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 And now... ? [Ft. Katherine]

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Sac à dos
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MessageSujet: And now... ? [Ft. Katherine]   08.09.18 19:16

And now... ?
   Terry & Kate

   


   
Se réveillant en sursaut. Haletant, le coeur battant à la chamade, complétement hagard Terry tenta de calmer l'angoisse que ce cauchemar avait éveillé en lui et qui lui étreignait la poitrine sans la moindre pitié. Son regard se posa sur cet endroit dans lequel il se trouvait seul et qui lui était presque inconnu. Il s'agissait d'une pièce aménagée en chambre, dans lequel se trouvait un lit et une commode. La porte était fermée mais il ne pouvait pas encore dire si elle était ou non verrouillée, la lumière réconfortante du soleil qui le réchauffait de ses rayons, pénétraient dans la pièce par la guillotine laissé légèrement entrouverte et par laquelle se faufilait un peu d'air frais. Mais la brise légère n'était pas le seule à pénétrer dans la petite pièce, elle portait jusqu'à lui l'arrière fond sonore de plusieurs activités provenant de l'extérieur. Attiré par ses voix qui arrivaient à lui indistinctement de manière déformée, il tenta de se relever légèrement en prenant appui sur ses coudes mais n'aperçut rien si ce n'était le toit d'une maison pavillonnaire face à lui. Etait-il entrain de rêver ? Détournant son regard de la fenêtre, ses yeux se posèrent sur une chaise vide sur laquelle se trouvait des vêtements neufs pliés qui avaient remplacé ses vêtements crottés et déchirés.

Peu à peu les souvenirs revinrent à lui. Il y avait tout d'abord la présence de cette femme d'origine hispanique qui lui avait sauvé la vie et de ce soi-disant médecin à l'humour douteux... Ils l'avaient tous deux conduit jusqu'ici, dans cet endroit qu'il ne connaissait pas mais dans lequel ils semblaient être nombreux à vivre s'il en croyait les divers sons qui venait jusqu'à lui et qui était autant d'indicateurs de nombreuses activités... Il avait beau tenter de se souvenir, il n'arrivait pas à se remémorer le moment où ils étaient arrivés, ni celui où ils avaient franchis les hauts murs de cet endroits par contre il gardait parfaitement en mémoire ce moment où ils avaient quitté cette cave, de cette douleur qui lui lacérait la chaire à chaque pas qu'il faisait, de la fièvre qui menaçait de s'emparer de lui, de ses vêtements imbibés de sueurs et de sang, et de tous ces symptômes qui le terrassaient et qu'il essayait de combattre mais contre lequel il ne pouvait rien. Il gardait également en mémoire l'attaque de 2 ou 3 virulents isolés, de la réactivité de la femme qui les accompagnait, de la lame de son arme qu'il avait lui-même planté dans la tête de l'une de ces créatures mais au-delà de ça, il ne se souvenait plus de rien.... si ce n'était... Il se souvenait de la présence d'une autre femme, une femme d'âge mûre, blonde... Il était encore dans un état vaseux mais il n'avait pas rêvé, ou alors c'était le plus réel des rêves qu'il avait fait... ils avaient un peu échangé et puis il s'était senti à nouveau senti aspiré dans le vide, peuplé de rêve confus. Repoussant les couvertures qui recouvrait sa nudité, il aperçut sur son  flanc droit un bandage propre recouvrant sa blessure qui n'était désormais plus aussi douloureuse que dans son souvenir, pour preuve, il pouvait même se redresser sans avoir à serrer les dents. Assis au bord du lit, passant ses mains dans ses cheveux, il se releva et se dirigea vers les vêtements neufs qu'on avait laissé à son attention.  

