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 Don't Open Dead Inside | LESLIE

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Sac à dos


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MessageSujet: Don't Open Dead Inside | LESLIE   07.10.18 13:57


Laszlo serre les dents tout en donnant un bon coup de pied à l’infecté pour qu’il tombe lourdement au sol. Un de ses membres se brise, craque lugubrement et finit même pas se détacher de son corps avec un bruit de déchirement abject. Une porte commence à s’ouvrir. Il imagine que c’est Jonathan. Peut-être pas. Mais il y avait de bonnes chances. Un râle se fait entendre et Laszlo élève sa voix habituellement douce pour que l’urgence de la situation soit comprise.

« Schließ die Tür ! »

Aussitôt, la porte est refermée. Laszlo ne réalise même pas qu’il avait donné l’ordre de la fermer dans la langue natale, néanmoins. C’était probablement l’urgence de la demande ainsi que le ton sans réplique qui avaient encouragé l’obéissance. Laszlo ne parlait pour ainsi dire jamais sur ce ton et les râles qui l’accompagnaient n’étaient pas de bon augure. Il reprend son souffle. Mais pas très longtemps puisque la chose au bras en moins se relève. Ce stupide col muni d’un bâton s’était brisé et il se retrouvait maintenant à lutter dans les couloirs du sous-sol de l’hôpital avec un quasi-mort, merveilleux. Tant qu’à l’avoir ramené ici, le petit Allemand préférait encore ne pas lui planter un poignard dans le crâne et ainsi rendre tous ses beaux efforts vains. Ce qu’il aurait donné pour avoir la force physique d’un Aleksandr, tiens… ou même de Terrence, un nouveau venu aux airs patibulaires qui avait de toute évidence un certain avantage sur lui à ce niveau.

Mais ce que Laszlo n’avait pas réalisé, c’est que la personne avait bien refermé la porte, mais pas en s’y enfermant. Une adolescente toute fine s’était plutôt glissé derrière eux et avait ouvert la lourde porte qui contenait les sujets d’expérience précédemment amenés. Pas grand-chose, en fait. Parce qu’elle était vide pour le moment. Laszlo évite souplement la gueule béante qui s’était jetée sur lui. Il se retourne et d’un coup de pied, il envoie valser l’infecter dans la pièce. Puis, il se glisse dans celle-ci avant que la chose n’ait le temps de se remettre sur ses pieds. Mais déjà, Leslie, parce que c’était elle, avait ouvert la porte d’une cage. Il suffit à Laszlo d’éviter les dents et les mains mortelles de l’infecté et de l’y pousser. Il reprend son souffle alors que Leslie essaie de verrouiller le cadenas, mais ses mains tremblent… et pile au moment où l’infecté se jette sur la porte, deux choses simultanée : elle réussit à verrouiller et Laszlo l’attrape par la taille pour la faire pivoter rapidement derrière lui, loin de la cage.

Le bruit de ferraille mêlé aux râles rauques résonne de façon glauque dans la pièce ,mais ça tient bon… et doucement mais fermement, Laszlo pousse la jeune fille en dehors de la pièce. Il ne savait pas pour elle, mais lui, son cœur battait la chamade ! Il referme la porte de la prison improvisée, puis s’y adosse, le souffle court. Son regard brun se pose sur Leslie.

« Was machst du hier ?! », s’exclame-t-il, mais cette fois, il est assez loin du danger pour se ressaisir rapidement et répéter, en anglais cette fois : « Qu’est-ce que tu fais ici ? Cette zone est dangereuse. On fait de notre mieux, mais ce n’est jamais parfait. »

L’Allemand pose sa tête contre la porte, poussant un long soupir. Quelle journée… Il devait admettre que sans Leslie, il ne savait même pas s’il s’en serait tiré. Alors c’eût été injuste de lui hurler bêtement dessus, c’était évident.

