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 Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )

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Sac à dos


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Sac à dos
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MessageSujet: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   13.08.18 9:08


Au début où j’ai été séparée de mon père, tous les soirs, je retournais à ce qui avait été longtemps notre campement. J’y dormais quand je pouvais et je repartais à sa recherche toute la journée durant. En n’oubliant pas de lui laisser un petit mot, lui demandant de m’attendre si il y passait. Mais il y a maintenant deux semaines, j’ai décidé qu’il fallait que j’avance, que je trouve un lieu moins dangereux, moins exposé. Alors ce petit mot était bien différent. J’avais gravé sur un gros arbre, à l’aide de la pointe de mon couteau, ce petit code qui n’était qu’entre nous. J’avais tiré une flèche pour attirer son attention vers ce code. C’était à contre coeur que je partais de ce lieu qui aurait pu nous faire nous retrouver, mais je savais qu’un jour ou l’autre, mon père viendrait ici, verrait mon message et le comprendrais. Je n’en doute pas du tout ! Il fera toujours tout pour me retrouver. Le code est simple, mais il faut y penser. On note notre destination et la date de notre passage, à notre manière. Exemple. Si je suis passée le 10 aout et que je vais vers l’est ça donnera : Epsilon X Alpha. Donc Epsilon pour le E, première lettre du mot est. Le X pour 10 en chiffre romain. Et le Alpha pour le A, première lettre du mois d'Août. Une fois de temps en temps sur mon trajet, pour qu’il puisse me retrouver, je faisais une petite croix sur l’écorce d’un arbre. Preuve qu’il était toujours bel et bien sur le bon chemin.

Deux semaines maintenant que j’ai quitté le campement où nous avions vécu la dernière fois ensemble. Je restais toujours deux trois nuits au même endroit, pour lui laisser, bien entendu, le temps et l’occasion de me rejoindre. Je savais qu’il était vivant. Il est la seule personne qu’il me reste et je le sentirais au plus profond de moi-même si il lui était arrivé quelque chose. Je le saurais, c’est tout. Même avec Rose à mes côtés, ma cousine, je deviens assez  vite bougon, je le renferme et puis il y a cette fièvre qui me tarraude, qui me tient éveillée quand elle ne m’épuise pas trois fois trop. Je suis épuisée, j’ai du mal à rester sur mes jambes, mais je dois sortir. Je ne suis pas à l’article de la mort non plus, juste une petite grippe qui m’est tombée dessus. Pour moi, de toute façon, l’important est de retrouver mon père. Le reste n’a strictement plus aucune importance. On peut me dire ce qu’on veut, je sais qu’il est en vie et qu’il me retrouvera. Je sais que j’ai 17 ans et que je devrais prendre ma vie en main, il en serait fier, mais je le fais, je le fais en voulant réunir la seule famille qui me reste, en voulant le savoir en pleine forme. Alors je mets ma veste et contre l’avis de beaucoup, je pars direction le gros arbre où il y a encore quelques jours,  j’étais perchée pour attendre qu’il me retrouve.

Je coupe par les rues que je connais, même si c’est un peu plus long. Je ne fais pas attention à la toux qui m’arrache quelques fois la gorge. J’ai déjà survécu à pire grippe que celle-là, de toute façon. Nouveau monde ou pas, je veux revoir mon père. Alors je vais à nouveau lui laisser un autre petit mot, lui disant que je serai là dans trois jours à 18 heure précise. Je ne donne pas l’adresse de Lyssa, car je ne veux pas que quelqu’un de mal intentionné ne me tombe dessus. Lorsque j’arrive, il n’y a personne, mais je suis un peu à l’avance, alors au lieu d’aller mon poster, ne sachant pas si quelqu’un d’autre aurait pu prendre le mot que j’avais laissé, car effectivement, il n’est plus en place, retenu par ma flèche. Je me positionne dans un arbuste , pour éviter qu’on ne me remarque facilement et j’attends. Le coeur battant, espérant que mon père allait faire son apparition. Je crois même que je me suis presque assoupie à cause de la fièvre quand j’ai entendu des pas non loin de moi. Je me tasse contre le tronc de l’arbuste et j’attends de voir qui vient.
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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   18.08.18 14:00

Retrouvailles
   Père et fille

   



  Lorsque Terry avait finalement pu retourner au campement qu'avait été le leur avant l'attaque qui allait tous les séparer, ce n'était plus qu'un effroyable spectacle de désolation qui l'y attendait. Avançant lentement parmi les affaires éparses des uns et des autres, Terry pouvait reconnaître, gisant sur ce lit de feuilles mortes ce qu'il restait de la gourde de Nash ainsi qu'une chaussure de femme, une ballerine, probablement celle de Megane, ou encore la hachette de Jim, mais ce qui le toucha le plus c'était le cadavre de cette peluche désormais éventrée et tachée de sang qui appartenait à Mia, la fille de Diana.... Ramassant avec délicatesse ce qu'il restait du petit lapin, Terry leva son regard devant lui le coeur serré. Qu'était-il arrivé ? Que leur était-il arrivé ? A Nash ? A Diana ? Mais surtout à sa fille. Pour la toute première fois l'angoisse avait douloureusement étreint son coeur, tel un étaux aussi impitoyable qu'implacable. C'est en entendant quelque chose approcher que Terry se relèva avec prudence sans quitter un point situé entre les arbres de la forêt. Une silhouette s'avançait dans sa direction, à un rythme saccadée, titubante, en faisant claquer ses dents jaunâtres. Il n »était pas seul, deux autres silhouettes l'accompagnaient et sortirent des fourrés. Une flèche fut alors décochée, puis une seconde, l'un après l'autre les virulents s'écroulèrent de manière désarticulés avec la même grâce que celles de marionnettes auxquels on venait de couper les fils. N'ayant plus le temps d'armer son arbalète pour le troisième virulent, Terry s'empara de son couteau et enfonça sa lame dans le crâne de l'homme qu'il avait connu autrefois sous le nom de Jim.
Plus Terrence s'avançait hors du campement en suivant les rares pistes que le temps n'avait pas encore effacé et plus les découvertes qu'il y faisait étaient sinistre. Des restes d'humains, des viscères et de virulents recouvraient le sol, teintant la zone d'un macabre rouge écarlate. Passant sa main sur son visage, il observe les restes de ceux qui s'étaient joint à Nash, Diana et lui. Et bien  qu'il eut une pensée pour ces personnes qu'il avait à peine pris le temps de connaître, il fut soulagé de constater qu'il ne s'agissait ni de ses amis ni de sa fille.

Le lendemain matin, sous un ciel brumeux, Terry passa sans se retourner devant les 3 tombes qu'il avait creusé la veille, orné de croix en bois et où reposaient désormais Jim, Olivia et Megane. C'est en creusant leurs tombes qu'il avait découvert le message que sa fille lui avait laissé. Leslie était vivante et bien qu'il en avait toujours été persuadé cette fois, il en avait la preuve irréfutable. En effet, la jeune fille lui avait expliqué sous forme de code, qu'elle direction elle avait avait choisi d'emprunter. Armé de son arbalète, il avait repris la route, restant vigilant à la moindre piste que sa fille aurait laissé derrière elle, et des indices, elle lui en avait laissé bon nombre.
Il avait marché ainsi sans interruption, ne s'arrêtant que lorsque la fatigue et la faim l'y contraignait, jusqu'à ce qu'il arrive enfin au bout de sa quête...
Face à lui, cloué sur un gros chêne par une flèche, se trouvait un message qui n'était pas signé mais cela n'avait aucune importance car il n'avait pas besoin de signature pour reconnaître l'écriture de sa fille. Dès qu'il avait aperçut cette feuille blanche pilonné au tronc de cet arbre, il avait su ! Il avait su que c'était elle et c'est pourquoi Terry s'était précipité dessus en courant pour la récupérer en l'arrachant d'un coup sec afin de lire la note qui y était inscrite et qui lui était destinée.
Le message était concis et claire, elle reviendrait ici dans 3 jours précisément en fin de journée. Enfin, il touchait au but. Observant les alentours, Terry leva la tête vers le ciel. A en juger par la position du soleil il était à peine 14h, il avait encore de la marge devant lui avant que la fin de journée ne s'annonce. Ignorant quand ce message avait été déposé là, il décida de se rendre chaque soir ici et de ne pas en bouger, mais le reste du temps, il allait essayer de traquer sa fille et de remonter sa piste afin de retrouver le lieu dans lequel elle avait trouvé refuge.