Terrence se sentait encore un peu groggy mais ses pieds étaient parfaitement encrés au sol, il n'avait plus cette sensation désagréable de se trouver à bord d'une barque qui ne cessait de tanguer dangereusement, menaçant de le faire passer par dessus bord à tout moment. De toute évidence cet homme avait fait des miracles et bien qu'il lui en fut reconnaissant, il ne pouvait pas se permettre de s'attarder davantage ici. Il devait retrouver sa fille, elle avait besoin de lui. Il espérait de tout coeur qu'elle allait bien et qu'elle se trouvait en ce moment même avec Nash et Diana. Attrapant la chemise, il l'enfila sans faire de geste brusque ni même prendre la peine de la boutonner, puis, il se saisit du pantalon et réalisa que sa ceinture, qui se trouvait sous le vêtement, était là aussi mais que l'étui de son couteau de chasse qui se pendait à sa ceinture avait cette fois été délesté de son arme. Lâchant un juron de contrariété, il glissa ses jambes dans le pantalon avant de glisser le cuir dans les passants en tissu, puis, il s'en retourna s'assoir sur le lit afin d'enfiler ses chaussures. Ses lèvres s'étirèrent en une grimace douloureuse alors qu'il tentait de se baisser pour faire les lacets de ses chaussures avant de renoncer. Se levant du lit, encore chancelant, il se dirigea vers la porte qui n'était pas verrouillée. Descendant lentement les marches sans trahir une plainte mais en serrant les dents, il quitta la maison dans laquelle on l'avait de toute évidence laissé seul. Faisant quelques pas sur le perron de la maison, il prit appuie sur la rambarde en bois peint et observa ce qui paraissait être un petit quartier tranquille, du moins avec des palissades fortifiés sur lesquels se relayaient des habitants selon toute vraisemblance. Descendant les quelques marches de la maison d'Eddie, il s'avança en se tenant la coté où sa blessure semblait s'être réveillé et le faisait à nouveau souffrir. Probablement aurait-il mieux fait de rester couché mais rester sagement inactif voilà bien quelque chose qu'il était bien incapable de faire

C’était étrange de se balader ainsi tranquillement dans un quartier qui semblait très actif. Tout semblait si parfaitement calme et… normal, comme si le monde extérieur n’existait pas, ce qui le déstabilisait complètement. Il n’avait plus l’habitude de ce genre de vie et se sentait un peu déboussolé par ce calme et cet endroit presque trop paisible. Pouvait-on vraiment reprendre leur vie d’avant, vivre à nouveau normalement ? Etaient-ils réellement en sécurité ici ? Son attention fut alors attiré par une silhouette qui se trouvait à la fenêtre et qui le fixait... Il s'agissait de cette autre femme qu'il avait entre aperçut alors qu'il était encore dans un état second... Katherine. Sans hésiter, il traversa son jardin et se posta devant la belle blonde qui dégageait une certaine force mais pas seulement il émanait surtout d'elle une autorité naturelle

- 'lut. J'crois qu'vous vouliez qu'on cause...

   
   
   

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MessageSujet: Re: And now... ? [Ft. Katherine]   09.09.18 13:36

Dans son jardin sont plantés des rosiers. Ils sont magnifiques quand ils sont en fleurs, mais il faut en prendre soin sur la durée pour qu’ils s’épanouissent correctement. Ils sont comme des enfants qu’on mettrait au monde, que l’on doit éduquer, nourrir, aimer, jusqu’à la fin. Ces fleurs, elles ont été plantées de longues années plus tôt, lorsqu’Antoine s’est intéressé aux plantes. Pour que Kate soit complètement honnête, elle devrait avouer que ces rosiers ne sont pas là pour faire jolis. Son fils est tombé amoureux de ces fleurs, mais uniquement pour enlever leurs pétales et les jeter partout dans la maison pour y mettre de la couleur. C’était un truc débile qu’il faisait pour en mettre partout, pour emmerder son monde comme il savait si bien le faire. Si elle criait parce qu’elle devait ranger partout, et surtout, se baisser sous tous les meubles pour récupérer les centaines de pétales qu’il pouvait cacher lorsqu’elles étaient en fleur, Kate souriait intérieurement parce qu’elle aimait ce lien qui l’unissait à son fils. Aujourd’hui, elle a une cisaille en main et coupe quelques branches mortes pour permettre aux autres d’avoir tous les nutriments dont elles ont besoin pour grandir.

