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 Quiproquo | PATRICIA

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Andreas von Ravenheim

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Sac à dos


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Sac à dos
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MessageSujet: Quiproquo | PATRICIA   17.10.18 21:36


Lorsque Andreas sortait de Highgate, c’était rarement innocent. Ce n’était pas du tout dans sa description de tâches, disons-le comme ça. Mais il avait certains motifs pour quitter le confort sécuritaire de son foyer. Non seulement parce qu’il aimait bien se tenir au courant de l’évolution des choses en dehors des murs de Highgate, mais aussi pour trouver certaines autres choses… En un an, malheureusement, il n’arrivait plus vraiment à mettre la main sur de l’insuline et ça le rendait complètement dingue. Il ne voulait même pas penser à ce qui allait arriver quand ils n’en auraient plus du tout… Et les médecins de la communauté étaient peut-être doués, ils n’étaient pas des savants de laboratoire, non plus. Ils ne pouvaient pas en créer eux-mêmes. Alors même si on commençait à lui faire remarquer que ses sorties étaient vaines, Andreas n’en démordait pas. Et il songeait de plus en plus à pousser dans les villes voisines, qu’importe qu’à son âge, il gagnerait à être un peu plus sage.

Il était à l’orée du bois lorsqu’il l’avait vue : une infectée aux longs cheveu noirs qui déambulait en râlant de son pas incertain, mécanique. Il s’était glissé contre le tronc d’un arbre, son regard posé sur elle. Elle disparaissait fréquemment, dès qu’elle passait derrière un arbre à son tour. Lentement, méthodiquement, le conseiller de Highgate la suivait. Il devait mettre fin à ses jours. En partie à cause du danger qu’elle était pour les autres, mais aussi pour la mémoire de ce qu’elle fut un jour. Il était plaqué le dos contre un tronc, tout près d’elle, l’écoutant… lorsque soudainement, il entend un bruit de lutte et un grognement bel et bien humain. Son cœur fait un bond. Dans l’urgence de la situation, Andreas surgit dans un bond. Il attrape l’infectée aux longs cheveux noirs, sur le point de planter son couteau dans sa tempe. Mais soudainement, ça le saisit…

La chaleur qu’il ressent dans cette étreinte. La douleur de la peau. Son regard tombe sur l’infectée, enfin sans vie, au sol… Et rapidement, Andreas relâche la jeune femme. Elle était dos à lui, à genoux au sol. Elle l’avait échappé belle…

« Excusez-moi. », murmure Andreas, faisant plusieurs pas vers l’arrière au cas où elle voulait répliquer en se battant, ce qu’il ne pouvait entièrement lui reprocher dans ce cas-ci, c’était évident… mais qui ne l’avantageait pas du tout non plus ! Il ne voulait pas se défendre cotre elle. Il était encore tout tremblant du fait qu’il avait presque pris une vie humaine et probablement innocente. Du moins, il espérait qu’elle l’était. « Ce sont les cheveux. Dans l’urgence, j’ai cru… »

Il n’en rajoute pas, s’appuyant contre un tronc pour reprendre son souffle. Ou plutôt, pour se remettre du choc. Il n’était pas si essoufflé que ça. Lorsque finalement, le regard de la jeune femme se tourne vers lui, elle lui révèle un beau visage aux traits harmonieux, aux grands yeux brillants un peu en amande et aux lèvres pulpeuses. Mais soudainement, il réalise… efféminée, certes… mais pas une femme ? Ou… peut-être que si ? Un air perplexe s’invite sur le visage d’Andreas avant qu’il ne se ressaisisse. Ça ne le regardait probablement pas. Il se souvenait encore d’une époque où on ne se posait pas la question à savoir si on parlait à une jeune femme ou un jeune homme, mais il était aussi capable vivre avec son temps ! Ils appelaient ça l’androgénie et c’était à la mode, que voulez-vous.

« Je m’appelle Andreas von Ravenheim. Enchanté. », se présente-t-il de sa voix calme et douce, un sourire étirant lentement ses lèvres, faisant bouger sa longue barbe blanche. Il s’incline un peu, homme sorti d’une autre époque ! « Je suis sincèrement désolé. Veuillez accepter mes plus plates excuses et mes félicitations pour l’efficacité dont vous avez fait preuve dans cette situation. »

Il ou elle était si jeune… Mais ils en étaient rendus à ça, n’est-ce pas ?

