AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Barber time Ft. Ezra Blumhardt

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

À propos
Sac à dos
▫ Ancien métier : Inconnu
▫ Occupation : Membre des raids en dehors de la ferme, aide à la purge de la tranchée, menus travaux à la ferme.
▫ Statut civil : Célibataire et sans enfants
▫ Lieu de naissance : Inconnu

▫ Messages : 16
▫ Inscription : 03/08/2018
▫ Crédits : Avatar par Cecile362
▫ Célébrité : David Beckham



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Barber time Ft. Ezra Blumhardt   05.08.18 3:28

Dehors la chaleur devenait écrasante. Au temple, on ne comptait pas sur les ventilateurs et autres systèmes de climatisation qui nécessitait de l’électricité. Tout le monde néanmoins semblait en avoir l’habitude et s’il semblait à Raziel que son corps à lui avait l’habitude d’autre chose, il ne réclamait pas non plus, essayant de prendre le pli de cette chaleur qui savait se faire étouffante sous le soleil de midi.

Pour l’heure il était sur le perron de la ferme principale, celle dans laquelle Ezra Blumhardt résidait. Pendant les minutes précédentes il avait affûté la lame de son coup-choux contre la pièce de cuir qu’il avait dégoté avec. Ezra s’était assit près de lui, tout près pour cette séance presque hebdomadaire, pour le coup. C’était comme une routine qui s’était installée entre eux et quand on vit si confiné au milieu de l’apocalypse, la routine est ce qui peut vous arriver de mieux pour vous raccrocher à l’espoir…

Bref… Raziel passe derrière l’homme de fois et vient placer une main sous son menton, l’invitant à incliner la tête en arrière jusqu’à ce que le sommet de son crâne arrive sur son ventre. A défaut d’avoir une chaise de barbier il le calait ainsi et l’homme avait la bonne idée de ne pas bouger d’un poil, en général (et sans mauvais jeu de mot). Raziel vient rapidement assouplir un peu le col romain pour l’abaisser juste assez pour bien découvrir toute la gorge d’Ezra sans le lui retirer. Il vient ensuite tremper le bout de ses doigts dans un fond d’huile qu’il avait préalablement retiré de leur grenier de vivre.

L’huile n’était pas une denrée rare à proprement parler… Ils la fabriquaient depuis longtemps et en maîtrisaient bien la conception ici… Mais Ezra s’élevait toujours farouchement contre le gaspillage alors chacun ne prenait que le minimum nécessaire.

Raziel fait glisser le liquide visqueux sur la pulpe de ses doigts avant de finalement venir les déposer contre la gorge offerte puis le visage, massant soigneusement les zones qu’il comptait raser. Le coupe-choux était un outil d’une très grande précision mais irritant pour la peau… Il fallait bien l’hydrater et l’assouplir. Le plaisir notable qu’Ezra semblait prendre à cette phase de préparation rendait parfois le moment déroutant et presque sensuel !

La taille de la barbe à proprement parler avait déjà eu lieu avec une toute petite paire de ciseaux, ne restait qu’à la redessiner au niveau de tous ses contours.

« Quelle chaleur... »

Raziel suait à grosse goutte sur son visage. Il vient éponger son front d’une manche invisible puis finalement contre le t-shirt sur son épaule avant d’en revenir à Ezra, reprenant un peu d’huile pour en mettre sur une autre zone qu’il avait besoin de traiter. En tout cas, avec amusement :

« Tu sens le parfum. »

C’était toujours le cas lorsqu’il venait pour son rasage. L’anecdote l’amusait. Mais ça sentait bon. C’était épicé, très légèrement musqué… Il avait dû se le procurer à l’extérieur des palissades. Peut être qu’il était sortit mais Raziel en doutait. Il avait probablement trouvé un flacon dans les différentes affaires qu’un raid avait ramené un jour.

« Est-ce qu’il va y avoir une sortie, prochainement ? »

Ça lui faisait penser à ça, forcément. Pour le moment, tant que le rasoir ne léchait pas sa peau, Ezra pouvait parler sans contrainte. Ensuite c’était mieux d’éviter. Raziel ne l’avait jamais coupé qu’une fois, quand justement Ezra s’était mit à parler à un autre fidèle venu les voir pendant leur activité. Il l’avait envoyé ailleurs un peu trop vivement et le tranchant du rasoir avait subtilement entaillé sa peau sur sa pommette. Raziel vient d’ailleurs passer un doigt à cet endroit. La blessure n’était plus… Ou si fine et si bien refermée qu’elle se confondait dans le grain de la peau du révérend.