Elle avait vu cet homme sortir de la maison d’Eddie. Son allure est bien plus belle à voir que lorsqu’il est arrivé, blessé, à Highgate. Katherine a simplement souri en le voyant sortir, regarder la rue comme s’il ne croyait pas ses yeux du spectacle qui se déroule face à lui. Elle aime voir cette expression chez ceux qui arrivent tout juste. La réalité qu’ils vivent ici n’est en rien comparable à ce qu’il se passe dehors. Kate, elle est fière de ce que son mari a construit, et fière que la paix puisse être si longue et si bonne à la fois. Elle aime ce qu’il voit pour la première fois.

“ - lut.” Commence-t-il à dire, après avoir traversé le jardin sans aucune hésitation pour se planter face à elle. “ J'crois qu'vous vouliez qu'on cause…”
“ - Je voulais surtout m’assurer que vous étiez sûr pied.” Dit-elle avec un sourire chaleureux, qui pourtant, ne dénature en rien la force vitale qu’elle dégage. “ Mais puisque vous êtes là maintenant, je pense que ça serait une bonne chose. ” La blonde coupe une dernière branche avant de la laisser tomber pour qu’elle enrichir le sol, puis, baisse la petite cisaille sur sa cuisse. “ Suivez-moi, nous serons plus tranquille à l’intérieur de ma maison. ”

D’un signe de tête, elle l’invite une dernière fois avant de se tourner et de marcher jusqu’au péron. De là, elle monte les quelques marches puis ouvre la porte. Une fois à l’intérieur, elle enlève ses gants de jardinage pour les poser sur le meuble d’entrée. La maison est grande, étrangement silencieuse comparé au bruit de vie extérieur. Il faut dire que tout a été insonorisé pour que les voisins n’entendent pas les crises d’hyperactivité d’Antoine. Il n’y a plus d’enfants en bas âge à l’intérieur, mais au moins, elle offre une tranquillité qui permet aux gens de s’ouvrir à elle sans avoir peur d’être entendu par les gens à l’extérieur. Elle est spacieuse, elle sent bon la cannelle comme si Kate en cuisinait à longueur de journée. Un escalier central légèrement en colimaçon permet de monter à l’étage. A gauche de l’entrée, la cuisine et le salon. A droit, une grande salle de bain, la porte de la véranda, un second salon et un bureau trop spacieux pour que personne n’ait jamais du à y travailler.

C’est dans cette dernière pièce qu’entre Kate en laissant la porte ouverte à Terrence pour qu’il puisse entrer. Ce n’est qu’une fois fais, à la suite d’un sourire qu’elle ferme la porte derrière l’homme pour plus d’intimité encore. A l’intérieur, rien ne semble avoir changé depuis le début de l’épidémie. C’est parce que rien a changé, mise à part les affaires qui sont posées sûr le bureau. Un appareil polaroïd est posé là, elle s’en sert pour enregistrer toutes les personnes qui sont dans les murs.

“ - Je me présente. Katherine Rosebury, ” Dit-elle en tendant la main à Terrence, dans un geste civilisé qui a presque disparu depuis le temps. “ C’est moi qui gère cet endroit. Vous êtes ?”
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MessageSujet: Re: And now... ? [Ft. Katherine]   21.09.18 6:55

And now... ?
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Désarçonné par sa réponse, il la regarda incapable de cacher sa surprise avant de la remercier d'un signe de tête un peu penaud. Terry n'avait plus vraiment l'habitude de voir des gens qu'il ne connaissait pas s'inquiéter pour lui, pourtant son sourire mais surtout son regard ne mentait pas.
Reposant sa tenaille, elle l'invite à la suivre à l’intérieur. Ensemble, ils pénétrèrent dans la maison de cette femme d'où émanait une agréable odeur de cannelle... Les pièces étaient spacieuses et parfaitement entretenues, le mobilier choisit avec goût, il n'y avait là, aucun signe de vandalisme passé ou de meubles récupérés lors de raid, c'était un peu comme si cette maison, ce quartier, se trouvait hors du temps, hors de la réalité et de ce qui se passait dehors. Des photos de familles attirèrent son attention, elles représentaient cette femme avec ce qui devait être son mari et ses deux enfants. Cette maison était à l'image de sa propriétaire, tout était calme, il ne ressentait aucune menace au contraire, tout était accueillant et presque... rassurant. Et pourtant, malgré cette impression qui s'en dégageait, Terry se sentit inexplicablement nerveux, pas à sa place. Cette sensation il l'avait déjà vécu par le passé, lorsqu'il était revenu du Moyen-Orient, et qu'il n'arrivait plus à s'adapter à la vie civilisé, aujourd'hui c'était exactement pareil. Passer d'un contexte où chaque jour était une lutte permanente pour sa survie et celle de ses proches à une situation que l'on pourrait qualifier de « normal » était déstabilisant. Tout ça lui semblait presque trop beau pour être vrai....
Suivant Katherine tout en observant avec attention cet intérieur qui se dévoilait sous ses yeux, ils passèrent devant un imposant escalier avant d’arriver dans un bureau qui, comme tout le reste de la maison, était à l'image de la femme qui lui faisait face : accueillant, chaleureux, inébranlable et fort. Caressant du bout des doigts le bois de la bibliothèque dans laquelle se battait une collection impressionnant de livres, Terry observa tour à tour les objets qui décoraient la pièce avec un oeil intéressé, cherchant à en savoir le plus possible sur son hôte.

