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 Shared Interest - Louise

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Keith Riffe

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Sac à dos


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Sac à dos
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MessageSujet: Shared Interest - Louise   09.11.18 12:03

Shared Interest
   Louise & Keith

   


   Le jour de l’arrivée de Keith chez les protectors avait pris de la distance. Petit à petit il s’était creusé une place acceptable au sein de la communauté. Bâtir des alliances n’avait jamais été son fort mais il savait que tant que Seth le regardait du bon œil, sa place n’allait pas être remise sous terre. Même si elle était généralement centré autour des génératrices et des appareilles électriques, Keith ne pouvait tout simplement pas s’en contenter. Rester à l’intérieur alors que la partie ce jouait dehors? Cela serait tout simplement contre sa nature. Ainsi, il recevait parfois une invitation lors des expéditions et bien que ça lui chantait, cela ne le contentait toujours pas. Il était un chien sauvage et sans meute, sans maitre ni loi avant son arrivé. Il faut dire qu’il ne s’habituait pas facilement à sa nouvelle laisse. Il lui arrivait donc de la couper complètement et de partir seul à l’aventure. Évidemment, le but de cette aventure restait centré sur le groupe, sans doute que Seth y mettrait fin s’il n’avait jamais rien à leur rapporter mais cela l’importait peu puisque lui-même n’aurait aucun intérêt à revenir les mains vide. Il avait donc emprunté une voiture appartenant au groupe dont il démarra avant de prendre la route en fredonnant un air sans doute trop joyeux pour sa destination. Sa mission était claire; rapporter des ressources. Un seul endroit lui était connu pour ses richesses et il n’allait certainement pas l’éviter pour une question de sécurité.

-Le centre-ville de Kelowna… Préparer vos culs.’’ Souffla-t-il en apercevant une pancarte pointant la direction à prendre pour rejoindre ce charmant centre-ville imbibé de morts.

L’expédition de Keith ne c’était pas trop mal dérouler; il était parvenu à dérober quelques réserves de nourriture dont le groupe sera sans doute ravis d’obtenir. Il était tombé sur quelques virulents dont il s’était fait un malin plaisir à défoncer le crâne ainsi qu’un regroupement dont il avait eu la chance de fuir. Toutes ces situations, celles dans lesquelles il pourrait facilement y rester n’étaient plus qu’une habitude de vie et cela, il s’y était fait beaucoup plus facilement qu’à sa laisse; un jour il allait mourir, cela n’avait jamais été un secret. Il fit un tour vers le rond coin et aperçu une affiche du ‘’Okanagan Regional library’’ qui parvenu à dessiner un sourire sur son visage. Esther et sa bibliothèque ainsi que sa fameuse étagère, voilà ce que ça lui rappelait. Cette dernière était l’une des rares personnes avec qui il pouvait discuter sans trop avoir envie de lui fracasser le crâne et vu la grande solitude qui parvenait parfois à l’inonder, il espérait pouvoir construire une certaine amitié avec la dénommée mais cela pourrait être une tâche ardue avec la sœur qui avait décidé qu’il était un monstre. Sans doute que lui rapporter quelques bouquins ferait preuve de bonne foi? Elle pourrait bien voir alors qu’un monstre, il n’en était pas un.

Il gara la voiture dans un endroit isolé où il jugea qu’il serait difficile de l’apercevoir puis se dirigea vers l’entrée de la bibliothèque en toussotant; une petite toux faible dont il aurait sans doute dut se préoccuper mais cela, il allait l’apprendre bien plus tard. Il se rappela qu’Esther n’avait pas exactement ce qu’il cherchait en apercevant l’affiche pointant la section érotique. S’approchant de la ranger convoité, tisonnier en main, un infecté pourrait très bien sortir de nul part à tout moment alors Keith gardait ses garde en s’avançant d’un pat aussi silencieux que possible; vaut mieux surprendre qu’être surpris. Il lança un regard rapide vers sa destination afin de s’assurer que la rangé était bien libre et c’est là qu’il aperçut une virulente. Non? Une femme! Une femme bien amochée qui fondait dans le décor dégradé. Le dos tournée, elle ne semblait pas avoir remarqué sa présence alors Keith en profita pour prendre le dessus. Agrippant sa carabine, il s’assura qu’elle entendrait le verrou se déclencher tout juste avant qu’il s’exclame.