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Patricia H. Cloutier

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MessageSujet: Re: Quiproquo | PATRICIA   19.10.18 12:29

Quiproquo
   Andreas et Patricia

   


Si son père ne préférait sortir que lorsqu’il le jugeait nécessaire, Patricia quant à elle, ne manquais jamais l’occasion d’aller explorer les environs. Elle adorait se balader dans les rues désertes et avait toujours l’espoir de tomber sur une personne bien vivante. Mais en vérité, elle rencontrait plus souvent des rôdeurs à l’aspect repoussant que des survivants. Elle qui avait toujours eu une vie assez mouvementé, s’ennuyait royalement d’être ainsi tenue à l’écart des autres. Alors, souvent, malgré les recommandations de son paternel, elle quittait la planque pour partir à l’aventure.  C’est ce qu’elle n’avait pas hésité à faire en ce jour

Ses pas l’avaient conduite en dehors de la ville. Elle n’avait jamais été très attachée à la campagne, mais de pouvoir se promener entre les arbres lui semblait maintenant un plaisir qu’elle n’aurait jamais soupçonné. Gambadant d’un pas joyeux, elle profite de la sensation des feuilles mortes, qui craquent sous ses pieds. Se laissant aller à ses rêveries, elle fait même quelques tours sur elle-même. Il faut avouer que les moyens de s’amuser dans ce nouveau monde, sont devenu assez limités. Autant se laisser aller à s’extasier des choses les plus banales.

Puis soudain, son petit manège est interrompu par le grognement caractéristique d’un rôdeur. Elle n’a pas le temps de se retourner, qu’une virulente l’a agrippé par le collet pour essayer de la dévorer. Lui sortant immédiatement quelques prises de Kung Fu, elle ne met pas bien longtemps à la faire tomber sur le sol. Sortant alors son pistolet, c’est un peu à contrecœur qu’elle se penche sur la créature pour lui défoncer le crâne à coup de crosse. La peur d’abimer l’arme de collection que lui a offert son père, et le dégout de tout ce sang nauséabonde, lui décroche une franche grimace. C’est alors qu’on la saisi par derrière et au moment où elle allait se défendre, on l’a étrangement déjà relâchée.

Elle bondit alors sur ses pieds, braquant son Luger p8 sur l’inconnu qui a pourtant fait un pas vers l’arrière. Le voilà qui se confond en excuse, prétextant l’avoir confondu avec la virulente à cause de ses cheveux. Un bref coup d’œil en direction de la morte corrobore aussitôt sa version. La virulente était, elle-aussi, dotée d’une longue chevelure foncée. Patricia baisse alors son arme, soulagée.

«C’est rien.»

Elle reprend brièvement son souffle, avant d’essuyer la crosse ensanglanté sur son pantalon et de ranger son arme. C’est la première fois qu’elle rencontre un homme qui semble aussi civilisé, depuis l’apocalypse. En fait, peut-être même depuis toujours.

«J’étais persuadée que la race des gentlemen c’était éteinte avec la fin du monde. C’est agréable de voir que j’avais tort.»

Elle s’incline également, dans un geste presque trop gracieux.

«Vous êtes pardonnez, Monsieur.»

S’approchant de l’homme, elle lui tend la main. S’il accepte de la lui serrer, il constatera qu’elle a une poigne très ferme.

«Patricia Henri Cloutier. C’est un plaisir.»

Certes elle parle aisément l’anglais, mais son accent trahis le fait qu’il ne s’agisse pas de sa langue maternelle. Une oreille attentive pourra aisément flairer ses origines Québécoises. Elle passe une main dans ses cheveux, alors que son regard scrute, sans vergogne, son interlocuteur. Il est beaucoup plus âgé qu’elle et même plus vieux que son père, encore. Il a pourtant bel allure, et sa barbe fournie n’enlève rien à son charme.

«Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis contente de tomber sur un vivant!

Je ne sais pas si vous étiez occupez, mais je serais vraiment plus que ravie de pouvoir discuter un moment avec vous. »


Contrairement à d’autres survivants, elle ne semble pas du tout sur ses gardes. Son jeune âge serait-il la source de sa naïveté ou cela fait-il tout simplement parti de son tempérament? Sortant alors un paquet de carton de sa poche, elle glisse une cigarette entre ses lèvres avant de l’allumer à l’aide de son briquet. Puis, après avoir aspiré une bouffée de tabac, elle tend l’objet vers Andreas, pour lui en proposer.

«Vous fumez?»


   

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MessageSujet: Re: Quiproquo | PATRICIA   08.11.18 10:37


La situation était montée de zéro à cent très rapidement… puis redescendue après avoir atteint son summum de la même façon. Dieu merci, parce qu’un peu plus et ils s’entretuaient. L’Autrichien n’aurait aimé ni avoir ce meurtre sur la conscience, ni perdre la vie aujourd’hui. Mais ils semblent plutôt prêts à déjà blaguer légèrement et ça arrache un sourire à Andreas, puis un petit clin d’œil amusé qui creuse les pattes d’oie au coin de son œil gauche l’instant qu’il dure.

« Oh, mais je suis un vieux modèle aussi. », fait-il remarquer à la blague, même s’il y avait plus qu’un fond de vérité dans celle-là ! Il ne complexait certainement pas de son âge, mais il était lucide à ce sujet. « Il fait plaisir de rencontrer quelqu’un qui ne croit pas que la galanterie est une forme archaïque et polie de misogynie. »

En d’autres termes : il était plaisant de rencontrer quelqu’un qui avait encore la faculté de penser posément. Et d’ailleurs, plutôt que de sauter sur l’occasion de se la jouer social justice warrior, la voilà qui s’incline avec grâce et ça plaît à l’ancien qu’il est !

