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 Teach me how to survive ღ Tristan

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Ancien métier : Propriétaire d'un bar
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MessageSujet: Teach me how to survive ღ Tristan   25.11.16 9:01

Teach me how to survive
Tristan & Vicky


Claquant la porte de toutes ses forces, elle s'était couchée sur son lit et était restée immobile pendant de longues minutes à fixer le plafond de ce qu'elle était désormais forcée de considérer comme sa chambre. Son regard ne quittait pas le point invisible, se concentrant à relier les imperfections du plafond, y créant un dessin imaginaire qui la calmait. Vicky avait eu connaissance de la présence de sa soeur de l'autre côté de la porte, elle l'avait vu guetter par la légère brèche dans les tissus qui cachaient la fenêtre. Sa soeur avait sans aucun doute prise la bonne décision en la laissant rager ainsi toute seule, elle la connaissait mieux que personne après tout, d'entrer et de tenter de la calmer n'aurait fait qu'empirer son caractère déjà bouillant. Esther parvenait très bien à se faire à cette nouvelle vie communautaire, mais elle n'y parvenait tout simplement pas. Rares étaient les journées où un conflit n'éclatait pas et elle avait l'impression que la liste des gens qu'elle ne pouvait supporter ne faisait que s'allonger jour après jour... Un sentiment qui devait être très clairement réciproque. Victoria était incapable de dire depuis combien de temps elle s'était enfermée lorsqu'elle avait entendu quelques coups contre la porte, des coups avec une rythmique qu'elle pouvait reconnaître facilement.

« Tu peux entrer »

Son visage s'était tourné vers la porte et bien qu'aucun sourire n'était venu égayer son visage, son regard lui s'était grandement adoucit en le voyant apparaître. Elle s'était attendu à bien des raisons justifiant sa petite visite, mais certainement pas à une proposition aussi surprenante. Tristan était clairement à la recherche d'une mission impossible car pour lui proposer de lui apprendre à tirer, il fallait aimer les défis. Elle s'était au départ contenté de rire, mais voyant qu'il était sérieux elle avait rapidement pris le temps d'y songer réellement.

« Oui... D'accord. Laisses-moi une trentaine de minutes et je te rejoins. »

Attendant qu'il referme la porte, elle était passée dans la salle de bain et s'était passé un peu d'eau au visage. Les bras appuyés contre l'évier, elle avait croisé le reflet de son regard et avait grimacé légèrement en voyant l'état de ses cheveux et n'avait pu résister à l'envie d'y passer les doigts afin de tenter de les replacer. Vicky réalisait que quelques secondes plus tard ce qu'elle était entrain de faire et elle se sentit instantanément gênée, délaissant ses mèches légèrement bouclée, elle était sortie de la miteuse salle de bain et avait enfilé des vêtements plus chauds. Ignorant tous ceux et celles qu'elle croisait, elle avait accéléré le pas jusqu'à le retrouver. Il n'y avait que quelques étages à descendre pour arriver jusqu'au stand de tires que les survivants de son groupe avaient aménagés afin de pouvoir se pratiquer un peu. La nervosité ne l'avait pas quitté tout au long de ce court trajet. La dernière fois qu'elle avait tenue une arme, c'était avec un crétin dont elle s'était fait un plaisir d'oublier délibérément l'existence. À cette époque, elle était bien loin de s'en sortir avec brio et elle avait préféré rester sur le côté à le regarder. Aujourd'hui, c'était différent. Si elle voulait sortir vivante de cette histoire, elle devait mettre un minimum d'effort et ce même si elle doutait fortement qu'elle mérite de survivre. Il n'y avait sans aucun doute qu'une seule personne qui pouvait la convaincre de tenter cet apprentissage et il y était parvenu avec une plus grande facilité qu'elle l'aurait cru.

Écoutant ses instructions, elle tentait de placer sa main sur l'arme tel qu'il le lui indiquait. Sa présence si près d'elle la troublait bien plus qu'elle ne l'avouerait sans doute jamais. Elle connaissait Tristan depuis un bon moment déjà et l'ami qu'il était devenu lui était des plus précieux. Elle était attachée à lui et bien qu'elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur qu'il lui soit arraché également, elle ne pouvait simplement s'éloigner de lui. Elle avait besoin de sa présence pour rester saine d'esprit. Concentrée sur ses explications, elle tentait de viser la mire sans succès et cet échec, bien qu'elle n'avait tiré que quelques coups, mélangé à sa rage accumulée du matin explosa rapidement. Déposant l'arme sur la buche qui servait de table, elle s'éloignait en brandissant les bras.

« Ça sert à rien ! Je suis une putain de cause perdue ! »

Elle avait crié, en colère contre son incompétence, contre son incapacité à réussir quoi que ce soit dans sa vie. Faisant quelques pas et cherchant à partir et retourner s'enfermer dans sa chambre à imaginer ce qu'elle aurait pu faire de différent pour sauver sa meilleure amie quitte à laisser le wendigo la déchiqueter, elle finit par stopper ses pas et soupirer, passant une main contre son visage. Immobile quelques instants, elle réalisait à quel point son attitude était ridicule en cet instant. Qu'était-elle entrain de faire ? Elle n'avait même pas réellement essayé... Doucement, elle se retournait vers lui, croisant son regard.

« Désolée... Je... J'aimerais reprendre depuis le début si tu le veux bien sure. »

Elle ne méritait pas son amitié, ni sa patience. En fait, elle ne comprenait même pas comment il faisait pour la supporter. Dans ce monde de fou, il n'avait certainement pas besoin de quelqu'un comme elle pour compliquer tout ça. Elle avait l'impression qu'il passait tout son temps à l'aider et à jouer un rôle important dans sa vie alors qu'elle ne lui apportait absolument rien si ce n'est que des emmerdes et quelques services souvent maladroits. Elle aurait mérité qu'il l'envoi balader et refuse de lui apprendre et c'est pourtant tout le contraire qu'il fit et ce avec une rapidité déconcertante.

« T'es un saint... Merci Tristan. »

S'approchant à nouveau de lui, elle s'immobilisait une fois à ses côtés, laissant ses frustrations loin derrière et se concentrant sur le moment présent en sa compagnie. C'était ce qui comptait après tout. Elle savait qu'elle avait enfin une occasion de passer un bon moment et ce même si elle avait du mal à passer par-dessus cette impression consistante de ne pas mériter ce coeur qui battant dans sa poitrine. Son regard accroché au sien, elle lui adressait un sourire gêné. Le petit frétillement qui se faisait sentir en elle en cet instant précis n'était par contre pas relié à cette amitié sincère qu'elle avait pour lui, mais à un sentiment qu'elle tentait d'enfouir au plus profond d'elle.Iincapable de se l'avouer à elle-même. Elle avait un faible pour lui et son corps se plaisait à tenter de lui faire réaliser, mais sa tête elle était bien décidée au contraire. Si elle était ici, c'était pour apprendre à tirer et en profiter pour passer un moment agréable. C'était la seule chose sur laquelle elle devait se concentrer.
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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   25.11.16 9:28


   
Victoria & Tristan
With this heart i have the power to blame youre eyes, I sing till the day wakes up a bright shine at the heavens sky, my heart burns. They come to you at night, deamons, ghosts and black elves. They crawl up from the cellar rows and will take a lok under your bed. They come to you at night, like ghosts.



   Des cris de colère vinrent perturber soudainement le calme ambiant qui régnait dans les lieux. Comme un seul homme, tous les regards des personnes présentent dans le couloir convergèrent en direction d'une jolie blonde qui traversa le couloir en un éclair sans accorder le moindre regard à qui que ce soit avant de s'engouffrer dans l'une des nombreuses chambres inoccupées et de claquer la porte derrière elle de manière à bien faire comprendre à tout le monde qu'il était préférable de rester à bonne distance de sa personne. Un avertissement quasi inutile puisque la belle veillait avec un soin tout particulier à faire le vide autour d'elle. Les personnes qu'elle laissait s'approcher d'elle sans que cela ne se termine par des cris ou des larmes se comptaient sur les doigts d'une main. L'une d'entre elle s'avérait justement être sa jeune soeur, Esther qui avait immédiatement suivi du regard sa tornade de soeur avant de se tourner dans la direction d'où elle provenait pour découvrir qui était la personne qui venait de provoquer son courroux. Cette fois-ci, il s'agissait de Mandy, une jolie métisse au fort caractère, qui visiblement aussi furieuse que sa soeur, venait de prendre la direction opposée non sans l'avoir gratifié d’un charmant "connasse" au moment où la porte avait claqué derrière Vicky de manière tonitruante.
Ces crises étaient pratiquement devenu une habitude et plus personne n'y prêtait véritablement grand cas. La tempête passée, chacun retournait à leurs préoccupations futiles du moment. Esther s'était approchée de la porte et avait un instant hésité à entrer dans la chambre de sa soeur. La main tendue vers la poignet, elle la retira finalement aussi vivement que si elle venait de se brûler. Elle connaissait suffisamment sa sœur pour savoir que lorsqu’elle se trouvait dans cet état, il était préférable de lui laisser du temps pour se calmer. Elle ignorait ce qui était arrivé à Vicky, avant qu'elles ne trouvent refuge ici mais il s'était passé quelque chose, quelque chose de grave, car depuis, elle n'était absolument plus la même. Jamais jusqu’alors elle n'avait vu sa sœur bondir de las sorte et la plupart du temps, il fallait le reconnaître, pour un rien. Ils étaient tous sur les nerfs bien évidemment, mais pas comme elle. Posant les deux paumes de sa main contre la porte, elle lâcha un soupir en laissant son front se reposer contre le battant de cette dernière tout en fermant les yeux, lorsqu'elle sentit sa présence. Ouvrant à nouveau ses grands yeux bleus innocents sur lui, elle se redressa pour lui faire face. Un simple échange de regard avait suffit pour qu'elle acquiesce en silence et se retire afin de lui laisser la place tout en restant à proximité. Tristan frappa quelques coups et lorsqu'il l'entendit l'inviter à entrer, il ouvrit la porte sans pour autant pénétrer dans la chambre d'hôpital qui servait désormais de lieu de vie à la jeune femme. Elle était là, allongée sur son lit, le visage tourné dans sa direction.

- Lève-toi ! J'vais t'apprendre à tirer

En réponse à son invitation et alors qu'elle aurait très bien pu s'insurger et l'envoyer se faire foutre, Vicky parti dans un énorme éclat de rire qui fit sursauter Esther de surprise. Cette dernière se retourna intriguée pour observer Tristan qui n'avait pas bougé et qui observait toujours sa soeur le visage impassible. Comprenant qu'il ne plaisantait pas, le rire de cette dernière s'arrêta bien vite de résonner et à son tour, elle l'observa avec toute la gravité du monde pendant un instant, hésitant à accepter. Elle n'avait de toute évidence par compris qu'il ne lui laissait pas le choix

- J'ten donne 10, lui répondit-il en refermant la porte derrière lui, alors qu'elle venait d'accepter sa proposition en échange de trente petites minutes

30 minutes pour quoi faire ? Maugréa-t-il intérieurement, dix, c'était amplement suffisant. Cela lui laissait le temps de passer au local qui servait d'armurie et de chercher de quoi prendre des munitions. Il traversa le couloir avant de tourner à gauche dans la dernière pièce qui se trouvait au bout du couloir. Tout, absolument tout, se trouvait à cet étage, excepté la cuisine puisque la cantine se trouvait au rez-de chaussée, mais pour le reste, tout était stocké ici afin d'éviter que les survivants ne s'éparpille dans cet espace beaucoup trop grand. En cas d'attaque, ils ne devaient surtout pas se perdre mais rester grouper. Rester tous ensemble était une force, se séparer par contre, les rendait vulnérables. On retrouvait donc toutes les chambres des personnes qui avaient élu domicile dans l'ancien hôpital, ainsi que le stock de nourriture, de médicamentent et de munition qui appartenait au groupe.
C'est en le voyant entrer dans le dépôt d'armes et prendre quelques munitions, que David Roberts, suivi d’Esther, le rejoignit. Les ignorant totalement, il observa les armes mis à disposition avant de porter son choix sur un Beretta 92SB de 1976, calibre 9mm semi-automatique... 15 coups. Cherchant les munitions qui allaient avec, c'est à peine s'il adressa un regard à David qui venait de prendre la parole.

- Tu fais quoi là ?

- J'vais lui apprendre à tirer, autant que sa colère soit productive

- Oh mais ouais t'as raison, et demandes lui en même temps si elle a pas envie d'une glace au chocolat pour la consoler ! On n'a pas un stock illimité Chewbacca, on en a besoin pour se battre contre ces machins qui grouillent dehors ! Alors je sais pas moi, t'as qu'à aller consoler grincheuse d'une autre manière,
fit-il le sourire coquin

Les bras croisés devant elle, dans son gilet 2 fois trop grand pour elle, Esther lâcha un soupir en entendant les remarques pour le moins sarcastiques de David. Heureusement que Tristan était d'un naturel calme, ça évitait de voir les choses dégénérer stupidement... du moins pour le moment

- J'suis pas entrain de t'demander ton avis ! Rétorqua-t-il tout en armant le Beretta. Les gens doivent apprendre à se battre s'ils veulent survivre, ils pourront pas toujours compter sur les autres pour le faire à leur place. A quoi ça sert un stock de munition s'il n'y a plus personne pour s'en servir ?