« Merci. Tu as eu d’excellents réflexes. », convient-il finalement, et même pas à contre-cœur puisqu’elle le méritait vraiment. Il a d’ailleurs un sourire pour elle avant de finalement se désolidariser de la porte. « J’ai besoin de faire un brin de toilette… Et tu vas m’aider à voir si j’ai été blessé. Viens. »

Ce disant, il lui tend la main. Il n’aimait pas trop la savoir en danger. Mais il savait qu’elle était bien plus futée et vive que bien des gens ici, alors il ne pouvait pas la disputer comme l’enfant qu’elle n’était de toute façon plus.

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MessageSujet: Re: Don't Open Dead Inside | LESLIE   15.10.18 8:01

La fièvre était totalement tombée depuis deux jours maintenant. Plus aucun de mes muscles ne me faisaient mal et je ne toussais quasiment plus du tout ! Le rêve quoi ! Aujourd’hui, pas de sortie prévue, pas de chasse ni d’expédition. Alors je me suis décidée à faire le tour des lieux pour, premièrement en connaître tous les recoins. Deuxièmement, voir si je pouvais aider à tel ou tel endroit. Et troisièmement, pour voir si je ne trouverais pas à un moment ou à un autre dans mes recherches, des crayons et du papier. Tout pour pouvoir colorier, dessiner, donner vie à mes idées. Cela me manquait et maintenant que je n’avais plus ni page ni moyen d’apposer mes idées sur papier, je me sentais avec la tête prête à exploser d’idées, de souvenirs, de tout et de rien.

J’ai été visité les cuisines, les réserves, l’armurerie, j’ai même été sur le toit. Le seul endroit où je n’ai pas encore mis les pieds, c’est le sous-sol. Alors c’est d’un pas décidé que je me décide, soupirant au possible, à descendre les marches quatre à quatre. Ne prenant pas attention au bruit que je pouvais faire, ni même aux affiches me disant que les endroits où je mettais les pieds n’étaient en gros, pas pour moi. C’est avec un air de défi et amusé que j’ouvre une porte. Mais directement, une voix masculine et haletante m’ordonne un truc dans une langue qui n’est pas la mienne. Rapidement je referme la porte derrière moi, surtout aux vues de la scène un délirante qui se passe ici. Je ne savais pas qu’ils “étudiaient” des virulents ! Je ne savais même pas qu’il y en avait ici. C’est dangereux, mais super intéressant. C’est un sourire rempli de l’adrénaline du moment qui se dessinait sur mon visage. Je suivais chaque gestes de l’homme avec précision. Je voulais savoir si je pouvais l’aider en quoique ce soit ou si à un moment où à un autre, je pourrais faire un geste qui pourrait le sortir de cette situation. Parce que là, purée, il est en mauvaise posture. Ca me ferait bien rire, si nous ne risquions pas notre vie. On dit souvent que je ne suis qu’une gamine, que je ne sais pas encore réellement de quoi je parle, mais là, pour le coup, j’aurais agis autrement. Et jamais je ne serais venu seul avec un virulent. Peut-être le fait il souvent, mais c’est toujours dangereux. A deux, on sait mieux gérer ! Chacun son poste, chacun son rôle !