« J’ai entendu dire qu’une épidémie sévissait... »

Il ne savait en revanche pas si les gens du temple étaient touchés ou bien pas. Lui ne ressentait aucun symptôme en tout cas… Mais Ezra veillait sûrement sur lui, il le lui disait parfois. L’homme non plus n’avait pas l’air souffrant. En fait il semblait assez détendu même si ses mots lui faisaient parfois froncer les sourcils.

« Nous devrions peut être nous renseigner, savoir si les deux communautés que nous avons répertorié en souffre. »

Et peut être s’en prémunir davantage !

_________________
♠️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Révérend du Temple d'Ezekiel

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Révérend
▫ Occupation : Révérend et leader du Temple d'Ezekiel
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : Kelowna, BC, CAN



▫ Messages : 24
▫ Inscription : 01/08/2018
▫ Crédits : @exordium @hallows
▫ Célébrité : Dominic Cooper



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Barber time Ft. Ezra Blumhardt   07.08.18 4:09


Ezra était, même en plein cœur de l’apocalypse, un homme d’habitude. Tous les hommes d’église n’en étaient-ils pas, qu’importe la religion ? Le sens même de la religion n’était-il pas la routine ? Des rituels précis pour des dates précis. Une vie précise pour des fidèles précis. Des confessions précises pour des péchés précis… Les prières elles-mêmes devenaient tant et si bien répétées et apprises par cœur qu’on finissait par en oublier le sens si on était imprudent. Alors on pouvait sûrement pardonner à Ezra ses petites habitudes. Et au cœur de celles-ci, on trouvait les petits plaisirs routiniers, parfois un peu coupables, mais dont il n’avait jamais honte bien qu’il les gardât le plus possible que pour lui. Et ceux qui les partageaient avec lui, quand c’était le cas. Comme présentement. C’eût probablement été à une femme de tailler sa barbe avec un soin quasi chirurgical, mais c’est à Raziel que cette tâche revenait désormais. D’abord, ce fut l’histoire d’une fois. Puis, une fois devint plusieurs fois. On n’échappe pas à la tentation, même quand on est révérend.

Pendant ces séances, Ezra adoptait deux comportements selon son humeur du moment. Généralement, il profitait simplement de cet instant de pause douceur dans son monde parfaitement psychorigide, yeux fermés, esprit vagabondant un peu. Et d’autres fois, comme aujourd’hui, son regard suivait avec intérêt l’homme qui taillait sa barbe, admirant son air concentré et ses traits réguliers. Mais la meilleure partie restait à venir. On terminait toujours par la meilleure partie. Tête appuyée contre le ventre de Raziel, Ezra laisse les mains de l’homme caresser, masser sa peau. Il offrait sa gorge à un homme qui aurait pu, en un clin d’œil, lui briser la nuque. Mais s’il ordonnait soudainement de se mettre à genoux, Raziel obéirait. Et c’était précisément ce qu’Ezra adorait dans l’acte d’offrir à l’autre homme un semblant de sa vulnérabilité. Celui de n’être, finalement, jamais que tout en haut de la pyramide quoi qu’il arrive.

À la petite plainte sur la chaleur, Ezra calle un peu mieux sa tête contre le ventre de l’homme, un sourire amusé étirant ses lèvres. Il avait toujours l’impression que ce fidèle-là était plus sensible à la chaleur que les autres. Mais il avait l’épiderme bouillant, aussi… Il le sentait irradier sous le t-shirt, présentement. Au parfum par contre, Ezra daigne enfin ouvrir la bouche.

« Tu ne sens que ça ? Le parfum ? », demande-t-il, yeux toujours fermés et demi-sourire amusé encore présent sur ses lèvres. « Les parfums ne sont-ils pas supposés créer des sentiments, positifs ou négatifs ? »

Indéniablement. Et des souvenirs. Ces choses qui échappaient à Raziel et en faisait un homme doté d’une perfection frôlant le divin. Avec un canevas vierge, on pouvait faire ce qu’on voulait. Et « vouloir » était un mot approprié, le cas présent. Puisque la lame du rasoir n’avait pas encore rejoint sa peau, Ezra se permet d’acquiescer à la question qui suit, concernant une éventuelle sortie des leurs dans ce monde redevenu sauvage.

