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 dispensary

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Sac à dos
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Sac à dos
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MessageSujet: dispensary   14.10.18 4:33

Sortir n’était clairement pas ce que Madison préférait depuis son arrivée il y avait presque un an à la Highgate. C’était encore plus vrai ces dernières semaines, depuis qu’elle avait acquit la certitude que la vie avait fait son nid au creux de ses entrailles… Toutefois Madison se montrait relativement inaccessible dernièrement pour les malades de l’épidémie qui frappait la communauté et elle savait que pour ne pas être jugé trop durement elle devait néanmoins agir… Avoir l’air de faire quelque chose au lieu de donner l’impression de simplement fuir les gens qui avaient besoin d’elle. De toute façon, pour être honnête : qu’aurait-elle pu faire ?

La plupart des patients voyait leur état stagner et pas forcément de la bonne façon. D’autres avaient vu leur état empirer sans qu’ils ne comprennent pourquoi et quelques rares se sentaient mieux sans qu’on sache ce qui avait permit ce petit miracle. Madison en avait conclu d’ailleurs qu’il s’agissait simplement d’une question de métabolisme… Si seulement ils avaient pu faire des examens sanguins digne de ce nom… Et toute une batterie de test autrefois si facile, si anodine, qu’en être privé aujourd’hui lui donnait toujours un peu le vertige.

Bref. Cette situation expliquait qu’elle soit sortit de l’enceinte fortifiée de la Highgate. Elle n’était pas seule, puisque la défense n’était clairement pas son fer de lance… Mais son accompagnateur, après avoir vérifié que les lieux étaient sécurisés et après lui avoir fait ses recommandations, était partit faire son tour de son côté, au cas où il trouverait quelque chose à ramener en ville…

Madison se contentait donc de fouiller le chaos qui régnait dans ce dispensaire. On était pas loin de l’hôpital mais un endroit comme celui-là demandait beaucoup plus de ressources humaines pour être sécurisé et fouillé. Les expéditions qui y étaient menées n’étaient pas si nombreuses, surtout en ce moment avec les hommes et les femmes de la communauté malades. En tout cas…

Son coeur battait fort dans sa poitrine, la peur ne la quittait pas alors qu’elle cherchait partout où il était possible de chercher quelque chose d’utile. Même un médicament périmé pouvait faire l’affaire, selon de quoi il s’agissait. Bien sûr qu’il ne fallait pas ingurgiter n’importe quoi mais la plupart des médicaments n’avaient une date de péremption que pour la durée de vie de l’actif qu’ils contenaient. Dans le pire des cas, ils faisaient rarement du mal.

Hélas bien sûr, l’endroit avait dû être pillé des tas de fois déjà. Elle-même à son arrivée avait pu récupérer d’une expédition ici dont elle n’avait pas fait partit, quelques petites choses pour sa mallette.

Accroupit derrière le comptoir de l’accueil, Madison fouille un tiroir qui, extrait trop brutalement un jour de son emplacement, gisait retourné sur le sol. Des documents administratifs pour la plupart… Rien de très intéressant pour aujourd’hui en sommes… Mais il y a du bruit soudainement de l’autre côté du comptoir et Madison se fige. Son coeur s’arrête presque et elle retient sa respiration, incapable de contenir tout à fait la panique qui la saisit. Juste assez néanmoins pour ne pas agir de manière inconsidérée. Il y a des pas… Et en mettant son esprit logique au service de sa situation présente, Madison est en mesure de convenir qu’il ne s’agit pas là du pas traînant et incertain d’un infecté. Alors quoi ? Son accompagnateur se serait fait connaître, non… ?

Tout doucement, Madison agrippe le bord du comptoir de ses mains, se redressant lentement, se mettant juste assez à hauteur pour que ses yeux voient par dessus le comptoir. Il y avait là un homme. Il semblait assez jeune, la petite vingtaine… Il était grand et sa tignasse hirsute lui donnait des airs un peu brouillon bien que son regard sembla fixer avec intelligence les recoins du dispensaire.