- Il a raison, tempéra Esther en se tournant vers David avant qu'il n'ait le temps de sortir encore une réflexion dont il avait le secret, mais lui aussi à raison, rajouta-t-elle en se tournant vers Tristan et en lui retirant la boite de munition qu'il tenait dans ses mains. Tu devras faire avec ce que tu as, lui dit-elle gentiment tout en reposant la boite

Le regard de Tristan passa de l'un à l'autre. Ce compromis ne l'enchantait guère et en réalité il mourrait d'envie de les envoyer se faire foutre tous les deux mais il savait que dans le fond ils n'avaient pas tout à fait tort, ils devaient éviter le gaspillage de munitions, mais sans entraînement comment apprendre à tirer et à se défendre ? Bordel c'était vraiment le serpent qui se mordait la queue. Posant les yeux sur l'arme qu'il avait choisi, Tristan jugea son choix plutôt judicieux. Le Beretta était un 15 coups avec une chambre en plus, ce qui était loin d'être négligeable, il allait donc devoir faire avec et obtenir des résultats avant la dernière cartouche. Bon grès mal grès, il acquiesça en direction d'Esther avant de quitter la pièce. Sans un regard derrière lui, il emprunta les escaliers de secours et descendit jusqu'au sous-sols ou un stand de tirs avait été emménager pour les survivants. C'était le seul lieu qui se trouvait hors des habitations et s'il se trouvait là ce n'était pas par hasard. Non seulement cela permettait d'isoler les détonations occasionnées par les tirs mais cela permettait également d’éviter tous risques d'accident. Il ne leva même pas la tête lorsqu'il l'entendit entrer, trop occupé à retirer le chargeur avant de se tourner vers elle et de lui tendre l'arme

- Tiens, on va d'abord simuler. Montres-moi comment tu la tiens, lui demanda-t-il en se plaçant derrière elle. Ok, maintenant regardes, fit-il en positionnant ses doigts sur l'arme, c'est pas mieux comme ça ? Tu as une meilleure maîtrise de ton arme en la tenant de cette manière. Bien, maintenant vise, concentres-toi sur ce que tu veux atteindre... tu vises, et tu tires. Là, c'est la sécurité, aucun coup ne partira tant qu'elle sera armée. Habitues-toi à l'arme, à la manipuler, à son poids,... Après l’entraînement je veux que tu la gardes continuellement sur toi pour te familiariser avec elle

Se reculant, il prit place sur un tabouret et observa la jeune femme manipuler son arme tout en passant son index sur ses lèvres, puis au bout d'un moment, il lui fit signe de venir le rejoindre et lui montra comment on démentait son arme puis comment on la remontait avant de terminer par le chargeur.

- Maintenant tu vas viser sur... Tristan fit un tour d'horizon de la pièce en se tapotant les lèvres avec ses doigts avant de se pencher vers ce qui ferait parfaitement l'affaire, cette magnifique boite de lessive

Il posa la cible sur une chaise puis fit reculer Victoria de plusieurs mètres avant de juger la distance plus que correcte. Restant derrière elle, il la laissa faire. Il y eut d'abord deux détonations puis une troisième... les murs de leur salle de tir s'étaient vus octroyés trois nouveaux jolis impacts mais la boite elle, était restée intacte ce qui ne tarda pas d'énerver la jolie blonde qui n'avait visiblement pas besoin de grand chose pour exploser et qui estimait qu'ils perdaient tous les deux leurs temps. Tristan la laissa s'énerver sans mot dire tout en la regardant reposer l'arme, renonçant à en apprendre davantage dans de grands gestes agacés

- C'est bon t'as fini ? Lui demanda-t-il calmement alors qu'elle passait sa main sur son visage

Tristan ne prenait pas son coup de gueule pour lui, il savait qu'elle était contrariée et qu'un rien suffisait à la faire exploser mais si elle s'imaginait qu'il allait la laisser renoncer aussi facilement c'était très mal le connaître. Victoria devait à tout prix apprendre à se défendre et à se battre, au moins pour rester en vie et protéger ceux qu'elle aimait, de plus il savait qu'elle en avait les capacités, elle renonçait juste un peu trop facilement. Visiblement calmée, elle se retourna doucement vers lui avant de s'excuser, tout en lui demandant s'il était toujours d'accord pour poursuivre la leçon, ce qui lui tira un sourire amusé.

- Franchement ? J'ai pas grand chose d'autre à faire toute manière, répondit-il d'un ton badin en soulevant ses épaules avec indifférence alors qu'elle le rejoignait

Sa réaction ne se fit pas attendre et la jeune femme le remercia tout en le qualifiant de « saint » ce qui eut don de le faire réagir en rejetant en bloc cette énormité

- Tsss n'importe quoi !

Le regard ampli de reconnaissance qu'elle était entrain de lui adresser le gênait terriblement car elle n'en n'avait certainement pas conscience mais lorsqu'elle lui faisait ces yeux-là, elle le troublait plus qu'elle ne devrait.

- Allez, on reprend ! Fit-il en se plaçant à nouveau derrière elle.

Cette fois-ci, il glissa sa main gauche sur sa taille afin qu'elle soit plus souple et moins rigide, puis, il glissa sa main droite dans les siennes qui tenait l'arme.

- On va voir si je suis toujours un saint, ça, c'est ta punition si tu rates ton coup, la prévint-il

Et aussitôt, il lui lâcha la joue d'un coup de langue bien baveux et dégouttant, qui le fit rire quelques minutes avant qu'il ne se reprenne

- Allez, un peu de sérieux élève Cohle, on y va.

Reprenant sa place derrière elle, il guida sa main, firent le point ensemble puis il la lâcha et se recula pour la laisser tirer seule. Le résultat ne se fit pas attendre et la boite sauta sur le sol.

- Et bien on dirait que ça commence à venir, fit-il en ramassant la boite pour la replacer.

Lorsqu'elle tira à nouveau, seule cette fois-ci, la balle ne fit qu'effleurer la boite qui bougea à peine, malgré tout. Elle ne s'en rendait pas compte, mais Victoria faisait de net progrès, même si ce n'était pas encore tout à fait suffisant. Il la laissa à nouveau tirer seule à deux reprises puis constatant que l'agacement prenait à nouveau le dessus sur sa concentration, il l'obligea à venir s'asseoir avec lui et démonta l'arme avant de lui demander de la remonter elle-même. Alors qu'elle prenait les pièces une à une avec hésitation, il lui prodigua quelques derniers conseils

- Dis-toi que ta boite de conserve est statique, mais l'ennemi que tu auras en jout lui, ne prendra pas la pause. Il va bouger et très rapidement, ça sera très différent de l’entraînement. La première fois tu auras peur, c'est normal, tout le monde passe par là, c’est pourquoi le prochain raid, tu resteras avec moi. Par contre, on va très vite avoir un problème de munitions si ça continue, fit-il en sortant une cigarette de sa veste pour la pincer entre ses lèvres, et ça, ça va être un vrai problème.  




   
Bloody Storm
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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   25.11.16 14:10

Teach me how to survive
Tristan & Vicky


C'était officiel, il venait de la faire sourire sincèrement amusée quand il lui demanda de lui simuler en lui montrant comment elle la tenait. Elle aimait son sérieux et les portes qu'il lui ouvrait sans même en avoir conscience pour lui faire dire des bêtises. Les blagues qu'elle laissait désormais échapper étaient rares, mais il y en avait comme celle-ci pour où elle ne pouvait tout simplement pas résister.

« Tu t'apprêtes à m'apprendre à tirer où à me faire passer un entretien d'embauche pour un film porno ? »

Victoria n'avait pas fait cette blague parce qu'elle se sentait d'humeur particulièrement joyeuse, au contraire, c'était sans aucun doute pour elle un moyen de faire tomber le léger trouble qu'elle ressentait à l'avoir si près d'elle alors qu'il replaçait sa main contre l'arme. Reprenant son sérieux, elle devait avouer qu'avec ses conseils la prise qu'elle avait contre cette dernière était bien meilleure. Vicky ne savait pas trop quelle utilité ça aurait, mais il avait au moins réussit à lui mettre une arme dans la main sans qu'elle proteste, l'amélioration était là. Alors que Tristan lui demandait de choisir ce qu'elle voulait viser, elle se dit qu'il était dommage qu'elle ne puisse pas aller chercher quelqu'un aux étages supérieurs pour lui demander de se placer devant elle. La liste des personnes à qui elle rêvait de mettre une balle en plein cul était longue, elle avait l'embarras du choix ! Tentant d'oublier la colère qu'ils provoquaient chez elle, elle se concentrait sur la voix de Tristan et choisissait un endroit sur le mur où un défaut était facilement perceptible. Plissant les yeux, elle se mit à le fixer, essayant de deviner l'angle que devait avoir l'arme pour tirer pile à cet endroit.

« Ça me dérange pas de la garder sur moi si ça peut m'aider à m'habituer, mais... Je crois pas qu'ils partageront ton avis. »

Prenant au sérieux ce qu'il lui avait dit, elle resta concentrée jusqu'à ce qu'il lui demande de venir la rejoindre et le regarda défaire puis assembler l'arme avec une facilité déconcertante. Elle savait qu'elle n'était pas prête de parvenir à faire la même chose avec la même rapidité. Elle pensait qu'elle mettrait tout ça en pratique lorsqu'il la pris de court en lui demandant de véritablement tirer.

« Déjà ? T'es sérieux ? »

Elle prit la boîte de lessive qu'il lui présenta comme un oui et se recula à une distance qu'elle jugeait bien trop grande, mais pour laquelle elle n'osait pas protester. Sentant son regard contre elle, elle expira un long moment puis tenta de viser. Le premier ne passage même pas proche et elle mit ça sur le dos de la nervosité, puis vint un deuxième.... et un troisième qui partie encore plus loin de la cible que les deux autres emportant avec elle sa faible patience. C'était absolument ridicule ! Elle ne savait même pas ce qu'elle faisait là, après tout elle n'avait même pas besoin d'apprendre à tirer. Tout ce qu'elle voulait, c'était qu'on lui laisse un lance-flemme et qu'on la suive de loin sans la sauver si l'un d'eux faisait ce qu'il aurait dû faire depuis longtemps et la déchiquetait. Sa vie était de la merde et ce n'était pas une arme qui viendrait changer quoi que ce soit, pourtant alors qu'elle explosait, elle ne put s'empêcher de réaliser à quel point ses agissements étaient ridicules et sa main vint naturellement se poser contre son visage, tentant de retrouver son calme. Victoria ne se comprenait plus, en fait elle ne se reconnaissait plus. Hochant simplement la tête quand il lui demandait si elle avait fini, elle revenait près de lui, gênée alors qu'elle retrouvait son regard pour s'excuser de ses actes. Il lui fit retrouver un demi sourire alors qu'il lui confirmait que oui, sachant très bien que même s'il prétendait qu'il se faisait parce qu'il n'avait pas d'autre chose à faire, il y avait toujours mieux que de rester avec elle et ses crises. Elle était tellement reconnaissante envers lui et elle n'attendait pas avant de le remercier. Vicky ne savait pas s'il avait conscience d'à quel point sa présence l'aidait à ne pas devenir complètement folle. Prête à reprendre, il fut fidèle à ses habitudes et reprit là où il s'était arrêté, mettant une main contre sa taille et l'autre dans contre sa main afin de la guider correctement. L'envie de lui dire de se reculer afin de cesser cette sensation qui revenait encore en elle était grande, mais elle n'y parvint pas, choisissant plutôt d'en profiter silencieusement. Elle croyait ne jamais pouvoir reprendre sa concentration lorsqu'il vint lui démontrer sa punition en lui lichant entièrement la joue ce qui eu pour effet de la faire sursauter avant de s'esclaffer. À l'aide de sa manche, elle essuyait toute la bave qu'il avait laissé sur sa joue.

« Tristan !!! Tu sais que si j'avais encore mon bar je me vengeais en crachant dans ta bière ? »

Sa bêtise l'avait fait rire pendant quelques minutes et avait désamorcer tout le mélange d'émotion qui bougeait en elle, lui permettant de véritablement se concentrer et de mettre derrière elle les mauvais - comme les bons - moment de cette journée. Se concentrant à nouveau, elle fit exactement ce qu'il lui demandait et tira, la vision de la boîte qui tombait contre le sol lui valu un petit sautillement victorieux. Voyant qu'il n'avait pas l'intention de s'arrêter là pour aujourd'hui, elle retrouva son calme et tira à nouveau. Bien que cette fois la boîte n'était pas tombée, elle était au moins passer près. Soupirant après son deuxième échec, elle s'approchait de lui pour la suite du cours, bien heureuse qu'il n'ait pas l'intention de passer la journée à la laisser tirer. Tristan commençait à bien la connaître après tout, il devait savoir que c'était une horrible idée. Prenant place près de lui, elle tentait de se souvenir de chacun de ses gestes.

« Je suis excellente avec les puzzles et pourtant c'est la même chose d'une certaine façon... C'est trucs me font perdre mes moyens. »

Soupirant, elle ne perdait toutefois pas complètement patience et continuait d'assembler les morceaux, ne levant le regard vers lui que lorsqu'il pris à nouveau la parole. Victoria se sentit pâlir à cette simple idée. Autant elle avait envie de passer sa frustration sur eux et de leur faire regretter ce qu'ils l'avaient poussé à faire, autant elle craignait de perdre ses moyens si elle se retrouvait à nouveau à la merci de l'un d'eux.

« Tris' je suis pas certaine d'être faite pour les raid. Te trompe pas j'ai envie de buter ces monstres, mais.... Je sais ce dont ils sont capables. »

Un frisson secouant légèrement son corps, elle passait sa main contre ses bras comme si ça pouvait vraiment y changer quelque chose. Personne n'avait la moindre idée de ce qu'elle avait vécu et parfois elle se disait que d'en parler lui ferait du bien... mais elle était incapable de l'avouer. Cette culpabilité la rongeait déjà tellement, elle n'était pas certaine de pouvoir en plus supporter le jugement des autres. Surtout pas le sien.

« Il y a pas qu'un problème de munitions qu'on risque d'avoir. Il faudrait faire plus de recherches de vivres. On sait après tout qu'il y a d'autre groupes de survivants, qu'est-ce qui nous dit qu'ils ne font pas de même de leur côté ? Les chalets de Mahigan Moutain sont plein de réserves de munitions et d'armes, du moins ils étaient plein, il faudrait y aller, mais je retourne pas là. »

Elle ne faisait que voir la montagne au loin et déjà elle était prise d'une crise d'anxiété. Elle ne pourrait jamais se montrer utile, comme toujours.