« Très bientôt, même. », précise le révérend, ajoutant néanmoins : « J’ai mis son entière organisation entre les mains de Braeden. Tu peux lui poser des questions si tu en as. Tu désirais en faire partie ? J’aurai peut-être une petite liste de choses à te confier, si c’est le cas… Tu ouvriras l’œil, n’est-ce pas ? »

Le ton avait été un brin doucereux sur la fin de la phrase. Il rouvre les yeux, penchant un peu plus la tête vers l’arrière pour jeter un coup d’œil à l’homme au-dessus de lui. Il avait senti le doigt se perdre là où la lame l’avait déjà faite, auparavant. Ça l’amusait.

« Tu songes à faire couler le sang une seconde fois ? », demande Ezra, tenant plus de la taquinerie un brin cruelle qu’autre chose. Il avait toujours autant confiance en Raziel. Par contre, voilà qu’il fronce les sourcils soudainement. Il n’était pas certain d’avoir suivit le cheminement des pensées de son protégé, à ce sujet. « Nous nous en prémunissons déjà avec les moyens à notre disposition. Pourquoi est-ce que nous nous mêlerions à des infidèles qui n’ont à cœur que la préservation de leur corps et non pas celle de leur âme ? Arrête de te mettre martel en tête. Je m’occupe de tout. »

Et plus fermement, que l’homme n’ait pas le désir de poursuivre, il répète :

« Je m'occupe de tout. »

Ils étaient bien mieux ici, seuls et préservés de l’influence néfaste des autres… Comme avant. La ville ne leur avait jamais apporté que des problèmes, même quand l’apocalypse n’était qu’un sujet de rigolade pour les ignorants. Dieu qu’il détestait la ville et ses habitants…

_________________

SAVIOR OF THE BROKENBEATEN & DAMNED

EXORDIUM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

À propos
Sac à dos
▫ Ancien métier : Inconnu
▫ Occupation : Membre des raids en dehors de la ferme, aide à la purge de la tranchée, menus travaux à la ferme.
▫ Statut civil : Célibataire et sans enfants
▫ Lieu de naissance : Inconnu

▫ Messages : 16
▫ Inscription : 03/08/2018
▫ Crédits : Avatar par Cecile362
▫ Célébrité : David Beckham



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Barber time Ft. Ezra Blumhardt   11.08.18 11:42

Pendant un instant, Raziel se demande ce qu’il aurait dû sentir de plus… Mais finalement, vu le discours qui suit, il suppose que cette question restera à jamais sans réponse, tout juste bonne à s’entasser avec les autres questions auxquelles Ezra savait si bien apporter des réponses parfois un peu obscures. Quant à l’effet que les parfums devaient avoir :

« Je suppose que oui. En tout cas, celui-là t’es définitivement associé. »

Parce que s’il avait connu ce parfum sur quelqu’un d’autre, cette autre personne s’était effacée de sa mémoire en même temps que tout le reste. Ne restait donc plus qu’Ezra. Et ici on s'adonnait assez peu au plaisir des parfums disons. Quoi qu’il en soit, l’homme d’église lui confirme l’imminence d’une sortie et Raziel se montre pensif, attendrissant toujours l’épiderme légèrement tanné de soleil du révérant. Et finalement :

« Oui, j’aimerais en faire partit. »

Il n’avait pas toujours vécu enfermé ici, c’était une certitude au moins… Et Raziel avait clairement besoin d’un monde parfois un peu plus vaste, tout en appréciant pouvoir revenir dans le nid que représentait le communauté du Temple. Il acquiesce encore pour Braeden cette fois. Il avait un peu du mal à juger de cet homme là… Mais la seule raison pour laquelle il faisait taire ses récriminations, c’est qu’il n’aurait pas été juste de douter d’une décision d’Ezra. Non pas que l’homme ne pouvait pas se tromper lorsqu’il offrait des secondes chances, certains hommes ou femmes se révélant tout simplement inaptes à profiter de ce cadeau, mais comme on dit, ses décisions étaient paroles d’évangiles. Et il fallait faire avec, qu’importe les conséquences, parce que ses décisions étaient un peu les décisions du Seigneur.

« Je prendrais ta liste et je ramènerais tout ce que je trouve qui y sera inscrit. »

Et Raziel ne pouvait pas s’empêcher de se demander un peu de quoi elle serait faite ! De fait, bien qu’il ne comptait pas se renseigner sur l’entièreté de la dite liste, Ezra se renseigne tout de même :

« De quoi est-ce que tu as besoin, par exemple ? »

Par contre, tandis que le révérant taquine, Raziel a un petit soupir. Il se rendait compte de la confiance que l’homme lui accordait. Après tout il lui maintenait un rasoir sous la gorge ! Mais lorsqu’il lu disait ce genre de choses, il lui semblait carrément trop léger ! Mais ça faisait partit des aspects les plus rassurants de cet homme parce que dans ces moments là il devenait soudainement très facile d’oublier cette apocalypse qui était dehors.

