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 The Alpha | ALEKSANDR

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Sac à dos


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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   14.10.18 3:18


C’était une menace, mais Laszlo prend le parti de ne pas s’y attarder. Il n’avait pas envie de paniquer au milieu de l’intervention. C’était inutile de le menacer… et Aleksandr allait bien finir par le comprendre. Mais, chaque chose en son temps et Laslzo était prêt à apprivoiser cette bête-là le temps qu’il faudrait. Par contre, c’était inquiétant cette histoire de plaie qui ne se refermait pas. Il y avait des limites à ce qu’il était capable de faire. Il n’était pas médecin. Peut-être que s’il pouvait croiser Eddie, il lui poserait quelques questions à ce sujet… Par contre, voilà que le Russe réussi à le surprendre. Laszlo a un moment de silence après s’être relevé, immobile maintenant et le regard posé sur Aleksandr, qui semblait bien fier de sa taquinerie de macho affirmé. Il ne s’était vraiment pas à attendu à ça. Il ne passait pas sa vie à psychanalyser les gens et n’avait certainement pas questionné la possible orientation de cet homme-là, il avait mieux à faire présentement !

« Eh bien… à croire que tous les hommes taillés comme toi que je rencontre ces temps-ci finissent par essayer de me faire rougir… », murmure finalement Laszlo, devant admettre que ça devait avoir fonctionné un minimum, parce qu’il sentait ses joues devenir un peu plus chaudes. Mais il ne rougissait pas comme une jeune fille en fleur non plus, il ne fallait pas exagérer ! Et ça ne l’empêche certainement pas de venir se poser près d’Aleksandr pour commencer à s’occuper de cette blessure récalcitrante ! « Je suppose que c’était une question rhétorique. »

À laquelle il ne répond donc pas ! Quant à la bouteille qu’il renversait de toute façon déjà sur la blessure, il acquiesce brièvement. Et comme pour prouver ses dires, l’odeur de l’alcool à friction s’élève déjà jusqu’à leurs narines. Il tient fermement le bras puissant d’une main, observant la peau transpercée, réfléchissant à ce qu’il convenait de faire.

« Je n’ai pas le choix de te faire mal pour te soigner, alors essaie de garder tes mauvais réflexes pour toi. Je fais de mon mieux, mais je ne suis pas médecin. », fait remarquer Laszlo, son regard passant à nouveau sur le beau visage grave et sombre. Aleksandr lui donne le bénéfice du doute un peu au même moment quant au fait qu’il voyageait seul ou pas et il n’insiste pas. Moins il en disait sur le sujet, mieux c’était. Par contre à la suite, il fait remarquer tout haut sur le ton de la conversation : « Les femmes. Elles ne t’intéressent pas. »

Ça n’avait pas dû être facile en Russie, n’est-ce pas ? L’homme lui parle de meute, ça lui arrache un soupir. De toute évidence, il avait dû aimer cette analogie quant au loup… Mais c’était tellement l’impression que le Russe donnait ! Laszlo se relève, caressant brièvement l’avant-bras de l’homme au passage, comme pour apaiser. Comme s’il en avait vraiment besoin, ce mastodonte ! Mais il va jusqu’à un coin de la chambre où une peluche en pas trop mauvaise condition avait été abandonnée. Il se penche pour la récupérer, puis la tend à Aleksandr.

« Pour la serrer avec ton autre main si ça fait trop mal. Ça fera passer un peu d’agressivité, avec de la chance. », explique-t-il simplement, revenant ensuite prendre sa place auprès d’Aleksandr. « Détends-toi. Je vais recoudre à présent. »

Il n’avait vraiment pas envie de se prendre un poing dans la gueule pour ça…! Quant à l’expression que l’homme cherchait, il complète rapidement, sans vraiment y réfléchir :

« …que mal accompagné. »

Il y a un court moment de silence pendant lequel Laszlo se penche sur la blessure. Il lève l’aiguille… puis lentement, il l’enfonce dans la chair tendre, imperturbable. Il y avait des choses pire que celle-ci et il les avait probablement déjà faites pour survivre. Même s’il n’en avait peut-être pas l’air, le petit psychiatre avait le cœur solide.