« Du moins pas sans toi... Et pas si ces cons nous accompagnent, ce qu'ils feront, car ils ont bien trop peur que je garde tout pour moi. »

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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   25.11.16 16:35


Victoria & Tristan
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Sérieux et concentré sur sa tâche, il n’avait absolument pas réalisé la porte qu’il venait de lui ouvrir en grand pour se faire vanner. A vrai dire, Vicky était d’une telle humeur qu’il n’aurait pas imaginé une seule seconde qu’elle se mettrait à plaisanter et à faire ce genre de blague, aussi lui fut-il absolument impossible de tenter de dissimuler la plus petite surprise que sa remarque avait fait naitre en lui. Mais la surprise passé, il n’avait pas tardé à répliquer sur le même ton enjoué, moqueur et légèrement provocateur que cette dernière. Elle avait du répondant, c’était un fait, mais elle n’était pas la seule

- Crois bien que pour un tel entretien d’embauche c’est pas avec un flingue que j’occuperais tes charmantes mains, plaisanta-t-il le regard traversé par une étincelle moqueuse et canaille, même si tu es très sexy aussi avec une arme

Ces petites plaisanteries bien salaces entre eux, avait au moins eut le mérite de détendre quelques peu Vicky qu’il sentait toujours légèrement à fleur de peau même si en sa compagnie il la savait beaucoup moins explosive. La situation dans laquelle la vie les avait inexplicablement et subitement plongé avait de quoi rendre n’importe qui complétement dingue et de les changer, certains plus que d’autres. Il était normal de se sentir complétement déphasé par ce qui leur arrivait, car il fallait s’adapter à ce nouveau monde dans lequel ils vivaient désormais et où l’anarchie régnait en maître. Désormais il y aurait un avant et un après l’apparition des Wendigos mais une certitude demeurait, plus rien ne serait jamais comme avant ni leurs vies, ni les gens, ni eux.
Pour survivre, il fallait s’endurcir, les faibles n’avaient pas leur place dans ce nouvel ordre. Vicky l'avait fait, elle n'était plus vraiment la même, même s'il lui arrivait en de rares occasions comme en cet instant, de retrouver cette fille qui lui servait ses bière et qui croquait la vie à pleine dent, mais cette fille ne restait jamais bien longtemps et elle disparaissait bien vite pour redevenir à nouveau cette fille taciturne, triste et renfermée qu'elle était devenue. Ce n’était pas uniquement la situation dans laquelle ils se retrouvaient plongés malgré eux actuellement qui l'avait changé, c'était autre chose. Quelque chose qui l’avait profondément traumatisé.
Il ne lui avait posé aucune question concernant son mal-être, ce n’était pas son genre de poser des questions et de forcer les gens à la confidence s’ils n’en n’avaient pas envie, de toute manière, elle savait que si elle désirait parler, il était là. Elle n’avait pas besoin de ses conseils ou de paroles compatissantes, tout ce qu’elle recherchait c’était uniquement sa présence, notamment lors de leurs insomnies respectives, et c’était ce qu’il lui offrait, en fumant tranquillement en silence à ses côtés…

Il avait décidé d’y aller en douceur, Victoria n’avait clairement pas l’habitude de manipuler une arme, elle devait se faire à sa présence, à son poids, la présence de cette arme devait devenir quelque chose de naturelle comme une extension d’elle-même. C'est pourquoi il lui avait conseillé de garder cette arme sur elle même après l'entrainement ce qui eut pour effet de la faire grimacer avec scepticisme. Elle doutait très fortement qu’on la laisse garder une arme sur elle et ^s'en ouvrit sans la moindre hésitation. La petite altercation qu’il avait eue avec Roberts au sujet des munitions juste avant qu’elle ne le rejoigne lui tira une grimace agacée. Tristan détestait recevoir des ordres et plus encore d’une personne qu’il ne connaissait pas. Ils étaient contraint de vivre ensemble, c’était un fait, pour leur survie à tous c’était même un mal nécessaire. Il avait bien conscience qu'il fallait un minimum de règle pour gérer tous ces individus et éviter que tout vire au grand n’importe quoi. Donner accès à n’importe qui à l’armurerie serait un acte totalement irréfléchi, ça aussi il en était conscient, mais tout vouloir régenter en jouant aux écureuils qui épargnent jalousement leur maigre butin de crainte de les voir disparaitre si on les utilisait était totalement ridicule. De son point de vu tout le monde devrait pouvoir porter une arme sur soi, afin de pouvoir se défendre en cas de danger

- Tu crois qu'ils craignent que tu sois tenté de t'en servir ? Plaisanta-t-il. Et depuis quand te laisses-tu dicter ta conduite ? Lui demanda-t-il dans un discret sourire qui trahissait son amusement. Si jamais ça déplait vraiment à quelqu’un qu’il vienne m’en parler, on en discutera

Le sourire de connivence qu’il lui adressa, clôtura la discussion à ce sujet et ils continuèrent ensemble l’entrainement. S’il n’était pas surpris de voir Victoria rater sa cible, cette dernière semblait beaucoup moins encline à accepter que pour apprendre à tirer c’était comme tout, il fallait de la patience et de l’entrainement. Après l’avoir laissé exprimer sa frustration, il reprit l’entrainement comme si de rien n’était, ne s’attardant pas inutilement sur la raison de humeur. Placé derrière elle, il chercha à la détendre, mais bien qu’elle ait laissé évacuer toute sa colère et sa frustration, il la sentait toujours terriblement tendue sous ses mains, or pour détendre une personne il ne connaissait qu’une solution : la faire rire.
Parce qu’il la connaissait suffisamment bien pour lui faire ce genre de choses, et parce qu’il se doutait qu’elle ne s’attendrait pas à ça, il fit glisser sa langue le long de sa joue en guise de représailles. L’effet escompté ne se fit pas attendre et tous deux partirent dans un fou rire qu’ils eurent un peu de mal à calmer mais l’objectif atteint était réussi, elle s’était détendue et ils purent reprendre plus aisément ses exercices de tirs. L’amélioration n’était pas flagrante pourtant elle était bel et bien là et Victoria sembla s’en apercevoir puisqu’elle sautilla de plaisir. Les tirs suivant mirent à nouveau sa patience à mal mais avant qu’elle n’ait le temps de s’énerver à nouveau, Tristan l’invita à prendre place face à lui pour qu’elle apprenne à monter et démonter une arme. Un exercice nécessaire qui allait lui permettre non seulement d’apprendre à la manipuler, mais également à l’entretenir.

- Rassures-moi, t’es pas en train de comparer ton Beretta à un puzzle ? Lui demanda-t-il en lui donnant un petit coup sur la tête. Non mais j’vous jure, se désola-t-il. On n’est pas en train de résoudre un casse-tête là ! Bien connaitre ton arme te permettra de l’entretenir et d’éviter qu’elle s’enraille. En cas de problème tu sauras quoi faire

De ses mains encore malhabiles et légèrement tremblantes, Victoria assemblait les pièces une à une avec hésitation, jusqu’à ce qu’elle s’arrête subitement dans son ouvrage pour lever un regard effaré dans sa direction qui trahissait la panique que ses paroles venaient de faire naitre en elle.

- Et c’est justement pour ça que fait partie de ces personnes en qui l’on peut se fier. Tu les a vu à l’œuvre, tu sais de quoi elles sont capables, tu ne commettras aucune folie, aucune imprudence, mais je ne te forcerais pas si tu n’en n’as pas envie, la rassura-t-il en posant sa main sur les siennes pour la tranquilliser après l’avoir vu frissonner. Tu ne viendras que lorsque tu te sentiras prête, et puis… tu as encore des progrès à faire, lui sourit-il en désignant l’arme qu’elle tenait entre ses mains d’un mouvement de tête.

Contraindre une personne à faire quelque chose qu’elle ne se sentait pas prête à faire, surtout dans ce genre de mission était le meilleur moyen de courir à sa perte. Retirant sa main des siennes, le sujet prit une tournure toujours aussi grave, lorsqu’il fut question du problème de ravitaillement et de munitions.

- Oh oui, sûrement
approuva-t-il, c’est logique, on veut tous la même chose : survivre. Et pour se faire on a tous besoin d’armes et de nourritures, mais à un moment ou un autre les vivres ne suffirons plus, et quand on aura tout piller on ne sera pas plus avancé. Il va falloir qu'on apprenne à se débrouiller en faisant pousser des potager, en chassant... Je n'ai aucune envie de voir cette situation s'éterniser mais on doit voir sur du long terme, c'est préférable.

Tristan ne souhaitait pas dresser un portrait plus noir de la situation qu'elle ne l'était déjà, c'était la raison pour laquelle il se focalisait sur les choses positifs, celles qu'ils pouvait tenter de résoudre. Après tout, ils n'étaient pas si mal lotis pour le moment. Ils avaient un abri, des vivres et le moyen de ne pas mourir de faim en se mettant à cultiver et à chasser, ils avaient également absolument tout ce dont ils pouvaient avoir besoin en médicaments et même des armes pour se défendre. Seuls les armes viendraient très vite à manquer mais pour le reste ils avaient encore largement de quoi tenir.

- Tu as dit qu'on trouverait des armes et des vivres dans les chalets de Mahigan Mountain ? C'est vrai que c'est une très bonne idée, approuva-t-il, t'inquiètes, tu n'as pas besoin de venir, je connais le coin. J'irais avec Hayley, en prenant une caisse qu'on pourra bien charger, et en partant maintenant, on sera de retour avant la tombée de la nuit. Toi, apprends à te familiariser avec ta nouvelle amie, fit-il dans un sourire en se levant

La petite voix mal assurée de Victoria l'incita cependant à se retourner. Il n'était pas certain d'avoir parfaitement saisit ce qu'elle venait de lui dire avait-il seulement bien compris ou était-ce son imagination qui lui jouait des tours ? "Pas sans toi" ? Comme si elle venait de gagner en détermination, elle confirma qu'elle se sentit prête à se rendre en montagne à condition qu'ils ne s'y rendent que tous les deux.

- Très bien, dans ce cas allons-y. Y a pas besoin de leur dire où on va, lui sourit-il. C'est un très bon moyen pour avoir la paix et puis ça ne durera pas très longtemps, allait "come on' Cohle,
lui dit-il en lui tendant sa main pour l'aider à se lever.

Tristan ignorait pourquoi, elle qui appréciait tant les balades en montagne jusqu'à récemment, craignait désormais de s'y rendre. Quelque chose lui disait que la présence des Wendigos n'était pas la seule et unique raison à cela, mais le fait qu'elle prenne sur elle pour affronter l'une des sources de ses peurs était à son avis un pas dans la bonne direction. Et puis, il était persuadé en son for intérieur que prendre le grand air lui ferait le plus grand bien, à lui aussi du reste. Il ne s'étonnait pas qu'ils étaient tous à fleur de peau à force de rester coincé dans cet hopital.

Traversant le parking abandonné, le choix se porta sur un break vert métallisé dans lequel ils s'installèrent avant de prendre la direction de Mahigan Mountain. La ville de Fort Lairge, autre fois si animé, était désormais une ville morte dans laquelle il ne croisèrent pas une seule âme. Les voitures qui jonchaient les routes avaient été abandonnées dans la panique, n'importe comment, le forçant à faire des zigzag ou à emprunter d'autres chemins qui, d'ordinaire accessible avec sa moto, ne l'était plus en voiture. Certaines vitrines essentiellement des enseignes de nourritures ou de pharmacies, avaient été vandalisé. Par endroit, on pouvait repérer les traces d'un feu qui avait brulé les voitures ou lécher quelques façades... Passer dans un cimetière lui aurait probablement paru bien plus agréable.

- Ça manque de musique, tu veux pas regarder s'il y a quelque chose à nous mettre,
lui proposa-t-il alors qu'il quittait enfin la ville pour la direction de Mahigan Mountain.

Le trajet se fit relativement silencieux, Tristan suivait ses indications afin qu'elle le guide vers le chalet dans lequel elle était certaine de trouver tout ce dont ils avaient besoin. Pour sa part, s'il avait du se rendre dans le coin seul, il y serait surement allé un peu au hasard. Il connaissait les propriétés privés des environs et pouvait parfaitement les situer mais quand à savoir ce qu'il y trouverait c'était une autre histoire. Victoria de son coté semblait savoir exactement où elle désirait se rendre et ce qu'elle espérait y trouver. Compte tenu que contrairement à lui, elle avait grandit dans cette ville, il n'était pas surprenant qu'elle connaisse la plupart des propriétaires environnant.
Contrairement à la ville désertée qui insufflait un sentiment de malaise et d'abandon, parcourir la forêt inspirait un tout autre sentiment. C'était un peu comme si tout était normal et que le monde n'avait pas bousculé dans l'horreur. Tristan avait choisi de se garer en contrebas, loin du sentier qui menait jusqu'à la propriété privé que Victoria désirait visiter. Tristan préférait agir avec prudence, ils ignoraient ce qu'ils trouveraient là-bas, ni même si le chalet était occupé. Pour palier à toutes éventuelles mauvaises surprises, il avait dissimulé la voiture sous d'épais branchage avant de s'avancer tout en redoublant de vigilance en direction du chalet qu'ils pouvaient déjà apercevoir de là où ils se trouvaient. Tristan ne décela aucun véhicule motorisé ni la moindre trace de pneu récentes qui aurait pu sous-entendre que les occupants venaient de s'absenter. Toujours avec la plus extrême des prudences, ils atteignirent la maison. Tout semblait tranquille et désert. En s'aventurant à jeter un oeil par-delà l'une des fenêtres Tristan ne décela aucun signe de vie à l'intérieur. Le chalet ne semblait pas avoir été la victime d'un quelconque carnage ou pillage, du moins, jusqu'à présent. Passant devant, il força avec prudence la porte qui donnait sur l'arrière de la propriété et pénétra le premiern arme à la main dans l'agréable petit chalet. Un froid glaciale régnait dans les lieux, signe qu'il n'avait pas été occupé depuis bien longtemps. Rangeant son arme, tout en la gardant à porter de main, il se tourna vers Victoria avant d'observer plus tranquillement les lieux. Ils se trouvaient dans la pièce principale, qui était un magnifique salon mélangeant modernité et rusticité et dont l'immense sofa blanc à angle droit était tourné sur une splendide baie vitré qui donnait directement sur l'arrière de la propriété.

- Qui habitait ici ?
Lui demanda-t-il tout en s'avançant sur l'immense tapis blanc qui recouvrait une grande partie de la pièce



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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   11.12.16 0:25

Teach me how to survive
Tristan & Vicky


 Cette façon qu'il avait de lui faire confiance, de la soutenir et de la pousser à donner le meilleur d'elle-même lui faisait du bien. Elle s'était amusée de sa remarque et avait simplement répondu en un léger clin d'oeil lorsqu'il lui avait demandé de lui envoyer tous ceux qui pourraient ne pas être rassurés de la voir porter une arme. C'était grâce à ce genre de moment qu'elle parvenait avec lui à mettre de côté la souffrance qu'elle ressentait et à au moins tenter de s'améliorer. Malgré le fait qu'elle ne parvenait jamais à garder un véritable contrôle sur ce flot d'émotion qui ne semblait pas être prêt de la lâcher, le nombre de sautes d'humeur qu'elle avait en sa compagnie était beaucoup plus bas qu'à l’habitude.