-Bouge pas vieille cochonne!’’
‘’Dépose tes armes sur le sol, lève les mains et vire toi que j’vois ta sale tronche!’’


Au son de sa voix ou en apercevant son visage, Keith allait bien la reconnaitre.

-Louise?!’’
‘’Qu’est-ce tu fou là, vieille limace gluante?! T’es seule?’’



   
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Louise Bergeron

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MessageSujet: Re: Shared Interest - Louise   01.12.18 14:05

Shared Interest
Keith et Louise


Déambulant prudemment dans le centre-ville, Louise c’était donné comme mission de récupérer quelques livres pour pouvoir divertir le groupe et peut-être même monter une petite bibliothèque. Les petits plaisirs ce faisaient si rare dans ce nouveau monde, qu’elle c’était donné cette mission. Dangereux et inutile, aurait pu lui dire Jonathan et quelques autres, mais elle s’en foutait. À son âge, elle n’avait plus autant peur de la mort et si elle pouvait soulager l’existence des autres, elle le ferait volontiers. Mais si elle tombait sur des vivres et de l’eau, elle en profiterait pour faire d’une pierre, deux coups. Elle avait traversée discrètement la ville, dû abattre un ou deux virulents et c’était enfin retrouvée là où elle le voulait : la bibliothèque de Kelowna. Après s’être assuré que l’endroit n’était pas infesté de mort-vivants, elle avait plongée immédiatement le nez dans les livres. Quel plaisir de pouvoir à nouveau toucher les pages légèrement rugueuse, sentir l’odeur du vieux papier et se délecter du talent de certains écrivains bien plus doués qu’elle. Si elle n’avait pas rejoint une communauté, c’est ici qu’elle aurait aimé s’installer. Mais l’endroit n’était pas très sécuritaire. La clocharde en profiterait le temps qu’elle le pourrait avant de se remettre en route avec quelques livres dans son sac.

Passant entre les rangés poussiéreuses, elle s’arrête devant la section des livres érotiques. Gloussant comme une adolescente, elle s’y avance, passant ses doigts sur les différents titres qui s’y trouve. Depuis combien de temps n’a-t-elle pas connu d’homme? Pas qu’elle n’en avait eu particulièrement envie, mais maintenant les choses était différente. Elle était vieille et qui sait combien de temps il lui restait? Si elle aurait été tentée d’amener un homme dans son lit histoire de revivre une dernière fois ce genre de passion, elle savait que son apparence ne l’aiderait pas à conclure. Alors pourquoi ne pas se plonger dans une histoire romantique et osé, une dernière fois? Même la réalité n’était pas aussi agréable et intense que ce que présentaient ces livres de fiction. Retournant un roman pour en lire le résumé à l’arrière, elle s’en contente et elle le plonge en vitesse dans son sac, comme si on aurait pu la juger pour son choix audacieux.

C’est à ce moment que le mécanisme d’un fusil se fait entendre, suivi d’une voix masculine qui lui ordonne de ne pas bouger. Elle sursaute, puis comme il le lui ordonne, elle dépose son fusil sur le sol et lève les mains avant de se retourner. Aurait-elle le temps de lire ce livre érotique avant de mourir, finalement? La question lui tiraille l’esprit l’espace d’une seconde, puis elle reconnait soudainement l’homme qui lui fait face. Keith. Cet homme généreux qui leur donnait toujours un peu de monnaie quand il les croisait dans la rue. Il avait fini par tomber amoureux de l’une d’entre elles, la jeune Mélissa. Il l’avait aidé à se sortir de la rue et il l’avait même épousé. Il la reconnait lui aussi et lui lance une taquinerie avant de lui demander ce qu’elle fait là et si elle est seule. La peur se transforme en joie, la joie de voir un visage familier dans tout ce chaos.

«Bordel d’merde! Keith?! Haha! Tu m’pogne sur le fait!

Faut ben qu’j’essaye de réveiller c’te vieille libido fini! Hahaha!

Ah ben bordel, si j’pensais tomber sur ta vieille moustache laite, aujourd’hui! Haha! Enlève ton flingue d’ma tronche, putain!»