« Merci d’avoir accepté mes excuses. C’est une situation qui aurait pu exploser rapidement. Je vous en suis reconnaissant. », assure Andreas tout en tendant la main pour prendre celle qui lui est tendue. Une poigne ferme, mais il avait rencontré de nombreuses femmes qui en avaient une semblables. Les tristes événements avaient au moins eu de positif qu’ils avaient défoncés quelques barrières entre les deux sexes. Même s’il était vieux jeu, Andreas ne pouvait qu’en féliciter ces demoiselles qui s’étaient émancipées d’un rôle qui ne leur convenait pas. Toutefois, le prénom le laisse confus. Patricia Henri ? Il y a un moment de blanc du côté d’Andreas avant qu’il n’affiche à nouveau un sourire, acquiesçant brièvement. Et finalement, plus qu’aux genres mêlés que présentaient ces prénoms, il s’attarde à l’accent qu’elle avait eu en les prononçant. Le regard brillant, Andreas demande en français : « Alors vous devez être Québécoise, si je ne m’abuse ? Quelle bonne surprise ! »

Si ça n’avait pas été de sa défunte femme qui était elle aussi Québécoise, il aurait reconnu un accent sans pouvoir l’identifier, de toute évidence. Mais c’était soudainement si simple pour lui ! Quant à ce que la demoiselle -il allait prendre ce parti-là et elle le corrigerait s’il y avait un souci- ajoute, il en conclut qu’elle ne devait probablement pas vivre en communauté, même si c’était une conclusion un brin hâtive, lui-même l’admettait.

« Je ne suis pas pressé. Je voulais rejoindre le prochain grand centre, mais peut-être pas aujourd’hui et certainement pas à pieds. Je faisais juste un peu de reconnaissance. », explique l’homme. « Vous êtes seule ? »

Ce disant, il lui fait signe de le suivre. Ils n’allaient pas rester aux pieds d’un cadavre pourri qui avait agonisé pendant si longtemps, n’est-ce pas ? Puis, elle lui propose une cigarette, ce qui arrache un nouveau sourire à Andreas, lequel possédait quelques teintes de bienveillance. Être prête à partager si vite avec un inconnu révélait de jolies choses sur Patricia. Ça lui plaisait de voir tout ce bon en ces enfants qui étaient plus que jamais leur futur.

« Merci, je ne fume que le cigare. », répond-il simplement, gardant pour lui les potentiels dangers de la cigarette. Ce n’était pas sa place que de faire la morale à la jeune femme. « Vous êtes à Kelowna depuis longtemps ? Je ne me souviens pas vous y avoir jamais rencontrée. »

Son accent allemand était plus épais dans ces conversations en français, allez savoir pourquoi. Peut-être parce que les sons naturels de sa langue natale étaient plus près de cette langue que de l’anglais. Mais il n’était pas rouillé puisqu’il continuait à le parler avec son fils, en alternant avec l’allemand.

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MessageSujet: Re: Quiproquo | PATRICIA   22.11.18 21:08

Quiproquo
  Andreas et Patricia

 

Patricia ne peut s’empêcher de sourire à pleine dent face à cet homme des plus charmants. Elle semble déjà beaucoup l’apprécier. Voyant qu’il est à l’aise de blaguer avec légèreté sur son âge, elle se permet de ricaner à son tour.

«Oui, peut-être que les bonnes manières sont bel et bien éteintes pour ma génération! Même mon père ne connait rien à la galanterie!»

Son sourire illumine son visage qui est pourtant blême de fatigue et de malnutrition. La pâleur de sa peau contraste avec sa chevelure et elle aurait bien aimé avoir un peu de fond de teint ou de fard à joue sous la main histoire de se redonner un peu de couleur. Mais le maquillage ne fait plus partie des choses nécessaire et quand elle n’en a pas avec elle, elle s’en passe très bien.

«Oh la misogynie! M’en parlez pas! J’étais mannequin avant tout ça et laissez-moi vous dire que des photographes ou des rédacteurs misogynes, il en pleuvait! La plupart n’avait rien de gentlemans, croyez-moi!»

Elle rigole encore, amusée face à certains souvenirs. En particulier ceux auxquels elle arrivait à se défendre elle-même ou même les autres filles du métier. De voir ces idiots bouche-bée face à ses commentaires l’avait toujours particulièrement réjouis. Puis, comme le sujet l’intéresse, elle poursuit :

«C’est une affaire de société de traiter les filles et les garçons différemment. On le fait presque tous, sans s’en rendre compte. Qu’ont soient face à un garçon ou une fille, ont changent naturellement notre façon de parler, d’agir, de se regarder même. Heureusement on n’est pas tous misogyne, hein! C’est juste qu’on a été élevés comme ça.»