Cela faisait 2 jours à présent qu'il tournait inlassablement dans la zone sans parvenir à trouver la cachette de sa fille. L'une des pistes qu'il avait suivit l'avait conduit aux abords de la ville et s'il avait bien fouillé quelques maisons abandonnées il n'y avait trouvé aucune trace de celle qu'il recherchait ardemment.
Le soir, il s'en retournait au lieu de rendez-vous et l'y attendait en faisant un feu de camps le temps de manger ce qu'il avait parfois eut la chance de trouver lors de ses expéditions ou ce qu'il avait chassé, puis il attendait toute la nuit. Cela faisait deux jours à présent qu'il avait opéré cette routine, aujourd'hui c'était le troisième jours... Faire le vide dans son esprit, s'occuper, explorer les lieux, chasser, étaient autant d'activités qui lui permettait de faire le vide et d'avoir l'esprit occupé, de ne pas penser, évitant ainsi de laisser ses craintes et ses peurs prendre le dessus ou à l'inverse, de se bercer d'illusion. Il avait cependant beau faire le vide dans sa tête, s'efforcer de ne pas y penser, plus il voyait les jours s'écouler et ses espoirs être vain, plus l'impatience de l'attente du jours suivant s'en trouvait décuplé.

Comme tous les autres jours, Terry était parti en exploration mais cette fois, il ne s'était pas absenté trop longtemps, à la fois parce que la fatigue avait eut raison de lui, mais aussi et surtout parce que c'était le dernier jour et qu'il ne voulait surtout pas la rater.
Traversant les fourrées, l'arbalète en main, Terry se retrouva au lieu de rendez-vous, qui était devenu son campement depuis trois jours déjà. Et une fois encore, il était prêt à attendre en prenant appui contre l'arbre pourtant cette fois les choses étaient différentes... Un bruit dans les fourrées, à peine perceptible que n'importe qui d'autre aurait pu aisément confondre avec celui d'un animal ou d'un rôdeur, mais pas lui. Il y avait une personne qui se tenait là, cachée, tentant de se dissimuler à sa vue derrière cet arbuste. Brandissant son arbalète devant lui, prêt à tirer, la voix de Terry se mit à rugir, menaçante

- Sors de là ! Maintenant !
   
   
   

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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   31.08.18 14:11

J’avais fermé les yeux l’espace d’un instant en entendant ces pas arriver vers moi. J’étais stressée et j’avais peur. Et si mes petits mots avaient attiré toute autre sorte de personnes ? Et si mon père avait eu des soucis ? Et si … Et si … Je respirais difficilement, pourtant, je me forçais à rester calme. Mon arbalète à la main au cas où, je devrais m’en servir. Mes yeux étaient chauds à cause de la fièvre, je me sentais pourtant tremblante, j’avais froid, jusqu’à l’os c’était l’impression que j’avais. Mais c’est quand j’entendis sa voix qu’un sourire commença par apparaître sur mon visage. Je déglutissais difficilement. J’avais du mal à imaginer que c’était bien lui. Après tant de temps à l’espérer, à attendre un signe de vie du seul homme de ma vie, il était là. Mon arbalète se retrouvait collée à ma jambe. Je l’avais laissée tombée alors que je sortais de ma cachette, mes yeux grands ouverts cette fois-ci, souriante comme pas possible et les larmes menaçant de passer le barrage de mes paupières. Lorsque je l’aperçu, dans un premier temps, je me contentais de lâcher un léger « Papa ! » C’était à peine audible, comme si j’avais peur de parler trop fort et que le rêve ne s’achève sur une vision toute autre.

Mais je n’arrive pas à rester bien longtemps loin de lui, alors je laisse tomber l’arbalète, les quelques flèches que j’avais dans un étui, puis je me mets à courir en sa direction pour aller m’attacher à son cou. Mon visage vient se poser dans son cou et je ferme les yeux. Je veux juste profiter de nos retrouvailles, du fait qu’il soit là, que je ne serai plus jamais seule. Plus jamais je ne le laisserai partir loin de moi. Mon papa est tout ce qui me reste. Et je suis contente de ne pas avoir écouter les gens de Lyssa qui me suppliaient presque de rester à l’intérieur de l’université. Pourquoi ? Pour cette grippe, ou je ne sais quoi, ce virus qui me donne fièvre, toux et me rend fatiguée. Mais là, c’est bizarre, je ne ressent plus du tout cette fatigue, je me sens juste heureuse de l’avoir retrouvé et d’à nouveau pouvoir le serrer dans mes bras; comme avant ! « Papa, je t’aime ! » Quand au bout de quelques jours loin de lui, je me suis réveillée pour une dernière fois dans notre ancien campement, la seule chose qui me faisait mal, c’était de ne plus lui avoir dis ces trois mots assez souvent. Quand j’étais gamine, ils sortaient tout le temps, je lui disais vingt milles fois sur la journée, mais en vieillissant, je me sentais débile de le dire. Aujourd’hui, je lui dirai et lui redirai encore, parce que je sais que c’est ce que je ressens, mon père est ma seule famille, je pourrais donner ma propre vie pour lui. Je donnerais tout pour le savoir toujours en forme !

Mais au bout de quelques minutes, à contre coeur, je me recule de ses bras et je viens planter mon regard dans le sien. Frissonnant, autant de joie que de cette fièvre. Je lui sourie et je lui dis, lui tenant les mains dans les miennes « Je savais que tu me retrouverais ! » Je le regardais, le détaillais, je voulais être sûre et certaine qu’il allait bien, qu’il n’avait pas été trop gravement blessé. Je voulais voir si il n’avait pas trop maigri, si il n’avait rien qui me prouverait que mes peurs étaient fondées. J’avais eu tellement peur, je crois que depuis la mort de maman, je n’avais jamais eu autant mal et peur du futur. Mais il est là maintenant et la seule chose que ça me fait dire, c’est que tout va aller bien, que tout va reprendre son petit bout de chemin. Et dans un sens, je suis fière de l’avoir mené jusqu’à moi. Je me sens tellement heureuse que je ne pourrais même pas expliquer ce que je ressens à cet instant précis.  « Tu as l’air d’aller bien ! » dis je comme si c’était moi l’adulte, mon regard toujours ancré au sien. Mais c’est alors qu’une toux me déchire la gorge. J’aurais pourtant tellement voulu qu’il ne voit pas que j’étais malade; pas tout de suite, pas gâcher ce moment enfin heureux !
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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   07.09.18 17:29

Retrouvailles
Père et fille



Prêt à décocher sa flèche, Terrence pointait son arbalète en direction de l'arbuste derrière lequel il y avait eut du mouvement. Trop prudent ou discret pour être un virulent, pas assez rapide ou petit pour être un animal, il n'était guère difficile de deviner qu'une personne vivante se dissimulait à cet endroit. Obéissant à son ordre, la silhouette qu’il avait entre aperçu se découvrit lentement, avec précaution, sans esquisser de gestes brusques. Dès qu'il l'aperçut, son visage se décomposa littéralement en réalisant que cette personne qu’il venait de surprendre et qui se présentait à lui, n’était pas n’importe qui. Elle était celle pour laquelle il aurait déplacé des montagnes, celle pour laquelle il avait fait tous ces kilomètres dans l’espoir de la retrouver saine et sauve, celle pour qui il avait attendu durant ces 3 jours et pour qui il aurait attendu une éternité si cela s’était avéré nécessaire. Sa fille, Leslie