- Cette maison... c'était la vôtre avant tout ce bordel… Comprit-il

La première chose qu’il remarqua était ce casque bleu qui lui fit comprendre instantanément pourquoi elle dégageait une telle présence. Il aurait pu appartenir à son mari pourtant l’idée ne lui avait absolument pas traversé l’esprit, peut-être parce qu’il ne l’avait pas encore rencontré et qu’une fois qu’on se trouvait face à elle le doute n’était plus permis. Ses soupçons furent confirmés par les cartes de voyages et les photos qui ornaient le bureau. L’entendant se présenter, il se tourna dans sa direction, et la fixa durant un instant, interdit en constatant qu’elle lui tendait la main. Non pas que ce geste l’offusquait, mais plutôt qu’il n’avait plus réellement l’habitude de faire usage de ce genre de civilité, aussi, lui fallut-t-il quelques secondes avant de prendre un peu gauchement sa main dans la sienne et de se présenter à son tour

- Terrence Byers. Alors c’est vous qu’avez fait tout ça, constata-t-il en récupérant sa main. Comment vous avez fait ?

Chaque recoin de la ville avait été plongé dans un profond chaos si tôt que les morts se mirent à envahir les rues. Il n’y avait pas un quartier qui n’avait pas été touché, et y entrer était quasiment devenu impossible. La ville regroupait la plus forte concentration de population et en l’occurrence de morts au mètre carré, il fallait vraiment être désespéré pour s’y rendre. Et si certains quartiers résidentiels étaient beaucoup plus facile d’accès, en nettoyer un entièrement tout en réussissant à monter ces palissades de protections était une véritable prouesse qui inspirait plus le respect que la critique. En d’autres circonstance il aurait probablement mordu la main qui l’avait soigné et recueilli en l’accusant d’être une planquée, de ne pas savoir comment ça se passait à l’extérieur, en étant de ceux qui préféraient jouer les autruches en s’occupant bêtement de ses rosiers, mais il n’y avait rien de plus faux, et ce casque bleu qui ornait fièrement ce bureau était là pour le prouver. De plus, il avait vu que ces gens savaient se battre, la mexicaine en tout cas n’était pas une planquée, et cette femme non plus. Placer des sentinelles sur les palissades était également un signe qui ne trompait pas. Ces gens avaient réussi à créer une communauté qui de prime à bord paraissait parfaitement se débrouiller.

- Les casques bleus ? Fit-il en adressant un signe de tête en direction du casque. Quelles missions ?




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MessageSujet: Re: And now... ? [Ft. Katherine]   23.09.18 9:56

Katherine n’a pas répondu à la première interrogation de son invité. Elle le voit scruter l’endroit pour découvrir le moindre indice qui pourrait lui être utile. Mais cet homme ne le fait pas d’une manière impoli. Il touche, regarde, s’imprègne, essaye de comprendre mais avec tout un respect qui semble naturel. La femme le laisse faire, ne dis rien. Attendant qu’il se soit arrêté pour poser son attention complètement sûr elle. Qu’il ait serré sa main avec cet air perdu que les gens de dehors ont, lorsqu’ils entrent ici, lorsqu’ils ont pour la première fois à faire face à des gens toujours civilisés.