En tout cas il semble clair que le sujet de l’épidémie n’est pas un sujet ouvert à la discussion aujourd’hui. Ezra se montre parfaitement borné alors même qu’ils n’avaient fait que survoler le sujet et Raziel hausse légèrement les épaules en opinant. Très bien… Il laissait donc ça entre les mains d’Ezra.

Raziel vient ensuite maintenir la tête de l’homme de sa main libre, récupérant le rasoir de l’autre, demandant cette fois fermement :

« On ne bouge plus. »

Avec minutie et précision il vient alors commencer à redessiner les contours de la barbe qu’il avait taillée, ou plutôt égalisée, un peu plus tôt. Pendant quelques minutes on entend plus que le son caractéristique de la lame qui griffe en douceur la peau du révérant et pas une seule fois la main de Raziel ne se montre tremblante… Finissant d’un côté il va pour passer à l’autre, croisant un instant, à l’envers du fait de leurs positions, le regard noisette. Ce regard avait de quoi vous transpercer, même lorsqu’il était posé sur vous de manière anodine.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Il l’avait seulement demander pour détendre un peu l’atmosphère, éloignant son rasoir juste assez longtemps pour laisser l’homme répondre s’il le désirait. Ensuite Raziel vient faire l’autre côté du beau visage, en terminant finalement, récupérant un linge qu’il avait laisser dans l’eau fraîche pour venir le poser sur le visage du révérant qui avait été dévoré par le feu du rasoir. C’était comme un linceul posé sur lui et ça ne faisait que renforcer ces impressions bibliques qu’il dégageait souvent.

« Je rêve d’une baignade. »

Il pouvait bien l’admettre ! Raziel se laisse tomber assit sur une marche du perron, à quelques mètres du révérant, observant les bâtisses qui composaient le Temple et qui était à leur vue.

« C’est très calme en ce moment. Cette chaleur assomme tout le monde. Dire que dans quelques mois on se plaindra du froid... »

Ils seraient tous collés-serrés en famille pour s’en prémunir et une partie d’eux regretteraient cette période estivale particulièrement suffocante.

« Je ne sais pas comment tu fais pour garder cette tenue. En plus vu la couleur tu dois attirer les rayons du soleil te sentir comme dans un four sous tes vêtements. »

Franchement lui n’aurait pas pu être autant habillé qu’Ezra et d’ailleurs il vient retirer son t-shirt, posant ses mains légèrement derrière lui pour basculer la tête en arrière, laissant le soleil le grignoter un peu, profitant d’une brise hélas trop chaude pour être rafraîchissante à même son épiderme.

« Et je ne parle pas du col romain. Je ne m’explique pas comme tu fais pour respirer avec cette chose par cette chaleur. »

Il admirait assez ça, dans le fond !

_________________
♠️
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Révérend du Temple d'Ezekiel

À propos
Sac à dos


▫ Ancien métier : Révérend
▫ Occupation : Révérend et leader du Temple d'Ezekiel
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : Kelowna, BC, CAN



▫ Messages : 24
▫ Inscription : 01/08/2018
▫ Crédits : @exordium @hallows
▫ Célébrité : Dominic Cooper



Sac à dos
Possession:

MessageSujet: Re: Barber time Ft. Ezra Blumhardt   Hier à 1:06

S’il y avait toujours quelque chose qu’Ezra avait aimé, c’était de se sentir unique. On pouvait dire qu’il avait bien réussi son coup ici. Certains auraient pu prétendre qu’il péchait par vanité. Mais il n’en avait sincèrement rien à faire de ce que les gens pouvaient dire sur lui. Il était typiquement ce genre d’homme qui ne se limitaient jamais aux opinions des autres. Une attitude qu’il avait été bien inspiré d’avoir quand on voyait ce que ça donnait maintenant. Raziel comblait ce besoin sur une base assez régulière. Par de toutes petites choses. Parfois juste un regard. C’était suffisant pour plaire au révérend. Pour s’acheter une place privilégiée auprès de lui. Il acquiesce brièvement sans plus en rajouter sur l’expédition. Alors Raziel pourrait y avoir sa place. Il lui suffirait de demander. Il était le genre d’homme qu’il faisait bon amener en expédition, de toute façon. Grand, fort, possédant une bonne technique de combat qui lui venait de Dieu seul savait où et fidèle. Le genre d’homme qu’on pouvait avoir dans les pattes lorsque les choses allaient moins bien.