Elle savait de quoi elle parlait. Le jour où elle avait assumée être une femme, elle avait vu le comportement des autres changer autour d’elle. Surtout ceux qui ignoraient qu'elle était née garçon. Soudainement ceux qu’elle rencontrait avaient une approche totalement différente. Ça l’avait particulièrement marquée, même si ça ne la dérangerait pas plus que ça.

Voilà que l’homme la remerciait d’avoir accepté ses excuses, précisant que la situation aurait pu rapidement dégénérer. Elle acquiesce d’un signe de la tête. S’il avait agi différent, elle n’aurait pas hésité à s’en prendre à lui et elle le savait.

«Heureusement que vous avez fait un pas vers l’arrière. J’voudrais pas me vanter, mais je suis assez douée pour me défendre et je n’avais pas vraiment l’intention de me montrer tendre…mais je comprends votre erreur. C’est pas grave, ça peut arriver à tout le monde.»

Il la surprend alors en s’adressant à elle en français. Elle affiche un sourire encore plus grand que le précédent.

«Oh! Mais vous parlez français, en plus!? Oui c’est ça, je suis Québécoise. Vous avez l’oreille, on dirait! Vous connaissez des Québécois? En tout cas j’adore votre accent, c’est très séduisant. Haha!»


Il lui explique qu’il n’est pas pressé et ça ravie la jeune femme, qui ne se gêne pas pour le laisser paraitre. Lui demandant alors si elle est seule, elle n’hésite pas, non plus, à lui répondre en toute honnêteté :

«Non. Bah pour l’instant si, mais il y a mon père qui se cache dans une planque un peu plus loin. Il n’aime pas se mêler aux autres, mais je ne suis pas de son avis. J’aimerais bien réussir à le convaincre de rejoindre un groupe ou une communauté…mais il faudrait que j’en repère une, qui semble bien, avant. Et vous? Vous êtes seul? Vous connaissez des communautés?»

Si d’autres survivants se méfient et préfère ne pas trop parler de leur groupe, Patricia ne semble pas posséder cette méfiance. Sa naiveté, bien que rafraichissante, n’a pas tout à fait sa place dans ce nouveau monde, mais ça, la jeune femme l’ignore encore. Puisque l’homme ne semble pas intéressé à partager sa cigarette, elle profite d’une autre bouffée de tabac avant de déclarer :  

«D’accord, alors je la garde entièrement pour moi, comme ça!»


Andreas semble s’intéresser au moment où ils sont arrivé à Kelowna et, encore une fois, elle n’hésite pas à se montrer entièrement honnête.

«On y est depuis le début. Mon père est dans un groupe de rock, ils étaient en tournée ici. Mais comme je l’ai déjà dit, il n’aime pas se mêler aux autres, alors c’est normal que vous ne m’ayez jamais rencontrée. Je sais qu’il n’aime pas que je me balade comme ça, mais si je reste enfermée avec lui, je vais devenir complètement folle! Je sais que c’est pas forcément prudent, mais à quoi bon se battre pour survivre, si c'est pour le faire cloitré de planques en planques! Ça n'a aucun sens!»

S’étant quelque peu emportée, elle prend une grande respiration pour se calmer, avant de poursuivre.

«Vous voulez aller dans le grand centre, comme ça? Si vous n’avez pas de voiture, j’en ai vu une qui semble encore fonctionnelle, dans un garage plus loin. Je sais pas si y a de l’essence, par contre.»

 

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MessageSujet: Re: Quiproquo | PATRICIA   07.12.18 1:52


Son père devait appartenir à la génération qui créait ce fossé entre elle et lui. Pourtant, ils semblaient pour le moment sur la même longueur d’onde ou du moins, pas si loin ! L’Autrichien répond au sourire de la jeune femme, avec une retenue qui s’expliquait par son calme naturel. Quand elle lui parle de son passé de mannequin, Andreas grimace un peu. Il n’avait jamais été friand de ce milieu. C’est vrai qu’il ne l’avait jamais compris non plus. Et sur plusieurs aspects.

« La sous-culture d’abus dans ces milieux artistiques m’a toujours laissée sans mot. », convient Andreas tout ne poussant un petit soupir. « Que mon fils ne s’y soit jamais intéressé m’a évité quelques inquiétudes, je ne vais pas mentir ! Quel genre de mannequinat faisiez-vous ? »

Il n’était pas très callé en la matière, mais il savait qu’il y avait différents types de mannequins parce que sa femme aimait bien regarder America’s Next Top Model ! Et c’était surtout pour manifester son intérêt envers la jeune adulte qu’il creusait le sujet. Quant à ce qu’elle ajoute à propos du comportement des gens envers les deux sexes, Andreas réfléchit un moment avant de finalement convenir, pas menteur :