“ - Alors c’est vous qu’avez fait tout ça, comment vous avez fait ? ”
“ - Mon époux a construit cet endroit, avec nos proches voisins.” Répondit-elle calmement lorsqu’il récupère sa main. Elle sourit, toujours, malgré ces souvenirs frais encore douloureux. “ Il était architecte. Il travaillait sûr la construction d’une ville écologique, complètement autonome sous toutes ses facettes.” Katherine s’écarte de lui pour lui laisser de l’espace, mais elle laisse son regard posé sur lui preuve de l’intérêt qu’elle lui porte. “ Lorsque l’épidémie est arrivé sur le continent, ils ont tous construits les palissades qui nous protèges des virulents. Il s’est ensuite servi de ses propres plans pour aménager l’endroit. Le sécuriser, le rendre viable, et agréable.”

Voilà des explications complètes sur la façon dont se sont déroulées les choses. Mais c’est la jolie histoire qu’on raconte aux nouveaux venus. Les plus anciens connaissent les douloureuses choses qu’ils ont vécu, les pertes qu’ils ont eu, et les heures de travails interminables pour arriver à un paradis comme celui-ci. La mort de son mari, de son fils, et de tous les autres, sont les poids qu’il faut porter jours après jours, pour offrir aux survivants un lieu qu’ils méritent, et où il fait bon vivre.

“ - Les casques bleus ?” Fit-il en adressant un signe de tête en direction du casque. “Quelles missions ?” Katherine n’a d’autres choix que de sourire, s’approchant de son plus précieux souvenir.
“ - La dernière, Géorgie, en 2008.” Elle tourne son regard sûr lui, sourit, parce qu’elle sait que seul un militaire de carrière peut connaître sa faction, surtout sur le sol Canadien. “ On nous a envoyer protéger les civils d’explosions intempestives. Le 8 Août, fut mon dernier jour sur le terrain.” Un homme du métier seul, pourrait comprendre la nostalgie dans sa voix. Comprendre que ce ne fut pas son souhait, car un civil basique, se dirait que son sourire montre qu’elle est contente d’avoir quitté les rangs. “ Huit jours plus tard, la paix sur le territoire a été officialisée. C’est à ça que l’on reconnaît les bienfaits de nos actions, n’est-ce pas ?”

Katherine, elle s’est tournée vers lui quelques secondes, avant de le quitter des yeux, lui, et son casque bleu. Elle s’est dirigée vers la grande fenêtre française à double battant, pour regarder à l’extérieur. La vie paisible, agréable, presque magique que ce quartier offre. Toute la bonté qui en découle est ce qu’elle a toujours voulu accomplir. Aujourd’hui, Kate, elle est fière d’elle, et sait que son mari, tout comme son fils Antoine, le seraient eux aussi. Alors, elle n’a tout à perdre.

“ - De quelle section de l’armée dépendiez-vous ?” Elle pose la question sans le regarder, tout d’abord. Elle se doute qu’il n’était pas des siens, mais sa carrure montre qu’il a fait ses classes. “ Ce qu'on connait aujourd'hui, ce n’est pas si différent des combats que l’on pouvait voir sur le front…” Elle hausse les épaules, se tourne avec un léger sourire chaleureux. “ Ce que l’on croise dehors… C’est une misère aussi affreuse que ce que nous avons connus à l’époque. J’aime me dire que c’est pour protéger tous ces gens, que nous sommes encore là. Pour continuer et propager notre savoir faire.”

Kate est une femme douce, qui pourtant, n’a pas peur d’agir. Elle en a les capacités physiques, même si son problème au coeur lui pose des problèmes. Aujourd’hui, elle pense maîtriser. Personne n’est au courant de la gravité de la situation, et tant mieux. Du moins, c’est ce qu’elle pense. Sa fille est la dernière détentrice de ce secret, que même Katherine ne connaît pas. Du bout des doigts elle se penche et attrape l’appareil polaroid sûr le bureau. Elle l’ouvre, et machinalement, en écoutant la réponse de son interlocuteur, change la pièce qu’il faut pour pouvoir prendre de nouvelles photos.
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MessageSujet: Re: And now... ? [Ft. Katherine]   27.09.18 10:03