Il tourne finalement la tête vers elle et bien que Madison s’accroupisse à nouveau très vite, elle sait sans l’ombre d’un doute qu’il l’a vu, lui aussi ! Elle avait trop nettement vu l’éclat céruléen de son regard pour que ce ne soit pas le cas…

Attrapant dans son sac son taser électrique elle s’y agrippe si fort que ses jointures en deviennent blanches, prévenant :

« N’approchez pas ! Je suis armée ! »

Tu parles… Il faudrait encore qu’il vienne au corps à corps mais bon, il n’était pas obligé de le savoir. Les occasions de recharger les batteries du petit appareil n’étant pas courantes, elle aurait préféré éviter d’avoir à l’utiliser qui plus est.

« Je ne veux pas de problème. Je suis comme vous, je venais fouiller. »

Et puis réalisant qu’il lui avait quand même semblé un peu fiévreux, un peu las, elle ajoute après une légère hésitation :

« Je suis médecin. »

Mieux valait avoir l’air plus utile vivante que morte, non ? Toutefois, parce qu’elle redoutait trop la réponse pour ne pas poser la question :

« Vous avez été infecté… ? »

Est-ce que la vie allait sortir de son corps… ? Pour y revenir à nouveau, dénuée de véritable existence...
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MessageSujet: Re: dispensary   27.10.18 11:32

Je n’ai pas eu le temps de réellement voir la personne cachée derrière le comptoir. A peine une silhouette furtive. Une femme, seule chose dont je suis sûr. Une femme avec une tignasse ébène. Je sors alors mon couteau de chasse, regardant chaque recoin de la pièce. Premièrement, vérifiez qu’elle soit seule. Deuxième chose, elle dit être armée, donc vérifier ses dires. Et dernièrement, lui demander de se taire pour que je puisse réfléchir ! Car moi qui est normalement très vif dans ce genre de situation, juste porté par l’intuition et l’impulsivité, là, je suis un peu plus lent, plus massif dans mes mouvements et cela dû à cette foutue fièvre qui me terrasse depuis maintenant bien trop longtemps ! Je rigole à sa dernière phrase, tenant mon couteau de manière à la planter au premier geste brusque de sa part  « T’aimerais bien hein ! » Si j’étais infecté, elle croit peut être qu’une fois mort, sans plus aucun réflexe humain et fourbe, elle aurait plus facile à me tuer, mais non…. Si c’était le cas, j’aurais plutôt plus rien à perdre et je lui sauterais dessus juste pour avoir le plaisir de ne pas être le seul à approcher la grande faucheuse !

J’avance à pas de loup, je tente de ne pas faire de  bruit pour ne pas l’alerter et qu’elle ne comprenne pas que je serai bientôt à son niveau. La prendre par surprise ! Pour cacher mes pas, je lui dis dans un murmure, juste pour qu’elle se concentre sur ma voix plutôt que mes pas qui claquent le sol de manière presque inaudible maintenant « Si tu as une arme pourquoi te cacher ? » C ‘est vrai ça ? Peut être ne sait-elle pas s’en servir, peut-être n’a-t-elle jamais tué d’humain encore vivant ! Peut être pire encore, peut être fait elle partie de ces idiots qui croient qu’un infecté est toujours là, dans le fond de sa caboche qui ressemble plus à de la bouillie qu’à ce qui s’appelait cerveau avant  ! Je sourie, tout du long de cette présumée conversation entre deux personnes qui n’ont plus rien de bienveillantes. Je m’accroupis alors de l’autre côté du comptoir où elle se trouve et j’écoute chaque bruit, j’essaie de comprendre ce qu’il se passe, ce qu’elle fait et peut être trouver un moyen de la dépouiller de ce qu’il lui reste sur elle. Si elle est toubib, elle a peut être de quoi me soigner non ? Je plisse un peu les yeux alors que je réfléchis et surtout, je passe mes indexs et majeurs au niveau de mes tempes qui font hyper mal !

« Tu connais le troc ou bien tu es du genre princesse à tout avoir en claquant des doigts. Parce qu’on peut voir pour troquer des choses dont on a besoin… Toi ta sortie d’ici sans aucun problème d’aucune sorte, moi j’ai besoin de médocs pour faire baisser la fièvre, je suis sur que tu dois en avoir ! » Je viens de trahir ma position alors je finis par me lever, par tenir le couteau sous la coupe du comptoir pour ne pas me dévoiler totalement et je la regarde de haut ! Attendant ainsi une réaction, une parole, un geste de sa part ! La regardant dans les yeux, prêt à agir si je le peux ! Un sourire toujours collé aux lèvres.
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MessageSujet: Re: dispensary   07.11.18 7:44