Elle était-là, face à lui, son éclatant sourire aux lèvres, en bonne santé…. Lâchant son arbalète à ses pieds, il se précipita à sa rencontre afin de la serrer dans ses bras avec force, tout en la soulevant légèrement de terre de temps en temps. Elle était là, dans ses bras qui enlaçait fermement le plus précieux des trésors qu'il possédait alors que ses doigts s'emmêlaient dans ses long cheveux fins et soyeux,... Vivante, elle était vivante !! L'émotion qui l'étreignait ne cessait de croitre, il pouvait sentir les larmes lui monter aux yeux tout en la serrant précieusement contre lui alors que la douce mélodie de sa voix résonnait agréablement dans ses oreilles.
Il n'y avait rien de pire que l'ignorance, durant tous ces jours durant lesquels ils avaient été séparé, Terrence ignorait ce que tous ses proches étaient devenus, ce qui lui était arrivé. A chaque fois qu'il trouvait un indice laissé à son attention pour qu'il remonte sa piste, il savait qu'elle était toujours vivante au moment où elle l'avait laissé, mais serait-ce toujours le cas à la prochaine étape ? Etait-elle à l'abri ? Trouvait-elle de quoi manger ? Il faisait de son mieux pour ne pas laisser toutes ces questions sans réponses envahir ses pensées préférant se concentrer sur le présent, à savoir qu'elle était toujours vivante. Il refusait d'imaginer le pire mais ce n'était pas pour autant qu'il désirait se bercer d'illusion, cependant il connaissait sa fille, il lui avait apprit à survivre, il savait qu'elle était forte, qu'elle avait les capacités pour s'en sortir, il lui faisait confiance, et ce simple constat suffisait à mettre en sourdine, pendant quelques temps, les inquiétudes légitimes d'un père pour son enfant. Mais à présent elle était là, dans ses bras, et tout ça était désormais derrière eux à présent. Deux larmes indisciplinées finirent par couler le long de ses joues qu'il intercepta rapidement d'un revers de main après l'avoir entendu prononcer ces trois petits mots qu’il espérait tant pouvoir lui dire lui aussi à nouveau.

- Je sais, marmonna-t-il la voix étranglé par l’émotion tout en déposant un baiser sur le haut de son crâne, moi aussi je t’aime

Après une longue étreinte durant laquelle la terre aurait tout aussi bien pu s’arrêter de tourner, le père et la fille cessèrent de s'enlacer et se reculèrent légèrement afin de se regarder à nouveau dans les yeux, le sourire affiché sur leurs lèvres comme deux bien-heureux. Sentant ses petites mains froides se glisser dans les siennes, il sourit face à la force de sa conviction qui paraissait inébranlable, tout comme la sienne. Constater qu'elle le détaillait comme lui la détaillait actuellement, le fit sourire. S'il agissait de la sorte c'était non seulement pour s'assurer qu'elle allait bien mais également pour se réaffirmer à lui-même qu'il ne rêvait pas, qu'elle se tenait bien là, devant lui. Leslie paraissait être en forme, bien qu’un peu plus pâlotte que d’habitude. S’il avait touché ses joues, il aurait su que la fièvre commençait à monter dans le corps de la jeune femme.

- J’aurais retourné la terre entière pour te retrouver,
lui assura-t-il les yeux vitreux. Mais sans toi, sans tes indications, je ne serais surement pas là aujourd'hui. C'est toi qui a tout fait, t'as assuré comme un chef, la félicita-t-il tout en la serrant à nouveau contre lui.

L’étreinte fut beaucoup plus courte cette fois-ci mais elle n'en n'était pas moins chaleureuse. Serait-il parvenu à retrouver sa trace sans son aide ? Bien qu’il n’aurait jamais rien lâché et qu’il aurait tout fait pour la rejoindre rien n’était moins sur. Quelles chances avaient-ils de se retrouver sans son ingéniosité ? En toute franchise elles étaient quasi-inexistantes. Cela faisait des jours qu'ils avaient été séparé, remonter sa piste était devenu pour ainsi dire impossible même pour un pisteur accomplit comme lui. Avec le temps, les traces s'effaçaient et disparaissaient définitivement
Etait-ce parce que cela faisait plusieurs jours qu'il ne l'avait pas vu, ou était-ce tout simplement du au fait qu'elle avait du survivre seule durant tout ce temps, mais il la trouvait changé, peut-être lui parut-elle plus mature, surtout en l'entendant constater qu'il semblait aller bien.

- N'inverse pas les rôles tu veux, c'est moi le parent et toi l'enfant,
ria-t-il ému malgré lui tout en passant son bras sur ses épaules pour l'attirer contre lui.

Et pourtant elle n'était plus une enfant, l'adulte réfléchit qui leur avait permit de se retrouver c'était elle. Sans tous ses indices, il serait encore entrain d'errer à sa recherche dans la vaste forêt qui entourait la région. Mieux encore, il était évident qu'elle n'errait plus sur les routes depuis quelque temps déjà. Elle était propre, ses cheveux étaient soignés et elle ne semblait ni affamée ni assoiffée ce qui laissait sous-entendre qu'elle était parvenue à se dégoter un point d'attache où vivre et qui lui offrait un certain confort. Leslie était parvenue à se débrouiller toute seule, sans l'aide de personne, elle avait même fait mieux que ça, elle ne s'était pas contentée de survivre, elle avait continué d'avancer et avait prit sa vie en main, et c'était bien là tout ce qu'il souhaitait pour elle, la voir se débrouiller dans la vie, même sans lui.
Alors qu'il voulait qu'elle lui raconte tout ce qui lui était arrivé depuis leur séparation, et qu'il s'apprêtait à lui poser la question, l'adolescente fut prise d’une sévère quinte de toux. D'abord surprit, il décrocha sa gourde de sa ceinture et lui tendit le reste d'eau de source qu'il lui restait pour qu'elle l'avale afin que cela calme son irritation. Balayant rapidement l'horizon de son regard de crainte que cela n'ai attiré quelques virulents, mais n'apercevant rien de suspect pour le moment, il reporta son intention sur sa fille.

- Ça va aller ?

Posant la paume de sa main contre son front, il observa Leslie qui était brûlante de fièvre, les yeux ronds de surprises. Quel imbécile ! Ces yeux brillants ce n'était pas seulement l'émotion qui les avait rendu vitreux mais la fièvre. Mais surtout, ce qui aurait dû le faire réagir tout de suite, c'était la froideur de ses mains glacés glissées dans les siennes. Leslie n'avait jamais les mains froides, il le savait pourtant

- Bordel, t'es aussi bouillante qu'une chaudière ! Ça fait longtemps que tu traines ça ? Allez, rentrons. Montres-moi où tu vis, je vais m'occuper de toi. J'ai des antibiotiques dans mon sac, on va te soigner, affirma-t-il sans le moindre doute. Toi t'auras juste à te reposer et à dormir un peu pendant que j'te dorloterais. J'te quitterais pas, fit-il en l'attirant vers lui et en déposant un baiser sur le haut de son front. A partir de maintenant j'te quitte plus.




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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   22.09.18 8:04

Je crois que c’est dans de tels moments qu’on remarque à quel point, on a encore besoin de nos parents. A quel point ils nous seront toujours indispensable. Je suis dans ses bras, je suis tremblante, j’ai envie de pleurer de la joie de nos retrouvailles, mais la seule chose que je sais maintenant, c’est que je ne dois plus avoir peur, je n’ai plus rien à craindre, mon papa est là. Il va me protéger et prendre soin de moi. Quelque soit mon âge, je crois que ce sera toujours le seul endroit, le creu de ses bras, où je me sentirai totalement à ma place. Je sais qu’un jour, je rencontrerai peut être un homme que j’aimerai, mais personne ne surpassera mon papa. Il est mon pillier ! Je me recule légèrement, souriante d’entendre à nouveau sa voix, à savoir qu’enfin on est à nouveau réunis. J’étais fière de ses paroles, du fait que sans moi, nous n’en serions pas là maintenant. il ne peut pas imaginer ce que ça me fait un tel compliment de sa part. Mais la vérité est pourtant toute autre. Je n’ai  fait que mettre en pratique tout ce qu’il m’a appris pendant tant d’années. Ma maman m’avait appris à rester moi-même, à toujours garder mes valeurs, à rester polie, gentille, mais droite dans mes bottes. Ma maman était la douceur incarnée ! Mon papa m’a appris à rester en vie dans toutes circonstances, autant dans des situations aussi agressives que celles-ci que quand c’est l’esprit qui est attaqué. Je garde la tête haute et je tente de faire tout ce qu’on m’a appris pour pouvoir avancer. Je suis tout ce qu’ils m’ont appris à la lettre. Juste après qu’il ait à nouveau relâcher notre étreinte, je lui dis, souriante, toujours aussi fière de moi « Je n’ ai fait qu’appliquer tout ce que maman et toi vous m’avez appris ! »