« Pavel est ton fils, n’est-ce pas ? », demande-t-il, une supposition qu’il pensait juste à cause de différents petits indicateurs depuis le début de leur conversation. Au moins l’homme semblait-il avoir des sentiments sincères pour son enfant, du moins à sa façon. Il avait hésité avec un amant, mais ça ne collait pas… Par contre, le voilà qui raille à nouveau. Comment trouvait-il la capacité de le faire dans un tel moment ? Ça dépassait Laszlo ! Il tire lentement sur le fil, désirant faire la couture la plus précise possible sans briser l’épiderme, tout en demandant : « Ça te plairait ? »

Il relève les yeux vers Aleksandr quelques courtes secondes avant d’en revenir à ce qu’il faisait.

« Je n’ai pas éprouvé le besoin d’avoir la protection de qui que ce soit jusqu’à présent. Mais il ne me déplairait pas d’entrer dans tes bonnes grâces pour ne pas avoir à me soucier du danger que tu représentes à rôder dans le coin. », explique finalement Laszlo, ne s’en cachant pas. Il n’avait de toute façon aucune raison d’avoir honte. « Je suis conscient de ce que tu as à offrir. C’est toi qui n’est pas encore tout à fait conscient de mon utilité. Mais ça pourrait changer. Regarde-moi, à recoudre une mauvaise blessure tout en te parlant russe… C'est peut-être moi qui suis la compagnie que tu attendais et pas le contraire. »

En tout cas, il s’en rapprochait un minimum… et un sourire amusé étirant lentement les lèvres de l’Allemand, il murmure :

« Et je ne suis pas une femme… »

Ça semblait être préférable avec cette bête-là…

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   15.10.18 9:46

Forcément, Aleks ignore à quoi Laszlo peut faire référence. Mais il visualise un minimum. Sans doute l’homme avait-il déjà fait une rencontre dans le même style –à peu de choses près- dernièrement. Et visiblement il s’en était encore là très bien tiré puisqu’il semblait entier. En tout cas une chose est sûre : l’allemand rougit bel et bien. Disons plutôt pour être beau joueur que ses pommettes rosissent furieusement pendant un bref instant. Aleks s’était plutôt attendu à ce que l’homme soit contrarié ou qu’il l’envoi un peu mourir puisqu’il en semblait encore capable ! Mais non. Rien de tout ça. Un rougissement, ce n’était pas un signe de plaisir au-delà de la gêne ?

Le russe acquiesce finalement, en tout cas. La question était belle et bien rhétorique. Il ne s’attendait étrangement pas à ce que Laszlo lui ait effectivement lancé une invitation en se penchant de la sorte… Et d’une certaine façon, s’il l’avait fait, c’est Aleks qui aurait grondé qu’il présume ainsi de quelque chose dont il ne voulait pas vraiment parler. Il avait une éducation qui ne lui permettait pas d’aller jusque-là… Pas encore en tout cas.

Nouveau hochement positif de la tête à propos des soins qui allaient peut être faire mal, pour des raisons évidentes.

« Je fais la distinction entre faire mal pour le plaisir et par nécessité. »

Peut-être parce que d’une certaine manière lui-même était capable de faire mal pour le plaisir. Pas celui de la souffrance… Mais celui de la domination. Et ça ne le guidait pas. En tout cas il faisait juste allusion à la « plaisanterie » de Laszlo qui visait à lui charcuter le bras. De ça il se passerait bien. Et si Aleks est prêt à ce que ça pique, brûle et démange, ce n’est rien en comparaison de cette réflexion qu’à soudainement Laszlo à propos de son goût pour les femmes. Et si Alek s’était montré assez beau joueur jusque-là, cette fois son ton sonne comme le tonnerre… Celui qui faisait croire aux anciens que le ciel finirait peut être par leur tomber sur la tête…