Un clin d'oeil fut la seule réponse qu'elle lui offrait alors qu'il s'offusquait presque qu'elle compare l'assemblage d'une arme à celui d'un puzzle. Il avait beau lui lancer ce regard, elle pour sa part continuait de croire que c'était la même chose.... Enfin quoi que les puzzles étaient bien moins dangereux.  « Hey !  » Ne pouvait-elle pas s'empêcher de protester en sentant son léger coup contre sa tête. Elle continuerait de le comparer ainsi si elle voulait... c'est pour ça qu'elle ne put s'empêcher de tirer une grimace alors qu'il lui précisait qu'ils n'étaient pas entrain de jouer à résoudre un casse-tête. Elle se doutait bien que ce serait utile pour d'autres raisons sans aucun doute bien meilleures... mais elle aimait bien cette comparaison avec un élément familier et elle ne comptait pas l'oublier. Retrouvant sa concentration, Victoria continuait de faire du mieux qu'elle pouvait pour arriver à la fin, mais sa concentration disparu aussi rapidement qu'elle était arrivée en l'entendant mentionner ces horribles créatures. Victoria avait du mal à bien saisir tout ce qu'il lui disait, trop occupée à chasser de son esprit tous les souvenirs de sa première et dernière rencontre avec eux. Ce n'est qu'en sentant sa main contre les siennes qu'elle relevait les yeux et prenait le temps de véritablement entendre ce qu'il lui avait dit, un mince sourire apparaissant contre son visage alors qu'il blaguait sur ses qualités de tireuse... Si seulement il savait à quel point ce n'était pas l'idée de se faire attaquer par eux qui la terrorisaient le plus. Caressant du bout des doigts l'arme, elle tentait de chasser ses démons pour se concentrer sur ce qui comptait réellement en ce moment. Après tout, elle avait beau ne pas être certaine d'avoir envie de continuer cette vie, elle était, par contre, prête à bien des choses pour permettre à sa soeur d'avoir une meilleure chance de survie et pour ça elle savait qu'il y avait bien du travail à faire. L'hiver était souvent rude et cette année ne faisait pas exception, Victoria ignorait comment ils pourraient parvenir à cultiver la moindre chose sur le sol gelé, ni même si ce mal s'évanouirait vraiment avec la venue du printemps. Après tout, ils en savaient tellement peu sur ses monstres... Quelles preuves avaient-ils sur leur disparition quand la saison chaude arriverait enfin ? La voix de Tristan s'élevait à nouveau et elle hochait la tête, lui confirmant qu'elle était certaine qu'il devait bien se trouver des éléments nécessaires à leur survie à la montagne, si bien sûre personne n'avait pensé avant eux d'aller les piller complètement. Elle se disait qu'au moins niveau arme, elle avait espoir que personne ne soit parvenus à prendre celles d'un chalet qu'elle connaissait plus que bien. Victoria ne savait pas si elle allait être capable d'y mettre les pieds à nouveau, c'est d'ailleurs pourquoi elle ne sait même pas elle-même pourquoi elle ne l'a pas tout simplement laissé y aller en compagnie d'Hayley. Elle aurait pu se taire et ne rien ajouter, pourtant, elle avait fait le contraire... Peut-être parce qu'au fond, il lui arrivait d'en avoir assez de rester enfermer et de laisser les autres tout faire, mais surtout parce qu'il était sans aucun doute le seul à parvenir à attiser en elle cette confiance. Elle ne le proposait pas, car elle se sentait forcée, elle le faisait naturellement, se surprenant elle-même sans doute autant que lui. Elle ne cherchait pas à comprendre comment il faisait, mais elle était convaincue que sa sœur, elle devait essayer de percer son secret. Victoria était loin d'être une "coloc" facile et elle ménageait peu Esther avec ses sautes d'humeur. Elle se sentait souvent coupable de la façon qu'elle avait d'agir avec celle qui comptait le plus à ses yeux, mais c'était plus fort qu'elle. Une autre forme de protection sans doute...

« Seulement pour avoir la paix ça vaudrait la peine. »

Déclarait-elle dans un sourire mal assuré tout en enrôlant ses doigts entre les siens alors qu'il lui proposait sa main.

Ils croisèrent bien peu de survivants sur le chemin les menant jusqu'à l'une des voitures et la jeune femme ne put s'empêcher de se demander pour combien de temps encore pourraient-ils les utiliser. Ils avaient la chance d'en avoir plusieurs a utiliser et c'est pourquoi ils n'avaient pas encore commencé à consommer les diverses réserves d'essence, mais comme pour tout le reste Victoria ne pouvait s'empêcher de se demander "Jusqu'à quand..." Vicky tentait d'ignorer le paysage qui défilait devant ses yeux. La tête appuyée contre la porte, elle avait beau avoir les yeux ouverts, c'était comme si elle fixait un point invisible et que tout le reste n'existait plus. Elle détestait voir à quel point tout avait changé, constater tout le mal qui s'était produit dans la ville depuis les derniers mois. L'avantage de cette voiture et du fait qu'elle n'avait pas à se concentrer et conduire, c'était qu'elle pouvait se perdre dans les méandres de son esprit et faire le vide sur tout ce qu'elle détestait voir. Son air dut ne pas échapper à son covoitureur qui lui proposa de mettre un peu de musique. Hochant simplement la tête, elle se baissait et commençait à farfouiller dans la voiture ouvrant les coffrets pour ne rien y trouver avant de se tourner vers l'arrière et de laisser échapper une exclamation de satisfaction en trouvant quelques cds qui se transforma bien rapidement en rire en découvrant les choix qui s'offraient a eux.

« Merde.... C'est parfait pour toi....  »

Oubliant les craintes que ce voyage faisait naître en elle, c'est en continuant de rire qu'elle insérait le disque et que la voix de Céline Dion s'élevait et qu'elle reconnaissait immédiatement l'un de ses vieux classiques.

«  If you touch me like this.... And when you hold me like that... It was gone with the wind but it's all coming back to me »

Lui adressant un petit clin d'oeil, elle lançait sur le banc arrière les autres pochettes.

« Me demande pas pourquoi je la connais par coeur.... Et réjouis toi j'aurais pu mettre bien pire. »

Elle l'aimait bien au fond et elle n'avait aucune honte à l'avouer, mais c'était bien plus drôle de cette façon. Plus les chansons avançaient et plus l’aplomb qu'elle mettait à les chantonner dans sa tête diminuait. La nervosité et la peur refaisaient surfasses. Maladroitement, elle balbutiait quelques explications afin de permettre à Tristan d'arriver à leur destination. Le soleil brillait et la nuit n'était pas prête de tomber et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d'oeil au travers de l'épaisse forêt, craignant d'y voir le moindre mouvement inhabituel. Ce qu'elle préférait de ce chemin était sans aucun doute qu'il n'offrait aucune vue sur le chalet de sa famille. Victoria laissait Tristan se garer là où l'homme le trouvait le plus judicieux puis sortait à sa suite en prenant le temps de bien replacer son manteau. Quelques pas derrière lui, elle gardait son arme à portée de main bien qu'elle soit consciente qu'elle ne puisse pas encore l'utiliser efficacement. Le flot d'émotion qui s'emparait d'elle était étourdissant, mais elle tentait de le taire jusqu'à ce qu'elle soit certaine qu'aucune mauvaise surprise ne les attendaient un peu plus loin. Le rythme de son coeur accélérait alors que la distance entre elle et la porte du chalet diminuait. Sa respiration devenait de plus en plus difficile, un poids qu'elle tentait d'ignorer ne cessait de peser contre sa poitrine. Fermant les yeux quelques secondes pour se recentrer, elle parvenait finalement à passer le seuil de la porte. Chaque coin de ce chalet lui rappelait des souvenirs, mais c'est dernier n'étaient pas la seule chose à l'affecter en ce moment. Cet endroit était absolument intact, il n'avait assurément par été attaqué par les Wendigos et elle ne pouvait s'empêcher de se demander si les choses auraient été différentes cette nuit-là si elles avaient été ici plutôt qu'à son chalet....Qui habitait ici ?

« Sophie... »

Répondait-elle non pas sans sentir une boule de feu au creux de son ventre. Elle avait l'impression de ne pas avoir parlé d'elle depuis un éternité. Elle n'était pas certaine que Tristan ait souvenir de son amie qu'il n'avait pas eu l'occasion de croiser si souvent, mais elle l'espérait. Elle n'avait pas envie d'en parler trop en détail.

« Tu veux bien me faire la courte échelle, on va avoir besoin d'une clé cachée dans le creux de l'une de ses poutres qui ouvre la caverne d'Ali Baba au sous-sol.  »

La tête tournant légèrement, elle ignorait si c'était véritablement une bonne idée de se livrer ainsi dans une performance d'équilibre, mais elle n'avait pas le choix. Aucune de ses chaises n'était assez haute et elle n'avait pas envie de fouiller pour trouver quelque chose de plus pratique. S'arrêtant là où elle savait pouvoir trouver la clé, elle attendit qu'il la rejoigne et posa ses mains contre ses épaules avant de le laisser la soulever. Du bout des doigts, elle parvenait à atteindre la fente et le porte-clé s'y trouvant toujours. Satisfaite de redescendre tant la tête continuait de tourner, elle eut l'impression que le sol se dérobait partiellement sous ses pieds alors qu'elle le retrouvait et craignant de s'effondrer, elle passait l'un de ses bras autour du cou de l'ancien militaire. Fermant les yeux un moment, elle tentait de se recentrer et de se calmer.

« Désolé... ça va je... ça va aller. »

S'éloignant de lui alors que son anxiété se dissipait enfin légèrement. Vicky dirigea son regard sur la clé qu'elle tenait toujours entre les doigts. Le père de Sophie avait beau avoir été un salaud avec elle et sa mère.... il allait au moins avoir un semblant d'utilité.

« Allons-y... »

Se dirigeant vers l'escalier, elle gardait le regard fixé bien droit vers sa destination. Elle ne voulait surtout pas croiser ne serait-ce que quelques secondes la pièce contenant la majorité de ses souvenirs. Empruntant les escaliers menant au sous-sol, elle ouvrait les lumières et constatait à quel point tout comme au premier étage, rien n'avait été bougé. La seule porte ornée d'une serrure apparue finalement et sans attendre, elle y insérait la clé. Elle ne ressentait pas de culpabilité à franchir cette barrière que c'était posé sa meilleure amie et sa mère depuis que son père les avait quittées pour une vie qu'il considérait plus belle. Il avait été trop difficile pour elle de se trouver dans ce qui était autrefois sa tanière, mais vu les évènements Victoria préférait voir tout ça comme un retour du balancier. Le grand amateur de chasse possédait une collection impressionnante d'arme d'épaule et de munitions diversifiée en quantité importante.

La petite pièce était plongée dans une pleine obscurité jusqu'à ce qu'elle ouvre la lumière. Aucune fenêtre ne reliait cette pièce à l'extérieur. Un fauteuil posté devant un faux foyer était le seul endroit pour s'asseoir. Le mur du fond, le plus important, était décoré des dizaines d'armes d'épaule que possédaient l'homme et quelques présentoirs vitrés laissaient apparaitre les diverses munitions, mais aussi quelques accessoires pour les armes et des couteaux divers. Le mur de gauche quand elle lui était entièrement masquée derières des armoires aux couleurs sombres.

« Prenons tout ce qui peut être utile... il y a d'ailleurs surement quelques bouteilles d'alcool, si c'est bien le cas promet moi de me laisser en garder quelque une en secret... J'ai besoin de boire sans avoir leur permission et je sens que ce sera pas la dernière fois. »

Le laissant s'amuser avec les armes, Victoria s'attaqua plutôt aux armoires. Elle ignorait ce qui s'y trouvait, mais elle avait espoir d'y trouver le fameux 40% qu'elle cherchait tant.

« Comme tu peux voir sa famille n'est pas la seule chose qu'il a jugé pas assez bien pour lui du jour au lendemain. J'ai beau le détester... Finalement c'est une bonne chose qu'il ne soit pas parti avec tout ça. »

Victoria se demandait s'il savait le triste destin qu'avaient connu son ex-femme et sa fille... Peut-être que s'il avait été là, il aurait su les protéger. C'était sans aucun doute la seule personne à qui elle pouvait penser lorsqu'elle avait envie de retirer partiellement le poids de la mort de Sophie sur ses épaules, parce qu'elle avait beau avoir été celle des mains de qui elle était morte... C'était avant tout parce qu'il n'avait pas été près d'elle prêt à utiliser son arsenal pour les défendre qu'elle était morte... Elle aimait s'en convaincre. Le coeur de Vicky se serrait de nouveau alors qu'elle apercevait une petite pille de photos. Sophie se retrouvait sur chacune d'entre elle à des moments différents de sa vie, c'était la première fois qu'elle voyait ses clichés de son amie et elle ne put s'empêcher de porter sa main libre à ses lèvres, tentant de contrôler ses sanglots qui devenaient de plus en plus insoutenables.

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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   04.01.17 15:20


 
Victoria & Tristan
With this heart i have the power to blame youre eyes, I sing till the day wakes up a bright shine at the heavens sky, my heart burns. They come to you at night, deamons, ghosts and black elves. They crawl up from the cellar rows and will take a lok under your bed. They come to you at night, like ghosts.



La magnifique voix de Céline Dion s'élevait dans leur break, les accompagnant agréablement durant tout le temps que dura le trajet. Son regard amusé se porta l'espace de quelques minutes sur sa voisine qui s'était mise à accompagner l'inimitable artiste dans ce qui fut l'un de ses plus gros succès. Un petit rire s'échappa de ses lèvres alors qu'elle lui disait de ne surtout pas lui demander pourquoi elle connaissait cette chanson par coeur

- Oh mais moi je sais, c'est parce que tu es une incorrigible romantique, je paris même que, puisqu'on parle de Céline Dion, tu es une inconditionnelle de "Titanic" ou de DiCaprio. Je suis cependant toutefois au regret de t'annoncer que tu pourras jamais faire pire qu'Hayley, tu sais à quoi j'ai eu le droit pendant des années ? Non ? Tu veux savoir ? Ok, mais je te préviens, tu vas regretter d'avoir demandé.

Tapotant légèrement le volant de ses doigts pour se donner le rythme il se mit à fredonner à son tour par-dessus la voix incomparable de Céline Dion un tout autre air, une toute autre chanson, un tout autre genre... de musique

« Pokemon, attrapez-les tous
Attrapez-les tous
C'est notre histoire
Ensemble pour la victoire
Pokémon
Rien ne nous arrêtera
Notre amitié triomphera
Pokémon attrapez-les tous
Même à notre âge
Un voyage d'apprentissage…. » de sa voix rauque avant d'éclater de rire


- Tu vois un peu par quoi je suis passé ? J'adore lui fiche la honte en le lui rappelant, c'est ma vengeance personnelle, se moqua-t-il, mais maintenant elle a du goût, je lui ai fait apprécier le Jazz, et ouais madame, je suis un grand fan de Jazz, tu t’attendais pas à ça avoues

Alors qu'ils s'enfonçaient de plus en plus vers la forêt et qu'ils se rapprochaient inexorablement de leur destination, l'ambiance dans la voiture se mit à refroidir considérablement, se faisant beaucoup plus lourde et pesante. Il la sentait terriblement anxieuse mais il ne parvenait pas à déterminer si cela provenait de la forêt en elle-même et de la menace qui s’y cachait, du chalet en question ou même des deux. Son visage était tendu et inquiet, tout dans son attitude lui faisait penser à une biche effrayée qui scrutait les ombres de la forêt craignant voir surgir à tout moment un prédateur prêt à bondir sur elle pour lui tordre le cou. Bien que gardant un oeil discret sur elle, Tristan ne posa aucune question préférant respecter son silence en se contentant de suivre les indications qu'elle lui donnait de temps à autres pour arriver à destination.
Après avoir camouflé leur véhicule, ils avaient coupé par la forêt en évitant de prendre le sentier principale, raison pour laquelle ils étaient arrivés dans la propriété par l’arrière de cette dernière.