Elle à baisser les mains, mais à laisser son fusil sur le sol. On ne sait jamais, les gens ont tellement changé depuis la fin du monde. Peut-être est-il plus nerveux que d’habitude? Il vaut mieux ne pas faire de geste brusque.

«Pour vrai s’fait plaisir, de t’voir, putain!

Là j’suis seule, ouais, mais j’me débrouille.»


Elle n’ose pas lui dire qu’elle à trouver un groupe, pas tout de suite. Puis, regardant autour de lui, elle semble déçue.

«Pis toi? T’es tout seul?

…Mélissa…?»


Elle n’ose pas terminer sa question, il comprendra bien ce qu’elle veut dire. Elle ne les avait pas vu depuis des années, mais elle espérait qu’ils étaient encore mariés et heureux. Mélissa était jeune et elle ne méritait pas d’être à la rue. Les deux femmes c’étaient parfois entraidée, et même si Louise n’oserait pas dire qu’elles étaient amies, un attachement c’était certes créé entre elles. La vieille femme avait ressenti un tel soulagement en apprenant qu’elle s’en était sortie. Elle fixe à nouveau Keith, comme si elle cherchait à analyser la moindre émotion qui pourrait se trahir sur son visage. Louise espère sincèrement que sa femme l’attend dans une planque ou un groupe, en toute sécurité, mais elle a conscience que la réalité est parfois bien cruelle de nos jours.




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MessageSujet: Re: Shared Interest - Louise   13.12.18 14:41

Shared Interest
  Louise & Keith

 


Louise semblait bien heureuse de le voir, lui, dont elle ne connaissait que par les quelques sous qu’il lui avait autrefois donné. Même s’ils avaient échangé quelques paroles, admettons qu’il faut beaucoup plus que cela pour connaitre quelqu’un. C’est vrai, Keith avait plutôt bonne réputation au sein des démunis. Il trainait dans l’infâme cartier de Vancouver, le downtown east side, comme s’il y habitait; ce que bon nombres des locaux devaient assumer. C’était la famille qu’il avait choisi et il avait aidé bon nombre d’entre eux. Du fin fond de son cœur? Certainement pas. Il ne serait sans doute pas surprenant d’apprendre qu’un homme comme Keith trainait avec lui bon nombres de problèmes psychologiques, ce qui faisait de lui un être complexe. L’estime de soi avait toujours été un problème, la joie, la richesse des autres, tout cela ne lui évoquait rien d’autre que l’envie et la haine… Trainer avec les démunis lui rappelait qu’il était supérieur à eux et s’il pouvait les aider? Cela ne faisait que prouver ce fait et lui apportait une source de réconfort. Bien sûr, il jouait au gentilhomme bien intentionné, même qu’il s’y croyait mais le tout n’était que le résultat d’un malade en quête d’appartenance.

Il grimaça dès qu’elle fut mention de sa libido; Keith n’était peut-être pas l’homme le plus propre qu’il soit, les gourous du ménage le décriraient sans doute tel un rat d’égout mais c’était déjà mieux qu’une limace gluante. Cette femme ne prenait aucunement soin d’elle-même; les dents pourries, une couche de crasse plus épaisse que lui, le linge sale et troué. Évidemment, son état c’était rapproché du sien depuis la fin du monde mais il espérait tout de même ne jamais atteindre ce niveau de dégeulasserie. Vraiment, elle avait du cran d’insulter sa moustache. Ne s’est-elle jamais regardée dans un miroir? Keith a peut-être un humour noir; il insulte, il se moque de façon humoristique et celons lui, les autres auraient bien tort d’y prendre offense. Lui, par contre, n’accepte pas aussi aisément d’être la cible d’un tel humour. Il ne réalise pas cette hypocrisie et même si quelqu’un la pointerait du doigt, il refuserait tout simplement de le reconnaitre. Il lui lança un regard noir et franchement, il hésitait à baisser son arme; chose qu’il fit tout de même après un certain temps en la gardant près de lui, prêt à la relever et faire feu au besoin.