« Mais je me suis inquiétée pour toi ! J’ai eu peur quand je ne t’ai pas vu revenir à la base ! » Dis-je émue. Oui, c’est lui le papa, mais ça n’enlève en rien le fait que je me suis inquiétée et que je suis maintenant contente de voir qu’il n’a rien, qu’on s’était juste perdu, qu’il a pu compter, comme moi sur la vie. Jamais je n’ai baissé les bras, jamais je n’ai cru qu’il m’aurait laissé tomber. Je connais assez mon père, mais le fait qu’il ne soit pas revenu le soir même ni les trois quatre nuits suivantes à notre campement ne pouvait que faire accroître la peur que je ressentais pour lui. Justement car jamais il ne m’aurait laissé tomber, donc je ne pouvais que craindre le pire quand je ne l’ai pas vu revenir. Il ne faut pas oublier, que malgré cette communauté sympa sur laquelle je suis tombée maintenant, mon papa est ma seule famille, le seul qu’il me reste. Et que je donnerais tout pour le garder indéfiniment à mes côtés. Alors mes mains se serrent sur les siennes et mon regard se fait tendre. J’ai changé pendant ces quelques jours, mais je reste la petite fille qui a besoin de son papa. Je crois que ça ne changera jamais !

Mais la beauté de ces retrouvailles fut brisée par une quinte de toux que j’aurais aimé arrivée plus tard. Je n’arrivais pas à la calmer et je sentais mes tempes claquer à chaque fois. J’avais attrapé d’un coup un de ces maux de crâne horrible. Une foutue grippe, j’en étais certaine, ce n’était que ça. Je pris la gourde que mon père me fila et j’en bu une bien grosse lampée pour calmer ma toux. Je restais quelques secondes, mes mains sur mes genoux, à reprendre ma respiration après que ça se soit stopper. Mais mon père posa sa main sur mon front et là, tout s'accélère. Il s’inquiétait pour moi et je n’étais à nouveau plus seule. Alors malgré que j’étais malade, je souriais à ses réactions. Dire qu’avant, j’aurais surement virer sa main et rigoler sur le fait que j’étais en pleine forme juste pour qu’il me foute la paix. Maintenant tout au contraire, je me blottis contre lui pour retourner jusqu’à l’hôpital. « Quelques jours ! Ils voulaient pas que je sorte de là-bas… Mais je ne pouvais pas te louper … Mais ça doit être une grippe, une simple grippe non ? » Est-ce que je me persuadais toute seule ? La vérité est que moi, je ne suis pas si malade que ça. j’ai juste un peu de fièvre et une toux bien emmerdante, mais d’autre là où j’ai trouvé refuge sont bien plus malade. Je tente de ne pas les approcher, je tente de ne pas aggraver mes symptômes. On pourrait me croire insensible, mais je ne les connais pas encore réellement. Je les remercie juste de m’avoir donné un toit et une endroit où me cacher, en échange, je fais mes corvées et j’aide quand on a besoin de moi, mais je ne vais pas risquer plus grave. Peut-être que si on reste là, qu’on apprend un peu plus à les connaître, ça sera bien différent. En attendant, c’est mon papa et moi contre le reste du monde.

Alors qu’on marchait à son aise jusqu’à la base où j’avais trouvé refuge, je ne pouvais me taire, j’avais tellement de questions qui me trottaient en tête. Je me racle alors la gorge puis j’ose demander « Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? » Parce que je le redis, je n’arriverai pas à penser à autre chose, si il ne lui était rien arrivé de grave, jamais il ne saurait rester aussi longtemps loin du campement. Je le sais car dès qu’il a pu, il y est allé et à trouvé mon premier indice. Mais attention, même si je me dis quelques fois, depuis que je l’ai retrouvé que j’aurais peut être dû attendre quelques jours en plus, qu’on se serait retrouvé plus rapidement, je ne regrette pas. J’ai appris énormément à avancer seule, j’ai grandi. Je sais beaucoup plus de choses, je sais que je pourrais survivre seule, ça m’a aussi permis d’apprendre à connaître certaines personnes vers qui je n’aurais surement pas été en temps normal. Même si ça parait étrange, avant c’était surtout mon papa qui allait vers les autres, qui nous faisait rencontrer des groupes sympas avec qui nous avons partagés des moments très sympathiques. C’était lui, l’homme bougon qui répond souvent à des questions par des simples grognements car il ne veut pas être dérangé, qui était plus sociable que son adolescente bien chiante de fille. Le pire est que je me doute qu’il le faisait surtout pour moi, car seul, il aurait préféré le rester et ne compter que sur lui.  Moi, je lui montre de mon index, alors qu’on passe sous mon arbre, la plateforme qui s’y trouve. « Moi j’ai quelques jours pris mon campement dans cet arbre. Là au dessus, je ne craignait pas les virulents. Je pouvais aussi voir sans être vue toutes les personnes qui s’approchaient, je pouvais me placer à mon aise pour tirer si j’étais en danger. » J’étais fière de lui montrer cet endroit qui pourtant n’avait rien de spectaculaire, sauf à mes yeux !
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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   08.10.18 15:05

Retrouvailles
  Père et fille

 



 En l'écoutant lui dire avec une certaine modestie qu'elle n'avait fait qu'appliquer ce que lui et sa mère lui avait appris, Terrence ne peut s'empêcher de rire en passant sa main dans sa longue chevelure pour lui ébouriffer affectueusement les cheveux avant de la serrer à nouveau contre lui, dans une courte étreinte. Il n'aurait pas pu être plus fière d'elle qu'il ne l'était déjà. La petite fille qu'il avait vu grandir était devenue une fière et magnifique jeune femme, et aujourd'hui, il ne doutait plus qu'elle avait les armes pour survivre seule. Un sourire navré se dessina sur ses lèvres en l'entendant lui révéler à quel point elle s'était inquiétée en ne le voyant pas revenir. S'il avait pu, il lui aurait épargné cette inquiétude mais les choses ne s'étaient pas déroulées ainsi, lui-même s'était beaucoup inquiété pour elle, mais à présent tout ça était définitivement derrière eux

- Ch'ui la maintenant, lui murmura-t-il

Une promesse plus qu'un constat. Il n'avait l'intention d'aller nulle part sans elle. La magie des retrouvailles avaient ça de fantastique que Leslie ne le repoussait plus alors même qu'il avait conscience d'être particulièrement insupportable, mais il avait besoin de s'assurer qu'il ne rêvait pas, qu'elle se tenait belle et bien là, devant lui. Il avait besoin de la toucher, de l'entendre rire. Mais de toute évidence Leslie ressentait exactement le même besoin que lui. Depuis combien de temps ne s'était-elle pas blottit de la sorte contre lui à la recherche d'une affectueuse étreinte paternelle ? Rien de plus normal pour une adolescente de son âge qui cherchait à s'affirmer et à prendre son indépendance. Quand il y repensait, sa fille n'avait jamais été une adolescente difficile. Bien entendu, elle avait son caractère et savait s'affirmer, c'était indéniable, et en toute vérité, il ne pouvait pas s'en étonner, après tout les chiens ne faisaient pas des chats, mais il ne pouvait pas dire qu'il avait été confronté à cette fameuse étape qu'était « crise d'adolescence » par laquelle passait tous les adolescents. A une période pas si lointaine, il avait même pensé qu'il y échapperait, sauf qu'il se trompait, elle était juste arrivée un peu plus tardivement que d'autres, en pleine apocalypse ! Etre une adolescente n'était déjà pas quelque chose de facile en soi dans un monde normal alors dans ce monde-ci, c'était encore moins évident. Bien évidemment leur relation s'en était quelque peu ressenti et ce n'était pas tous les jours facile pour l'un comme pour l'autre. Plus rien ne serait jamais comme avant, c'était une certitude, même leur relation était amenée à évoluer et c'était encore plus vrai aujourd'hui, alors qu'ils venaient de se retrouver. Bien qu'elle resterait toujours sa petite fille, celle qu'il protégerait contre vents et marées et qu'il voulait voir heureuse, elle était aussi une femme en devenir. Elle avait du grandir plus vite que la normale pour sa propre survie. Ce n'était évidemment pas la vie qu'il avait rêvé pour elle, mais c'était la seule qui leur était donné de connaître désormais et même si ce n'était pas facile, Leslie avait toutes les prédispositions pour parvenir à survivre et à se débrouiller dans ce monde. Aujourd'hui, elle n'était plus seulement sa fille, elle était devenue une partenaire sur laquelle il pouvait désormais s'appuyer et à qui il n'avait plus grand chose à apprendre.

- Ouais, c'est que dale, tu vas voir on va leur faire la peau à ces foutus microbes et dans quelques jours tu seras de nouveau en pleine forme.

A première vue, Leslie avait tous les symptômes d'une mauvaise grippe, mais vite soignée, avec les médoc qu'il avait récupéré sur la route, elle serait très vite sur pieds, il ne s'en faisait pas réellement pour ça. Alors qu'ils marchaient en direction de son refuge, son attention fut retenu par le pluriel qu'elle avait employé en faisant référence à des personnes qui avaient tenté de la dissuader de sortir au vu de son état

- "Ils" ? Tu parles de Nash et Diana ?


Qui d'autres ? Si Terry fut durant un instant gagné par l'espoir de savoir que ses amis avaient survécus et étaient avec sa fille, sa raison lui soufflait que cela ne pouvait être eux. Nash n'aurait pas laissé sa fille venir seule, si c'était lui, il serait venu au lieu de rendez-vous avec elle, ou compte tenu de son état, à sa place. Sans compter que le peu qu'elle lui avait révélé sur ce qui lui était arrivé durant leur séparation laissait sous-entendre qu'elle était restée seule. Un raisonnement que la jeune femme s'empressa de lui confirmer visiblement tout aussi navrée que lui

- Je suis sur qu'ils vont bien

Terry était déçu de sa réponse, il ne pouvait le nier, il s'était attaché à ces personnes qu'il avait rencontré sur la route et que le destin lui avait fait croiser. Il aurait aimé retrouvé leur groupe, mais il avait déjà retrouvé sa fille et ça, c'était l'essentiel. Diana et Maia étaient surement avec Nash et il connaissait suffisamment son ami pour savoir qu'il ne laisserait rien leur arriver. S'il se contrefoutait du mari de Diana dont il n'avait pas trouvé la moindre trace, il y avait d'autres personnes qu'il avait malheureusement retrouvé. Leslie avait côtoyé ces personnes pendant un temps, ils n'étaient pas des inconnus pour elle, et si elle ignorait surement ce qui leur était arrivé, elle était en droit de savoir, après tout, elle n'était plus vraiment une enfant

- J'ai enterré... Jim, Olivia et Meg


Nul ne se réjouissait de la mort d'un être vivant, surtout quand on avait appris à les connaitre un tant soit peu. Ils appartenaient à leur groupe mais Terry n'avait pas particulièrement d'affinité avec eux, leurs morts ne le laissait pas insensible, car perdre des vies étaient toujours une tragédie, mais il n'en n'avait pas non plus été particulièrement affecté. Les choses auraient été différentes s'il s'était s'agit de personnes auxquels il tenait véritablement. Son bras passé sur les épaules de sa fille, il la serra un peu plus contre lui, conscient de la chance qu'il avait de l'avoir retrouvé saine et sauve, conscient qu'elle était la seule raison pour laquelle il se battait comme il se battait aujourd'hui.
Alors qu'ils marchaient d'un même pas, Leslie lui posa la question qu'il aurait préféré ne pas la voir lui poser, mais que pourtant il savait inévitable. Un grognement s'échappa de ses lèvres en guise de première réponse. Il ne comptait pas lui mentir ou lui dissimuler des choses, mais il n'aimait pas parler de ce qui s'était passé, préférant de loin se concentrer sur le présent et sur ce qui lui était arrivé à elle. L'index pointé vers le ciel, Terry leva la tête et observa ce que sa fille lui montrait. La lumière du soleil l'éblouissant, il dû d'abord plisser les yeux pour ne pas être ébloui avant d'apercevoir une plateforme, qui aurait pu paraître quelconque pour n'importe qui. Baissant la tête pour poser son regard sur sa fille, il comprit qu'il avait deviné juste avant même qu'elle ne parle, son sourire s'en chargeant pour elle. Quand la nuit tombait, et qu'ils avaient besoin de dormir, il lui avait apprit que dormir en hauteur dans les arbres, en s'y attachant pour ne pas tomber, les mettaient à l'abri des virulents ou de personnes mal attentionnées. Lui renvoyant son sourire il désigna la plateforme d'un signe de tête.

- Tu m'fais visiter ?


Grimpant dans l'arbre, il arriva rapidement sur la plateforme, suivit tout aussi énergiquement par Leslie qui n'avait rien à lui envier. Debout, Terry observa l'horizon qui s'étendait sous ses yeux, appréciant chaque nuance de couleur que leur offrait la nature et cette vue à couper le souffle. Après s'être perdu durant un instant dans cette contemplation silencieuse, il prit place sur le plancher et s'y asseya tout en ramenant ses genoux vers lui

- C'est toi qu'à fait ça ?
Demanda-t-il en tapotant le plancher de sa main avant d'enrouler ses genoux avec ses bras

Il écouta sa réponse tout en regardant entour de lui ce qui avait été durant un temps le refuge de sa fille, là où elle venait s'abriter en cas de danger ou pour se reposer. Conscient qu'il n'avait toujours pas répondu à sa question et qu'il était inutile de lui demander ce qui lui était arrivé jusqu'à présent tant qu'il n'en n'aurait rien fait lui-même, Terry lâcha un soupir et fixa ses pieds, sa main droite se refermant fermement sur sa main gauche pour éviter de se triturer nerveusement les doigts comme il avait l'habitude lorsqu'il n'était pas à l'aise

- J'ai éloigné du campement une parti des virulents, après les avoir éliminé j'ai fait demi-tour pour vous rejoindre. Sur la route j'ai découvert un précipice dans lequel s'écoulait un torrent assez violent, mais ce qui a attiré mon attention c'était un camion de ravitaillement qui était tombé en contrebas dans le ravin. Je me disais que s'il était plein ça valait le coup de revenir tous ensemble pour le récupérer ou du moins son chargement, tu vois ? Je réfléchissais au meilleur moyen d'y accéder lorsque des coups de feu ont résonné derrière moi. J'ai à peine eut le temps de me retourner que j'ai perdu l'équilibre et ch'uis tombé comme un con. Une chance pour moi que c'était de l'eau en bas, mais le torrent m'a entrainé sur plusieurs kilomètres. J'ai été retrouvé par une communauté qui m'a soigné. Ces gens vivent dans un quartier résidentiel sécurisé. Ils sont nombreux, de ce que j'en ai vu ils savent se battre et ne manquent de rien. Ils ont l'énergie solaire, ils cultivent des légumes, ils ont un médecin et ils savent se défendre. La femme qui dirige cette communauté est une ancienne casque bleu, elle sait ce qu'elle fait, et j'me dis que ça pourrait être bien comme endroit, pour toi. Tu pourrais y vivre aussi normalement qu'on le puisse aujourd'hui sans être obligé de rester sur les routes ou... percher dans les arbres,
fit-il en levant son regard amusé sur les branchages qui s'étendaient au-dessus d'eux. Qu'est-ce que t'en dis ?
 
 
 

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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   19.10.18 5:12

Quand mon papa me dit qu’il est là maintenant, je me blottis à nouveau dans ses bras. Que c’est bon de savoir qu’il est à nouveau là, près de moi et qu’il ne compte plus me quitter. Et dire que dans une monde “normal” , jamais nous n’aurions été aussi proche lui et moi. Jamais je n’aurais accepté autant de câlins et d’intrusion dans ma vie. Mais plus rien n’était comme avant. Maintenant, dans le nouveau monde, celui d’après l’apocalypse, il fallait pouvoir avancer. Et le seul moyen que je voyais c’était de s’accrocher aux gens qu’on chérissait. Moi, il ne m’en reste plus qu’un réellement, mon père ! Il était mon roc, il était mon but dans la vie, je voulais qu’on vive heureux tous les deux. Je ne dis pas qu’il sera toujours le seul, je dis juste qu’il est juste le plus important. Dans un sens les virulents avaient ça de bon, c’est qu’ils avaient rapprochés les gens.

Mais ce foutu virus, fallait qu’il vienne s’intégrer dans ce moment que je voulais parfait. Mon papa est inquiet, je le sens dans la voix et je le vois dans ses yeux, mais il ne devrait pas. Ce n’est rien de grave ! Et malgré la fièvre, j’ai pu venir le chercher, j’ai pu le retrouver et je vais pouvoir le ramener chez nous. Ce n’est pas une petit grippe qui va me tenir couchée dans un lit à l’agonie. Je suis bien plus forte que ça. Alors je lui dis « Dommage qu’il y ait pas tous les ingrédients pour faire le bouillon que maman me faisait quand j’étais malade. J’aurais bien été malade juste pour en avoir, tu t’en souviens ? » Je crois que j’aime encore me raccrocher à tous mes souvenirs d’elle, j’ai tellement peur de la perdre, de ne plus me souvenir de son image, de son odeur qui disparait déjà, de son rire qui me manque tant. Et j’aurais aussi besoin d’elle pour parler, pour pouvoir raconter mes futurs possibles peines de coeur. Vous voyez tout ce qu’une fille dit à sa mère en général. Elle me manque tant.

Je tousse deux trois fois, rien de bien grave, mais je tente de m’arrêter, de calmer cette quinte lorsqu’il me parle de Nash et Diana. Je secoue la tête négativement ! Puis je lui fais un petite moue triste, car je sais que lui, comme moi, on était devenu proche de ces deux là. Lui, avait enfin retrouver sa totale joie de vivre auprès de son ami Nash. Ils étaient comme deux meilleurs potes à toujours faire les quatre cent coups. J’avoue que je n’avais jamais vu mon père ainsi et ça me faisait énormément plaisir. Alors je me sens mal de lui dire que je ne sais pas ce qu’ils sont devenu. Je me mordille l’intérieur de la lèvre quelques secondes puis après une grande respiration « Non, je ne les ais jamais revu. Je croyais qu’ils étaient avec toi au départ ! » Puis d’un signe du menton, je lui montre la direction que nous devrons prendre et je rajoute « Je suis tombé sur un mec un peu plus jeune que moi, il y a trois jours. Je ne sais pas pourquoi je l’ai suivi, mais j’ai bien fait. Je vis maintenant dans l'hôpital, ou plutôt ce qu’il en reste. Ils sont plusieurs, ils ont des lits, de quoi manger, se laver, tout ce dont on a besoin. Et c’est bien verrouillé, on ne risque rien là bas ! » Je ne sais pas si on y restera longtemps, mais le temps de nos retrouvailles et de se poser un peu, ça sera parfait pour moi. Je ne sais pas si un jour, mon père voudra bien se poser. Peut être si il rencontre une femme qui lui plait, mais je n’en vois aucune qui pourrait avoir grâce à ses yeux là bas. Ni aux miens. Aucune n’est assez bien pour mon papa ! « J’espère ! » que dire de plus ? Ils méritent d’aller bien, d’avoir aussi trouver une communauté et d’être heureux !  Quand j’apprends toutes ces personnes qu’il a enterrées, toutes ces personnes qu’on avait appris à connaitre, à apprécier. Je ne dis rien, je regarde mes pieds un instant, puis je me serre contre lui et je pense juste au fait que moi, je l’ai retrouvé. C’est peut être égoïste, mais c’est tout ce qui m’importe pour le moment.

Je lui posais la question fatidique et son grognement en guise de réponse, me donnait le ton. Il ne veut pas en parler. Je soupirais alors mais je ne dis rien sur ce sujet, préférant passer au prochaine et le laisser parler, le jour où il le voudrait, même si je dois bien avouer que ça me faisait chier. J’ai besoin de savoir ! En vérité une fois le bonheur de l’avoir à mes côtés passé, je risque bien de le harceler de questions. Enfin si il ne m’a pas répondu d’ici là. En attendant, je lui montre ma cachette. Pendant ces jours où j’étais seule. Quand il repose son regard sur moi, je peux y lire l’amusement et surtout la fierté. On est bien vite tous les deux monter. C’est un peu exigu pour deux personnes mais ce n’est pas grave, je suis trop contente de lui montrer ma trouvaille. A sa question, je fais un signe négatif de la tête et je réponds « Je l’ai trouvé en arrivant ici, il servait sûrement à observer la nature. Quand il n’y a pas un bruit, on voit souvent des petits animaux et des oiseaux avec d’étranges couleurs se déplacer en bas. J’aimais bien cet endroit, je pouvais voir sans être vue, j’ai eu de la chance de tomber sur cette plateforme. » J’avais des frissons, j’avais froid, surement la fièvre, mais je faisais attention à ce que mon père n’en prenne pas conscience, je voulais absolument qu’il ne remarque rien et que tout passe crème. Hors de question de gâcher ce moment ci ! Puis je lui dis fièrement en montrant mon arbalète « Tu vois, je l’ai toujours. Et je me suis améliorée ! » J’étais fière de pouvoir lui montrer que ses cours avaient porter leurs fruits.

J’écoutais mon père attentivement. Je ne le coupais pas, je savais pertinemment qu’il n’aimait pas raconter des choses pareilles, alors je ne relevais rien. J’étais juste contente qu’il aille bien maintenant. Et puis, je remercierai jamais assez le ciel, ce Dieu auquel je ne crois plus et ces habitants mystères de l’avoir sauver. Il est prêt de moi et en un seul morceau, mais quand il me demanda ce que j’en pensais, je le regardais droit dans les yeux et je lui demande « Et toi ? Moi, tu sais, là-bas, ici, ailleurs, je m’en fous. On est à deux, c’est le plus important. Et puis, le monde normal, c’est ça maintenant. Tu pourrais rester enfermer dans une communauté, toi ? Dans un semblant de vie normale pour moi ? » Parce que la vérité était là. Je pouvais encore avoir des réactions débiles d’adolescente quand je m’y mettais, ça m’arrivait même plus souvent que prévu, mais la vérité est que j’avais muri. Je pouvais quand même réfléchir par moi même, je pouvais savoir ce qui était bon ou mauvais, même si je n’en prend pas toujours conscience assez vite et je connais assez bien mon père pour savoir qu’il n’aimera jamais vivre enfermé.
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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   03.11.18 13:03

Retrouvailles
  Père et fille

 

Rien n'aurait pu gâcher la félicité de ces retrouvailles avec sa fille, qu'il refusait d'imaginer perdue à jamais. Il s'était battu pour la retrouver, et grâce à sa précieuse aide, il y était parvenue. Elle était sa raison de vivre, sans elle, il n'était pas certain qu'il continuerait à se battre comme il le faisait aujourd'hui pour préserver son existence, ou peut-être pas avec la même ferveur. Il ne lui en fallait pas plus pour être heureux et comblé si ce n'était d'être à ses côtés pour veiller sur la chaire de sa chaire, s'assurer qu'elle allait bien et la protéger. Elle avait beau être une jeune femme tenace et débrouillarde, elle resterait à jamais sa petite fille quoi qu'il arrive et pour laquelle il s'inquiéterait toujours, comme en cet instant depuis qu'il avait compris qu'elle était souffrante. De toute évidence, Leslie avait choppé une mauvaise grippe qu'il mettait sur le compte d'une intense fatigue et de la malnutrition  
Terrence ne s'inquiétait pas outre mesure pour le moment, bien que le manque de médicaments et de soins, compte tenu des circonstances actuelles, pouvaient transformer une simple grippe en quelque chose de bien plus redoutable, mais pour l'heure, Terry avait choisit de ne pas s'angoisser inutilement car malgré la fièvre qui s'était visiblement emparée d'elle, Leslie semblait plutôt bien se porter. Il se promis néanmoins de garder un oeil vigilent sur ses symptômes. L'évocation du bouillon que sa mère lui préparait à chaque fois qu'elle était malade l'extirpa de ses réflexions internes et lui tira un sourire triste.

- Bien sur que j'm'en souviens,
lui répondit-il en effleurant sa joue. Il est pas bien difficile à faire, si on trouve s'qui faut, j't'en préparais un

Terrence n'avait jamais cru aux vertus thérapeutique de ce bouillon au contraire de sa fille ou de sa mère mais il n'en n'avait jamais rien dit, après tout, cela ne pouvait pas lui faire de mal, et cela avait quelque chose de réconfortant pour elle. Il avait remarqué que Leslie évoquait souvent sa mère depuis ce qui paraissait être l'apocalypse et il réalisait à quel point elle lui manquait. Peut-être que son absence s'en ressentait plus dans ce genre de moment ou bien était-ce qu'elle lui avait toujours terriblement manqué et qu'il n'en prenait conscience que maintenant. Qu'elle lui manque n'était en soi pas une surprise, après tout sa mère lui avait été arraché bien trop jeune, mais il avait cru que le temps avait fini par faire son oeuvre et que son absence était plus facile à supporter mais il se trompait, plus le temps passait et plus il avait la sensation qu'elle lui manquait.
Alors qu'ils reprenaient la route, la jeune femme lui raconta comment elle était parvenue à trouver ce nouveau refuge. Si durant un instant, il avait voulu croire que Nash et Diana étaient avec elle, la jeune fille le détrompa bien vite sans chercher à cacher la peine et l'embarras qu'elle éprouvait à lui révéler cette vérité qui les peinait tous les deux, car tous deux avaient eut le temps de s'attacher à leur compagnon de route. Malheureusement, c'était désormais ça leur réalité. Sur les routes, ils étaient tous vulnérables et lorsque l'on se retrouvait dispersé dans la nature comme ce fut le cas pour eux, il fallait accepter que les probabilités qu'ils se retrouvent soit quasi nulle, et le concernant, il avait retrouvé la seule personne qui lui importait réellement. Passant sa main autour de ses épaules pour l'attirer vers lui, dans un geste réconfortant, il l'écouta lui parler de ce garçon qu'elle avait rencontré et qui l'avait conduit dans ce refuge qu'était devenu l'hôpital. Découvrir qu'ils s'étaient posés là-bas lui fit penser à un sourire en particulier, à une femme qu'il avait secouru et qui avait élu domicile avec son groupe dans un hôtel qui se trouvait à quelques rues de là. S'y trouvait-elle toujours ? Avait-elle survécu ? Il l'espérait sincèrement, peut-être y ferait-il un crochet...
Il ne pouvait en tout cas que saluer l'initiative de ceux qui avaient choisit d'investir l'hôpital puisqu'ils avaient ainsi à dispositions des lits, mieux encore, des chambres individuelles, un parking, très probablement des réserves de nourriture, mais surtout, et ce qui l'intéressait dans le cas présent des médicaments ainsi que quelques membres du personnel médical qui allait avec, du moins, il l'espérait.

De là où ils se trouvaient, ils pouvaient observer les abords de la ville de Kelowna sans pour autant parvenir à apercevoir l'hôpital, néanmoins, ils pouvaient le deviner. Approuvant d'un signe de tête sa suggestion quand au fait que cette plateforme existait bien avant l'apocalypse, il observa les alentours sans se lasser une seule seconde du paysage qui s'offrait à sa vue. Ici, loin de tout, niché dans cet écrin de verdure, tout paraissait si paisible et silencieux, exactement le genre d'endroit qu'il affectionnait et qui avait le don de l'apaiser, où l'on ne faisait qu'un avec la nature qui nous entourait...  Un large sourire fendit son visage en l'entendant claironner son amélioration quand au maniement de son arbalète. A vrai dire, il n'en doutait pas un seul instant, après tout elle était sa fille.  
A son tour, et bien qu'à choisir il aurait préféré ne pas en parler, il lui raconta brièvement, sans entrer dans les détails, ce qui lui était arrivé depuis l'attaque du campement par les virulents. Il lui parla des coups de feu, de sa chute dans les rapides, d'Highgate et de ses habitants, de l'aide qu'ils lui avaient apporté, et de tout ce que cette communauté avait à leur offrir. En la retrouvant, il ignorait qu'elle-même avait trouvé refuge auprès d'une communauté qui paraissait bien établit et qui s'était suffisamment soucié d'elle pour s'inquiéter de la voir sortir alors qu'elle n'était pas au meilleur de sa forme. Quand il lui demanda ce qu'elle en pensait, si la vie paisible qu'avait à offrir la communauté  d'Highgate l'intéressait, il eut la surprise de la voir lui retourner la question.
En doutait-elle ? N'avait-elle pas encore comprit qu'il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour lui apporter le meilleur avenir possible ? Est-ce que ça lui plairait de vivre un semblant de vie normale ? De rester cloitré derrière les hauts murs d'une communauté ? Pas vraiment, mais ce n'était pas ce qu'on lui demandait et sommes toute, ce n'était pas ainsi qu'il réfléchissait. Il était indéniable que lorsque l'on avait vécu aussi longtemps qu'eux, à l'extérieur parmi les morts, tout ce qui symbolisait le confort et la sécurité, était déroutant. Se fondre parmi toutes ces personnes qui semblaient faire comme si le monde extérieur n'existait pas et qui menaient leur petite vie tranquille était perturbant, mais après tout, intégrer une communauté ne signifiait pas être en prison, rien ne l'empêcherait de sortir quand il en éprouverait le besoin, tout comme il n'était pas obligé de se socialiser avec les autres, du moment que Leslie avait un toit, de quoi manger et n'était plus toute seule... lui, il s'adapterait déjà

- C'que j'sais, c'est qu'on peut plus continuer à vivre comme ça. Il faut qu'on se pose, et qu'on intègre une communauté parce qu'on ne peut plus vivre seuls, si on s'obstine à prendre cette direction, on court à notre perte. Que ce soit ici où là-bas n'a guère plus d'importance pour moi que pour toi, dès l'instant où l'on partage les mêmes valeurs que ces personnes et qu'ils ne nous affaiblissent pas.


Car soyons honnête, Terry ne voulait pas que Leslie s'affaiblisse, bien au contraire. Pour commencer, s'entourer était très important. Vivre au sein d'une communauté, c'était pouvoir compter les uns sur les autres et pour que cela soit viable, il était nécessaire qu'ils partagent tous les mêmes valeurs. Cependant, il ne pouvait imaginer qu'il puisse exister au jour d'aujourd'hui, et ce, même si cela en donnait l'illusion, un lieu qui puisse les protéger définitivement de la moindre menace. Peut-être était-il trop méfiant, mais il restait convaincu qu'ils devaient garder leurs réflexes, rester paré à toute éventualité, au moindre coup du sort. Se poser ne devait surtout pas les endormir et c'était malheureusement ce qui se produisait généralement lorsque l'on se croyait en sécurité.

-Vu que nous sommes plus proches de l'hôpital que de Highgate essayons de voir ce que ça donne là-bas et puis, les gens qui y vivent semblent déjà tenir suffisamment à toi pour veiller sur toi, je t'avoue que ça me donne très envie de faire leur connaissance. On y va ?  

Il était plus que temps de rentrer, le soleil déclinait lentement, et le froid mordant ne leur permettait pas de végéter en hauteur plus longtemps, surtout au vu de l'état dans lequel se trouvait sa fille
Que Leslie parvienne à s'entourer avait de l'importance à ses yeux, et de toute évidence, même si elle semblait jouer la carte de l'indifférence, elle semblait s'être fait une place dans cette communauté qui l'avait recueillit et semblait se soucier d'elle. Outre le fait que Highgate était actuellement beaucoup trop loin d'eux présentement, le fait qu'ils se rendent dans un hôpital alors que Leslie avait choppé la grippe jouait aussi énormément dans son choix. Elle avait beau tenter de faire bonne figure, il connaissait suffisamment sa fille pour savoir quand elle allait bien, ou non. Il avait bien en sa possession de quoi faire tomber sa fièvre mais la pharmacie de l'hôpital, serait surement plus adéquate, tant pour elle que pour lui, qui n'avait pas changé son bandage depuis son départ de la communauté malgré les consignes d'Eddie.
Tendant les bras pour accueillir sa fille qui se laissa glisser le long du tronc avant de sauter sur le sol, tous deux se remirent en route en direction de l'hôpital.

- Alors, parles-moi de ce garçon qui t'a ramené à l'hôpital, comment il s'appelle ? Tu m'as dit qu'il était plus jeune que toi, de beaucoup ? Lui demanda-t-il curieux.

Avaient-ils un ou deux ans d'écart ou plus ? Terrence était assez curieux de faire la connaissance de celui qui avait ramené sa fille auprès des siens, d'ailleurs combien étaient-ils ?

- Ils sont nombreux ? Parles-moi d'eux, comment, ils s'appellent ? Les personnes avec qui tu t'entends le mieux,... D'ailleurs, comment ils s'organisent là-bas ? Est-ce qu'ils savent se défendre ? Est-ce qu'ils ont des armes ? Racontes-moi


 

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Sac à dos


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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   Hier à 16:15

Ma maman m’a toujours manquée, du jour de son décès jusqu’à aujourd’hui. Ma maman était mon modèle, l’épaule sur laquelle je pleurais, l’oreille attentive qui m’écoutait, qui me conseillait et m’aidait à devenir peu à peu une petite fille avec des valeurs, des rêves et une force mentale à toutes épreuves. J’aurais aimé pouvoir l’avoir toujours à mes… A nos côtés ! J’ai heureusement toujours mon papa à mes côtés, lui, c’est la force brute, je pourrai toujours compter sur lui, il me protège de tout, il m’apprend à survivre, à tirer à l’arbalète, mais jamais je n’oserai lui dire à quel point je me sens seule. Même entourée d’une foule immense, je me sens toute seule ! J’ai toujours imaginé ma vie parfaite, vous savez comme dans les films, un premier amour, les premiers émois, les premières peines de coeur, des virées en voiture avec mes meilleures amies, une année sabbatique puis l’université et ses premières bêtises. Et aujourd’hui, je me perds bien trop souvent à me demander où je vais dormir, si je vais enfin réussir à dormir d’un sommeil du juste ou à nouveau d’un seul oeil comme toujours. Je ne fais même plus attention à mon physique, même si je n’ai jamais été la petite poupée maquillée et super bien coiffée, j’aimais tout de même être habillée à la mode et ne pas trop détonner au milieu de ma classe. Je ne sais pas, je me demande quelquefois si un jour je vivrai quelque chose de plus palpitant que de tuer un virulent qui veut me mordre. A qui je pourrais parler de tout ça maintenant. Même si je suis toute heureuse d’avoir enfin retrouvé l’homme de ma vie, mon papa, je sais qu’il ne comprendra pas. Il ne saura pas quoi dire, car je sais très bien que pour lui, ce ne serait que des futilités d’adolescente. Alors oui, je ne suis peut être pas encore totalement une adolescente à proprement dit, mais c’est ça qui fait que tout semble insurmontable pour moi. Enfin c’est ce que je me dis !

Mais là, je parle juste du bouillon que faisait maman, parce que je suis tellement heureuse, que je ne veux me rappeler que de bons souvenirs. Je ne veux qu’une seule et unique chose, c’est que malgré ce virus, nous gardions notre sourire tous les deux sur les lèvres.  Tous ces bons souvenirs que nous avons partagé. Avec elle ! Je reste par contre, proche de lui, dans ses bras, je ne veux pas le quitter, pas aujourd’hui. Alors on a, comme ça, continué à avancer. Nous avons parlé de Nash, de Diana, du groupe, des morts qu’il a du entouré, de ce que j’ai vécu, de mon périple, de tout. Sa voix, son rire m’avaient tellement manqué. Dans l’ancien monde, celui avant l’apocalypse, jamais je n’aurais pensé avoir autant besoin de lui. C’est bizarre comme on remarque plus vite les choses quand on est dépaysé et privé de tous nos repaires. Mais quand on arrive au sujet de discussion de ces quatre murs où il aurait voulu me voir pour être en sécurité, me demandant si ça me plairait, je ne savais que lui répondre, j’aurais aimé avoir la réponse qu’il attendait, alors je lui aie retourner ! Et là, il me dit ce qu’il en pense, sincèrement. Je souffle un peu, je ne sais pas, j’étais bien moi seule avec lui. Je le regarde alors dans les yeux, cherchant à savoir si ma réponse va lui plaire et je finis par lui dire « Mais on va s’affaiblir justement si on se pose. Papa, j’ai pas besoin d’une communauté, j’ai pas besoin qu’on s’enferme pour être heureuse. Je sais pas j’aimais notre vie avant, j’aimais être toujours sur la route, avec d’autres oui, mais je ne sais pas si j’aimerai rester enfermée toujours avec les mêmes personnes, sans possibilités de faire de nouvelles rencontres, sans pouvoir être utile autrement qu’en donnant un coup de main aux cuisines ! » Oui, c’est un peu comme ça que je voyais la vie à présent. J’avais l’impression que c’est ce qu’il veut entendre et c’est en même temps ce que moi je vois. Etre entre quatre murs n’est que se voiler la face. Notre monde il est ici maintenant à l’extérieur non ? Je suis perdue et j’ai mal à la tête. Alors il a raison, repartons vers l’hôpital vu qu’on est le plus proche de cet endroit là ! Tant qu’on est tous les deux ! Alors je lève les épaules pour lui dire que je suis d’accord. Je ne sais pas ce que je veux, je change d’humeur comme de chaussettes pour le moment ! Je suis un peu perdue et déboussolée et en même temps, je sais que le plus important est là, nous deux ! Ok, j’aime bien les gens là bas, je les apprécie fortement, mais je sais que mon papa sera surement bien trop mal de toujours devoir rester dans un même endroit. Je ne sais plus quoi dire, on y va et on verra !

Et là, il veut tout savoir, qui est le garçon qui m’a ramenée vers ce lieu sécurité qui sont les personnes avec qui je m’entends le mieux là-bas, tout ça ! Je fais mine de réfléchir quelques minutes puis je dis les yeux vers l’horizon alors que je le guide vers la communauté… « Il s’appelle Enzo et il a quelque chose comme 14.. Peut être 15 ans ! Euh sinon je ne sais pas, il y a Elijah, même si il va surement m’en vouloir d’être parti. Je l’aime bien, c’est quelqu’un de bien, de gentil. Il est malade aussi papa, plus que moi ! » Puis je réfléchis et je finis par dire, me rappelant en souriant de Laszlo « Et puis y a Laszlo, j’aime bien qu’il me parle sans me prendre pour une gamine attardée qui comprend rien. Il est sympa et même si il est beaucoup plus vieux, presque ton âge, il me parle souvent de tout et de rien ! Et y a Jon que j’aimerais approché, il fait des recherches sur les virulents, j’aimerais vraiment savoir ce qu’il en sait ! » J ‘ai un grand sourire quand je dis ça, parce que sincèrement, ces deux là, sont géniaux, même si le dernier je ne lui aie pas encore parlé personnellement, juste des on dit et je l’ai croisé dans les couloirs ! « Et toi, raconte moi toutes les personnes que tu as rencontrées ? Une femme qui t’a tapé dans l’oeil ? » Oui avant je n’aurais rien osé dire, mais qui ne tente pas n’a rien, alors je tente de savoir ! Amusée déjà d’imaginer sa tête avant de la voir !
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MessageSujet: Re: Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )   

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Nous contre le reste du monde ( pv Terrence ♥ )
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