Depuis que le monde avait pris des allures apocalyptiques, les rapports humains étaient devenus encore plus compliqués que par le passé. Comment en étaient-ils arrivés là ? Pourquoi les Wendigos, ces créatures fantastiques, étaient-ils subitement apparus dans leur monde pour tout détruire, tout chambouler ? Il entendait ici et là, les gens émettre plusieurs hypothèses à ce sujet, toutes ce valaient, lui n’avait pas d’avis sur la question, c’était comme ça, c’était arrivé mais surtout pour le moment c’était hors de contrôle et c’était probablement ça qui était le plus angoissant. Le monde tel qu’ils l’avaient toujours connu n’était plus, et pour une raison qu’il ignorait les secours ne venaient pas, ce qui, pour avoir été dans l’armée, signifiait une seule chose : ils étaient dépassés et incapables de faire face à cette menace. Le monde avait changé, ils avaient tous perdu leurs repères sociaux comme moraux allant jusqu’à se déshumaniser totalement pour certains d'entre eux. Il avait vu des hommes et des femmes régresser de manière affolante, s’entretuant pour un rien uniquement parce qu’ils étaient incapables de dompter cette peur qui les dominaient. Il ne savait plus où il lui avait été donné de lire cette citation mais nul doute que cet écrivain était un visionnaire pour oser clamer que "le pire ennemi de l’homme était l’homme lui-même". Alors que leur survit était menacée, qu’ils devaient se serrer les coudes, partager le peu qu’ils avaient et s’entre-aider pour optimiser leur chance de s'en sortir, beaucoup d’entre eux préféraient survivre à tout pris en sauvant leur peau au détriment de celle des autres. Tristan n’était pas un saint, mais il était prêt à aider les personnes qui croisaient son chemin et à partager le peu qu’il possédait avec elles mais il était presque certain que jamais il ne dépouillerait quelqu’un qui ne lui avait rien fait pour survivre, tout comme il ne laisserait personne s’emparer du peu qu’il possédait.
Aujourd’hui sans société pour les encadrer, les masques tombaient peu à peu et les individus révélaient leurs véritables natures, qui très souvent n’étaient guère reluisantes. Tristan n’était pas quelqu'un d'asociale mais il avait appris à se méfier et à se montrer encore plus prudent que d’accoutumé.

Le chalet qu'ils visitaient paraissait inoccupé depuis un certain temps déjà, tout était calme, et le froid qui régnait dans cette petite demeure était là pour le prouver. Il ignorait ce que Victoria espérait venir y trouver mais rien ne semblait manquer et pour sa part tout était bon à prendre : couvertures, réserves de nourritures,… Alors qu’il parcourait la pièce en inspectant cette dernière d’un regard critique, évaluant rapidement ce qui pourrait leur servir ou pas, il réalisa un peu sur le tard, que son amie avançait avec difficulté, comme si chaque pas qu’elle faisait lui coutait énormément. Faisant comme s’il n’avait rien remarqué, il lui demanda innocemment à qui appartenait ce chalet si chargé de souvenir pour elle. Un prénom franchit ses lèvres rosées : Sophie
Il ne se souvenait pas d’avoir un jour rencontré cette fille mais ce prénom ne lui était pas totalement inconnue, il appartenait à une amie très proche de Vicky. Victoria n’en dit pas plus mais c’était inutile. Victoria était là, elle non, tout était dit, il n’était pas difficile de comprendre ce qui s’était passé. Tristan la fixa durant un instant pour s’assurer qu’elle n’allait pas craquer puis par respect, il baissa la tête tout en détournant les yeux sans prononcer le moindre mot.

Eprouvant surement le besoin de ne pas s’appesantir sur une perte douloureuse, Victoria lui demanda un service qui l’intrigua mais auquel il concéda sans poser la moindre question.


- Ouais attends.

Il rangea son arme dans sa ceinture puis s’approcha de Victoria tout en levant la tête pour observer ce qui s'étendait au-dessus d’eux. Les poutres apparentes apportaient ce style chic et inimitable, typiquement montagnard, à l’ensemble du chalet. Ce qui l’intriguait le plus c’était de savoir quel genre de trésor ouvrait une clé que l’on avait tant pris soin de dissimuler à l’abri des voleurs. Joignant se mains, il se baissa légèrement pour permettre à Victoria d’y caler son pied tout en sentant ses mains se poser sur ses épaules, puis quand il la sentie prête, il l’aida à prendre de la hauteur non sans lâcher une respiration sous le poids de l’effort.

- Humpf ! T’es plus lourde que t’en a l’air !


C'était sortie avec franchise et spontanéité, mais c'était la pure vérité, foutu comme elle l'était, il l'avait imaginé bien plus légère qu'elle ne l'était en réalité, à moins que ce ne soit lui qui perdaient des forces... ce n'était certes pas une chose à dire à une femme en temps normal mais il avait lâché le morceau de manière parfaitement délibérée histoire de lui faire penser à autre chose qu'à cette peine profonde qui pouvait lire dans son regard et tout particulièrement en cet instant. Comme si elle avait cherché à lui faire payer son indélicatesse, elle mit un certain temps à tâtonner la poutre avant de trouver la fameuse clé. Alors qu'elle redescendait, il ne sut trop comment mais Victoria eu un raté et se rattrapa fermement à lui. La serrant instinctivement contre lui, une main dans son dos et l'autre dans ses cheveux, leur regard se croisèrent. Il était persuadé qu'elle pouvait lire dans ses yeux le même trouble qu'il pouvait lire dans les siens. Jamais jusqu'alors ils n'avaient été si proches et à vrai dire cette proximité, bien qu'accidentelle le troublait bien plus qu'il n'aurait su l'expliquer. Bien sur que Vicky lui plaisait depuis un petit moment déjà pour être tout à fait honnête, mais lorsqu'il s'était décidé à se lancer, il était tombé malade et ensuite le monde était parti en vrille. Aujourd'hui les choses étaient différentes et certainement pas propice à une quelconque romance, sans compter que ce dont avait le plus besoin Victoria en cet instant était d'un ami, enfin et non des moindres, il était encore malade et loin d'être tiré d'affaire pour le moment, sans oublier que les choses étant ce qu'elles étaient, il n'était pas certain de savoir si ce désir qu'elle avait fait naitre en lui était uniquement du au trouble que pouvait ressentir un homme qui n'avait pas serré de femme contre lui depuis longtemps ou s'il était uniquement du à sa seule présence elle.
La jeune femme fut la première reprendre ses esprits et à se détacher de leur étreinte tout en bredouillant des excuses sans manquer de le rassurer. Ne la retenant pas, Tristan approuva d'un signe de tête.


- C'est bon y a pas de mal, lui assura-t-il

S'éloignant de lui, elle fit quelques pas tout en fixant son regard sur la clé qu'elle tenait dans sa main . Cette clé semblait être l'équivalent de la caverne d'Ali baba et il était bien curieux de découvrir ce qu'elle pouvait bien renfermer, ce n'était en tout cas surement pas de l'or ou des bijoux. Il n'aurait jamais pensé qu'un jour, dans ce monde capitaliste qu'avait été le leur jusqu'à présent, les objets considérés comme étant précieux perdraient toutes leurs valeurs au profit d'autres matières premières de grand nécessité comme les vêtements, la nourriture, les médicaments, les armes ou le combustible. Suivant Victoria qui ouvrait la marche, ils empruntèrent les escaliers en colimaçons qui descendaient vers les sous-sols. Appuyant sur l'interrupteur, ils purent constater avec soulagement que l'électricité fonctionnait toujours. Baignée dans la lumière artificielle, Tristan ne s'attarda pas sur la pièce centrale c'était comme si son regard avait été irrémédiablement attiré par une porte, cette porte. Silencieusement posté derrière Victoria, il la regarda déverrouiller la porte. A l'intérieur se dévoila à sa vue comme une pièce secrète qui se trouvait isolée et à l'abri des regards. Il y avait quelque chose de glauque et d'inquiétant à savoir qu'une personne aimait à venir ici s'il en jugeait par le fauteuil et et le foyer qui y avait été installé, mais ce qui l'intéressa le plus, c'était le mur du fond qui était une véritable vitrine d'armement. S'avançant vers elles, il pouvait dénombrer à vu d'oeil des dizaines d'armes d'épaule et de fusil d'appoint mais pas uniquement, il y avait également d'autres armes, des munitions, ainsi que toute une collection de couteau de chasse. Le mur de gauche quand à lui était dissimulé derrière d'épaisses armoires en bois qui ne laissait rien entrevoir des trésors qu'elles refermaient mais laissait présager que le meilleur était encore à venir si c'était possible

- Quelqu'un d'autre connait cet endroit ?
S'enquit-il tout en attrapant un sac en toile militaire dans lequel il allait pouvoir transporter une partie des armes. Que faisait Sophie avec toutes ces armes ? Son père était collectionneur ?

On pouvait aimer la chasse et les armes mais en règle général, lorsque l'on possédait une telle collection, on l'exposait on ne la gardait pas jalousement pour soi dans une pièce secrète. Il y avait quelque chose de dérangeant face à ce constat bien que dans le cas présent, cette étrange manie arrangeait particulièrement bien leurs affaires. Alors qu'il faisait glisser la tirette du sac, son geste fut beaucoup moins vif en entendant Victoria lui demander de ne rien dire concernant les bouteilles d'alcool qu'elle comptait bien réquisitionner pour elle


- L'alcool peut servir à faire un joli feu de joie pour repousser ces monstres, mais boire un peu et se garder une petite bouteille au frais n'a jamais fait de mal à personne, lui sourit-il complice avant de redevenir beaucoup plus grave, mais te perdre dans l'alcool ne fera pas disparaître tes problèmes, tu en auras peut-être l'illusion mais lorsque tu auras dégrisé ils seront toujours là. Tu n'as pas besoin de ça pour les affronter.

Les intentions de Victoria étaient claires à ce sujet et les siennes tout autant. S'il n'avait rien contre le fait de boire, trouver refuge dans l'alcool c'était une toute autre histoire et dans le contexte actuel, si elle n'était pas en pleine possession de ses moyens, cela pouvait s'avérer doublement fatale pour elle, mais pas uniquement, pour les autres aussi.

- Je n'ai jamais été partisan de mettre tous mes oeufs dans le même panier. Pour le moment, faute de mieux, en attendant de trouver une cachette aussi sur que celle-ci mais qui ne serait connu que de nous seuls, on devrait laisser une partie des armes ici, mais dès qu'on aura trouvé autre chose on les déplacera en attendant tu gardes la clé

Tristan n'avait pas l'intention de déménager toutes ces armes jusqu'à l'hôpital, car on ne savait jamais ce qui pouvait arriver, sans compter que toutes les personnes qui composaient leur groupe restaient pour le moment, pour la plupart des étrangers. En cas de besoin, il était préférable d'avoir une solution de replis. Pour le moment cet endroit était le lieu le plus sur. Alors qu'il remplissait son sac, son attention fut attiré par un petit bruit si caractéristique qui lui fendirent le coeur. Des sanglots.
Délaissant son sac d'armement, il s'approcha silencieusement de Victoria et constata qu'elle tenait entre ses mains une photo la représentant, elle et celle qu'il soupçonnait être Sophie. Les deux jeunes femmes paraissaient très complices à en juger par la manière dont elles se tenaient et du sourire éclatant qui illuminait leur visage. La photo avait été prise ici, sur cette propriété en été au vu du ciel bleu éclatant et de toute cette magnifique verdure environnante. Posant sa main sur son bras, il l'incita à se tourner vers lui et attira naturellement la jeune femme contre son torse afin qu'elle puisse trouver quelques réconfort dans ses bras. Peu importait le temps qu'il lui faudrait pour se calmer, il resterait auprès d'elle aussi longtemps que nécessaire.




 
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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   14.01.17 10:30

Teach me how to survive
Tristan & Vicky


Victoria savait qu'elle ne pourrait jamais oublier ce moment seule dans l'auto avec lui car pendant plusieurs minutes, elle avait oublié ce monde chaotique dans lequel ils vivaient désormais. Elle n'avait pas avoué qu'elle adorait les films romantiques et ni le fait qu'elle craquait complètement pour Leonardo Dicaprio, mais le regard qu'elle lui faisait parlait pour elle et à voir la réaction qu'il avait eu, il l'avait immédiatement deviné ! Elle n'avait pas pu s'empêcher de rire aux éclats, un rire qu'elle n'avait pas eu depuis très très longtemps, en l'entendant chanter la chanson thème de Pokemon et elle ne put résister à l'envie de continuer de la chanter avec lui, lui prouvant qu'elle l'avait écouter quelque fois en cachète et se promettant d'utiliser cette information avec Haley si elle en avait un jour la possibilité. Si elle ne s'était effectivement pas attendu à ce qu'il apprécie le jazz, cette nouvelle découverte n'avait fait qu'ajouter au mystère entourant son ami et à son charme.

Ce moment magique n'avait malheureusement eu d'autre choix que de se terminer et elle était arrivée bien trop rapidement à son goût dans ce chalet qu'elle connaissait trop bien. Le coeur gros, elle lui avait demandé son aide afin d'atteindre une clé qu'elle savait avec assurance cachée sur l'une des poutres. Il venait à peine de la soulever qu'il lui faisait un commentaire auquel elle ne s'était pas attendu.