Madison ne l’entend pas. En partie parce qu’il ne fait pas vraiment de bruit, évidemment… Mais également parce que son cœur bat tellement fort dans a poitrine qu’il injecte le sang trop fort à travers tout son corps, lui causant une sorte de migraine insidieuse qui venait lui pulser presque douloureusement dans les tempes. Une question finit par sortir néanmoins. La voix est grave, ce n’est pas une grande surprise évidemment. Madison viens serrer contre sa poitrine son arme. Si elle serrait plus fort, ses doigts s’enfoncerait dans le plastique de l’objet, c’est sûr…

Elle ne répond pas, incertaine, d’autant que la présence s’était faite beaucoup plus proche que ce à quoi elle s’était attendu, la faisant même sursauter. A choisir, Madison aurait clairement préféré tomber sur un infecté. Ça aurait été traumatisant mais le schéma des rencontres était très différent, beaucoup moins porteur de surprises… L’être humain, par essence, était complètement imprévisible.

Mais que l’inconnu ne s’y trompe pas : s’il entre à sa portée, compte tenu de sa façon d’être, Maddy n’hésiterait pas… De toute façon son attaque à elle ne serait pas mortelle… Réglée à voltage max son taser paralysait, mettait éventuellement un peu dans les vapes… Elle n’avait pas d’appréhension à en faire usage. Il suffisait juste qu’il passe à sa portée.

C’est-à-dire qu’il aurait été compliqué pour elle de se sentir en sécurité ou, en tout cas, pas trop menacé. Il y avait quelque chose de noir chez cet homme-là. Peut-être que c’était le stress qui parlait pour elle… Il n’empêche qu’il semblait beaucoup trop apprécier l’idée d’une confrontation directe… Quant à son histoire de troc, elle pince les lèvres, derrière sa cachette de fortune.

« Si je suis ici, c’est pour en trouver moi aussi. »

Ça lui semblait couler de source. Elle ne mentait donc pas… Elle éludait simplement une partie de la vérité : elle avait effectivement un peu d’ibuprofène. Pas sûr que ça suffirait à faire baisser sa fièvre ni rien cependant et d’ailleurs elle lui fait remarquer :

« Il y a des malades un peu partout en ce moment… Les médicaments habituels n’ont pas d’effet sur eux… »

Alors il ne lui servait à rien d’essayer de la brusquer pour obtenir ce qu’il voulait : ce serait vain. Alors que coopérative, Madison pouvait se révéler plus productive et plus encline à prodiguer des conseils médicaux. Mais bon… Elle savait aussi que parfois, l’état d’urgence dans lequel l’apocalypse les avait mis changeait les hommes au plus profond d’eux-mêmes. Ils n’avaient pas tous été des bêtes sauvages avant tout ça… Mais c’était presque fascinant de constater à quelle vitesse certains s’étaient adaptés à la loi du plus fort…

« Si vous me faites peur, vous n’obtiendrez aucune aide de ma part. »

Et d’ajouter d’ailleurs, dans le domaine du complètement vrai :

« Je ne suis pas venue seule. Il y a quelqu’un dans le coin qui se montrera bien moins raisonnable que moi si vous vous montrez agressif. »

Mieux valait que tout le monde reste tranquille, en sommes… Et soudainement, Madison s’en voulait encore plus d’être sortit dans son état, quoi que sa silhouette et sa corpulence naturelle lui permettant encore de garder le secret. Elle porte d’ailleurs inconsciemment rapidement une main au niveau de son nombril. Un vêtement ample qui cachait aux yeux de ceux qui connaissait sa minceur habituelle les rondeurs subtiles d’une grossesse inattendue.

« Je m’appelle Madison. Madison Jones. »

Il paraît que c’était important de s’humaniser aux yeux d’une personne qui nous voulait du mal. Elle avait vu ça dans un séminaire de psychologie organisé à l’hôpital auquel elle n’avait pas vraiment assisté, juste fait un saut.

« Et vous ? Comment est-ce que vous vous appelez ? »

Et sur un plan plus médical :

« Depuis combien de temps est-ce que vous êtes malade ? Est-ce que ça a eu tendance à empiré dernièrement ? »

C’était le cas à la Highgate, même s’il y avait eu des cas qui, au contraire, s’étaient miraculeusement arrangés voir guéris. Elle ne pouvait probablement pas l’aider, puisqu’elle ne le pouvait pas pour des gens qu’elle affectionnait. Mais ça ne l’empêcherait pas d’essayer. Ne serait-ce que parce que malgré l’apocalypse et son statut de directrice d’hôpital avant ça, Madison restait un médecin. Et sans vouloir se vanter : un bon médecin en plus. A ce titre elle ne choisissait pas de guérir ou de soulage que les patients qu’elle pouvait sauver de manière certaine.