C’est dans cette optique là que je vais ouvrir la cage qui se trouve derrière le virulent, le presque mort. J’ouvre le plus grand possible et Laszlo n’a plus qu’à le pousse à l’intérieur d’un grand coup de pied. Moi, d’un geste rapide, sans y réfléchir vraiment, je referme la cage, mais le verrou me résiste. Cela me stress, mais un stress positif, j’aime me sentir utile, j’aime ce que je ressens dans mon estomac lorsqu’il se passe une chose pareille. Et en même temps, cette peur est grisante et presque enivrante. Mes mains tremblent de plus en plus alors que je vois le mort vivant se rapprocher de moi. Et d’un coup, alors que j’arrive à fermer le verrou, alors que le virulent était prêt à m’attraper les mains encore trop présente aux abords de la cage, je sens deux bras puissants venir m’agripper par la taille et me tirer vers l’arrière. Un « Yahooo  ! » sort de ma bouche, presque instantanément. Comme si je venais de réussir l’impossible. Je suis derrière l’homme qui se débattait il y a quelques minutes avec  le zombie. Alors que j’allais lui dire merci de ce dernier geste, voilà qu’il se met à me hurler dessus toujours dans cette même langue. Mes bras se croisent sur ma poitrine et mon regard devient noirs à ses critiques et son ton agressif. Et là alors que j’allais lui répondre sur le même ton acerbe, il se calme et me remercie. Je crois que mon visage et tout mon corps s’est légèrement décrisper d’un coup ! Quand il me demande de venir avec lui, voir si il n’a pas de blessures, je fais une grimace et je lui dis « Tu l’aurais senti nop ? » Je ne sais pas, si il avait été mordu ou autre, il l’aurait su, enfin dans mon idée c’est ça. Mais je le suis tout de même, tout en ayant des tonnes de questions sur les lèvres style « Tu vas en faire quoi de ce virulent ? » Et puis, je ne sais pas pourquoi mais ça sort aussi le barrage de mes lèvres comme si c’était impossible de me taire « Vous devriez pas être deux pour faire ça ? »

Nous avançons au détour des couloirs, avec Laszlo. Je ne le connais pas plus que ça, je ne sais pas ce qu'il mijote avec ce virulent. Peut-être l'étudier, mais peut être aussi compte-t-il s'en servir à des fins moins importantes ou moins angéliques. Je ne sais rien de lui, pourtant je le suis ! Je suis bien trop curieuse que pour rester à la traine. Et malgré ma phrase de tout à l'heure, si il veut que je vérifie qu'il n'ait rien, je veux bien le faire, c'est juste ma manière à moi de me détacher de toutes les situations. Et voilà qu'on arrive dans un couloirs avec plusieurs portes, elles ont toutes les mêmes sigles interdictions de passer dessus. Je pose ma main sur une des clinches et je finis par dire à Laszlo « Tu me fais tout visiter ? » Et j'entre dans la pièce suivante sans réellement savoir où je vais !
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MessageSujet: Re: Don't Open Dead Inside | LESLIE   18.10.18 1:03


Apparemment, la situation se désamorce vite. Oh, le petit air marabout ne lui avait pas échappé ! Mais il n’en parle pas pour ne pas mettre d’huile sur le feu. De toute façon, ça importait peu. Ils étaient tous les deux entiers et ça, c’était le plus important. Par contre, il soupire à propos de potentielles blessures causées par les infectés. L’aurait-il senti ? Pour la plupart, oui. Surtout une morsure, forcément… Mais il hausse doucement les épaules, parce que la réponse n’était pas si évidente et nette que ça, malheureusement. Oh, il croyait ne pas avoir été infecté. Sinon, il paniquerait beaucoup plus que ça ! Mais, on n’est jamais trop prudent.

« Peut-être pas une griffure superficielle. Pourtant, elles peuvent causer beaucoup de dégâts. Je passe ma journée dans les bois. J’ai toujours de petites griffures à cause des branches d’arbre. », explique l’homme de sa voix douce et calme. « C’est pourquoi j’ai besoin de ton aide. Juste pour le dos. Le reste, je peux me débrouiller. »

Mais de toute évidence, le moment où il allait faire sa toilette était de plus en plus éloigné… et ça lui arrache un petit soupir alors que la demoiselle a plutôt des questions. Il ne pouvait pas lui en vouloir, mais ses propres besoins sont relégués au second plan en une nanoseconde, ce qui ne lui plaît pas nécessairement !