« Encore heureux... Je crois que je t'aurais malencontreusement donnée un coup de genou si tu m'avais dit l'inverse.  »

Trop confiante en son physique pour être versé, elle ne se gênait néanmoins pas pour lui faire part que cette remarque était légèrement déplacée si elle avait été dit à quelqu'un pouvant mal le prendre et elle s'amusait à prendre son temps pour trouver la fameuse clé non pas s'en se trouver terriblement drôle. Son amusement fut par contre de bien courte durée car un profond trouble la transperçait à nouveau, lui faisant perdre pied alors qu'elle cherchait à descendre. Ainsi près de lui, l'une des ses mains faufilées dans ses cheveux et l'autre tenant fermement son dos, elle se perdait dans son regard et aussitôt une douceur chaleur se rependait en elle, la chatouillant légèrement. L'envie de faire perdurer ce moment était difficile à repousser et pourtant elle y parvint non pas sans maladresse, ignorant tout ce trouble que lui seul était capable d'éveiller en elle. Heureusement pour elle, elle avait cette clé en main et les souvenirs qui l'accompagnaient lui permettait de s'y concentrer et d'oublier tout le reste du moins pour l'instant. Se dirigeant avec aisance vers la fameuse salle, Vicky fut agréablement surprise de voir que l'électricité fonctionnait toujours à la montagne avant de réaliser que c'était au contraire brillant : plusieurs chalets, dont le sien où elle n'avait aucune envie de remettre les pieds, étaient alimentés à l'énergie solaire et ça... même le plus froid et le plus long des hivers ne pouvaient leur enlever complètement. Ouvrant la fameuse porte elle ne perdit pas de temps à commencer à faire le tour.

« Je ne crois pas non, nous devons être les seuls... Tout ça appartenait effectivement au géniteur de Sophie. Elle n'est jamais parvenue à s'en débarrasser. Dire qu'au départ je lui avait proposé de faire un feu de joie avec tout ce qui appartenait à ce salaud... Aujourd'hui je suis reconnaissante qu'elle ait refusé.  »

Bon en même temps... faire bruler tout ça n'était pas l'idée du siècle, mais quand même elle aurait pu les vendre et ainsi ils n'auraient pas tout ça pour se protéger. Victoria n'avait aucune idée de ce que faisait son père avec tout ça et à vrai dire, elle ne s'était même jamais posé la question. C'est d'ailleurs sur une autre des passions du géniteur qu'elle jeta son dévolu : L'alcool. Elle avait beau n'avoir jamais été alcoolique, la sensation brulante du liquide et l'ivresse qu'il entraînait lui manquait terriblement en cet instant. Retournant simplement son sourire complice alors qu'il répondait positivement, mais plus sérieusement, à sa demande. Ce dernier disparu doucement lorsqu'il lui fit remarquer avec raison qu'elle ne devait pas s'y noyer. Se mordillant légèrement l'intérieur de la joue, elle hésitait un instant puis lui adressait un nouveau petit sourire en coin. Il avait raison... ça l'agaçait quand même... mais il avait raison.

« Et si tu en gardais deux pour moi ? »

Bon elle tentait de faire grimper une bouteille à deux bouteilles, mais pour le reste elle s'en remettait à lui ce qui en soit était surprenant. En faisant ça, elle s'assurait de pouvoir boire un peu tout en comptant sur lui pour l'empêcher de commettre une bourde. Se retournant pour continuer ses explorations, elle trouvait que son idée de garder cet endroit pour soi pour le moment était excellente. Il valait mieux se garder une porte de sortie et cet endroit était parfait pour ça.

« C'est une excellente idée. Je vais mettre la clé en lieu sure. »

C'est à ce moment qu'elle aperçu la pile de photo et que le monde autour d'elle cessa d'exister. Échappant quelques sanglots malgré ses efforts pour les retenir, elle ne put résister lorsqu'elle senti la main de Tristan l'inviter à se retourner vers lui et blottissant sa tête au creux de son cou, elle éclatait en sanglot. Victoria détestait l'idée de se montrer aussi fragile, mais il était la seule personne devant laquelle elle lâchait ainsi prise. Plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'elle n'enroule ses bras autour de sa taille, comme si elle cherchait à s'accrocher à lui pour ne pas sombrer. Elle ne sut dire combien de temps elle resta ainsi à pleurer, mais son souffle était devenu difficile à reprendre et ses yeux hérités par l'eau saline. La jeune femme n'en pouvait plus de vivre avec cette souffrance, avec ce secret qui la hantait jour après jour. Elle savait qu'elle ne pourrait jamais s'en libérer, mais pour la première fois elle avait envie d'essayer d'en parler. Le moment était après tout parfait, ici dans le sous-sol où personne ne pourrait les interrompre ou les surprendre. Se détachant très légèrement de lui afin d'essuyer ses larmes, elle planta son regard dans le sien.

« Tristan est-ce que.... je peux tout te dire ? Est-ce que tu me promets de ne pas me juger et de ne jamais en parler à qui que ce soit ? Je peux te faire confiance ? »

Sa voix était rauque, brisée et Tristan avait probablement mal compris certains passages de sa question tant elle l'avait récité rapidement. Le souffle court, elle attendait qu'il parle et bien qu'elle répondait déjà positivement à chacune de ses affirmations, elle avait besoin de l'entendre lui confirmer. Son coeur battait si vite qu'elle avait l'impression qu'il allait sortir de sa poitrine et elle reposa sa tête contre son torse, refusant de voir ce qui traverserait son regard quand elle lui aurait avouer ce qu'elle avait fait. Quel monstre elle était.

« Sophie et moi étions à mon chalet lors de la première grande attaque des Wendigos ici à la montagne. Ça nous a prit du temps avant de réaliser ce qui se passait... en fait on a comprit trop tard et l'une de ses bêtes est parvenue à... »

Vicky s'arrêtait le temps de reprendre son souffle. C'était si difficile à dire qu'elle avait tenté de tout avouer en une phrase, mais elle en était incapable et elle savait qu'elle devait se calmer, mais c'était terriblement difficile.

« À s'en prendre à elle... Elle souffrait tellement. » Les larmes coulaient contre jamais contre ses joues. « On est parvenue à s’échapper et on s'est cachée dans une pièce fermée et sans issue et on a attendu les secours... mais ils n'arrivaient pas et... »

Victoria ne savait plus si elle devait continuer. Tristan était la seule personne à qui elle se sentait prête à faire une telle révélation, mais en même temps elle ne savait pas si elle allait être en mesure de supporter un changement dans sa façon de la regarder.

« Elle me répétait sans cesse qu'elle ne survivrait pas et qu'ils l'avaient mordu, qu'elle risquait de se transformer en l'un d'entre eux. »

Foutu film d'horreur à la con. Pensait-elle pour elle-même, certaine que si elles n'en avaient jamais regardé elles n'auraient jamais cru qu'il était possible qu'elle se transforme en l'un d'entre eux.

« Elle m'a demandé.. » Les yeux fermés, les mots lui restaient coincés dans la gorge. « Je l'ai.... »

Non peu importe de quelle façon elle souhaitait le dire, elle en était tout simplement incapable. Resserrant son emprise autour de lui comme pour le supplier de ne pas la repousser et lui dire ce qu'elle croyait déjà : qu'elle ne méritait pas de vivre, elle fermait également les yeux. Elle se doutait qu'il devait comprendre ce qu'elle était entrain de lui avouer.

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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   07.02.17 6:42


 
Victoria & Tristan
With this heart i have the power to blame youre eyes, I sing till the day wakes up a bright shine at the heavens sky, my heart burns. They come to you at night, deamons, ghosts and black elves. They crawl up from the cellar rows and will take a lok under your bed. They come to you at night, like ghosts.



  Ces rares moments d'insouciances qu'ils avaient passé dans la voiture en plaisantant sur le romantisme évident de Victoria et son penchant pour le jeune premier qu'était à l'époque le héros du film Titanic, Leonardo Dicaprio, où se moment complètement déjanté qu’ils avaient partagé en chantant à tue-tête comme deux adolescents le générique de Pokemon que l'un comme l'autre connaissaient par coeur, semblaient dorénavant terriblement loin. Dès l'instant où ils avaient quitté la ville de Fort Lairge et ses environs au profit de la forêt leur humeur avaient changé, elle était devenue comme cette dernière, plus sombre et c’était particulièrement vraie pour Victoria qui semblait affronter intérieurement ses propres démons qui ne cessaient de la tourmenter et qui étaient à n’en pas douter, la cause de ses sauts d'humeurs récurrentes depuis qu'ils avaient tous trouvé refuge dans cet hôpital.
Sa petite boutade concernant son poids lorsqu'il avait du la soulever pour récupérer une mystérieuse clé parfaitement dissimulé sur l'une des poutres qui ornait le plafond du chalet, était parvenue à la dérider mais cela ne dura que l'espace d'un cours instant. Dès lors où elle lui ouvrit le chemin en direction de ce qui allait devenir leur caverne d'Ali Baba, l'attitude de Victoria s'était à nouveau rembrunit. Il ne connaissait pas l'histoire qui existait entre Victoria, Sophie et sa famille mais la jolie blonde gardait une rancune très tenace à l'égard du géniteur de cette dernière

- Moi aussi, souffla-t-il en admirant l'impressionnante collection qui s'étalait sous leurs yeux et qui aurait pu ne jamais exister si son amie avait suivie les conseils qu’elle lui avait prodigué à l’époque.

Tristan ignorait combien de temps encore cette situation allait durer, nul ne le savait, il fallait vivre au jour le jour. Ce dont il ne doutait pas cependant, c'était que l'on ne pouvait pas se contenter d'attendre et d'espérer que la situation s'arrange d'elle-même. Pour survivre, ils avaient impérativement besoin de vivres, de couvertures et de vêtement chauds pour affronter le froid mordant de la région, ainsi que d'armes et de munitions pour se protéger. Tristan évalua approximativement le nombre de voyage dont ils auraient besoin pour charger une partie des armes et de l'alcool présent. Comme Victoria lui assura que personne ne connaissait cet endroit, il décida d'y laisser une partie du stock, les 2/3 en fait. Tout prendre avec eux, pour tout entreposer au même endroit n'était pas forcément une décision judicieuse, Tristan étant de ceux qui avait besoin d'une solution de repli en cas de problème. Un voyage suffirait donc pour transporter une partie des armes, des munitions et... de l'alcool présent dans cette petite réserve. Ils pourraient même embarquer quelques couvertures au passage sans avoir besoin de faire un second voyage jusqu'à la voiture. En entendant Vicky essayer de marchander non plus une mais deux bouteilles d'alcool, Tristan lui lança un regard amusé qui laissait clairement entendre qu'elle n'obtiendrait pas satisfaction. Combien de fois Hayley n'avait-elle pas essayé de marchander avec lui pour tenter d'obtenir toujours un peu plus que prévu ? Il arrivait que cela fonctionnait à certaines occasions comme lors des soldes ou quand il estimait qu'elle méritait une récompense, mais en règle général il ne cédait jamais car ce n’était pas lui rendre service que de répondre à ses caprices et c’était encore plus vrai dans le cas de Victoria. Il n'était pas son père, ni même un frère ou un mari, elle n’avait donc pas besoin de sa permission si elle désirait vraiment se garder pour elle deux bouteilles d’alcool, mais si elle la recherchait c’était parce qu’elle savait tout au fond d’elle-même qu’au vu de l’état émotionnel dans lequel elle se trouvait, et parce qu’il était son ami, il  n’accéderait pas à sa requête.

- Une ! Répondit-il intraitable en levant son index et on partage !

Une manière comme une autre d'en savourer la saveur mais également de surveiller sa consommation. Alors qu'il remplissait le sac en toile de chute qu’il avait trouvé, un sanglot étouffé attira son attention. Tournant sa tête par-dessus de son épaule, il aperçu les épaules de Victoria, qui lui tournait le dos, tressauter légèrement. Laissant son sac ouvert sur la table, il la rejoignit silencieusement pour l'attirer doucement et tendrement dans ses bras, au creux desquels elle se réfugia pour y pleurer de tout son soul. Ils restèrent ainsi un long moment, debout au coeur de cette pièce secrète, dans les bras l'un de l'autre. La main de Tristan caressait ses long cheveux clair, tout en lui déposant de temps à autre un baiser sur le haut de la tête. Au bout d'un moment, les sanglots de la jeune femme s’estompèrent, puis se détachant très légèrement de lui, le visage baigné de larmes, elle chercha à s'assurer de son écoute. Quelque chose pesait lourdement sur sa conscience, il ignorait ce dont il s'agissait, mais il n’y avait aucun doute que ça la rongeait et l'étouffait. Elle avait besoin de parler, de se confier, pour essayer d'avancer et de passer par-dessus de son traumatisme. Pouvait-elle lui faire confiance ? La jugerait-il ? Garderait-il son secret ? Elle connaissait parfaitement la réponse à toutes ces questions aussi ne prit-il pas la peine d'y répondre. En cet instant, elle n'était plus la Victoria forte, enjouée et invulnérable qu'il connaissait, elle se dévoilait pour la première fois à lui avec sa fragilité, ses peurs et sa vulnérabilité, qui lui donnait envie de veiller sur elle, de prendre soin d'elle et de la protéger.

- Vas-y j’t’écoute, l’encouragea-t-il alors qu'elle se réfugiait à nouveau contre son torse.

Victoria commença son douloureux récit en lui dévoilant où elle se trouvait lors de la première attaque des Wendigos. Il n'avait aucun mal à visualiser la situation et surtout la scène de l'attaque dont les deux femmes avaient été la victime. Resserrant un peu plus son étreinte autour de son petit corps fragile en guise de soutient silencieux, il l'encouragea à poursuivre son récit alors qu'elle s'était interrompue au moment pénible et douloureux où Sophie avait fini par être l'une des premières victimes de ces monstres. Il pouvait sentir les larmes salé de la jeune femme couler dans le creux de son cou dans un flot ininterrompu. Il imaginait sans peine le désarroi, la peur et le désespoir des deux jeunes femmes coincées au coeur de la montagne, sans secours, blessées et surtout menacées par des créatures qui n'étaient censés n’exister que dans les légendes et autres films d'horreur. Un cauchemars sans nom dont on ne pouvait que souhaiter se réveiller au plus vite. Un rêve pieu qui n’était pas prêt de se produire puisqu’il s’agissait à présent de leur réalité et qu’ils n’avaient d’autres choix que de s’en accommoder au plus vite pour survivre.  
Si le récit de leur attaque était déjà terrible en soit, il comprit rapidement que ce n’était rien par rapport à la suite qui l’attendait. Quand il comprit ce qu’elle avait été contrainte de faire il ferma les yeux d’un air navré. Navré qu’elle ait eut à subir tout cela, à vivre une telle épreuve, seule, sans personne avec qui en parler. Il resserra ses bras autour d’elle et déposa un baiser sur le haut de sa tête alors qu’il pouvait la sentir se raccrocher à lui plus désespéramment encore comme si elle craignait qu’il ne la repousse et l’abandonne. Elle n’avait pourtant pas à s’en faire, il n’avait pas l’intention d’aller ou que ce soit. Victoria était rongée par la culpabilité et quoi qu’il puisse lui dire pour à alléger sa conscience elle allait devoir apprendre à vivre avec.