« Tu parles trop. »

C’était bref… Mais lourd de sens. Lourd de menace surtout. Il était à peu près certain que Laszlo allait très bien comprendre qu’il s’avançait sur un terrain on ne peut plus miner… Il n’était pas le genre d’homme à s’ouvrir si facilement et si rapidement sur le sujet. Peut-être qu’il ne le ferait jamais. Mais si l’allemand avait, jusque-là, su faire preuve d’une grande diplomatie et d’une subtilité à toute épreuve, il venait cette fois de faire un vrai faux pas… Et il pouvait déjà s’estimer heureux qu’il ne lui mérite pas plus de fureur…

Il ignore la peluche, franchement pas désireux de s’afficher avec cette chose. Il avait trop d’orgueil, il le savait au fond de lui… Mais non, pas de ça pour lui, surtout en public. Et d’une certaine manière, s’il n’aimait pas les femmes, il n’aimait pas non plus avoir l’air d’un faible devant des minois qu’il était plus à même d’apprécier. Est-ce que Laszlo était à son goût ? Pourquoi pas ? Aleksandr avait beau être un homme de Cro-Magnon, un barbare… Ça ne l’empêchait pas d’apprécier les Homo Sapiens et les mages.

Finalement Aleks se détourne, préférant quand même éviter de regarder. Pas qu’il craigne réellement de tourner de l’œil mais la douleur pouvait aussi être psychologique. Autant qu’il se l’épargne, serre les dents et laisse Laszlo faire son office. A la place il s’intéresse plutôt à la question même s’il peut donner l’air de ne pas vouloir y répondre tant il reste silencieux un bon moment avant de convenir :

« Je l’ai fait venir de Russie mais son avion a simplement fait escale à l’est. Les pistes étaient trop encombrées et il fallait faire de la place. Son appareil s’est ravitaillé et a décollé à nouveau. »

Peut-être aussi qu’ils avaient cru que plus à l’ouest la menace était moins grande ou contenu. Il l’ignorait.

« La dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles il était dans les environs. »

Alors il était venu pour le retrouver. Mais ça lui avait pris du temps. Alors est-ce que ça lui plairait d’avoir qu’un d’autre à se soucier ? Non. Peut-être. Disons que même un homme comme lui pouvait parfois souffrir de la solitude. C’était le propre de l’être humain. C’était peut-être même aussi à ça qu’on le reconnaissait.

« Alors parle-moi de ton utilité. »

Il était prêt à écouter, là tout de suite, même si à le recoudre sans sourciller, il montrait déjà une facette intéressante de sa personnalité. Et puis au fond, il ne lui déplaisait pas niveau compagnie. Disons qu’il était éventuellement prêt à un accord. Toutefois :

« Tu devrais prendre quelques jours pour réfléchir à l’accord que tu mets sur le tapis. Parce que tu ne feras plus vraiment tout ce que tu veux si on le scelle. »

Aleks aimait être au courant des choses, décider… Laszlo ne pourrait pas vaquer aussi facilement à ses occupations (quelles qu’elles soient) avant un moment. Le temps qu’Aleks se détende et l’intègre parfaitement à la meute dans son esprit en tout cas.

Quant à ne pas être une femme… Ça attire finalement un bref sourire sur ses lèvres. Ceci étant dit : sans commentaire…

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   18.10.18 2:12


C’était une chose d’avoir conscience du bien et du mal. C’était un pas dans la bonne direction, disons. Pourtant, ça ne rassurait pas totalement un Laszlo qui était interloqué parce que venait de lui dire Aleksandr à propos des raisons de faire mal, comme s’il savait très bien de quoi il parlait. Par nécessité… il pouvait comprendre, surtout dans ce nouveau monde plein de violence. Mais par plaisir ? Ça lui rappelait un client qui n’avait pas été siens, mais qu’il avait déjà rencontré en prison, pour la police, quand il était encore en Allemagne. Un homme comme Aleksandr, peut-être. Moins grand, mais il en imposait quand même beaucoup et surtout, il était violent. Enfin, peu importe… ce n’était pas la même chose tout à fait non plus. Alors Laszlo fait de son mieux pour chasser l’image de cet homme de sa tête. Ça n’allait pas les aider. Il en revient plutôt à la blessure, glissant à nouveau l’aguille dans la peau mate avec soin.