« J’en suis sûrement tout aussi coupable que les autres, sinon plus. Je suis de la vieille école, celle où ces différences étaient plus marquées et je ne m’en cache pas. Mais j’essaies aussi d’évoluer avec mon temps et de ne blesser personne, même si certains vieux réflexes resteront toujours. »

Il n’était pas certain que ce soit vraiment un tort. Ça dépendait des valeurs qu’on avait et de notre vision de la société, sûrement ! Il n’était irrespectueux qu’envers ceux qui n’avaient de respect que pour eux-mêmes, de toute façon. Puis, la demoiselle lui explique qu’elle se serait avec joie défendue contre lui un peu plus tôt. Ça arrache un titre bref à Andreas qui acquiesce néanmoins doucement. Il n’avait étrangement aucun mal à le croire ! Elle semblait avoir tout un caractère et s’être déjà habituée à ce monde tordu dans lequel ils vivaient à présent. Quoique, n’avait-il pas toujours été tordu ?

« Je réfléchirai un peu plus, à l’avenir. Ça pourrait m’éviter des ennuis. », blague doucement Andreas. Parfois, c’était aussi une bonne façon de mourir, ne pas réagir à l’instinct ! « Vous semblez être une bonne guerrière, je me trompe ? »

Ce n’était pas juste les capacités physiques, mais aussi celles mentales. Tuer ces choses était difficile psychologiquement. Il fallait une force autre que physique pour mettre à exécution ce qu’on savait pourtant devoir faire. Il savait de quoi il parlait… Sa femme avait été la première à revenir sous ses yeux et la première à périr de ses mains. Et justement, parlant de sa femme… voilà que Patricia est, comme il l’avait supposé à entendre son nom, réceptive au changement de langue dans leur conversation. Sa surprise l’amuse, forcément. Mais c’était compréhensible. Il avait cru, avant d’emménager au pays, que puisque le Canada était bilingue, ses habitants aussi. Grossière erreur que celle-là. Son rire bas revient quelques secondes alors qu’il a même droit à un compliment concernant son accent.

« Merci. Je ne le pratique plus qu’avec mon fils, ce qui n’aide certainement pas à l’accent germanique. », convient Andreas, assez amusé. « Ma femme était Québécoise. Expatriée à Kelowna depuis notre mariage, si je peux dire ainsi. »

Puisqu’elle n’était pas totalement expatriée, dans son propre pays ! Ça le fascinait toujours, l’immensité du Canada ! Tout en marchant lentement, sans se presser mais en restant aux aguets, Andreas écoute avec attention les paroles de la jeune femme. Il devait être plus attentif, malgré tout. Mais l’accent ne le déroutait pas. Ça lui rappelait plutôt de beaux souvenirs de sa femme… Une pointe d’intérêt naît à nouveau en lui à entendre Patricia parler de son envie de rejoindre une communauté. Il n’était pas prêt à l’amener à Highgate. Par contre, il ne pouvait pas s’empêcher d’y songer. De penser à peut-être apprendre à la connaître un peu plus… et son père aussi, ça allait de soi.

« Je suis effectivement dans une communauté. », convient Andreas, sans néanmoins la nommer ou la situer. C’était des mesures de précautions compréhensibles alors que la société avait implosée et que les règles n’existaient plus pour la plupart des gens. « Qu’est-ce que tu aimerais apporter à une communauté saine ? »

Ils avaient de bonnes valeurs. Andreas croyait sincèrement en Highgate et il espérait que jamais personne, surtout au sein du conseil ou à la tête de celui-ci, ne ferait pourrir le fruit qu’ils cultivaient ensemble. Il était prêt à beaucoup pour préserver son havre de paix… Quoi qu’il en soit de son côté, Patricia s’emballe. De toute évidence, elle aimait parler ! Mais ça amuse Andreas qui se demande un instant si finalement c’était un trait typiquement québécois. Sa femme aussi était ainsi faite, à l’exemple de toute sa famille, semblait-il !

« Ne penses-tu pas que ce qui était une simple aversion sociale est devenue une phobie, pour ton père ? », demande Andreas, curieux. En tout cas, c’est sûr que décrit de cette façon, l’homme était un frein à son enthousiasme à accueillir Patricia parmi les leurs. Il verrait. « Tu as raison. Il faut certes être prudent… mais il faut aussi s’autoriser à vivre. J’admets enfermer un peu plus souvent qu’à mon tour mon fils. Ou du moins j’essaie. Mais sa santé est précaire et avec le virus qui court ces temps-ci et qu’on a du mal à endiguer, je préfère le savoir à l’abris, à la maison… »

C’était compliqué. Et justement…

« Pas aujourd’hui. Mais bientôt, oui. Je dois planifier ma sortie avant. Je n’ai plus la fraîcheur de tes 20 ans, mademoiselle ! Pris dans une situation risquée, j’ai plus de mal à m’en sortir. Alors je dois réfléchir un peu plus longtemps. »

Sur ce, l’Autrichien a un petit clin d’œil mi-amusé, mi-complice pour la Québécoise.