- Je t’ai dit que j’ai fais la guerre au Moyen-orient ? Lui demanda-t-il. Je n’en parle jamais parce que je préfère oublier ce que j’y ai vu ou ce que j’ai pu y faire. Nos ennemis étaient sans pitiés, tous les moyens étaient bons pour causer le plus de perte dans nos rangs, même utiliser des enfants. Nous étions basés à Najaf en Irak, dans un campement dressé sur les ruines de la ville. Nous avions ordre de tirer sur tout ce qui bougeait dès le couvre-feu. Hommes, femmes, enfants, vieillards, on ne devait pas réfléchir et ne surtout pas hésiter. Pour leur faire face on devait se montrer tout aussi implacables qu’eux et tirer à vu car il y avait 9 chance sur 10 pour qu’il s’agisse de bombes humaines. Un soir, alors que j’étais de garde, j’ai vu une ombre se faufiler parmi les décombres. j’ai  fait ce que j’avais à faire, et j’ai tiré sans sommation. La silhouette est tombée. Toute la nuit nous avons entendu ses râles, ses gémissements, ses pleurs et ses supplications pour qu’on viennent l’aider jusqu’à ce que l’on entende plus rien, peu avant l’aube. Nous avons attendu que le soleil se lève pour nous rendre à l’endroit où il était tombé. On a retrouvé son corps sans peine. Il s’agissait d’un enfant d’une dizaine d’année,… il n’avait rien sur lui. Pas d’armes, pas de bombe, rien. j’ai abattu de sang-froid un innocent qui aurait pu être sauvé si on ne l’avait pas laissé agoniser comme un animal. En ce qui me concerne, ça n’a pas porté à conséquence puisque je n’ai fait que suivre les ordres mais je n’oublierais jamais son visage et parfois j’ai l’impression de l’entendre gémir… Je ne prétends pas savoir ce que tu éprouves mais je peux comprendre. La culpabilité, dès lors que tu prends une vie innocente, tu ne peux pas y échapper, il faut juste apprendre à vivre avec. Mais Vicky, regardes-moi, fit-il en l’incitant à lever son visage vers lui en glissant son index et son majeur sous son menton, personne ne peut te juger, parce que personne ne peut prétendre savoir comme on aurait réagit s’il on s’était trouvé à ta place. D’ailleurs si tu te rappelles bien, nous étions nombreux à vouloir tuer Brody dès qu’on avait apprit que ces créatures l’avaient blessé. On ne sait strictement rien de ces monstres, ni d’où ils viennent, ni comment ou pourquoi ces choses prolifèrent. Tout ce que l’on sait pour le moment c’est que ces créatures ressemblent à des humains, qu’ils sont nocturnes, impitoyables, rapides, mortel et qu’ils craignent le feu. Chaque jour on en apprend un peu plus sur elles. Ce n’est que tout récemment que l’on a découvert que leurs blessures ne nous transformaient pas, grâce à Brody mais avant cela, personne n’en savait rien. Tu as fait ce que tu avais cru bon devoir faire, et il t’a fallut du courage pour respecter les vœux de Sophie. Est-ce qu’elle aurait pu être soignée ? Ou est-ce qu’au contraire tu lui as épargnée une longue agonie ? Je n’en sais rien, et on ne le saura jamais alors ça ne sert à rien de se torturer avec ce genre de question mais aussi tragique que cela puisse être, il va falloir que tu passes au-dessus de ça parce qu’à présent tu es ici et que des gens comptes sur toi. Ta sœur à besoin de toi, et moi aussi. J’ai besoin de savoir que quelqu’un d’autre que moi puisse veiller sur ma fille et je n’ai confiance qu’en toi. Tu n’es pas un monstre Vic, tu es forte, courageuse et profondément humaine. Tu n’as pas succombé à la folie meurtrière que cette situation anormale dans laquelle on s’est retrouvé plongé aurait pu provoqué. Les seuls responsables de la mort de Sophie sont ces créatures. Tu ne dois pas te contenter de survivre, tu dois rester en vie et te battre pour ne pas laisser les wendigos s’en tirer, pour que l’on parvienne à retrouver peut-être pas nos vies d’avant, mais au moins un semblant de civilisation avec ses codes moraux et ses lois mais pour cela, pour y parvenir, il va falloir que tu apprennes à te pardonner, alors répètes après moi : « je ne suis pas un monstre ». Je ne plaisante pas vas-y. Tu sais ce qu’est un monstre ? Un monstre est une personne qui perd ses repères sociaux, affectifs, et moraux. Si tu lui retires tout ça que reste-t-il ? Plus rien. Sans cela, l’homme devient un monstre dont le plus petit détail vire à l’obsession meurtrière et à la folie mais toi tu n’es pas comme ça, alors apprends à te pardonner et dis-le : « je ne suis pas un monstre ». Encore. Encore une fois ! Plus de conviction !




 
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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   18.02.17 11:06

Teach me how to survive
Tristan & Vicky


Victoria lui adressait une légère moue boudeuse en l'entendant refuser la moindre négociation possible sur le nombre de bouteille d'alcool qu'elle pouvait garder secrètement, et jalousement, pour elle. Il avait raison, ça l'agaçait, mais il avait raison. L'alcool n'était pas une solution, bien au contraire, et il était clair que s'il l'encourageait à faire tout ce qu'il lui passait par la tête, elle serait morte d'ici le lendemain matin... Chose qu'elle aurait pu songer à faire s'il n'y avait pas cette adorable tête blonde qui se trouvait toujours à l'hôpital et à qui elle refusait de voir le moindre mal se faire.

« D'accord... »

Grommelait-elle légèrement amusée afin de continuer ses explorations. Le léger amusement qu'il avait fait naître en elle disparaissait et la pression contre sa poitrine alors qu'elle regardait les photos rendaient sa respiration difficile. Victoria s'était sentie perdre pieds et bien qu'elle avait longuement luté pour ne pas s'effondrer en sanglot, elle n'avait pas pu résister bien longtemps. Si elle tentait tant bien que mal de les contrôler, elle décida de se laisser aller dès l'instant où les bras réconfortants de Tristan l'entourèrent si naturellement. Blottissant sa tête dans le creux de son cou, elle laissait la douleur et la peine s'exprimer sans retenue pour l'une des premières fois. Elle ne sait pas combien de temps elle resta ainsi. La caresse de ses mains dans ses cheveux lui faisait du bien et la sensation de ses chastes baiser contre le haut de sa tête tout autant. Elle se sentait rassurée et en sécurité. Les minutes continuèrent de s'écouler rapidement et ses sanglots diminuèrent au même rythme. C'était la première fois que Victoria ressentait ce besoin, cet envie, de dire ce qui lui pesait autant sur la conscience. Se reculant très légèrement, elle avait plonger son regard dans le sien, ne cherchant pas vraiment une réponse verbale à sa question, mais voulant aussi le lire dans son regard. C'est d'ailleurs ces derniers qui lui confirmèrent ce qu'elle savait déjà à son propos, son silence était encore plus révélateur que s'il avait prit la parole.

Se blottissant contre lui à nouveau, elle hochait légèrement la tête alors qu'il l’encourageait à dire ce qui la troublait autant et pour la première fois depuis le drame, elle se laissa aller. Jamais encore n'avait-elle dit ce qui s'était passé, pas même au policier chargés de l'enquête. Elle ne leur avait pas menti, elle avait seulement omis de préciser des circonstances qu'ils n'avaient pas besoin de savoir. De toute façon, ils avaient été bien trop occupés pour pousser plus loin l'investigation et aujourd'hui, ils n'avaient plus la moindre véritable importance. Les larmes coulaient contre ses joues alors qu'elle racontait ce qui était véritablement arrivé dans son chalet, mais surtout dans la chambre isolée où elles avaient été se réfugier. Et puis elle l'avait avouer silencieusement car même si elle n'avait pas prononcé les mots fatidiques, elle savait qu'il aurait compris. Ses bras autour de lui resserrent leur emprise et ses yeux refusaient de le regarder, trop effrayées de connaître la réaction après l'aveu qu'elle venait de faire. Sa crainte s'estompa néanmoins légèrement lorsqu'elle senti que la pression de ses bras avaient également augmentée et un sanglot différent des autres s'échappa en sentant à nouveau ses lèvres contre sa tête. Ce n'était peut-être pas grand chose, tout ce qui s'était passé n'était pas prêt d'arrêter de la hanté, mais de sentir qu'elle en avait enfin parler et qu'elle ne le perdrait pas pour ça la rassurait.

L'entendant lui parler de son passé de militaire, elle secouait légèrement la tête lui confirmant qu'il ne lui avait jamais fait part de sa participation à la guerre. Silencieuse, elle l'écoutait lui parler d'une parcelle de ce qu'il avait vécu là-bas. Cette histoire avec l'enfant la troublait, la peinait, elle avait beaucoup de respect pour la force des gens qui allaient combattre et en entendant ce qu'ils devaient parfois faire, elle comprenait que bon nombre d'entre eux reviennent au pays transformés et est besoin de soin psychologique jusqu'à la fin de leur jour. Victoria se demandait comment il avait pu faire pour ne pas en garder de séquelle et rapidement il lui fit part d'un principe qu'elle devrait comprendre et accepter si elle voulait guérir : La culpabilité, dès lors que tu prends une vie innocente, tu ne peux pas y échapper, il faut juste apprendre à vivre avec. Oui... et l'apprentissage risquait d'être long car cette culpabilité la rongeait de jour en jour. Comme s'il sentait ce qui se passait en elle, il vint poser ses doigts sous son menton et elle suivait leur délicate pression afin de poser son regard dans le sien tel qu'il lui demandait. Victoria avait du mal à soutenir son regard, elle savait qu'il disait vrai, elle était consciente qu'elle ne pouvait pas savoir, mais elle s'en voulait quand même de ne pas avoir prit le risque. Sophie avait mal, elle voulait que tout ça cesse.. Si seulement elle avait pu calmer sa douleur le temps que le jour se lève, maintenant qu'elle pouvait prendre le temps de regarder à distance ce moment, elle se disait qu'il y avait plein de petites choses qu'elle aurait pu tenter de faire et qui sur le moment ne lui était même pas passé par la tête. Elle ne devait pas pensé comme ça, c'était trop tard de toute façon et elle en était consciente, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Il lui disait qu'elle avait eu du courage et pourtant elle trouvait qu'elle avait été pathétiquement lâche. Est-ce qu'elle l'avait sauvé d'une longue agonie ou lui avait-elle volé sa vie ? Impossible à savoir et comme toujours, il trouvait les mots justes : elle devait passer par dessus pour sa soeur. Tristan avait raison et elle ne savait pas s'il était conscient qu'il venait de viser droit sur son point faible. L'entendre dire qu'il avait besoin d'elle la surprenait, elle avait pourtant l'impression que dans leur duo elle était la seule a en tirer des bénéfices. Tristan était un ami cher à ses yeux - encore plus cher qu'elle ne voulait le reconnaître d'ailleurs -en plus d'être un survivant aguerrit. Il l'aidait tellement souvent, comme en cet instant et de son côté elle se demandait ce qu'elle pouvait bien faire pour lui être utile à part écouter ses ordres en les réalisant bien moins bien et rapidement qu'il l'aurait lui-même pu. Pourtant... pourtant c'était en elle qu'il avait confiance pour veiller sur sa fille et cette fois les larmes qui coulèrent contre ses joues n'étaient pas des larmes de douleurs, elle était touchée. Même en sachant tout ça, même alors qu'elle était consciente qu'elle était une véritable plaie, c'était en elle qu'il avait confiance pour veiller sur la personne la plus importante à ses yeux. Elle ne s'attendait pas à ça et ses paroles la touchèrent droit au coeur, lui redonnant une lueur de confiance en elle. Il lui disait ce qu'était un véritable monstre à ses yeux et c'est vrai que malgré la faible opinion qu'elle avait d'elle-même, elle ne se voyait pas appartenir à cette catégorie.

« Je ne suis pas un monstre. »

Murmurait-elle sans grande conviction, ne pouvant s'empêcher de sourire légèrement alors qu'il l'encourageait à le dire plus fort et à le croire.

« Je ne peux pas. » Dit-elle avec une honnêteté presque déconcertante. « Mais je vais travailler la dessus et te le redire dès que j'y croirai. Grâce à toi je commence à y croire, c'est déjà beaucoup. »

Passant sa main contre ses joues, elle essuyait maladroitement ses larmes. Victoria ne s'était pas encore complètement libéré de son étreinte. Ses bras la rassuraient tellement qu'elle avait peur de replonger plus bas dès qu'elle s'en éloignerait. Pendant un long moment, elle ne parvenait pas à décrocher son regard de lui. De cet homme qui avait toujours été là pour elle même avant que le monde parte en vrille. Cette apocalypse ne l'avait pas changer, en fait si, mais elle l'avait rendu encore meilleur et elle enviait sa force.

« Je ne comprends pas comment tu peux voir tout ça en moi, mais merci... Tu me donnes envie d'y croire. »

Posant son front contre le sien quelques secondes, elle se dégageait finalement malgré elle de ses bras et allait rapidement fermé le sac dans lequel elle avait enfoui ce qu'ils avaient convenu de rapporter. À quelques part, elle n'était plus aussi pressée de quitter ce chalet et ce bunker... L'idée de ce plan B devenait véritablement limpide pour elle qui pouvait parfaitement imaginer s'en servir de refuge pour eux et les personnes qu'ils aimaient... mais elle ne formula pas cette pensée à voix haute.

« Il vaut peut-être mieux retourné à l'hôpital. Je nous ai ralenti.. mais je suis contente de l'avoir fait. Ça parait peut-être pas, mais ça m'a fait du bien. »

Attrapant un sac, elle le soulevait un peu difficilement et venait l'accrocher à ses épaules pour sortait de la pièce la première avant de laisser Tristan en faire de même. La verrouillant derrière elle, elle montait les escaliers et s'immobilisait en voyant que le soleil commençait à descendre.

« Merde.. On a le temps de retourner à l'hôpital avant la tombée de la nuit ? »


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MessageSujet: Re: Teach me how to survive ღ Tristan   14.03.17 18:32


 
Victoria & Tristan
With this heart i have the power to blame youre eyes, I sing till the day wakes up a bright shine at the heavens sky, my heart burns. They come to you at night, deamons, ghosts and black elves. They crawl up from the cellar rows and will take a lok under your bed. They come to you at night, like ghosts.