« Tu es très tolérant à la douleur. », fait remarquer Laszlo, peut-être un brin admiratif de ce fait. Il n’en rajoute toutefois pas. Parce qu’il devait demander. Ça l’intriguait beaucoup trop pour qu’il se sorte les paroles d’Aleksandr de la tête… « Est-ce qu’il t’arrive de retirer du plaisir, toi aussi, du mal que tu peux faire ? Je me demande quel genre de plaisir, je ne suis pas certain de saisir. »

Il avait peut-être mal compris jusque-là ce qu’était vraiment Aleksandr. Il n’était pas infaillible… même vouer sa vie à la psychologie ne faisait pas d’un homme un devin. Il s’était peut-être vraiment mis dans la merde, finalement… Mais il continue de coudre sans se presser, perfectionniste comme dans tout. Il aurait été bête de faire n’importe quoi présentement, de toute façon. Et puis… il devait être fou. Mais quand soudainement Aleksandr parle comme on aboie, lui faisant clairement remarquer qu’il était allé trop loin, Laszlo se mordille la lèvre inférieure, réalisant qu’il ne détestait pas ce caractère entier, puissant et dominant… Ça le pousse à relever les yeux vers l’homme, l’observant un bref moment avec une intensité qui n’était certainement pas teintée d’aversion.

« Excuse-moi. », s’entend calmement répondre Laszlo, son grand regard brun toujours ancré dans celui bleu presque électrique du Russe. Il avait suspendu l’aiguille à quelques centimètres de l’épiderme mat. Il avait sursauté sur le coup, heureusement pas à un moment fatidique. Mais à présent, le calme revenait. « C’était inapproprié de ma part. »

L’Allemand en revient à son travail en cours. Il avait presque terminé. Le Russe se change un peu les idées en lui parlant de son fils… et Laszlo a un moment de silence, songeur, mais ne faisant qu’écouter. Il avait probablement essayé de faire ce qu’il y avait de mieux pour le garçon, mais de toute évidence, ils s’étaient perdus en chemin. Ça devait être stressant comme situation. Pourtant, Aleksandr la gérait encore bien, de toute évidence.

« J’ouvrirai l’œil. Si je le trouve, je lui parlerai de toi. Je me promène beaucoup, on ne sait jamais. », promet Laszlo tout en tirant une énième fois sur le fil. Mais tout ça, ça le pousse à demander : « Est-ce que tu as une idée de la façon dont les choses se passaient en Europe avant la coupure des communications ? Je me demande… ce qui se passe en Allemagne. »

Même Aleksandr ne pouvait le savoir, mais toute information était bonne à prendre. C’était surtout pour nourrir sa nostalgie, ce qui n’était probablement pas une bonne chose, mais bon. Par contre, voilà que l’homme cherche à ce qu’il se vende. C’était carrément ça… n’est-ce pas ? À nouveau, Laszlo relève la tête vers le Russe. Et ce que ce dernier ajoute est éloquent : il avait parlé d’une meute et c’était encore de cette meute dont il parlait. Un comité très restreint de deux, potentiellement trois personnes s’ils retrouvaient Pavel.

« C’est un exercice difficile que tu me demandes de faire là… », fait lentement remarquer Laszlo. Il tire une dernière fois sur le fil, puis le coupe rapidement avec le tranchant d’un de ses poignards un peu particuliers puisqu’il les avait pris en défonçant une vitre d’exposition de l’aile d’histoire de l’Université. Il les avait affilés et ils étaient plus que fonctionnels. Il observe un moment la blessure, teste les points en tirant juste un peu, son pouce sous l’épiderme brisé. Puis finalement, il se satisfait de son travail. Il récupère la bouteille d’alcool à friction, l’agitant un peu sous ses yeux tout en reprenant la parole. « Tu m’as vu soigner une blessure nécessitant des points et tuer un infecté. »

C’était déjà un bon début. Il verse ce qu’il restait de la bouteille sur la blessure d’Aleksandr, soit pas grand-chose mais ils allaient s’en contenter pour le moment. Elle termine sa course sur le sol alors qu’il a un petit signe de tête vers le bras de l’homme pour que ce dernier y jette un œil.