« Exactement, je ne saurais te dire. C’est Jonathan qui s’occupe de cette partie. C’est lui le scientifique. », prévient d’abord Laszlo, qu’elle ne s’attende pas à avoir des réponses hyper précieuses et surtout, qu’elle ne perde pas trop son temps à l’en inonder. Pas que ça le dérangeait vraiment, mais il n’aurait tout simplement pas pu lui répondre. « Mais il cherche un antidote à la contamination qui relève les morts. Je l’aide en lui fournissant des sujets d’étude. On fait tous notre part, ici. La mienne est un peu plus rocambolesque à expliquer, disons. »

Passer son temps à chasser l’infecté, c’était un boulot un peu particuliers ! Mais il fallait bien quelqu’un pour le faire et il s’était porté volontaire. Ça avait un peu rit de sa gueule au départ. Il ne pouvait pas le leur reprocher. Le petit psychiatre allemand qui décidait de jouer les guerriers. Mais finalement, ça se passait bien pour le moment. Puis, l’adolescente lui fait une remarque avec laquelle il ne pouvait qu’être d’accord.

« Oui, on devrait. », convient-il dans un petit soupir, baissant la tête pour observer ses pieds tout en continuant à avancer presque paresseusement. Il avait couru toute la journée, il aimait bien ne plus être pressé, à présent. « Mais personne ne s’est porté volontaire pour m’aider jusqu’à présent et je ne compte pas forcer qui que ce soit à faire ça. C’est dangereux. »

Sauf que soudainement, Leslie prend un chemin différent de celui qu’il avait prévu prendre… Il a un regard derrière lui, puis revient sur ses pas, ouvrant la bouche… mais elle ouvre la porte encore plus rapidement ! Laszlo a un moment de silence avant de finalement lui emboîter le pas en soupirant. Il était fatigué, un peu, là ! Mais ça faisait longtemps qu’il n’avait plus vu cette belle énergie chez qui que ce soit et il n’allait pas mentir, ça faisait plaisir à voir ! Alors pourquoi pas quelques minutes…

« C’est la morgue. », rigole doucement Laszlo tout en entrant dans la pièce. Il replace son sac sur ses épaules, son arbalète de poing aussi, puis glisse simplement ses mains dans ses poches, jetant à la pièce un regard circulaire jusqu’à en revenir à son profil mutin. Il a un rire bref, demandant : « Satisfaite ? Tu n’avais pas encore visité tout le sous-sol, je suppose ? Fais juste attention quand tu arrives dans le coin des laboratoires. On ne sait jamais trop sur quoi Jonathan est en train de travailler. »

Il ne voulait pas qu’elle tombe sur une mauvaise surprise. Mais d’ailleurs, ça lui fait penser…

« Tu réagis bien face aux virulents. Tu as l’habitude ? »

Parce qu’elle avait quand même été bien impressionnante.

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MessageSujet: Re: Don't Open Dead Inside | LESLIE   01.11.18 7:36

A sa demande, je soupire mais je fais un signe positif de la tête. Si c’est réellement ce qu’il désire, je le fais avec plaisir. Dans un sens, il y a tellement de choses que j’ai à apprendre de lui et des autres qui bossent ici. J’ai tellement encore à apprendre sur ce foutu virus qui remet les morts sur pieds, mais également sur le nouveau virus qui nous fait tous tomber malade. Je me mordille la lèvre inférieure puis je me permets de lui demander alors qu’on avance vers je ne sais où pour le moment « Tu crois qu’on peut attraper ce virus par griffures ? J’ai toujours cru ou entendu que le seul moyen de se … Enfin transformer… c’était de mourir ou d’être mordu ! » Je suis curieuse de nature, j’aime toujours en savoir plus, en connaître d’avantages pour ne jamais être prise au dépourvu. Je n’ai pas la prétention de tout comprendre aux termes médicaux ou scientifiques mais si on me parle de manière normale, comme à une jeune adulte que je suis, je suis vive d’esprit.  Et  comme une excuse de ma précédente réaction , je lui dis « Je t’aiderai, je regarderai, on vérifiera qu’il ne t’ai rien fait ! »