Garder si jalousement ce secret au fond d'elle n'avait servit qu'à favoriser ce sentiment de culpabilité qui la rongeait au plus profond de son être. A présent qu'il avait toutes les cartes en main, il comprenait mieux pourquoi Victoria était si facilement irascible et caractérielle depuis que toute cette histoire avait commencé. Certes, prétendre connaître les gens que l'on ne fréquentait uniquement sur leur lieu de travail n'était pas réellement ce que l'on pouvait appeler connaître une personne mais Tristan ne pouvait concevoir que Victoria soit aussi différente de celle qu'il avait fréquenté si régulièrement depuis quelques années. Il jugeait plutôt bien les gens d'ordre général s'est pourquoi il avait senti que quelque chose n'allait pas même s'il ignorait de ce dont il s'agissait. Il avait d'abord mis son comportement sur le compte de cette situation dans laquelle ils étaient tous plongés de manière inéluctable et qui avait de quoi perturber n'importe qui. Chacun gérait cette situation de stress à sa manière, comme ils le pouvaient les uns avec une capacité d'adaptation impressionnante et les autres... avec beaucoup moins de réussite.
Au regard de Tristan, elle faisait parti de ces personnes qui avait cette force, cet instinct de survit tapi en eux, qu'elle en aient conscience ou pas, lui la voyait. Et puis il y avait ses insomnies chroniques et la fatigue qui en découlait pouvaient également jouer sur son humeur, mais Victoria aurait du surmonter tout ça.
Ils avaient passé beaucoup de temps ensemble et c'est ce qui lui avait permis de deviner qu'il y avait autre chose qui était la cause de ces tourments. Pourtant, il ne lui avait pas posé la moindre questions parce qu'ils savaient tous les deux que lorsque le moment serait venu, lorsqu'elle se sentirait enfin prête, si elle le désirait, elle pourrait toujours s'ouvrir à lui et jusqu'à ce que ce moment arrive, si cela devait se produire un jour, il resterait présent pour elle, tout simplement.

C'était ici, au coeur de ce bunker dissimulé aux yeux de tous et qui faisait office de dépôt d'armes et d'alcool, qu'elle s'était enfin libérée de ce qui lui pesait tant sur le coeur. Tristan l'avait d'abord écouté sans mot dire, puis lorsqu'elle eut terminé, il lui avait parlé d'un pan de son passé dont d'ordinaire, il ne parlait jamais. Il voulait qu'elle comprenne qu'il n'était ni meilleur ni pire qu'elle. Tout comme elle, il avait fait des choses que l'on pouvait qualifier d'horrible et qui pèserait éternellement sur sa conscience. En fonction des situations particulières dans lesquelles un être humain pouvait se retrouver précipité malgré lui, on pouvait se retrouver à commettre des actes dont on ne se serait jamais cru capables en temps normal, mais il fallait apprendre à vivre avec et surtout à se pardonner, particulièrement lorsque des personnes comptaient sur vous. Il n'était pas sans ignorer quelle place importante Esther tenait dans le coeur de sa soeur, elle était la personne la plus importante pour Vicky et l'inverse était tout aussi vraie. Elles avaient besoin l'une de l'autre et il n'était pas anodin de le lui rappeler. Mais Esther n'était pas la seule à avoir besoin d'elle, lui aussi avait besoin d'elle, bien plus qu'elle ne le soupçonnait. Il tenait sincèrement à elle, elle était la personne dont il était incontestablement la plus proche parmi les survivants avec lesquels ils vivaient s'il on excepté sa nièce bien sur et sa présence lui apportait un certain réconfort, mais ce n'était pas la seule raison. Il avait également besoin d'elle pour protéger et veiller sur Hayley lorsqu'il ne serait plus là. Il ne comptait pas mourir de si tôt mais il ne se faisait aucune illusion, il n'était pas invulnérable n'importe qui pouvait périr à tout moment, mais surtout il savait quelque chose que les autres ignorait sur son compte, à commencer par Victoria, quelque chose qu'il n'était pas prêt à confier à qui que ce soit. S'il était vrai qu'il n'avait aucune envie de découvrir comment les autres réagirait en apprenant qu'il avait la « tuberculose », de crainte de voir leur attitude changer à son égard et d'être considéré comme un mort en sursis ou un danger, il estimait avant tout que ce problème ne regardait que lui du moment qu'il ne mettait pas en danger leur communauté. Il nétait pas contagieux, tant qu'il poursuivrait son traitement, tout irait pour le mieux. Ils avaient trouvé refuge dans un hôpital et ce n'était pas les médicaments qui manquaient. Aider Esther à réorganiser la pharmacie lui avait permis de faire un inventaire des médicaments dont il avait besoin. Ajouté à ses propres médicaments, il en avait déjà pour 7 mois, sachant que son traitement pouvait durer entre 6 mois et un an, que ce n'était pas les pharmacies ni les laboratoires qui manquaient et que ce genre de médicament particulièrement spécialisés n'étaient pas ce que recherchait en priorité les autres survivants, il avait bon espoir d'en venir à bout, mais il ne pouvait jurer de rien. Il ne voulait pas y penser mais si dans le pire des cas, il ne pouvait pas poursuivre son traitement alors qu'il n'était toujours pas guéri, il se savait condamné. Il lui serait difficile, voir impossible de trouver des médicaments plus fort, capables de venir à bout de ces microbes qui seront devenus beaucoup plus résistant. Mais surtout, il savait ce qu'il devrait faire si jamais son traitement venait à être interrompu subitement : s'en aller sans tarder pour ne contaminer personne et c'est pourquoi, il avait absolument besoin de savoir que quelqu'un pourrait veiller sur Hayley si jamais cela devait se produire. Partir sans se retourner ne serait pas facile, il s'en savait cependant capable si c'était pour éviter de contaminer des innocents, mais savoir qu'il y aurait quelqu'un pour veiller sur sa fille serait beaucoup plus facile que de la savoir livré à elle-même.

Alors oui, il avait besoin de Victoria, et ce n'était pas totalement désintéressé, mais savoir qu'il avait besoin d'elle, qu'elle était importante voir essentiel pour lui, au-delà de la surprise que lui procura cet aveu, la bouleversa bien plus qu'il ne l'aurait imaginé. Les larmes qui avaient cessé de couler depuis quelques temps, se mirent à jaillir à nouveau sur son visage, mais cette fois, il ne s'agissait plus de larmes de tristesse ou de désespoir mais bien d'émotion. Elle paraissait touchée qu'il ai songé à elle pour veiller sur sa fille, et pourtant il ne comprenait pas son étonnement car en ce qui le concernait, il s'agissait d'une évidence. Personne ne lui était plus indiqué pour veiller sur elle que Vicky. Il savait, sans l'ombre d'un doute qu'elle pourrait veiller sur Hayley comme sur un membre de sa famille. Non seulement elle était forte, courageuse et débrouillarde mais il savait aussi qu'elle avait assez de force de caractère pour se faire obéir de la jeune adolescente sans se laisser impressionner si cette dernière décidait de lui mener la vie dure.
Ce n'était pas un cadeau qu'il lui faisait, c'était même tout l'inverse, il l'incombait d'une charge qui n'était pas la sienne et pourtant sa réaction ne faisait que lui prouver à quel point il avait eut raison de lui faire confiance, toutefois avant de pouvoir se protéger elle-même et de pouvoir protéger les autres, elle devait impérativement avant toute chose, apprendre à se pardonner, se convaincre qu'elle n'était pas un monstre. Si elle paraissait partager son avis, ses paroles manquaient cruellement de conviction et lorsqu'il le lui fit remarquer elle reconnue en toute franchise en être incapable pour le moment tout en lui faisant la promesse de faire un travail sur elle pour s'en convaincre. Mais ce qui avait bien plus de valeur à ses yeux que cette promesse, ce qui le rassura et le conforta fut de l'entendre lui confirmer que grâce à leur discussion, elle commençait déjà à y croire.
Il lui sourit alors qu'elle essuyait maladroitement les sillons de larmes qui avaient marqué son si joli visage. Lorsqu'elle releva son regard vers lui et que leurs yeux se croisèrent, ils restèrent ainsi à se contempler pendant un long moment, silencieux. Il voulait qu'elle comprenne que quoi qu'il arrive il lui faisait confiance et serait là pour elle. Il n'était nulle question de prendre quelqu'un en pitié ou de lui redonner confiance en elle simplement en prononçant de belles paroles vide de sens auquel il ne croyait pas, bien au contraire, il pensait chacun des mots qu'il avait prononcé


- Y a pas de miracle tu sais, je n'ai fais que te montrer la femme que tu es réellement. Tu es beaucoup trop sévère avec toi-même


Son regard se fit plus intense, ne quittant pas les siens durant un seul instant avant qu'elle ne se détache de son étreinte, les ramenant à la réalité et à leurs obligations. Il ignorait qu'elle heure il était mais il devait être probablement très tard et ils ne devaient pas tarder ici plus longtemps s'ils ne désiraient pas se faire piéger par l'obscurité. Même si ça les avait mis en retard, à aucun moment il n'avait regretté d'avoir prit leur temps pour discuter ensemble de ce qui lui pesait tant sur la conscience. S'ils ne l'avaient pas fait, nul doute qu'elle serait surement entrain de se torturer à nouveau. S'ouvrir, se confier, c'était déjà le chemin de la guérison et contrairement à ce qu'elle s'imaginait, il était évident que cette discussion lui avait fait le plus grand bien. Elle avait fait un remarquable travail sur elle-même en se décidant à se confier et à s'ouvrir.

- Tant mieux, lui répondit-il simplement avant de la décharger du sac beaucoup trop lourd pour elle.

Il la laissa verrouiller la porte derrière eux puis ils empruntèrent à nouveau les escaliers afin de  regagner l'étage supérieur. Lorsqu'ils se retrouvèrent dans la pièce principale, ils s'immobilisèrent de surprise durant un instant en constatant que le jour était beaucoup plus avancé qu'ils ne l'avaient préalablement imaginé. La nuit s'apprêtait à tomber et le ciel prenait déjà une teinte violacé qui fit hésiter Victoria. Il était risqué de prendre la route maintenant et en temps normal il n'aurait surement pas rechigné à rester coincé ici avec elle, loin des autres membres du groupe, pour s'accorder un peu d'intimité en s'offrant une soirée qui aurait pu être sympathique où ils n'auraient été que tous les deux, et au cours de laquelle ils auraient pu bavarder en se donnant l'illusion que le monde n'avait pas cessé de tourner. Rien ne les obligeait à rentrer, après tout, il avait toujours une plaquette de ses médicaments sur lui pour parer à ce genre d'éventualité, quand à Hayley, elle était à l'hôpital, elle n'était pas seule et elle savait où il était. Malgré tout, ils ne pouvaient pas se permettre de rester ici. Le chalet n'était pas un endroit assez sur et l'immense baie vitré du salon les mettait complétement à découvert. S'ils étaient contraint de sortir et fuir en cas de danger, ils se retrouvaient à mille lieux de toute habitation quand à la voiture, elle se trouvait en contrebas à bien 500 mètres d'eux

- On n'a pas le choix, décida-t-il en rajustant le sac sur son épaule avant d'ouvrir la porte

La jeune femme referma la porte derrière elle et ensemble ils dévalèrent le sentier en courant tout en sentant une pluie fine et glaciale percer doucement leurs vêtements. Très rapidement, ils regagnèrent la voiture qu'ils débarrassèrent sans attendre des branchages dont ils l'avaient préalablement recouverte et qui avaient servit à la dissimuler à de possibles regards ampli de convoitise. Une fois fait, ils se réfugièrent à l'intérieur alors que la pluie commençait à tomber averse. Balançant le sac derrière eux sur le siège passager, Tristan prit le volant et démarra. Il quitta rapidement les fourrés et s'engagea sur le sentier pour quitter le paysage forestier au plus vite. Le silence était de mise dans la voiture, tout deux étaient extrêmement tendus, espérant quitter cette forêt synonyme de tous les dangers, au plus vite, afin de regagner l'hôpital sans encombre. La bonne humeur qui régnait lors du premier trajet avait laissé place à un silence pesant mais ils avaient encore du temps devant eux, s'ils ne trainaient pas. La nuit tombait vite, quand au rideau de pluie qui s'abattait désormais sur leur trajet, il obscurcissait davantage leur visibilité. Concentré sur la route, Tristan aperçu une ombre débouler soudainement sur le sentier, obligeant son conducteur à faire une embardé pour l'éviter. Des branchages fouettèrent la carrosserie et le pare-brise alors que les roues arrières se mirent à glisser dans la boue avant de s'immobiliser définitivement.


- Tout va bien ? S'enquit-il après avoir retenu son souffle depuis l'apparition de ce maudit gibier. Bon sang qu'est-ce que c'était ?!

Tristan n'avait pas eut le temps d'identifier la forme qui s'était précipitée sous leurs roues, mais il était au moins quasiment sur qu'il ne l'avait pas percuté, et qu'il ne s'agissait pas d'un wendigo car si cela s'était avéré être le cas, la créature se serait déjà manifesté avant même qu'ils n'aient le temps de reprendre leurs esprits. Remettant le contact sans plus attendre, Tristan écrasa l'accélérateur pour regagner le sentier mais la voiture se contenta simplement de tressauter et de patiner sans avancer. Plus il s'obstinait et plus il pouvait sentir qu'il perdait de la puissance dans les roues arrières. Malgré toute sa volonté et les différentes manoeuvres qu'il effectua, le seul résultat qu'il obtint fut de projeter des gerbes de boues de part et d'autre de la voiture.

- Et merde !
Ragea-t-il en frappant le volant avant d'ouvrir la portière et de sortir du véhicule. Vic, prends le volant, je vais la pousser. Mets les gaz quand j'te le dirais.

Malgré l'obscurité qui commençait à tomber, il pu voir que les roues arrières étaient embourbées sur au moins 20 bon centimètres, ce qui lui tira une grimace douloureuse. Posant ses mains sur la voiture, il la poussa de toute ses forces tout en enjoignant Vicky à mettre les gaz et si le moteur se mit à rugir le seul mouvement qu'il pu observer fut celui de ses pieds qui glissaient dans la boue que la pluie n'arrangeait en rien. Trempé et le pantalon couvert d'éclaboussures, il eut beau donner tout ce qu'il avait, il ne parvint pas dégager la voiture de son embourbement.

- Bordel ! Lâcha-t-il furieux en donnant un coup de pied dans l'une des roues arrières avant de jeter un regard sur les environs dans un soupir résigné. Prends tes affaires, on doit pas rester ici.

Ouvrant la portière arrière, il chargea le sac sur son épaule, et commença à remonter au pas de courses le sentier en direction du chalet qu'ils venaient tout juste de quitter. La nuit s'installait dangereusement et ils devaient à tout pris le regagner pour s'y réfugier s'ils ne voulaient pas se retrouver à la merci des Wendigos



 
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