« On va te faire un bandage avec des draps. J’ai vu un placard qui servait à les ranger. Il n’a pas été trop touché. Est-ce que ça te convient ? Il va falloir être prudent ces prochains jours… autant que possible, disons. », explique Laszlo avant de finalement s’assoir un peu mieux dans le fond du lit. Il pose son dos contre le mur, observant un moment la pièce avant d’en revenir à Aleksandr. « J’ai des aptitudes en profilage, je suis un bon stratège et je me bats. J’aurais besoin qu’on m’apprenne à le faire un peu mieux, d’ailleurs. Je tire bien à l’arbalète. C’est toujours pratique d’avoir une force de frappe à distance… Et je suis petit : je me faufile là où tu ne penserais même pas aller. »

C’était déjà un bon début, n’est-ce pas ? Mais Laszlo a un petit soupir. Il pensait forcément à la Lyssa. Et en même temps… Aleksandr était attirant. Il offrait de nouvelles possibilités… Pour une fois dans sa vie, Laszlo avait envie de faire quelque chose pour lui, égoïstement et personnellement.

« Je ne suis pas le genre d’homme à prendre une décision sur un coup de tête. Mais j’ai bien compris qui menait, ici. », fait-il soudainement remarquer, on ne peut plus sérieux. Ça ne l’irritait pas de donner le contrôle à quelqu’un de la sorte. Il n’avait jamais été un leader. Toutefois… « Qu’est-ce que ça me rapporte, d’être avec toi ? À quel point puis-je te faire confiance ? »

C’était de bonnes questions… Laszlo n’avait pas envie de signer son arrêt de mort alors que jusqu’à présent, il avait réussi à se sortir intelligemment de ce que certains appelaient l’apocalypse.

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   31.10.18 5:59

Aleks acquiesce, assez fier tandis que Laszlo vante un peu sa résistance à la douleur. Peut-être que lorsqu’il était seul à devoir se soigner le russe serrait davantage les dents et jurait un peu plus… Mais là il n’était pas seul et il préférait rouler un peu des mécaniques, comme on dit ! En tout cas une question semble brûler les lèvres de l’allemand… Et lorsqu’elle tombe enfin, Aleksandr garde une seconde le silence… Avant de finalement répondre, n’ayant pas honte à ce propos :

« Evidemment. »

Il pouvait en éprouver. Et comme Laszlo demandait explicitement quelques éclaircissements à ce sujet :

« Parfois il faut en faire pour s’imposer. Montrer qui est le plus fort. Il y a des gens qui ne comprennent que comme ça. »

Ces hommes-là pouvaient être les plus dangereux à son avis et Aleksandr mettait par exemple les terroristes à vocation religieuse dans ce panier-là. Ceux que rien n’arrêtaient, pas même la peur… Il n’y avait que la force, la violence et la douleur qui pouvait permettre de l’emporter sur eux…

« Et de manière générale, la violence qui instaurait la domination du pays. »

Le russe n’était pas qu’un homme agissant pour lui-même. Du moins pas avant l’apocalypse quoi. Aujourd’hui c’était différent mais c’était aussi le contexte qui voulait ça.

« J’étais militaire. Je faisais partit du FSB. »

Il était plutôt nationaliste et très fidèle à son pays et à son drapeau. Alors évidemment, la suprématie de ce dernier lui tenait à cœur. Aujourd’hui encore, Aleksandr avait du mal à lâcher son chauvinisme et s’il s’en séparait un peu tout de même, c’était à chaque fois à contre cœur. Pourtant c’est vrai que la Russie avait étouffé et rejeté ce qu’il était à l’intérieur. Mais l’endoctrinement, ça ne s’apprenait pas à un psy, n’est-ce pas ?