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MessageSujet: Re: Quiproquo | PATRICIA   19.12.18 16:39

Quiproquo
  Andreas et Patricia

 

Étrangement, la jeune femme se sent extrêmement à l’aise en présence de cet homme d’une autre génération. Sa politesse, sa bienséance et son calme lui plaisent énormément, elle qui pourtant à grandit dans un milieu tout autre. Peut-être avait-elle besoin de retrouver un peu d’humanité dans ce monde apocalyptique? Dû à son métier, et même celui de son père, elle avait toujours su s’adapter assez rapidement aux nouvelles situations, comme aux nouvelles rencontres. Elle sourit lorsqu’il lui parle de son ancien métier. C’est qu’elle adorait le mannequinat et tout ce que cela représentait.

«C’est vrai que c’est un domaine où les abus sont malheureusement courants. Finalement c’est une bonne chose que je sache me défendre!»

Elle poursuit, en répondant à sa question :

«Principalement mannequin pour la photographie : publicité, mode, magasine. Certains aimaient bien mon ambiguïté de genre, parce que j’pouvais poser comme homme et comme femme. J’ai fait quelques photos en lingerie aussi, mais voyez qu’il me manquait certains attribues féminins pour réellement percer dans ce domaine…»


Sur ses paroles, elle passe ses mains au niveau de son torse, écrasant le coton ouaté qu’elle porte pour afficher, sans gêne, son absence de poitrine. Gloussant comme une gamine, elle poursuit la conversation en abordant le comportement des gens vis-à-vis les différents sexes.

«Oh vous en faite pas, tout le monde est coupable à différent degrés. Comme je l’ai dit, ce n’est pas un manque de respect, mais juste la façon dont on est élevé. La plupart des gens ne le remarque même pas.»

Elle lui balance un clin d’œil, tout en continuant d’avancer doucement. Avoir un peu de compagnie, autre que son paternel, lui fait du bien et elle est de plus en plus souriante.

«Ouep, mon père m’a inscrite au Kung Fu quand j’étais jeune! J’étais loin d’imaginer que ça allait être aussi pratique.»


Toujours agréablement surprise de l’entendre parler aussi bien le français, voilà qu’il lui explique que sa femme était Québécoise et qu’il ne pratique maintenant plus qu’avec son fils. Elle lui sourit, supposant que sa femme à sûrement perdu la vie, elle n’ose pas vraiment aborder le sujet. Il lui confirme appartenir à une communauté et lui demande ce qu’elle espérerait y apporter si elle venait à en joindre une. La jeune femme fronce les sourcils, réfléchissant visiblement à la question. Il faut dire qu’elle avait plus souvent songé à ce qu’un groupe pourrait lui apporter à elle, et non pas l’inverse.

«Honnêtement c’est une bonne question…

J’ai toujours été douée pour régler les conflits. J’suis quelqu’un d’enthousiasme, j’me laisse pas déprimée par tout ça et j’adore discuter avec les gens. J’apprends vite aussi, alors c’est sûr que si je pourrais me rendre utile d’une façon ou d’une autre ça me ferait plaisir.»


Il lui parle alors de son père, suggérant que son aversion sociale est peut-être devenue en fait une phobie. Elle acquiesce doucement de la tête. Il est vrai que son comportement n’a plus rien de normal selon elle. Il évite volontairement tout contact, alors qu’il était autrefois une personne très sociable.

«Probablement, oui. Pour le moment je sais qu’il n’accepterait pas de venir dans une communauté. Je ne veux pas le laisser tout seul, mais en même temps…»


Elle ne termine pas sa phrase, ne sachant pas vraiment si elle serait prête à l’abandonner pour rejoindre un groupe. Peut-être que c’est qu’elle devait faire? Peut-être qu’en partant, il comprendrait son erreur et finirait par changer d’idée? Andreas avait raison, il fallait être prudent, mais il fallait également s’autoriser à vivre. Il lui parle de son fils et de sa santé précaire et ça pique la curiosité de Patricia.

«Il à quel âge, votre fils? Il a des problèmes de santé? Vous vous débrouillez bien dans la communauté? Pour la nourriture et tout ça, j’veux dire?

Un virus? Autre que celui qui fais marcher les morts?»


Elle reste silencieuse un moment.

«Oh…désolée, voilà que je vous bombarde de questions! C’est un peu déplacé. C’est qu’on n’a pas vraiment ce genre de problème quand on s’isole. J’espère sincèrement que ça se règlera pour vous. Ce monde est déjà assez difficile comme ça…»

Parlant de sa petite escapade dans le grand centre, il lui rétorque ne plus avoir la fraicheur de ses 20 ans et devoir se préparer soigneusement d’abord. Elle rit doucement, amusée par son commentaire sur son âge.

«Oui, c’est vrai. Il vaut mieux être préparé. Sinon…qu’est-ce qui vous pousse à vouloir aller dans les grands centre? Mon père me dit toujours que je n’suis pas assez réfléchie, trop impulsive…et pourtant même moi j’suis pas certaine que j’oserais me rendre aussi loin!»