-Okay mais j’te jure que si t’essais quoi que ce soit, j’te fais sauter la cervelle.’’
Grogna-t-il.
‘’Pas que j’veux l’faire, j’essaie juste de protéger mon cul.’’ Rajouta-t-il, histoire de ne pas faire dégénérer les choses et puis non, Keith ne prenait aucun plaisir sadique à tuer des gens; il devait avoir une raison, c’est juste qu’elle n’était pas toujours très justifiable. Bien sûr, si quelqu’un l’emmerdait il serait bien heureux de les vaincre, de les faire payer de façon quelconque mais tuer que pour tuer était une ligne qu’il n’avait jamais franchie.

Il lui lança un sourire dès qu’elle exprima sa joie de le revoir, Keith était comme ça; capable de passer subitement d’une émotion à une autre.

-Pareil mais j’ai pas d’sous pour toi s’te fois.’’ Blagua-t-il.

Elle était donc seule? ‘’Là’’, comme ‘’en ce moment’’? Keith n’était pas sur si cela signifiait qu’elle avait quelqu’un qui l’attendait quelques part ou si cela faisait plutôt référence au passé. Peu importe, le temps allait bien le révéler… Tout comme ce qu’il décidera d’en faire. La recruter? Cela n’était pas sa branche ni sa responsabilité et puis une vieille comme elle ne serait pas une prise bien valorisante à ramener à l’aéroport, ou n’importe où d’ailleurs. Sauf si bien sûr, elle avait des informations qui pourraient être intéressantes.

-Ouaip, moi aussi.’’

Keith n’osait pas plus lui parler de son groupe si rapidement que cela; pour avoir trainé dans la ville en solitaire pendant des mois, il avait rencontré bon nombre de personnes, il avait entendu parler des protectors avant qu’il ne les rejoigne et savait qu’ils avaient bien souvent mauvaise réputation. Le prénom de Mélissa venu le prendre par surprise, c’était bien vrai, elles se connaissaient. Keith n’y pensait pratiquement plus à cette femme qu’il avait effacée de son existence. Si le divorce aurait dût suffire, eh bien non; le tout n’avait fait qu’alimenter l’obsession malsaine qu’il ressentait en son égard et fait naître une haine profonde. Tout cela parce qu’elle l’avait quitté? Eh bien non, c’était beaucoup plus compliqué que cela. Si vous demandiez à Keith, il vous dira qu’elle avait menti, qu’elle l’avait poignardé à coup de couteau dans le dos, la trahissions ultime quoi! Il se croirait et une part de vérité se cacherait effectivement derrière tout cela sauf que chaque coup porté contre lui était une réplique et cela, il n’avait pas la sagesse de le reconnaitre. Heureusement que Louise ne semblait pas avoir été mise au courant, Mélissa l’avait fait passer pour le connard de la pire espèce, lui; la pauvre petite victime innocente… Ou du moins, c’est ce qu’il voudrait vous faire croire.

-Elle a pas fait long feu.’’

Si Louise s’attendait à percevoir de la tristesse, elle sera bien déçue. Face à son ex-femme, Keith avait appuyé sur la détente sans y verser de larmes, il s’était plutôt senti soulager. Chaque actions qu’il commettait étaient désormais posé afin de l’avantager lui et personne d’autre, tel que devrait être. Il s’était libéré d’elle. En fait, il devait s’efforcer de ne pas prendre l’expression d’un annonceur de bonnes nouvelles, ce qui l’avait poussé à répliquer d’un ton vide d’émotion, presque robotisé.

-Tu comprendra que j’préfère pas en parler, j’essaie juste de profiter du reste d’ma vie, peut-importe la merde qui l’entoure.’’ Rajouta-t-il en espérant clore le sujet.

La merde… Keith ne voyait pas plus de merde maintenant qu’avant mais il espérait ne pas lui donner l’envie de lui faire exploser la tête, du moins… pas maintenant.

-J’peux savoir comment t’as atterri ici? J’te vois pas bien faire du pouce en pleine crise apocalyptique.’’ Demanda-t-il pour commencer quelque part et puis franchement, il était surprenant de retrouver une sans abri ici suite à la fin du monde, Pour ce qu’il en savait, elle aurait dut être l’une des premières victimes.

Keith se tourna vers la rangé de livres, il sorti un titre et scrutas les pages tout en écoutant la réplique de Louise puis il jeta le livre par-dessus son épaule d’un air désappointé.