And now... ?
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Sans la quitter du regard, Terry l'écouta lui raconter la naissance de Highgate, et le rôle important qu'avait joué son mari dans la construction de cet endroit. Il avait relevé sur elle un regard particulièrement appuyé en l'entendant employer le passé lorsqu'elle évoquait son l’homme qui avait partagé sa vie, mais Terry ne posa aucune question. Outre le fait que ça ne le regardait pas et que hormis raviver la douleur provoqué par la perte d'un être cher, cela n'avait pas réellement d'importance, il en avait compris l'essentiel : l'homme était mort la manière importait peu, elle n'était d'ailleurs pas bien difficile à deviner. Il était architecte, il travaillait dans les bureaux, il n'avait pas l'habitude de se battre... contrairement à sa femme et un accident était très vite arrivé lorsque l'on manquait de vigilance.
Ce qu'avait accompli cet homme était en tout cas remarquable. Grâce à ses travaux, tous ces gens ne semblaient manquer de rien, c'était un peu comme si cette communauté, ou du moins les personnes qui en étaient originaires, n'avaient jamais été touché par le virus et les conséquences qu’il avait engendré, ce qui était totalement faux du reste, ils avaient été touché comme tous le monde, mais dans une moindre mesure selon toute vraisemblance.

Terry l'avait écouté sans l'interrompre, se contentant simplement d'hocher silencieusement la tête en signe d'approbation. Qu'aurait-il pu dire de toute manière ? Il n'était pas du genre à s'exclamer devant les évidences. Ce qu'ils avaient construit était admirable mais elle le savait déjà, il n'avait pas besoin de le lui dire. Il préféra de loin enchainer sur un autre point qui l'intéressait tout autant que leur fortification, le passé militaire de cette femme.
Son regard se décrocha du sien durant un instant lorsqu'elle évoqua sa dernière mission, qui était la deuxième guerre d'Ossétie du sud. Les média n'en n’avaient pas beaucoup parlé et à vrai dire lui-même savait peu de chose à ce sujet. Certes il en savait bien plus que l'américain moyen mais au regard des événements, et de la complexité géopolitique surtout dès lors que la Russie s'y retrouvait mêlé, il était bien placé pour savoir que la réalité était souvent bien plus complexe que ce qu'on voulait bien leur faire croire. Derrière son sourire, il pouvait percevoir une certaine tristesse, presque de la nostalgie... son retour loin des conflits et du champ de bataille n'était pas souhaitée, probablement éprouvait-elle un sentiment de travail inachevé. Il eut un sourire amer en l'entendant parler du bienfait de leurs actions pour sa part ce n'était pas le sentiment qu'il en gardait. Ils étaient des soldats, ils devaient se contenter d'obéir aux ordres même si ces derniers étaient parfois plus que discutables, alors parler de « bienfaits » lui paraissait quelques peu maladroit, ce n'était en tout cas pas le terme qu'il aurait employé pour qualifier leurs actions. Ce qu'il avait été amené à faire au Moyen-Orient, il l'assumait complétement, c'était eux où leurs ennemis, le choix était très vite fait. Les états d'âmes n'étaient pas de mises dans ce genre de conflits, s'il on en avait, on était sur d'y rester, mais cela ne signifiait pas pour autant qu'il n'y pensait plus.
Son regard fixa cette silhouette féminine qui lui tournait le dos et qui cherchait à son tour à en savoir plus sur lui. Il ne pouvait pas prétendre être surpris de constater qu'elle avait deviné qu'il avait fait partie du corps armée lui aussi. Seul un soldat pouvait reconnaître un autre soldat, surtout lorsqu'ils avaient ce genre de discussion

- J'appartenais au SOCOM, se contenta-t-il de lui répondre.