Elle ricane, avant de lui rendre volontiers son clin d’œil complice.

 

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Andreas von Ravenheim

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MessageSujet: Re: Quiproquo | PATRICIA   27.12.18 21:12


Patricia avait vraiment une attitude qui plaisait à Andreas. Cette façon de n’avoir aucun complexe ou du moins, de ne pas les reprocher aux autres, c’était beau à voir ! Elle parlait d’elle de façon complètement libérée, mais pas vulgaire. De toute évidence, elle avait réussi à atteindre un juste milieu et qu’importe les difficultés qu’elle avait surmonté dans la vie, il était évident qu’elle continuait à mordre la vie à pleines dents. Du moins, c’était l’impression qu’elle donnait et nul doute qu’elle devait rendre son père fier avec cette belle attitude. Du moins, Andreas l’espérait !

« La jeunesse a cette chance d’avoir l’occasion d’être soi-même à fond… et c’est beau de voir une jeune demoiselle comme toi qui le fait effectivement. », complimente Andreas, mi-amusé, mi-impressionné. « Et tu piques ma curiosité quant aux jolies photographies que tu devais faire. »

Il ne tenait pas nécessairement à voir celles en lingeries, parce que ce serait un peu bizarre, dit comme ça. Mais voir la dualité entre sa féminité et sa masculinité serait sans aucun doute intéressant et surprenant. Et il voulait bien croire que la plupart des gens ne le remarquait pas. Elle était vraiment féminine. Et malgré tout, les femmes n’avaient pas toutes des poitrines, hein. C’était même la mode des années 70… il se rappelait très bien de ces années et avait malheureusement pour lui encore quelques photos qui traînaient ! Encore qu’il n’avait pas trop été touché par la vague hippie…!

« C’est toujours une brillante idée de prendre des cours de combat. », convient Andreas pour rebondir sur le kung fu. Il ne savait pas trop quelles avaient été les intentions du père en l’y inscrivant, mais c’était une excellente idée somme toute. « Tu en sais suffisamment pour l’utiliser ? »

Parce que c’était une chose de prendre des cours et une autre de mettre en application. Pas qu’il soit un grand professionnel, au contraire. Il était plus du genre chasseur, de son côté. Puis, la demoiselle lui présente un portrait plutôt intéressant d’elle-même. Et probablement pas faux puisqu’il avait la preuve de tout ça sous les yeux en ce moment même. Si Andreas ne répond pas, il n’en est pas moins songeur. Il craignait que son père, tel qu’elle l’a décrit, ne soit pas une bonne addition pour Highgate. Mais elle… elle aurait été parfaite, seule. Or, séparer une fille de son père n’était pas vraiment la façon dont Andreas aimait passer ses dimanches après-midi. D’ailleurs, voilà que Patricia fait écho à ses pensées, en quelques sortes. Ça arrache un petit soupir à Andreas.

« Bien sûr que non, je comprends. », convient l’homme… avant de néanmoins ajouter doucement : « Mais je comprends aussi ton hésitation, ne te sens pas mal d’en avoir envie. »

C’était même plutôt sain qu’elle soit capable d’analyser toutes les options envisageables. Lui aussi le faisait parfois, sans dire mot, parce que la situation à Highgate n’était pas non plus complètement idyllique et parfois, il avait sincèrement peur de certains choix qui pouvaient être faits…

« Si tu changes d’idée, je suis certain qu’on peut se revoir. », assure finalement l’Autrichien. « Je ne sors pas à tous les jours, mais je viens souvent fureter dans le coin malgré tout. »

Elle était capable de rester en planque un certain moment, n’est-ce pas ? Et puis, Kelowna n’était pas une grande ville, malgré tout. Ils se reverraient, il en était sûr. Mais soudainement, l’homme se retrouve bombardé de questions et qu’elle en prenne conscience le fait rire !

« Ne t’inquiète pas. Il est plaisant de discuter avec toi. », rassure Andreas tout en lui faisant un clin d’œil un brin espiègle. « Nous nous débrouillons plutôt très bien, vu la situation, je suppose. Bien entendu, jamais rien n’est parfait. Et oui, mon fils est malade. Mais c’est un sujet que j’aborde peu puisqu’il est préférable que peu de gens sachent exactement ce qu’il a. Dans ce monde, on essaie plus que jamais de cacher ses faiblesses. Quant au virus : oui, des gens tombent malades. Mais pas d’effets inconnus et étranges à signaler pour le moment. »

Il ne précise pas qu’ils y travaillent. Le fait qu’ils aient des médecins était une information qu’il ne révélait jamais. Ils étaient une denrée rare et précieuse… il ne voulait surtout pas mettre Madison et Eddie en danger inutilement. Surtout pas. Quant à ce qui l’amenait si loin, Andreas a un petit soupir, néanmoins couplé à un sourire en coin.