Laszlo m’explique alors que tout le monde à l’intérieur de l'hôpital donne son aide à un énorme plan qui servira au final à retrouver la base et l’anecdote du virus.Car bien entendu, je me souviens de mes heures de sciences biologiques au lycée; Pour trouver un anecdote, il faut en trouver la base, les molécules qui provoquent ces changements. Enfin un truc du genre ! Mais j’irai voir Jonathan et je lui en demanderai plus, je lui poserai des tonnes de questions  « Ok, et moi, je peux aider comment ? » Puis je lui dis avec un sourire en coin « Peut-être que c’est rocambolesque, mais tu fais un travail important !» Et là, je ne dis que le fond de ma pensée. Je voulais aider, ne fut-ce qu’en cherchant ce dont Jonathan aurait besoin lors de mes sorties. Car tout le monde ici, sait que je suis du genre à sortir pour un oui ou pour un autre. Je ne suis pas du genre à rester en place. J’aime bien avoir un endroit où revenir, une sorte de famille, de bande d’amis où je peux toujours trouver refuge même si pour la plupart ils me prennent pour une gamine idiote. Mais au moins, je ne serai plus jamais seule ! Même si je dois bien l’avouer, je n’ai pas détesté mes moments de solitude.

« Je pourrais t’aider ? Non ? » Puis je me reprends vite avant qu’il ne refuse catégoriquement « Au moins le temps que quelqu’un d’autre le fasse. » Puis je rigole nerveusement, me disant qu’il refusera comme toutes les autres personnes de cet endroit en disant que j’étais trop jeune « Tu as besoin de quelqu’un, tu ne veux forcer personne et moi, je me propose !  » Qui ne tente rien n’a rien. J’ai juste peur que mon père ne soit pas content, qu’il n’aime pas cette perspective, mais  je lui expliquerai à quel point c’est important. Ou du moins ça pourrait l’être si Jonathan trouve quelque chose !

Une porte attira mon attention et sans attendre quoique ce soit ni paroles ni geste de sa part, je vais directement ouvrir cette même porte. Je rentre et je l’écoute me parler à l’arrière et quand il me demande si je suis contente, je lui fais un non de la tête. Je fais le tour de la pièce, surtout en ouvrant les tiroirs et c’est souriante que je trouve ce que je cherchais si précieusement. Un bloc de feuilles et des crayons gris. Trois pour être précise ! Je hausse les épaules quand il me dit qu’il ne faut pas aller n’importe où, surtout faire attention aux labos « Pourtant, ça m’intrigue, j’aimerais voir sur quoi travaille Jonathan et lui poser toutes les questions que j’ai en tête ! Je voudrais tellement en savoir plus et pouvoir aider ! » Puis je prends ce que j’ai trouvé et je me tourne vers lui un sourire triomphant sur le visage  « Merci ! Disons que j’ai appris grâce à mon papa de ne pas faire parler la peur. Car si on pense avec la peur, on se fait vite submergé et c’est là qu’on risque gros ! » Oui, la peur est normale, mon papounet me l’a souvent dit, elle est importante, mais surtout ne jamais agir sous l’effet de la peur. Je ne peux que remercier encore et encore mon père pour tous ces conseils qui font que je suis encore en vie maintenant.

Je sors alors de la pièce et puis je me retourne vers lui et je finis par lui dire tout bonnement, comme si c’était une suite logique « Bon on va regarder à ton dos ? »
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MessageSujet: Re: Don't Open Dead Inside | LESLIE   01.12.18 22:46


Laszlo soupire doucement, sa tête allant et venant de gauche à droite, sans que ce soit pour dire « non ». C’était plutôt une façon de montrer qu’il ne pouvait en avoir l’assurance. Il y avait encore si peu de choses qu’ils savaient sur cette infection déjà un an après son début, malgré tout. Ça l’effrayait un peu, parfois. Et à certains moments, il songeait à… partir, c’est vrai. Plus encore ces derniers jours, depuis sa rencontre avec un Russe qui serait capable de le protéger de tout sauf de lui-même, sûrement. C’était un pari risqué. Et il laisserait tant de jeunes derrière lui. D’ailleurs, à cette pensée, il a un petit regard désolé pour Leslie, qu’elle ne pourrait probablement pas s’expliquer. C’était compliqué… Bref. Laszlo en revient au moment présent, le temps qu’il mettait à réellement répondre commençant probablement à être un peu étrange.