Certes dernièrement elle avait évité les malades… Mais c’était moins contre eux ou pour elle que pour la petite chose qui s’accrochait à la vie au creux de ses entrailles…
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MessageSujet: Re: dispensary   13.11.18 7:39

Pour en trouver aussi ou pour s’en procurer plus ! Mais je ne réponds rien,je reste des plus silencieux. Le silence est d’or et encore plus dans ce genre de situation. Ici tout peut exploser d’un moment ou d’un autre. Je ne sais pas quel style d’arme, elle a en main, je ne sais même si elle en a une pour dire vrai. Je serais aussi du style à mentir, la fourberie et le mensonge sont le propre de l’homme, il faut bien l’avouer. Quoiqu’il faudrait être bien idiot pour sortir dans un temps pareil sans une arme ou quelqu’un pour nous protéger. Le seul bruit que je fais c’est faire claquer ma langue contre mon palais, bruyamment ! Rigolant par moment ! Un petit gloussement rapide ! Stressé et stressant !

Elle m’apprend alors que je ne suis pas le seul malade, je fronce mes sourcils quelques secondes. Il y a donc un virus, un putain de virus qui tourne ! Je prends une grande respiration mais je ne parle toujours pas. Elle ne semble pas en état de bouger, elle doit être terrorisée, tétanisée par la peur. Et laissez moi vous dire que c’est le pire, ce genre de meuf, totalement perdue dans un monde qui lui convient pas et qui aurait peur de se casser un ongle. Ce genre de meuf qui pourrait avoir un mauvais réflexe et pourrait te tuer sans le vouloir en te tranchant par hasard la jugulaire. Donc je reste sur mes gardes, je me lève, certe, je la regarde, mais je ne cherche rien d’autre, juste à voir qui elle est. Je vois son “arme”, ce n’en est pas une à proprement parlé, mais ça peut être tout aussi dangereux. Je la laisse donc continuer à parler, encore et encore ! J’ai ri par contre, un rire gras et jaune quand elle m’a parlé de lui faire peur et là, c’est avec humour que je lui réponds  « Si je te fais déjà peur juste à te parler, tu vas te pisser dessus si j’agis  !» Désolé, je n’ai aucun tact et je m’en fous personnellement de la peur que j’inflige ou non aux autres. Et l’histoire de l’autre, moins gentillet me ferait bien rire, car dans un sens, au moins, il y aura de l’action et je vais pouvoir me défouler correctement; Maintenant dois-je la croire ? Je n’en suis même pas sûr ! Qu’est-ce que la peur peut bien faire dire comme connerie ?

Sans sourciller ni broncher, quand elle me demande comment moi, je m’appelle, je finis par lui répondre « Christopher Fuller ! » Bien sûr que je ne vais pas lui donner mon nom réel. Je m’en fous d’elle, je ne la connais pas et je ne la recroiserai surement jamais. Bon, vu qu’elle n’a rien, je me mets à faire le tour en bougeant chaque tiroir, chaque étagère, feuille etc. Je soulève tout pour avoir une chance de trouver quoique ce soit qui pourrait m’aider. Je ne trouve rien, mais je réponds du but en blanc à sa question « Trois jours !  »  Rien de plus, rien de moins. Je continue à fouiller, mais jamais en lui tournant le dos, je la soupçonne d’être très fourbe et sa gentillesse apparente, ne fait que me faire douter encore plus de sa pseudo attention qu’elle me réserve. Je ne trouve rien, ça m’énerve, ça me frustre. Je reviens alors à la soi disant toubib et je finis par lui dire, en référence à sa chevelure noire et son teint pâle « Alors Blanche Neige, je ne veux aucun mal, dis moi juste ce que tu sais de plus sur ce foutu virus de merde ! » Même si je suis un petit con, je ne vais pas non plus la tuer, juste pour le plaisir de tuer. Je n’ai jamais été élever ainsi et je ne changerai pas parce que j’ai enfin appris ce qu’était la véritable liberté !
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