Quand Laszlo outrepasse les limites il a de bons réflexes néanmoins, se rétractant, s’excusant même… Et n’hésitant pas à juger sévèrement ses propres actions. C’était un truc qu’Aleks appréciait, quand ça n’en devenait pas absurde. Et ce n’était pas le cas-là. Il pardonne donc, éprouvant cette fois cette satisfaction très particulière de l’homme qui se sentait important d’être celui qui donnait son pardon.

Nouveau hochement de tête à propos de Pavel ensuite. Aleks n’en dit pas plus. Ça restait un sujet assez lourd pour lui, malgré son détachement apparent. Par contre à la question du petit Allemand il hoche négativement la tête.

« Je ne sais pas. »

Aucune idée de ce qu’avait vécu l’Allemagne il y a environ un an, lorsque tout ceci avait commencé. Toutefois il pouvait expliquer :

« L’Europe a vécu la même chose que nous. Mais plus rapidement. »

Evidemment… Le mal avait débuté en Turquie, pour une raison ou une autre. La proximité géographique avait fait le reste.

« La dernière fois que j’ai parlé à Pavel, c’était déjà le chaos là-bas. Ici on essayait encore de s’organiser. »

Sans succès, fallait-il le dire ? Laszlo termine ses soins, Aleks vient lui-même tester un peu la solidité des points, se faisant grogner tout seul parce qu’il n’avait pas la délicatesse de l’autre homme disons ! Il ne répond pas devant les qualités qu’il se prête au départ, grognant simplement une vague approbation.

Nouveau hochement de tête positif à propos des bandages. Il pensait s’en passer mais si Laszlo avait une meilleure option à lui offrir, il prenait ! Disons qu’il était de toute évidence moins cérébrale que l’autre homme. Laszlo lui donne d’autres bonnes raisons de le garder près de lui et à propos de l’arbalète, assez fier :

« Mon fils est sniper. »

Mais de convenir ensuite :

« Ça peut servir. »

Pas que ça… Mais puisqu’il avait appuyé sur le sujet, il revenait simplement dessus quoi.

« Tu es quelqu’un d’intelligent. »

Aleksandr voulait bien lui concéder ça sans faire de chichi. De toute façon, il serait passé pour un imbécile à essayer de le nier. Et cette intelligence était bien la plus grande qualité de Laszlo à cet instant présent. Pas seulement une intelligence scientifique… Mais une intelligence instinctive qui lui permettait de savoir quand avancer et quand reculer, selon la situation.

Quant à ce qu’il pouvait gagner à rester avec lui :

« Tu vivras. »

Ça sonnait comme une promesse et, en fait, s’en était vraiment une. Bien sûr il y aurait des règles à suivre mais si Laszlo était, comme il le soupçonnait, déjà dans une communauté, il en suivait certainement déjà, dans laquelle il faisait peut être même de plus grands compromis.

« Et tu pourras partir quand tu veux. »

Ceci étant dit, si Laszlo partait il ne pourrait plus revenir… Ça allait de paire.

« Je ne trahis la meute que si elle me trahit la première. »

Puis de signaler :

« Si je voulais te tuer, tu serais mort il y a une semaine déjà. »

Pourtant en deux rencontres il n’avait subi aucune attaque de sa part, non ?

« Puis peut-être bien que tu peux m’être utile, oui… »

Assurément, même.



