nourriture non plus ! Enfin ce que je veux dire par là, c’est que pour moi, ça m’est égal, qu’elle se bouge ou pas, j’irai avec mon père visiter l’endroit et tout emporter. J’arriverai à le décider quoiqu’il se passe.
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MessageSujet: Re: Rien qu'un échange ✵ Ft. Terrence & Leslie   

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