Les doigts chauds et masculins continuent de masser son épiderme, faisant pousser à Ezra un soupir de bien-être qu’il ne tente même pas de retenir. Il appréciait le moment.

« De cigarettes. De livres. Si jamais tu vas dans un hôtel ou un motel, fouille aussi les chambres pour trouver des bibles. Du matériel pour écrire. Nous allons probablement devoir bientôt nous mettre à la retranscription. », énumère lentement Ezra, fermant un moment les yeux pour mieux profiter du massage. Et tiens… il allait l’ajouter en bas de la liste, mais : « Et si tu trouves de l’huile de massage, ramène-la discrètement… »

Il cesse ensuite de parler, laissant l’homme faire son travail. La lame glisse habilement contre sa peau, raclant, coupant. Mais jamais l’épiderme. Raziel savait ce qu’il faisait. Ezra en profite pour rouvrir les yeux, posant ses deux billes brunes sur le visage concentré de l’homme, en appréciant chaque détail. Et quand une question lui est posée, il se contente de répondre :

« J’admire l’œuvre de Dieu. »

N’étaient-ils pas tous son œuvre ? Avec Raziel, il s’était laissé aller à quelques folies, de toute évidence… Bref, il se tait pour éviter tout accident alors que l’homme termine rapidement son travail. Lorsqu’il s’éloigne finalement pour aller s’assoir dans les marches, Ezra glisse une main dans sa barbe. Tout lui semblait en ordre. Pas qu’il ait cru que ce serait une catastrophe non plus ! Il reste assis un moment dans sa chaise, son regard se portant sur ce qu’ils voyaient de leur petit communité d’ici. Lui aussi aurait pu rêver d’une baignade. Celle de Raziel.

« Je ne me sens pas particulièrement mal. Je ne travaillerais probablement pas dans les champs dans cette tenue, certes, mais j’endure bien la chaleur. », assure finalement le révérend, se relevant. Il fait quelques pas jusqu’aux marches pour s’assoir près de Raziel, adoptant une posture plutôt décontractée pour un homme de la religion. Mais il était comme ça. Rapidement, son regard passe du temple qui se dressait non loin d’eux à Raziel. Il se plaisait à regarder ces tatouages. Mais seulement à l’abris des regards indiscrets. Alors il n’y reste pas longtemps. « Tu vas attirer des regards impurs, Raziel. Les femmes sont faciles à pervertir. »

Eve en avait bien été la preuve et il ne parlait pas de celle qui vivait ici mais bien de la première femme selon la Genèse. Pourtant, cette autre Eve-là aussi avait son lot de péchés.

« Tu n’aimes pas le col romain ? », demande Ezra avant d’avoir un petit sourire en coin, amusé. Il taquinait. « Un homme d’église doit avoir un uniforme pour être reconnaissable aisément au sein de sa communauté. Moi aussi, j’ai des devoirs. Si je dois souffrir de la température, alors soit. »

Ezra avait bien des défauts, mais il respectait sa part du marché.

« Alors dis-moi, maintenant que tu t’es fait à notre communauté… Tu te plaît parmi nous ? », demande le révérend, la réponse l’intéressant vraiment même s’il ne croyait pas que Raziel dirait du mal de cet endroit devant lui. Et si jamais l’homme avant besoin d’encouragements : « Tu dépasses toutes mes attentes, Raziel. Tu es un bon fidèle et tu as ta place au Temple d’Ezekiel. »

Il en pensait chaque mot. Ça lui plaisait d’avoir eu raison à ce point sur cet homme bien mystérieux.

_________________

SAVIOR OF THE BROKENBEATEN & DAMNED

EXORDIUM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

À propos
Sac à dos


MessageSujet: Re: Barber time Ft. Ezra Blumhardt   

Revenir en haut Aller en bas
 
Barber time Ft. Ezra Blumhardt
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Seize the Time!An essay by Cynthia McKinneySeptember 19, 2008
» Session time out...
» Damon Moon - "It's time to forget about the past"
» 08. Remember that time is money - Benjamin Franklin
» All Time Low

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
What Lies Ahead :: Kelowna & Beyond :: South Kelowna :: Ezekiel Temple Farm-
Sauter vers: