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 The Alpha | ALEKSANDR

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Laszlo Adler

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Sac à dos


▫ Ancien métier : Psychiatre
▫ Occupation : Il voyage aux côtés d'Aleksandr et est la force douce de la Meute.
▫ Statut civil : Célibataire
▫ Lieu de naissance : À Valence, en Espagne. Mais il a grandit à Berlin, en Allemagne.



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Sac à dos
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MessageSujet: The Alpha | ALEKSANDR   24.08.18 16:17


Laszlo était scotché sur place. Une main contre le tronc d’un gros arbre, il observait la scène qui se passait de l’autre côté de celui-ci. Il n’était pas dans la forêt, comme il s’en contentait souvent, mais plutôt dans un quartier résidentiel très vert. Il se tenait présentement dans la cours arrière d’une maison familiale qui fut sûrement charmante quand elle était encore habitée. Maintenant, la plupart des fenêtres étaient barricadées, les vitres cassées laissant des souvenirs tranchants au sol et le gazon allait bientôt se transformer en forêt vierge. Mais ce n’était pas l’aesthétique générale qui attirait l’attention de Laszlo immédiatement. C’était plutôt l’homme entouré d’une dizaine d’infectés… et s’il ne bougeait pas de son poste d’observation, c’est parce qu’il le reconnaissait très bien et que rien que le voir là l’inquiétait davantage que voir tous ces infectés. Laszlo était doué pour comprendre les gens. Il avait aussi beaucoup d’instinct… et son instinct lui hurlait que cet homme-là était de ceux qu’il fallait éviter.

Il avait été dans une situation similaire il y avait quelques jours, peut-être trois ou quatre. Des infectés l’avaient entourés. Quatre, dans son cas. C’était déjà beaucoup pour le combattant qu’il était Laszlo était vif et souple. Sa petite taille aidait à ce genre de talent. Mais, il manquait de force et ne s’était mis au combat que depuis le début de l’infection. Il avait encore beaucoup à apprendre… Contre des infectés, même si le danger était bel et bien présent, au moins il ne se battait pas contre des créatures intelligentes. Mais contre un homme ? Celui-là l’avait vu se battre, ses deux poignards en main, comblant ses lacunes par des forces qui n’auraient probablement aucun effet sur le spectateur que l’autre avait été à cet instant. Quand ça avait été terminé et qu’un Laszlo épuisé et un brin effrayé avait vu le grand homme à la silhouette carrée le regarder, il avait faillit lui crier un « merci » très sarcastique. Le mot s’était étranglé dans sa gorge…

Et voilà que la situation était inversée. Mais cette fois, plus du double d’infectés avaient coincés l’étranger contre cette petite maison qui avait connu des jours meilleurs. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il se défendait rudement bien… Laszlo avait l’impression de voir se dresser devant lui un ours et il n’aurait même pas été surpris de voir les infectés prendre leurs jambes à leur cou pour se sauver. Sauf que l’ours était un peu submergé… et alors qu’il donne le cou fatal à l’avant-dernier infecté encore debout, le dernier est sur le point d’attaquer de dos. Laszlo, qui s’était discrètement approché, lui plante un de ses poignards dans le crâne. Aussitôt, son regard rencontre celui de l’homme. Il retire l’arme blanche de sa cible, puis fait un bond sur le côté, histoire de se soustraire à une potentielle attaque avant de ne serait-ce que la voir arriver. On n’est jamais trop prudent avec ce genre de force de la nature…

L’Allemand longe doucement le mur, reculant encore de quelques pas, ses semelles faisant craquer le verre d’une fenêtre. Son regard brun accroche celui de l’autre homme. Des billes bien bleues. Du moins, à première vue. Mais il y a quelque chose qui détonne dans cet océan saphir. Du brun mange une partie de ce bleu dans un des iris. De toute évidence, cet homme n’était pas comme les autres à bien des égards…

« Un peu d’entraide ne fait de tort à personne… », murmure Laszlo, un brin de reproche dans sa voix douce, peut-être bien. Mais il n’était pas fou au point de carrément en faire prendre pour son grade à cet homme-là. Alors ça en resterait là. Il s’était probablement déjà mis dans la merde en s’approchant autant. Il aurait dû le laisser se débrouiller tout seul. « Tu fais partie des Protecteurs ? »

Oui, même si pour le moment la Lyssa Squad était inconnue des autres, eux avaient réussi à glaner des informations. Laszlo se faisait passer pour un solitaire. Ça suffisait habituellement. Et ce type avait carrément le profil des Protecteurs. Si ce n’est… Il fronce doucement les sourcils.

« Non. Tu n’en es pas. », convient-il soudainement. C’était évident. Pour la plupart des gens, il aurait été parfait dans ce groupe, mais c’était impossible. « Je sais que tu n’es pas le leader du groupe. Et tu ne pourrais pas être quelque chose d’autre que l’alpha. »

C’était tellement clair. Tout dans l’attitude de ce type hurlait « alpha ». Dieu merci, Laszlo ne pensait pas être une menace à ce niveau. Il n’avait clairement rien d’alpha lui-même, il en était conscient. Et cette fois, il s’en félicitait bien !

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Aleksandr Zvorykine

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   29.08.18 2:49

Alex était acculé. Il le savait au fond de lui mais son entêtement était tel qu’il n’était pas question de reculer « maintenant ». Il y avait quelques vivres à récupérer là et ce genre de denrées se faisant rares, le russe n’avait pas la moindre intention d’y renoncer aussi facilement. Il avait les muscles brûlant à force de fatigue et de bataille mais lorsqu’il s’agissait d’avoir de la ressource, il semblait parfois en avoir une quantité inépuisable. Ce n’était évidemment pas le cas… Et un beau jour, sa trop grande confiance en ses propres capacités allait lui causer du tort…

Ça aurait pu être aujourd’hui… Parce que même s’il avait la rage de vaincre et qu’il était presque au bout de ses assaillants, une petite dizaine à vue de nez, Alex n’était pas parfait et pas capable de tuer un adversaire qui lui arrivait dans le dos lorsqu’il s’occupait déjà d’un qui était en face. Alors la providence avait dû faire quelque chose pour lui, comme mettre sur son chemin un homme qu’il avait déjà croisé plus tôt dans la semaine…

Lors de leur première rencontre, les situations avaient été inversées. C’était ce type-là qui se battait. Contre moins de cible toutefois. Alex s’était contenté de jouer les spectateurs, près à ramasser sur le cadavre de l’homme les armes qu’il lui avait vu à ce moment-là. Mais il en était revenu. Il s’était bien battu malgré sa silhouette qui n’en laissait rien présager et au final il l’avait même emporté sur les créatures.

Ils ne s’étaient pas parlé ce jour-là. Chacun avait tourné les talons, lui avec une légère déception peut être mais se sachant pas à plaindre au niveau du contenu de son sac malgré tout. Et voilà qu’il lui parlait d’entre-aide aujourd’hui. Alors qu’une chose soit claire :

« Je ne t’ai rien demandé, si tu t’attends à ce que je te sois redevable. »

Il ne lui devait rien du tout. C’est sûr qu’objectivement son intervention avait été salutaire… Il ne pouvait pas le nier directement ! Mais l’admettre à cet inconnu ? En tout cas il avait un accent qu’Alex remettait bien et pour cause : il faisait partit de ses voisins, au pays. Un allemand donc. Ils étaient bien loin de chez eux… Mais l’autre avait un accent beaucoup moins prononcé que le sien. Pas que ce soit difficile évidemment… Mais il faisait nettement un effort de prononciation qu’Alex ne ferait pas.

« Des quoi ? »

Aleksandr avait presque grimacé à cette histoire de protecteur. Est-ce qu’il avait vraiment l’air d’une baby-sitter ? De toute évidence la réponse s’imposait d’elle-même et ce type a le mérite de le comprendre très rapidement… Il parvient même, en si peu de temps, à deviner quelque chose qui pouvait sembler évident sur lui… Mais qui l’était rarement en 3 mots échangés et deux regards, on s’entend.

« Et toi tu es quoi ? »

Un béta, dans ce cas ? Un suiveur dans un groupe quelconque qui avait trouvé sa place ici ?

« Tu ne vas pas pleurer parce que je ne t’ai pas aidé la dernière fois quand même ? »

Alex a un sourire un peu moqueur qui ressemblait plutôt à quelque chose d’un peu carnassier. Juste pour voir il fait un pas vif en direction de l’allemand, juste pour lui flanquer un peu la frousse.

« Pas de panique… J’ai déjà mangé. »

Non il n’était pas carnassier à ce point hein ! Il n’allait pas bouffer de l’humain, il valait mieux que les infectés ! Mais c’était pour rebondir à cette histoire d’alpha…

« De toute façon tu es vivant. »

Et il hausse les épaules, comme si ce détail était, à cet instant précis, parfaitement négligeable. Ceci étant dit, puisqu’il avait quelqu’un sous la main appartenant à un groupe, Alex se renseigne :

« Tu as déjà croisé un russe ? Pavel. »

Il n’avait pas encore mis la main sur son fils depuis qu’il était arrivé. Ca restait un objectif… Il ne croirait à sa mort que lorsqu’il verra son cadavre. Alex n’attend pas vraiment la réponse pour se rapprocher à nouveau de la maison qu’il visait au départ, donnant un bon coup de pied dans la porte défoutue pour l’ouvrir en grand.

« Si t’as peur reste dehors… »

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   04.09.18 23:28


Laszlo n’est pas surpris par l’accueil que lui fait l’homme. C’était typiquement le genre de personne à mettre rapidement les points sur les i, n’est-ce pas ? Il ne s’en émeut guère, mais secoue quand même doucement la tête de gauche à droite pour manifester ses intentions. Non, il ne comptait pas lui demander quoi que ce soit. Il n’était pas cinglé à ce point et tenait bien trop à la vie. Par contre, à propos des Protecteurs, il a un regard songeur pour Aleksandr.

« Depuis combien de temps es-tu à Kelowna ? », demande-t-il, sa voix douce prenant quelques teintes de curiosité indisciplinée. « Les Protecteurs sont un groupe organisé qui a pris l’aéroport comme QG. Ce sont des extrémistes qui prétendent vouloir protéger la ville, mais ils veulent réellement juste lui mettre le grappin dessus. À la tête du groupe, il y a un homme qui a tous les pouvoirs et tous doivent faire selon sa volonté. Je n’en connais que les grandes lignes. Je ne m’y frotte pas. Je préfère qu’ils ignorent mon existence. »

Quant à ce que lui-même était, Laszlo hausse doucement les épaules, s’assurant toujours de prudemment épier chaque fait et geste de son vis-à-vis. Il n’était pas face à un interlocuteur lambda et il le savait. Cet homme était pile de ceux qu’il évitait comme la peste.

« Moi ? Je ne suis pas un leader et ça me convient très bien. Mais, je ne suis pas les gens aveuglément non plus. On n’est pas leader parce qu’on dit l’être. Ma fidélité se mérite… », murmure lentement Laszlo, son regard ancré dans celui d’un si joli bleu lagon de l’autre homme. Quant à pleurer, il répond très sérieusement : « Je n’ai pas la larme facile. »

Mais soudainement, ce qu’il craignait se produit… presque. Laszlo a un bond souple vers l’arrière, relevant un de ses poignards sans attaquer pour autant, conscient qu’il ne gagnerait pas un match contre cet adversaire-là. Heureusement, ce n’est pas le goût du sang qui guide le Russe. C’est apparemment celui de faire peur… Ça avait fonctionner. Si ça ne prenait que ça pour lui faire plaisir, Laszlo ne s’en défendrait pas. Il avait de la fierté mais elle fonctionnait différemment de celle de la plupart des hommes.

« Mais tu es le genre d’homme qui n’arrive jamais vraiment à satisfaire sa faim. », fait remarquer Laszlo. Il avait tout du loup, malgré ses airs d’ours. Que d’animaux dangereux en un seul homme… Le regard de Laszlo, légèrement agrandit par la peur, ne décroche pas du beau visage. De sévère, il était passé à amusé. Ça ne devait pas être donné à beaucoup d’arracher un sourire à cet homme-là, tout aussi carnassier soit-il. Il pouvait au moins compter ça à son actif. « Bien sûr. Je suis vivant. Et toi aussi, même si tu as faillit y passer. Pourquoi être resté ? Tu avais une porte de sortie… »

Ça, c’était quelque chose que le psychiatre en lui ne pouvait comprendre sans que l’autre y apporte quelques éclaircissements. Bref, la tension tombe. Dieu merci. Il rabaisse lentement son poignard à la question qui lui est posée, mais doit secouer négativement la tête.

« Non. Je n’ai croisé aucun Russe. Tu es le premier. C'est quelqu'un d'important ? De ta famille ? », convient finalement Laszlo. Il reste sur place, mais sa tête tourne légèrement pour suivre les mouvements de l’homme qui va… défoncer une porte. Avec fracas. Merveilleux. « Le bruit les attire. »

Au cas où, hein… Mais dans un soupir, le petit Allemand avance vers la maison. Oh oui, il était encore en train de peser le pour et le contre. C’était de la folie… mais pourtant, il entre. Quelque chose chez cet homme-là l’attirait, un peu comme un aimant le faisait au métal. Il enjambe les quelques morceaux de porte qui étaient tombés de celle-ci, le reste pendant lamentablement sur un de ses gonds.

« Je m’appelle Laszlo Adler. », se présente finalement l’Allemand, son regard posé sur la nuque de l’homme qui le précédait. Il n’avait vraiment peur de rien, à lui tourner le dos ainsi. Et en même temps, quelque chose lui disait que même en essayant de le prendre par surprise, il n’arriverait probablement au mieux qu’à l’égratigner avant d’avoir la nuque brisée. Quelle joyeuse perspective. Perdu dans ses pensées, Laszlo ne réalise qu’à retardement que l’autre homme s’est arrêté de marcher. Il lui fonce dedans… et prévoyant déjà un quelconque éclat de colère, l’Allemand relève vivement la tête vers l’étranger, déclarant dans un russe académiquement parfait teinté de son accent allemand : « Est-ce que tu préfères parler russe ? »

Il comptait gagner des points. Tout de suite. Pas quand il serait trop tard… Alors aussi bien commencer maintenant.

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   09.09.18 9:42

« Je viens d’arriver. »

Ça il pouvait bien le lui dire… Et de toute façon, pour peu que l’autre traîne dans le coin régulièrement comme il en avait l’air, il allait très vite s’en apercevoir (si ce n’était pas déjà le cas !). S’en suivent donc des explications à propos du groupe de l’aéroport… Et Alex note, même s’il n’en a peut être pas complètement l’air. Pour le moment il ne connaissait pas assez les lieux pour aller bêtement chercher la petite bête à un groupe aussi déterminer… Mais qui sait ?

La suite fait rire le russe, que ce soit à propos du tempérament de l’allemand ou à propos des larmes qu’on ne lui tirait pas aussi facilement. Un rire un brin lupin, pas vraiment sympathique et pourtant dénué de mauvaises pensées pour le coup. Mais Alex ne respirait pas forcément « l’homme de bien », il en avait conscience et ne cherchait pas à se défaire de cette image de toute façon.

Devant son geste agressif l’homme réagit au quart de tour, s’éloignant d’un bond comme un chat à qui on aurait jeté un saut d’eau froide ! Le voilà qu’il ressort ces armes qu’il lui avait déjà vu la dernière fois. Il savait s’en servir… Peut être pas comme un vétéran mais ça suffisait. Sauf qu’Alex ne cherchait de toute façon pas à lui rentrer dans le lard. Ça aurait pu être sympa de lui piquer ses affaires mais malgré ce qu’il avait dit : il n’allait pas s’en prendre si vite à un homme qui lui avait prêté main forte ! Quant à sa faim :

« Pourquoi revoir mon appétit à la baisse alors que c’est le reste du monde qui n’a pas le niveau ? »

C’était peut être un peu prétentieux mais dans une certaine mesure ça ne faisait donc que lui ressembler. Il tique d’ailleurs alors que l’autre lui rappel trop vite qu’il avait faillit y passer, se demandant si c’était une mode (pas assez) subtile de lui rappeler qu’il lui était justement venu en aide. Ça fait brièvement grogner Alex qui, pour répondre à la question qui suit, hausse simplement les épaules d’abord.

« Je n’allais pas reculer devant eux. »

Il était téméraire. Trop. Un jour ça aurait sûrement raison de sa carcasse… Mais en attendant c’était lui qui menait la danse… Quant à Pavel… Alex ignore la question. Il n’avait pas envie que les potentiels ennemis qu’il se ferait cherche à lui nuire par l’intermédiaire de son fils. La réponse de l’homme lui suffisait. Il ne la remettait pas en question… Peut être qu’il aurait dû mais les probabilités pour qu’il dise vrai étaient grandes de toute façon.

Comme il entre dans la maison, voilà son nouveau compagnon d’infortune qui lui sort une évidence et Aleksandr a un nouveau petit rire canin.

« Heureusement que t’es là pour ce genre d’informations. »

Et d’ajouter :

« Plus on s’en débarrasse vite, plus on sera tranquille pour fouiller et voir s’il y a de quoi s’abriter. »

Il allait devoir commencer à y songer avant que le jour ne décline pour de bon et que la nuit ne s’installe… Parce que d’ici, il n’était pas certain de pouvoir rejoindre l’autre abri qu’il s’était fait dans les temps.

« Et est-ce que tu as donné ta fidélité à quelqu’un, Laszlo ? »

En appuyant sur son prénom puisqu’il venait de le lui donner ! Et il reprenait sa propre formulation aussi, juste pour savoir s’il appartenait à un groupe ou s’il survivait seul. A le voir comme ça il n’aurait pas cru qu’il puisse vivre seul plus de quelques heures mais finalement il semblait avoir de la ressource alors qui sait ?

Alex continu de s’enfoncer dans la maison, stoppant en levant une main pour faire signe à l’allemand de s’arrêter lui aussi, le temps qu’il écoute et vérifie les lieux… Mais visiblement cet idiot n’a pas de bons yeux parce qu’il lui fonce dedans ! Alex tourne un regard mauvais vers lui, même si ça ne l’avait pas vraiment fait bouger.

« T’es vraiment un boulet... »

Mais avant qu’il n’ai pu se montrer violent et lui apprendre la vie à coup de paires de baffes voilà que l’homme lui demande quelque chose dans sa langue natale, le prenant parfaitement au dépourvu ! Ça on peut dire qu’il ne l’avait pas vu venir et pendant un bref instant, Alex reste simplement à l’observer, comme ayant du mal à prendre en compte cette nouvelle information…

Néanmoins, après un long moment il acquiesce : il préférait effectivement parler russe… Et l’accès de violence se termine là, Alex en revenant à la maison, écoutant, scrutant… Mais rien ne vient. Il commence alors à ouvrir des placards, à retourner des housses de fauteuil… Parfois des survivants avaient essayé de cacher des choses alors bon…

Et finalement beau joueur, Alex baragouine :

« Aleksandr. Zvorykine. »

Histoire de se présenter lui aussi.

« Ce que tu trouve est à moi. Cette maison c’est mon butin. »

Alex n’était pas prêteur… Mais il pouvait, en de rares occasions, donner. Et de fait :

« Tu pourras prendre ce que je ne prend pas. »

Ça pouvait sembler logique… Mais Alex était le genre de type assez mauvais en soit pour ruiner ce qu’il ne comptait pas emporter histoire que personne d’autre n’en profite ! C’était donc une faveur, en réalité !

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   23.09.18 0:42

Laszlo acquiesce, pas le moins du monde surpris. Il avait déjà constaté qu’avant leur première rencontre, qui remontait à très peu de temps, il n’avait jamais vu l’homme dans le coin. Et Dieu sait qu’il s’en serait rappelé… Ce Russe-là était de ceux que personne ne devait oublier, pour peu qu’ils aient la chance d’encore pouvoir oublier quelque chose après l’avoir croisé… Alors non, aucune surprise du côté de l’Allemand qui acquiesce brièvement, sans pour autant s’en tenir tout à fait là.

« D’où est-ce que tu viens ? Russie mise à part, évidemment… », demande-t-il, curieux et prévenant déjà la réponse ironique qui pourrait suivre quant aux origines de l’homme alors que ce n’était pas du tout ce qu’il voulait savoir ! « Je n’habitais pas ici non plus. Allemagne. Mais l’apocalypse a arrangé mon déménagement pour moi. »

Comme pour beaucoup d’autres qui étaient tous bloqués à l’aéroport dans un premier temps. Vu ce qu’elle était devenue, il était bien heureux d’être parti assez vite. Au rire qui franchit le seuil des lèvres de l’autre, Laszlo reprend sa petite inspection. De son visage uniquement, cette fois. Les sentiments qui habillaient un visage pouvaient révéler des informations cruciales. On n’y était pas assez attentif, en règle générale et il n’allait certainement pas commettre cette faute face à un homme aussi dominant, de toute évidence. Il était prêt à tout pour rester à la tête de la chaîne alimentaire, celui-là. D’ailleurs, le voilà qui fait écho à ces pensées en renchérissant à propos d’un appétit de toute évidence insatiable.

« La part du loup… », murmure simplement Laszlo, parce que rien ne semblait décrire mieux que cette simple pensée le Russe qui se tenait devant lui et qui avait de toute évidence trouvé fort amusant de lui flanquer la frousse. Par contre, il soupire à propos de cette incapacité à reculer devant l’adversité. Un jour, ça allait le bouffer tout entier, le prédateur carnassier… « Quelle chance d’avoir à ses côtés une brebis quand les yeux du loup ne suffissent plus, alors… »

Juste pour lui rappeler doucement qu’il avait clairement son utilité dans ce schémas de grand méchant loup que se dessinait l’homme avec un plaisir même pas dissimulé ! Pas de réponse quant à ce Pavel, mais Laszlo ne se presse pas. Il allait comprendre plus vite que tard ce dont il était question en posant des questions, certaines sans même avoir l’air de toucher de près ou de loin ce mystérieux Russe qu’il n’avait jamais rencontré. Par contre, voilà que son nouveau compagnon -moins pratique et rassurant que Soren Lundqvist, tiens !- se moque un peu de lui. Oui eh bien… il avait eu l’air d’oublier que le bruit attirait les infectés. Mais de toute évidence, c’était juste de la stupide témérité, encore !

« Probablement. Mais attirer ceux de l’extérieur n’est pas en notre faveur. Regarde… je ne me bat que depuis un an, je suis petit et je suis encore en vie. Peut-être que j’ai aussi quelques bons trucs. », fait remarquer Laszlo, un petit sourire amusé étirant lentement ses lèvres. Ce n’était pas pour narguer l’homme. C’était juste quelques vérités qu’il faisait parfois bon de rappeler ! Par contre, Laszlo arque lentement les sourcils à la question qui lui est demandée. Il s’amuse de son prénom entre ces lèvres-là. Il n’allait pas mentir : ces deux simples voyelles si familières à son oreille prenaient une forme de sensualité et même de sexualité qu’il ne leur avait jusqu’alors jamais connu ! « Non. Elle t’intéresse ? »

Ce n’était pas une offre. C’était juste une question, mi-amusée, mi-curieuse. Mais certainement pas une offre, dans l’état ! Sauf que forcément, il se met un peu les pieds dans les plats… ou comme on dit, il se les prend dans les fleurs du tapis ! Or, il n’y avait pas de fleurs sur ce tapis-là ! Et ça ne plaît pas à son nouveau compagnon. Mais comme supposé encore une fois, le russe le calme… et Laszlo notait de nouvelles observations à propos de cette bombe à retardement que semblait être l’autre Européen. Des présentations sont enfin faites. De toute évidence, les choses étaient revenues au beau fixe. Aleksandr, alors. Un joli nom. Il gardait quelques cartes dans sa manche pour la prochaine fois où il en aurait besoin…

« J’ai cru comprendre que tu n’étais pas un grand prê… », commence Laszlo… avant de brusquement s’arrêter. Il y avait du sang sur ses vêtements. Ses vêtements à lui ! Mais il n’était pas blessé… et ce n’était pas là avant qu’il ne fonce dans Aleksandr… Lentement, Laszlo fait quelques pas vers l’arrière, sourcils froncés et regard posé sur le bras de l’autre homme. « Tu es blessé. »

Cette fois, le ton était plus dur, plus tranchant. Il a un geste de la tête pour montrer du menton le bras qu’il avait repéré.

« Qu’est-ce que c’est ? Les infectés ? », demande-t-il rapidement, suspicieux et le cœur soudainement battant la chamade. Merveilleux. Maintenant, il allait se retrouver avec un homme qui n’accepterait clairement pas de mourir et allait tourner au bout d’une longue agonie qui le rendrait sûrement encore plus sauvage. Comme s’il avait besoin de ça. Pourquoi diable s’était-il approché ? Il était vraiment bête, comme ces papillons de nuit qui crevaient grillés contre la lumière ! Mais penchant légèrement la tête vers le côté, il analyse un peu la façon dont le sang maculait le vêtement de l’autre. Ce n’était pas possible qu’un charognard ait fait ça… « Montre. »

Les armes sont rangées. Le ton était sans appel. Il allait jeter un coup d’œil à ce bras !

« Qu’est-ce que c’est ? Une arme à feu ? Je déteste les armes à feu… », grogne lentement Laszlo. Il s’approche, posant une main sur le bras blessé, mais certainement pas sur la blessure. « Montons à l’étage. Je vais regarder ça de plus près. Lorsque nous aurons sécurité l’étage, puis une salle de bain… Ou une chambre. Il nous faut de quoi coudre ça. »

Et désinfecter. Il espérait trouver de quoi faire dans la salle de bain…

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   30.09.18 4:18

Aleksandr aurait bien raillé un peu… Mais il se fait couper l’herbe sous le pied bien trop vite pour ne serait-ce que débuter ! Alors il se contente de simplement hausser les épaules au départ… Avant de finalement répondre néanmoins :

« New-York. »

Pas la porte à côté du tout non… Il en avait fait du chemin en un an. Et il avait été rapide. Certes, avant l’apocalypse, traverser les États-Unis et remonter pour converger sur une ville du Canada pouvait ne pas sembler être un exploit en soit… Voir être franchement pathétique à faire en un tel délais… Mais l’apocalypse avait rendu son périple pas mal plus sport et honorifique disons.

Laszlo quant à lui vient sans surprise d’Europe lui aussi. Un Allemand mais ça Aleksandr l’avait déjà partiellement deviné, il ne faisait donc que confirmer.

« Touriste ? »

Allez savoir pourquoi il se donnait la peine de poser la question. Peut être parce qu’il avait envie d’être un peu méchant envers cet homme, sans aucune raison. Aleks venait de se défouler sur du mort-vivant mais il avait encore un peu de frustration à laisser sortir. A cause de… Plein de trucs, en vrai. Parfois des broutilles. Mais Aleksandr était le genre de personnage à vite partir en flamme avec pas grand-chose, fallait l’admettre.

Le russe a un sourire un brin carnassier alors que Laszlo le compare à un loup. C’était une analogie qui n’était pas pour lui déplaire, il n’allait pas tenter de faire croire le contraire. A la suite néanmoins Aleks arque un sourcil franchement dubitatif, voir un brin vexé.

« Tu n’as pas d’instinct de survie en fait. »

Ou peut être que si, au contraire. Mais Aleksandr n’avait jamais été du genre à se pencher beaucoup sur les aspects les plus psychologiques d’une situation. Il avait tendance à tout voir juste devant son nez et basta. Ça lui avait souvent bien servit et ça permettait à sa violence de s’exprimer sans grands remords… Mais à côté de ça, ça pouvait se révéler parfois handicapant, c’est vrai et ce même s’il le niait de toute ses forces.

Quant aux techniques de Laszlo, qui semblait avoir très envie de lui démontrer à grand renfort d’arguments logiques qu’elles étaient potentiellement meilleures, Alex rappel en grognant :

« Je me suis battu à travers les États-Unis et un bout du Canada pendant un an en faisant comme ça et je suis vivant, moi aussi. »

Alors franchement, chacun ses méthodes ! Lui était un loup et Laszlo devait être une sorte de charognard non ? Il venait dépouiller les carcasses une fois ces dernières terrassées par d’autres ou par le temps. Quant à la fidélité de Laszlo, au lieu de lui répondre, il a une nouvelle question, comme s’il n’y avait aucune réponse à fournir dans cette conversation :

« Parce que tu voudrais me la donner ? »

Leur conversation tourne néanmoins un peu court après qu’ils se soient heurté. Ceci étant dit, entre le bruit qu’ils avaient fait avant d’entrer et celui qu’ils faisaient à présent, il semblait clair qu’aucun infecté dans les parages ne pouvaient parvenir jusqu’à eux. En même temps : n’en avaient-ils pas assez abattu là dehors déjà ?

Alex a un regard pour les doigts tâchés de sang de Laszlo. Son sang. Il pouvait sentir son t-shirt coller contre son biceps et la morsure de la plaie. La blessure avait dû se rouvrir pendant le combat et l’adrénaline parvenait encore à en étouffer un pan de la douleur. Il n’était jamais parvenu à la faire se refermer tout à fait. Comme il n’était pas malade Aleks se félicitait d’avoir réussi à enlever tout le carreau… Mais il n’empêche que la blessure refusait de cicatriser pour de bon et les premiers soins se limitaient au minimum chez lui.

La méfiance et la nervosité de Laszlo font du sens à ses yeux. S’il avait été mordu ou blessé par une de ces choses, l’allemand se retrouvait avec un potentiel gros problème sur les bras… Ceci étant dit, quand il lui semble que l’homme se détend légèrement, Alex réalise qu’il a dû comprendre, dieu seul sait comment, que ça ne peut pas être ça.

« Comment tu sais que ce n’est pas un infecté ? »

La réponse l’intéressait très sincèrement, pour la première fois de leur conversation. Un sourire un brin mauvais passe sur ses lèvres à propos des armes à feu mais le russe hoche néanmoins négativement la tête parce que ce n’était pas ça.

Aleksandr indique un escalier, prêt à laisser Laszlo regarder un peu s’il pouvait recoudre ça. Ce serait bon pour lui il n’allait pas mentir. Parce qu’un jour ou l’autre, la blessure allait s’infecter s’il ne parvenait pas à la faire réduire.

« Tu es médecin ? »

On ne sait jamais. Et avec un amusement vraiment pas très sain, il se renseigne également :

« Tu vas me demander pourquoi une arme humaine m’a blessé ou pas ? »

Quant on voulait poser une question, il fallait être prêt à entendre la réponse…

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   01.10.18 5:03


New-York ?! Et il avait dit ça comme si ce n’était rien ! Laszlo observe un moment le Russe sans rien dire, se demandant s’il n’essayait pas de lui raconter une petite histoire inventée sur place. Mais non. Ça semblait bel et bien vrai. Et finalement, vu la machine de guerre que semblait être cet homme, c’était sûrement plausible. Mais non seulement avait-il monté au nord, il avait surtout fait la traversée du Canada d’un bout à l’autre à pieds. Peut-être qu’Aleksandr était un homme dangereux, voire méprisable selon jusqu’où il était capable d’aller avec peu d’encouragements. Mais il méritait certainement quelques lettres de noblesse quant à ses prouesses physiques. Quant à sa propre raison d’être au Canada, Laszlo a un rire bref. Le ton sur lequel il avait prononcé ce simple mot… Quel rustre. Mais oui. Ça avait réussi à l’amuser plutôt qu’à l’offenser. De toute façon si ce n’était pas le cas, il aurait mieux fait de ne pas rester dans les jambes d’Aleksandr.

« Conférencier. », répond-t-il donc simplement, sachant fort bien qu’il était préférable de ne pas se perdre dans des explications trop longues qui ennuieraient rapidement son rustre compagnon. Quant à son instinct de survie, apparemment pas assez intéressant aux yeux de l’autre homme, Laszlo fait remarquer : « Je suis toujours en vie. Et même toi, tu sembles t’être fait à l’idée de me la laisser. Donc je suppose que mes moyens de survie ne sont pas si mal… »

Puis, son regard traîne sur la silhouette de l’homme. Entraînée. Soignée. Puissante. Il pouvait rouler sur bien des gens en mode bus, disons… Il n’aurait pas aimé être un de ceux qui se méritait une rouée de coups de celui-là.

« Je me considère comme un homme intelligent, Aleksandr. », déclare finalement Laszlo, tout en relevant son regard vers celui du Russe. « Les hommes intelligents ne te sous-estiment pas. »

Alors il n’y avait rien à argumenter ici puisque Laszlo était certain que les manières et techniques de son vis-à-vis étaient excellentes. Il ne répond pas toutefois à propos de sa fidélité. En partie parce qu’il y avait la blessure inquiétante qu’il avait remarquée presque au même moment. Mais aussi parce que ça lui semblait être un terrain glissant. Ses yeux quittent le vêtement taché de sang pour en revenir au beau regard bleu à l’interrogation. Il est surpris. Il ne comprenait pas pourquoi c’était à ça que Aleksandr pensait dans cette situation… Mais il répond à la question. Elle n’avait rien de bien sorcier, à son avis.

« En partie par la façon dont le sang macule ton t-shirt. À partir du centre en s’étendant en un cercle assez régulier. La couleur se disperse sur les bords. C’est donc une blessure ronde et régulière. Rien qu’un infecté ne puisse faire. », explique-t-il donc dans un premier temps. Mais comme il l’avait dit, ce n’était qu’une partie de son raisonnement et il ne s’attarde pas sur la seconde, puisqu’il savait déjà que ça n’intéresserait guère Aleksandr. « Et aussi à cause de ta réaction quand j’ai cru que c’était le cas. »

Quoi ? Il croyait que parce qu’il ne s’agitait pas dans tous les sens, il n’avait pas de réaction ? Parfois, les gens les plus taciturnes étaient ceux qui en révélaient le plus avec leur regard, leurs gestes, leur comportement en général… Apparemment, pas une arme à feu, néanmoins.

« Alors quoi ? », demande Laszlo, parce que ça lui semblait important pour correctement soigner la plaie. De toute évidence, Aleksandr était vraiment un homme de peu de mots. Quant à être médecin… Seigneur, il aurait bien souhaité ! Il aurait eu une utilité aux yeux de tout le monde dans ce monde où les médecins étaient une denrée rare et précieuse. Mais ce n’était pas le cas et il n’allait pas s’enliser dans de dangereux mensonges. « Psychiatre. Mais pas trop con, comme dit un peu plus tôt. »

Sans plus tergiverser, il attrape la main de l’homme sans vraiment y penser, l’entraînant à sa suite dans les escaliers. Il évite une partie qui lui semble particulièrement instable, guidant le Russe comme s’il avait besoin de le faire alors qu’il devait lui-même l’avoir remarqué, mais Laszlo était dans un rôle différent présentement. Toujours pas celui de leader. Il n’en était pas un et ne le serait jamais. Mais il prenait soin de son dangereux compagnon, soudainement. Ils entrent dans une chambre. Celle des maîtres, de toute évidence. L’endroit est rapidement sécurisé : s’il y avait un infecté, ils l’auraient entendu bien avant de le voir. Tout en montrant le lit à Aleksandr pour qu’il aille s’y installer, Laszlo répond sans hésitation à sa dernière question.

« Non. ». Non, il ne voulait pas savoir pourquoi on avait voulu attenter à la vie de l’homme. Laszlo était assez intelligent pour savoir qu’il devait y avoir une sacrée bonne raison à ça. « Retire ton t-shirt. Tu me pardonneras mon manque de romantisme. »

D’ailleurs, l’Allemand avait déjà tourné les talons pour aller à la salle de bain, songeant à ce dont il avait besoin pour réparer cette machine de guerre un peu amochée !  

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   04.10.18 3:16

Ho… « Conférencier ». Alex n’a probablement pas besoin de s’exprimer sur le sujet pour que Laszlo devine tout le bien qu’il pensait d’un métier de ce genre. Il en fallait sûrement mais bon… Et parce qu’il n’allait pas cacher le fait que ça ne l’intéressait pas beaucoup, le russe ne se renseigne même pas sur le domaine de compétence de l’allemand qui pouvait bien amener ce dernier à donner carrément des conférences dessus ! De toute façon il supposait que c’était inutile comme compétence, étant du style à facilement juger les choses et les gens… Ou au mieux « vaguement utile » quoi.

Le fait que Laszlo soit en vie encore aujourd’hui n’était pas, pour lui, le signe d’une méthode de vie qui avait fait ses preuves. Quant à ses propres intentions, Alex n’en rajoute pas si ce n’est pour dire :

« Ne me tente pas. »

Mais non. Il ne comptait pas spécialement l’abattre. Déjà parce qu’il était fatigué de sa précédente bataille hein… Mais aussi parce que de toute façon, ça ne semblait pas nécessaire à ses yeux. Il avait actuellement plus ou moins tout ce qu’il lui fallait dans son sac. Ce qu’il cherchait ici c’était du bonus… Secouer Laszlo comme un prunier pouvait s’avérer intéressant s’il manquait de vivre ou de quelque chose du genre mais en l’état mieux valait laisser l’homme en vie, récupérer d’autres denrées ou objets d’utilités et lui tomber dessus lorsqu’il en aurait vraiment besoin ! Au pire il n’était pas d’une compagnie hautement désagréable comme d’autres pouvaient l’être et il semblait capable de jouer les bonnes cartes au bon moment. C’était une qualité qu’Aleksandr voulait bien lui reconnaître.

L’allemand fait d’ailleurs allusion à cette qualité, sous forme d’intelligence… Et Aleks pouvait bien convenir que tout ça était très lié cette fois. S’il n’argumente pas davantage c’est qu’au-delà du fait qu’il était un homme de peu de mots il lui semblait que ça concluait bien l’échange qu’ils avaient eu à ce sujet. Même celui de la fidélité à donner ou à prendre finit dans un cul de sac… Ils étaient trop différents, sans doute… Et leurs deux idéaux de vie se heurtaient. Ca ne signifiait pas qu’ils ne pouvaient pas cohabiter mais en attendant…

Laszlo revient sur sa blessure, lui expliquant d’où il avait tiré ses quelques conclusions. C’était moins passionnant que prévu mais ça ne manquait pas de jugeote malgré tout. Il tâcherait de s’en souvenir même si lui, à la place de Laszlo, n’aurait pas vraiment cherché à analyser la situation avant de l’abattre ! D’ailleurs à ce propos :

« Qu’est-ce que tu aurais fait si tu avais déduit que c’était bien une morsure ? »

Par curiosité. Et toujours par curiosité, quoi que réellement intéressé par la réponse :

« Elle a eu quoi, ma réaction ? »

S’il pouvait l’expliquer, évidemment. Aussi buté soit Aleks, il savait que parfois l’instinct prenait davantage le dessus que le savoir au sens propre. Quant à savoir ce qui lui avait causé cette blessure, Alex fouille dans une poche pour en trouver le carreau responsable. Il en avait cassé une partie de la tige pour pouvoir garder l’objet avec lui. C’était un cadeau qu’il réservait au tireur… Il allait le lui enfoncer au fond de la gorge ou dans le trou de son orbite une fois qu’il en aurait extrait l’œil de deux doigts.

Il tend l’objet à Laszlo, se laissant entraîner bon gré mal gré, surtout depuis que l’homme lui avait finalement donné son domaine de compétence. Et tout en s’assoyant et en posant son sac entre ses pieds, Aleksandr fait remarquer :

« Un docteur qui n’a plus beaucoup d’utilité, quoi. »

Oui bon… Aleks, l’amabilité et tout le reste quoi ! Il obtempère néanmoins, retirant son t-shirt pour le poser en travers d’une de ses cuisses, retirant également le bandage de fortune souillé de sang qu’il avait bricolé pour l’envoyer un peu plus loin, laissant l’espace nécessaire à Laszlo pour regarder la blessure.

En tout cas il ne voulait pas savoir comment ce carreau était arrivé là… Et Alex a un sourire pour Laszlo, presque moins sauvage, plus humain. Il trouvait ça drôle et c’était dénué de réelle mauvaise pensée.

« Alors tu ne m’as pas dit… Avec quel groupe tu es, toi ? »

Parce que même si lui n’avait aucun talent en psychologie :

« Tu n’as pas l’air d’être le genre d’homme qui fait route seul. »

Sa façon de s’intéresser aux gens, d’être porté sur les soins… De sociabiliser aussi, tout simplement. Alex le remarquait un peu sur le tard –il n’était pas rapide pour ces choses- mais Laszlo était d’une grande adaptabilité, de toute évidence.

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   07.10.18 21:59


Aleksandr était tellement un gros cliché de machisme qu’il réussissait à l’être même avec lui. Mais ça ne dérange pas Laszlo. Il ne s’abaisserait pas à répondre positivement à ses préjugés, bien sûr. Toutefois, ça lui avait toujours étonnamment plût, ces caractères entiers difficile à saisir. Et ces hommes tellement sûrs qu’eux, à en être parfois un brin ridicules, mais souvent assez impressionnants ! Quant à ne pas tenter Aleksandr, Laszlo se contente d’un fin sourire. Pour le moment, il n’était pas inquiété. Il était encore utile, n’est-ce pas ? On verrait plus tard comment il ajusterait son comportement. Quand il serait temps de l’ajuster… Mais peu importait pour le moment. Sont laissées de côté les discussions superficielles pour s’intéresser à ce qui était réellement important dans ce contexte où seule la survie comptait réellement. La question sur ses réactions ne surprend donc pas Laszlo outre mesure, mais fait malgré tout naître un bref sourire sur ses lèvres.

« Je me serai sauvé. », déclare-t-il tout simplement en haussant légèrement les épaules. Il n’allait pas faire croire qu’il aurait joué les grands téméraires. Souvent, témérité rimait avec stupidité. Et dans ce cas-ci, c’était même indéniable. « Tu ne serais pas tombé suffisamment malade dans les prochaines minutes pour que je remporte la bataille. Et tu es beaucoup moins dangereux une fois mort, même relevé, que vivant. »

Quant à la réaction d’Aleksandr, Laszlo garde le silence un moment, l’observant simplement. Ainsi assis sur ce lit, il avait pourtant toujours l’impression que l’homme était plus grand que lui. Il était imposant. Un ours. Finalement, l’Allemand ouvre à nouveau la bouche pour lui accorder sa réponse, qui ne serait peut-être pas celle escomptée.

« Tu n’en as pas eu. », explique-t-il tout simplement. Il n’avait pas senti le besoin de se défendre d’avoir été mordu. Pas la panique de devoir l’admettre. Son regard n’avait pas trahit les émotions d’un homme qui ne pouvait plus repousser la mort. Plein de petites choses qu’il aurait dû voir passer dans ce beau regard bleu en si peu de temps. Mais il n’y avait rien eu… « Alors soit tu n’étais pas mordu, soit tu étais sociopathe. Je ne te crois pas sociopathe. »

Quant à son utilité, il arque un sourcil. Posant une main sur l’épaule au-dessus du bras blessé, il presse un peu, comme s’il voulait qu’Aleksandr reste bien en place.

« On reparlera de ça quand je t’aurai soigné… ou charcuté. », répond simplement avec calme l’homme. De toute façon, il est rapidement dans la salle de bain, non sans avoir pris quelque précautions entre les deux pièces. Il avait déjà de quoi recoudre le Russe dans son sac, lui semblait-il. Laszlo restait peu de ses effets personnels à l’hôpital. Il ne faisait pas particulièrement confiance à tout le monde quant au respect de l’intimité ! Surtout quand le besoin d’accéder à certaines ressources se faisait sentir. Élevant un peu la voix, sans trop en faire non plus, Laszlo demande : « Ta blessure est infectée ? »

Il s’était pas certain de trouver quelque chose pour désinfecter ici… pourtant, alors qu’il se met à quatre pattes pour observer les médicaments qui étaient tombés au sol -que des flacons vides, en fait-, il réalise qu’une bouteille d’alcool à friction avait roulé derrière la toilette. Il s’étire un peu, l’attrape… et a une petite exclamation victorieuse ! Le pire ? Il avait aussi de ça sur lui. Mais pas question de le montrer à Aleksandr. Pas question de lui montrer quoi que ce soit, en fait. Se penchant sur l’évier, il commence par se laver les mains avec son pain de savon. Il le range, puis sort son kit de couture, passant déjà un fil dans le chas de l’aiguille. Finalement, il revient dans la chambre, avec ses deux « trouvailles ».

Il s’assoit sur le lit, près d’Aleksandr, observant un moment la blessure sans rien dire. Les contours étaient un peu rouge. Le corps luttait contre une infection. Mais sincèrement, il était surpris. Dans ces conditions, Aleksandr devait être doté d’un très bon système immunitaire. Il ouvre la bouteille d’alcool. Il n’en restait vraiment qu’un fond. Tout juste bon pour Aleksandr. D’ailleurs, il verse déjà le liquide sur la blessure tout en reprenant la parole.

« Pourtant, je suis seul. », ment effrontément Laszlo, habitué de le faire. C’était nécessaire. Pour protéger les membres de son groupe. Ils étaient pour la plupart très jeunes… Ça touchait une corde sensible chez l’Allemand. Son regard quitte un instant le bras blessé pour s’attarder sur le torse. Il y voit des cicatrices. Les muscles roulent sous la peau tannée à chaque mouvement. Celle-ci est recouverte d’une toison sombre qui lui rappelle l’ours dont il parlait un peu plus tôt. Aleksandr était un pur modèle russe, n’est-ce pas ? En revenant au visage de l’homme, Laszlo a la décence d’avoir les pommettes un brin brûlantes lorsqu’il croise son regard. « Et toi ? Il a dû y en avoir, des jeunes femmes pour essayer de te faire les yeux doux, désireuses de se trouver un protecteur. Tu sens le besoin d’être seul à ce point ou c’est autre chose ? »

Oh, même dans ce genre de monde, les relations entre hommes et femmes n’avaient pas trop changées, croyez-le… Il avait pu le remarquer à de nombreuses reprises !

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   09.10.18 10:00

La réponse est plein de bon sens. Même « aux portes de la mort », Aleksandr ne jouait pas « là maintenant tout de suite » dans la même cour que Laszlo. L’affrontement aurait été trop risqué pour le petit allemand (et petit, il insistait, était bien le mot). Laszlo suit d’ailleurs le même chemin de pensée, amenant un sourire bref mais sincèrement amusé sur les lèvres du russe. Il acquiesce donc vigoureusement une fois à ces saines pensées, restant silencieux juste ce qu’il faut pour écouter l’homme lui expliquer ce qui lui avait mis la puce à l’oreille dans son comportement, donc.

Là encore c’était plein de bon sens. Lui-même n’aurait peut-être pas eu (sûrement pas en fait) la lucidité nécessaire pour rechercher « l’absence » de signes plutôt que leur présence. Quant à être sociopathe, il se contente d’un sourire peut être un brin moins innocent… Il n’en était pas un… Mais ce n’était peut-être pas mieux finalement. Ce n’était pas un «défaut » de base chez lui que d’exterminer ceux et celles qui se dressaient sur son chemin… Il n’avait aucune « excuse ». Il n’en cherchait d’ailleurs aucune non plus…

Par contre, Laszlo menace… Ou taquine ! Disons qu’Aleksandr ne saurait parfaitement en juger, et le russe prévient :

« Si je souffre, je réagis mal. »

Alors mieux valait que Laszlo se contente du soin et éviter la boucherie, au moins pour aujourd’hui ! A propos de la blessure en elle-même, Aleks jette un regard, convenant :

« Peut-être. Elle ne se referme pas. »

Ce qui était le problème. Nettoyer la plaie, tout ça… Il pouvait faire. Mais il ne pouvait endiguer l’infection ad vitam, surtout à leur époque où l’hygiène n’était plus vraiment un acquit. Alors il faisait au mieux… Mais ce n’était pas suffisant et ce qu’il utilisait n’était pas stérilisé.

Le russe suit du regard l’allemand, ne disant rien lorsqu’il termine à quatre pattes et, peut-être parce qu’il ne s’était jamais permis de franchir ce cap avant tout ce bordel, il se permet de demander, dans un russe un brin vulgaire qu’il supposait Laszlo comprendre également :

« C’est une invitation ? »

Cette position à quatre pattes, fesses bien relevées ! Non : Aleks n’y serait pas allé ! Il avait tous les défauts, c’est sûr… Mais pas celui d’être ce genre d’homme-là. C’était juste histoire… Pas d’humilier non… Ça n’avait rien à voir. Peut être juste d’établir un petit peu plus sa domination sur le moment qu’ils passaient ensemble. Et sur Laszlo.

L’homme revient en tout cas près de lui, Alex n’est pas bien sûr en voyant le flacon…

« Tu es sûr que c’est ce qu’il y a sur l’étiquette ? »

Quand on était un homme comme Aleksandr Zvorykine, on ne faisait confiance à personne… Il y avait trop d’ennemis partout, on leur donnait trop de bonnes (voir excellentes !) raisons de chercher à nous nuire… Mais son attention est reconcentrer sur Laszlo qui lui affirme se balader seul… Et là c’est Alex qui émet des doutes, ça doit se voir sur son visage. Mais il ne peut rien prouver, que ce soit par des indices physiques ou psychologiques. Il n’était pas formé du tout pour les voir de toute façon ceux-là.

« Si tu le dis. »

Quant à avoir eu l’occasion de voyager avec « des jeunes femmes » :

« Ça ne m’intéresse pas. »

A tous les points de vue, même si Aleksandr préfère éviter de développer sans qu’on l’y invite.

« Et je n’ai pas besoin de boulet dans ma meute. »

Une femme, c’était exactement ça à son avis. Macho ? Il assumait parfaitement cette facette de sa personnalité. Du coup oui, il préférait être seul.

« Comment on dit ? Mieux vaut être seul… »

Il laisse en suspens mais un homme de lettre comme Laszlo devait bien connaître la suite, n’est-ce pas ? Alex se sentait très vite mal accompagné. Et il tolérait très mal de l’être. Mais quand même…

« Si je trouve Pavel, sans doute que je ne serais plus seul. »

Au moins, il disait implicitement qu’il ne cherchait pas Pavel pour le tuer ou quoi que ce soit d’autre. C’était quelqu’un d’important à ses yeux… Sa survie lui importait et il avait traversé l’Amérique dans sa largeur pour le retrouver… Ça en disait probablement plus long qu’il ne l’aurait souhaité. Mais redevenant doucement railleur :

« C’est ce que tu fais ? Me faire les yeux doux pour te trouver un protecteur ? »



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