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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   25.11.18 2:22


Le rapport d’Aleksandr à la violence était… quelque chose. Oh, ce n’était pas la première fois que Laszlo avait ce genre de conversation. Mais même pour lui, c’était encore concept par moments. Surtout quand il n’y avait pas de plexiglass entre le sujet des aveux et lui. Qu’il n’y avait qu’une fine couche d’air si facile à franchir pour glisser lentement des doigts puissants autour de son cou… Au moins Laszlo pouvait-il se féliciter de ne pas être ce genre d’homme qui avait besoin de violence pour comprendre des choses aussi élémentaires que ce qui faisait d’Aleksandr un alpha dans ce monde de loups. La domination du pays… voilà une manière de pensée bien russe, sans nul doute. Ça fait doucement soupirer le petit Allemand. Eux aussi avaient, un jour, eu ce genre de valeurs envers leur mère patrie. Pas lui, mais ses grands-parents. Ça s’était très, très mal terminé…

« Et la douceur ? », demande soudainement Laszlo. L’un n’empêchait pas l’autre. Il avait vu bien des choses dans sa vie, mais rarement des hommes qui n’attachaient absolument aucune valeur à des sentiments plus doux, que ce soit envers une autre personne, un animal, un souvenir ou eux-mêmes. Ça revêtait toujours des allures différentes, mais c’était bien là. Un rappel que l’humain avait besoin de chaleur pour survivre. Le Russe lui explique ensuite avoir été militaire. Voilà un aveu qui ne peut surprendre Laszlo qui se contente donc d’opiner sans grande émotion dans un premier temps. Le contraire eût presque été affligeant, dans l’état. « Le service fédéral de sécurité, si je me rappelle bien ? Les services secrets, donc. »

Tout un planning. Ses excuses passent ensuite crème. Laszlo notait dans un coin de sa tête toutes ces nouvelles informations sur son singulier partenaire. Il était intéressant de pouvoir tracer une ligne mentale entre le pas de trop et celui qu’il pouvait encore faire. Parce que malgré tout, l’Allemand était du genre à prendre tout ce qu’il pouvait. Il n’allait pas s’aplatir complètement si ce n’était pas nécessaire et ses maladresses deviendraient bientôt des forces lorsqu’il aurait pour de bon tracer à la craie blanche cette fameuse ligne mentale. Puis, l’espoir d’avoir des nouvelles d’Allemagne est rapidement étouffé. Ce n’est toutefois pas une surprise et même si Laszlo ne retient pas un petit air déçu, il n’ajoute rien. Mais la suite n’a rien d’engageant… et il ne peut qu’acquiescer brièvement, un peu démoralisé suite à ces informations qui n’étaient que spéculation.

« J’aurais quand même préféré survivre chez moi. », déclare simplement le petit Allemand tout en haussant doucement les épaules. C’était un des rares commentaires illogiques que se permettrait Laszlo au court de sa vie, qu’on se le dise bien. Mais parfois, la nostalgie d’un homme le rendait temporairement inconscient, même un bon psychiatre. De toute façon, ça ne portait guère à conséquences présentement. Finalement, Laszlo se remet sur ses pieds, son regard glissant un instant sur Aleksandr alors que ce dernier lui parle de son fils, y accolant un mot qui lui donne un petit frisson désagréable. Sniper. « Ah oui. En effet, je suppose. Il faisait partie du même service que toi ? Quel âge a-t-il ? »

Il l’imaginait probablement plus jeune qu’il ne l’était réellement, du coup. Un compliment franchit soudainement le seuil des lèvres du Russe. Quelque chose disait à Laszlo qu’il s’agissait d’un phénomène encore plus rare que les Perséides, qui elles avaient l’avantage de revenir à tous les ans ! Mais c’est la suite qui le laisse songeur. Les arguments. Les conditions. Aleksandr ne cache rien. Il est moins strict que Laszlo l’eût cru. Même que le psychiatre se laisse un instant tenter à croire que l’homme ment avant de réaliser que tous les signes étaient contre ce diagnostic.