Tout était dit, il n'avait pas besoin d'entrer plus dans les détails, surtout face à une femme comme elle, qui savait de quoi il en retournait. La rejoignant à la fenêtre il prit y prit appui et observa le paysage qui se dévoilait à lui. C'était le genre de chose que l'on voyait avant, des hommes et des femmes qui vaquaient paisiblement à leurs activités tout en saluant leurs voisins au passage. Il y avait un petit côté idyllique à ce qui se déroulait devant ses yeux, comme s'il vivait un rêve éveillé, comme s’il était le témoin d’une époque qui n’existait plus. La voix de Katherine le fit détourner son regard pour se poser sur son interlocutrice qui était visiblement une femme très altruiste, ce qui, du reste, correspondait parfaitement à son engagement parmi les casques bleus. Levant les épaules dans un signe d'indifférence, Terry détourna son regard pour le poser sur un homme plutôt jeune qui discutait avec une femme de son âge. Il avait du mal à savoir ce qui était le pire, les guerres qu'ils avaient vécu, ou celles qu'ils menaient aujourd'hui, mais s'il y avait bien une similitude entre les deux situations c'était que nul ne savait de quoi serait fait demain et qu'il leur faudrait mener ce combat chaque jour pour survivre 24h de plus. De là à penser qu'ils avaient un rôle à jouer qui consistait à protéger et aider ceux qui n’en n’étaient pas capable, c'était un pas qu'il ne franchirait pas, il avait suffisamment à faire pour se garder lui-même et sa fille en vie

- J'en sais rien, admit-il. Moi tout ce que j'vois c'est que ça me permet d'apprendre à ma fille à survivre et à se protéger. C'est tout c'qui compte.

Les autres, transmettre son « savoir-faire », ça ne l'intéressait pas, seul comptait sa fille, veiller sur elle et lui donner les armes pour continuer sa route lorsqu'il ne serait plus là. Leslie, il ignorait où elle se trouvait en cet instant, ni même si elle allait bien,... il devait la retrouver, il avait perdu suffisamment de temps ici. Tapotant légèrement le rebord de fenêtre, il abandonna cette dernière et ce qui se passait au-dehors pour revenir à l'intérieur de la pièce et se focaliser entièrement sur la femme qui lui tournait le dos et qu’il commençait à apprécier. Il ne savait pas trop ce qu’elle attendait de lui, mais il ne pouvait pas rester ici plus longtemps, il devait retrouver Leslie. Il savait qu’il n’était pas encore tout à fait remis mais il ne pouvait pas se permettre de perdre plus de temps entre ces murs, alors que sa fille était seule dehors

- Ça fait combien de temps que j’suis là ?

Terry avait totalement perdu la notion de temps depuis ce fameux jour et cette chute dans les rapides. Combien de temps s’était-il écoulé depuis ? Une journée ? Deux ? Plus ?

- J'vais y aller. J’voudrais récupérer mes affaires, demanda-t-il en faisant essentiellement référence à sa veste en cuir, son couteau de chasse ainsi que son arbalète dont on l’avait délesté depuis son arrivé. Et aussi… où j'peux trouver un véhicule ?

Il n’oublierait pas tout ce qu’ils avaient fait pour lui, et peut-être reviendrait-il pour y déposer définitivement ses valises avec Leslie qui ne pouvait pas continuer à vivre sur les routes à la merci du froid, de la faim, de la soif, des virulents et des autres hommes. Elle avait besoin d’un point d’attache, en compagnie de personnes qui ne l’affaibliraient pas et pour ce qu’il en avait vu, Highgate lui paraissait parfaitement correspondre à tous ces critères mais pour l’heure, rien ni personne n’aurait pu le retenir ici et l’empêcher de retrouver sa fille. Toutefois, Terrence connaissait ses limites. Avec sa blessure, il ne faisait aucun doute, que même avec toute la meilleure volonté du monde, il s’épuiserait vite et deviendrait une proie plus facile pour les virulents ou des personnes moins scrupuleuses que les personnes ayant trouvé refuge ici. C’est pourquoi il avait besoin de trouver un véhicule qui lui permettrait de parcourir plusieurs kilomètres sans s’épuiser et beaucoup plus rapidement que s’il devait compter sur ses seuls jambes. Si elle ne pouvait pas lui en fournir un, il se débrouillerait mais que ce fut avec ou sans véhicule, il devait absolument retrouver sa fille et pour se faire, il devait retourner à leur ancien campement, en espérant qu’ils s’y trouvaient tous sains et saufs


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