« Mon fils. Il est ce que j’ai de plus précieux. Et il a besoin de médicaments, même si on ne dirait pas à le voir comme ça. C’est ce que je vais chercher pour lui. », explique-t-il doucement, avec une tendresse dans la voix qui ne pouvait appartenir qu’à son bébé. « Il a seize ans maintenant, pour te répondre. C’est un grand garçon, je sais bien. Mais pour moi, il sera toujours mon bébé, même si c’est terriblement cliché. Je suppose que l’avoir eu si tard n’aide pas vraiment à faire de moi autre chose qu’un papa gâteau. »

Il en était bien conscient !

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Patricia H. Cloutier

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MessageSujet: Re: Quiproquo | PATRICIA   03.01.19 15:51

Quiproquo
  Andreas et Patricia

 

Le compliment d’Andreas touche la jeune femme en plein cœur, dans le domaine où elle avait travaillé les reproches fusaient davantage que les éloges. Heureusement que dans sa vie privée il en avait été tout autre. Il lui mentionne sa curiosité face aux photographies qu’elle avait pu faire et elle regrette presque de ne pas en avoir un exemplaire avec elle. C’est qu’elle les adorait particulièrement elle-aussi, surtout les plus originales!

«Merci! J’essaie de rester positive malgré tout ça, mais ce n’est pas toujours facile. Vraiment dommage que j’ai pas pu emporter une photo ou deux. Y a des photographes qui sont extrêmement doués!»

Puis un regard curieux se pose sur le vieil homme.

«Et vous? Vous faisiez quoi avant tout ça? Vous êtes tellement élégant…j’vous imagine bien…heum…»

Elle réfléchit un moment avant d’enchainer :

«Avocat? Non…vous avez l’air trop honnête pour ça! Pourquoi pas…chef d’entreprise?! Ou encore mieux : chef d’orchestre!»

Elle mime les mouvements du métier avant d’éclater de rire.

«En vrai, j’en ai pas la moindre idée!»

Puis la discussion se poursuit concernant ses habiletés en combat.

«Oui, je suis assez douée! J’ai toujours pensé que mon père avait fait ça pour que je sois plus viril. Mais en fin de compte j’ai adorée le Kung Fu et aujourd’hui c’est vraiment pratique!»

Ça l’avait effectivement été à plusieurs reprises, malheureusement au moment où ça aurait le plus compté, elle n’avait rien pu faire. Les individus qui les avaient attaqués étaient armés et elle c’était sentie totalement impuissante. Le meilleur ami de son père avait perdu la vie, et elle, elle avait perdu son paternel. Tentant de chasser cette pensé plutôt pessimiste, elle ne peut s’empêcher de se demander à quoi ressemblait la vie en communauté. Son père était persuadé qu’il s’agissait d’un risque trop grand. Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’ils seraient bien plus fort à plusieurs! Chacun devait offrir ses talents au bien de la communauté, non? L’obstination de son père la décevait beaucoup et elle ne se gêne pas pour mentionner son hésitation à Andreas. Elle meurt d’envie de rejoindre un groupe, mais comment pourrait-elle abandonner son père?

«On change assez souvent de planque, mais c’est presque toujours dans l’coin. Alors oui, on risque de se revoir. Enfin j’espère…j’aime beaucoup discuter avec toi!»

Elle avait spontanément abandonné le vouvoiement, sans vraiment en prendre conscience. Pendue à ses lèvres, alors qu’il lui raconte de quelle façon ils se débrouillent. La discrétion et la persévérance auquel il fait preuve à l’égard de son fils, lui confirme à quel point il doit tenir à lui. Ce qui a pour effet d’émouvoir la jeune mannequin. Il veut donc faire tout ce chemin pour lui trouver des médicaments? Quel père dévoué! Patricia ne peux s’empêcher de se demander de quel maladie il peut bien souffrir. C’est dommage d’avoir ce genre de faiblesse dans un monde comme celui-là, où les médicaments et même les médecins sont devenus une denrée rare. Est-ce qu’il y avait au moins une personne ayant quelques connaissances en soin dans leur campement? Des tas de questions fusaient dans son esprit, elle aurait tant aimé le suivre et quitter ces maudites rues déserte! Mais elle se contente de lui sourire :

«Oh, t’en fais pas! J’ai 21 ans et à chaque fois que j’veux sortir, c’est la guerre avec mon paternel! Il m’a eu assez jeune et c’est lui aussi un papa gâteau!»

Elle rigole. Son père, celui qu’il était autrefois, ce serait sûrement bien entendu avec Andreas, malgré toutes leurs différences. Bon sang que ça pouvait lui manquer de le voir sourire et blaguer. Mais elle allait finir par briser son armure, elle en était presque certaine. Il le fallait!

«En tout cas j’espère que tu vas trouver ce que tu cherches pour ton fils. C’est vraiment courageux d’ta part. Il a beaucoup de chance que tu te sois installé, avec lui, dans une communauté.»
 

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