« Je peux t’être utile. », déclare simplement Laszlo sur un ton fermé qui n’évoquait pas le doute. Il s’approche de l’homme toujours assis sur le lit, s’arrêtant juste devant lui, décidé. À prendre une décision immédiate ? Non. Il avait besoin de réfléchir. La spontanéité, il en était capable mais il se prenait souvent à la regretter, alors il la domptait. « Donnons-nous rendez-vous. Où tu veux, quand tu veux. Ces prochains jours. J’aurai eu le temps de réfléchir… »

Pourquoi avait-il soudainement envie de vendre son âme à cet homme-là ? Ne dit-on pas que le Diable est tentateur ? Il l’avait sûrement juste devant lui.

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MessageSujet: Re: The Alpha | ALEKSANDR   26.11.18 9:52



« Pourquoi ça ne m’étonne pas que tu poses cette question ? »

Celle à propos de la douceur. Est-ce que Laszlo l’en pensait incapable ? Il ne semblait pas… Et en même temps, pourtant, il avait l’air d’attendre sa réponse avec une certaine curiosité avide. De fait Aleks conclu simplement :

« Une autre fois. »

Il avait assez usé de salive sur ce genre de sujet. Et bien qu’il fasse bonne figure, il avait besoin d’un peu de calme après la chirurgie d’appoint que le psychiatre avait opéré sur son bras, à vif. Aleksandr acquiesce simplement à propos du FSB. C’était peut-être secret avant l’apocalypse mais aujourd’hui il n’y avait plus aucune raison de le cacher.

« J’étais en mission… »

Ceci dit, avant que l’infatigable curiosité ne reprenne le dessus il ajoute rapidement :

« On en parlera pas aujourd’hui. »

Pas parce qu’il avait honte ni rien du genre… Mais Aleks n’avait plus tellement envie de parler et il ne comptait pas se faire tirer les vers du nez sous prétexte que Laszlo, lui, aurait bien taillé encore le bout de gras. Mais… Si Aleks ne dit rien à propos des regrets de Laszlo, c’est qu’il avait les mêmes. Lui c’était sûrement par chauvinisme mais pas que. Il était en Amérique depuis un bout de temps déjà lorsque tout ça avait eu lieu. Ca ne lui avait laissé aucune chance de revoir le pays avant d’être bloqué ici…

Bref… Aleks observe un silence presque reclus ensuite, ne baragouinant qu’une vague réponse à propos de l’âge de Pavel. Et s’il acquiesce à propos de l’utilité que Laszlo pouvait lui apporter, là encore il n’ajoute rien. L’allemand allait devoir se faire à ses côtés les plus taciturnes et ses humeurs pas si changeantes en vrai mais qui pouvait passer du silence profond à l’acceptation de plus longues conversation.

Un rendez-vous à prendre… Un piège potentiel mais Aleksandr n’irait pas sans observer les alentours, sans être sûr que tout était sous contrôle.

« Mardi prochain. »

Quant au lieu…

« A l’entrée de la ville, il y a une sorte de restaurant routier. »

Il n’avait pas donné d’heure non. C’était volontaire. Peut-être la curiosité de voir si Laszlo serait prêt à attendre plusieurs heures. C’était un bout de fierté qui parlait parce qu’en vrai ça n’avait pas d’importance. Le fait qu’il vienne importait lui seul.

Aleksandr se relève, dépliant sa carcasse, dénouant un peu les muscles qui s’étaient crispés pendant que l’aiguille entrait dans sa chair pour le travail de couture. Pas complètement ingrat même si son aspect pour le moins peu loquace au moment de leur séparation en donnait facilement l’impression, Aleks lâche :

« Merci. »

Il allait faire au mieux pour éviter une infection ou un pétage malheureux de fils… Et il en donnerait des news à Laszlo, la prochaine fois.

« Tâche de rester en vie jusqu’à mardi au moins. »

Un léger rictus passe sur son visage et Aleks tourne finalement les talons. Il allait finir de fouiller l’endroit avant de s’éclipser pour de bon. Quant à Laszlo, il le reverrait donc mardi prochain s’il était prêt à quitter son groupe pour une nouvelle meute. Pas bien imposant, la dite meute… Mais ils allaient reprendre pour eux la phrase qui disait que ce n’était pas le nombre l’important… Mais la qualité de ses membres…



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