« Je ne peux pas en être certain… mais je crains qu’il soit facile d’être infecté via leurs ongles aussi. Que ça le soit dès le départ ou pas… s’ils mettent leurs doigts dans la bouche d’un infecté, il y a de fortes chances pour qu’il y ait contamination croisée, il me semble. », explique lentement Laszlo avant de finalement hausser les épaules. Et avec un petit sourire en coin, il ajoute simplement : « Mais je vais m’abstenir de faire le test. »

Il acquiesce simplement à ce qu’elle ajoute, glissant ses mains dans les poches de son jeans élimé. Quant à ce qu’elle pouvait faire, Laszlo réfléchit un instant.

« Je ne sais pas. Tu ne t’es pas encore vu confier une charge de travail ? Tu devrais. Tu as beaucoup de ressources. », convient-il finalement, même s’il ne lui donne rien à faire pour sa part, parce qu’il n’était pas un leader. Il appuyait les décisions, donnait son opinion lors des rassemblements pour voter, mais c’était tout. Puis, un compliment qui le fait réellement sourire parce que ça faisait plaisir que son travail soit apprécié. « Merci. J’espère que ça va réellement aider, au final. »

Même si finalement, il allait peut-être devoir rendre son deux semaines de préavis, comme on dit. Mais voilà que la demoiselle offre son aide. Ça fait sourire l’Allemand, qui secoue négativement la tête. Toutefois, il n’allait pas lui dire qu’elle était trop jeune ou trop frêle pour ce genre de travail. Elle pourrait réellement lui être utile, en fait et il en était conscient.

« Pour le moment, je préfère quand même faire seul… mais éventuellement, peut-être que tu devrais en parler avec d’autres membres du clan. Pour éventuellement me remplacer si je venais à partir… », murmure lentement le psychiatre, parce que forcément, ça restait dans ses pensées depuis sa rencontre officielle avec Aleksandr… « On ne sait jamais. Il serait bon d’avoir de la relève. Mais si je t’y incite trop, je sens que ton père va avoir envie de me casser la gueule. »

Et ça, il préférait encore éviter. Mais il n’allait pas complètement brider Leslie non plus ! Ils avaient besoin de jeunes qui pouvaient prendre les choses en main. Il fallait se rendre à l’évidence : les temps avaient changé et les jeunes aussi. Dans la morgue, Leslie trouve apparemment un trésor. Leur petite escapade imprévue n’était de toute évidence pas vaine !

« Pourquoi ne pas essayer de discuter avec Jonathan quand il est à l’extérieur de son laboratoire ? Quand il travaille, il n’entend rien et ne voit rien d’autre que ce sur quoi il bosse. Tu perdrais vraiment ton temps. », conseille Laszlo. C’était même difficile de lui parler parfois en dehors du laboratoire, mais elle aurait clairement plus de succès ! Quant à la peur, l’homme réfléchit un instant avant de convenir : « Ton père a raison, mais il ne faut pas non plus étouffer complètement la peur. Elle est un excellent guide et nous permet de survivre en évitant de devenir téméraire. Il faut écouter la petite voix en nous qui nous dit parfois de ne pas prendre une direction ou une décision. »

Apparemment, l’envie d’exploration lui était passée vite, toutefois ! Laszlo a un rire bref, acquiesçant doucement tout en sortant à son tour, prenant soin de refermer la porte de la morgue. Il prend le chemin vers les pièces qu’ils avaient emménagées en dortoirs tout en demandant :

« Je suis souvent sorti, alors je n’ai pas bien suivi… Ton père et toi aviez été séparés…? »

Il n’était vraiment plus certain que les choses se soient passées ainsi.

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