-Y’ont pas d’magasines à jolies image ici? T’sais… j’prendrai bien un truc un peu plus excitant qu’le mot ‘téton’ et viens pas m’dire que t’es là, t’es vraiment pas mon genre.’’ C’était peu dire, même lui trouvait cette femme complètement dégueulasse.


 
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MessageSujet: Re: Shared Interest - Louise   24.12.18 18:25

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Keith et Louise



Là, dans le rayon des livres érotiques, Louise se rappelle toute les fois où on l’a ignorée dans la rue. La plupart des gens passaient, sans même remarquer tous ces sans-abris qui ne demandaient qu’un peu de sous. D’autre avaient envers eux, un regard rempli de mépris. Pourtant elle se souvient que ça n’avait pas été le cas de Keith. Il n’avait jamais hésité à leur donner des sous et à se montrer aimable envers eux. Dès le départ, elle avait apprécié cet homme qui semblait rempli d’une compassion comme on en voyait rarement.

La grimace qu’il lui lance lorsqu’elle fait mention de sa libido, lui échappe un ricanement amusé. C’est qu’elle aime bien provoquer ce genre de réaction chez les gens. Son sourire disparait cependant quand il semble ne pas vraiment se réjouir de sa blague concernant sa moustache. Son sens de l’humour n’est peut-être pas si humble qu’elle l’imaginait? Elle n’en fait cependant pas de cas, puisque l’homme semble retrouver sa bonne humeur après qu’elle lui a partagé sa joie de le revoir. À ce stade-ci, elle aurait été contente de tomber sur n’importe laquelle de ses connaissances d’autrefois. Un petit bout de son ancienne vie ne lui faisait jamais de tort! Elle éclate même de rire lorsqu’il blague à propos de sous.

«Putain, dire que c’est l’pognons qui m’nais l’monde d’avant…»

Vint alors le sujet qu’elle redoutait tant : Mélissa. La façon qu’il a de lui annoncer son décès, lui glace le sang. Il y a un tel détachement dans sa voix, qu’elle ne sait d’abord pas quoi répondre. Essai-t-il de préserver ses sentiments ou ce monde a-t-il fait de lui un être froid et dénoué d’émotions? Elle ne saurait vraiment le dire. Mais il ajoute alors qu’il préfère ne pas en parler et elle suppose que la première option est a bonne…ou peut-être est-ce ce qu’elle veut bien croire. Le changement de sujet n’étonne pas Louise et elle n’insiste pas. La vieille femme aurait aimé savoir de qu’elle façon était morte Mélissa, mais ce serait cruel de chercher à en savoir plus. La clocharde répond donc à sa question :

«J’ai réuni une gang de junkies, on a piqué une bagnole pis on s’est éloigné d’la grande ville. C’tait rendu plein d’morts, valait mieux s’barrer d’là.»

Voilà qu’il s’intéresse à son tour aux livres, mais son intérêt ne dure pas bien longtemps. Alors qu’il en jette un par-dessus son épaule, la clocharde fronce des sourcils. C’est que pour elle, ce genre de matériel est précieux, encore plus depuis la fin du monde, et elle ne comprend pas qu’on puisse le traiter de la sorte.

«Putain, pas besoin d’le balancer comme ça!»

Elle s’avance donc pour aller le ramasser et le remettre à sa place.

«Y en sortira pu jamais d’bouquins, t’sauras!»

Sa remarque semble anodine et teinte d’humour, mais en réalité elle le pense sincèrement. Son amour des livres est beaucoup plus grand que l’estime qu’elle porte à quoi que ce soit. Réclamant alors un magazine avec des images et commentant le fait qu’elle n’est pas son genre, Louise éclate de rire.

«T’en fais pas, chu l’genre d’personne pis, bordel, ça m’va parfaitement!

Pour les magazines cochons, on est dans une putain d’bibliothèque publique, ça m’étonnerais qu’tu trouves ça icitt. T’aurais plus de chance dans une librairie ou un dépanneur miteux!»


Elle semble réfléchir un moment.

«J’pense que j’en ai vu un plus au nord. Fuck j’m’emmerde tellement que s’tu veux, on va y faire un tour? Haha!»

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Keith Riffe

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MessageSujet: Re: Shared Interest - Louise   03.01.19 22:23

Shared Interest
 Louise & Keith

 


Le pognon… En effet, Keith méprisait fortement tous ses ‘fier pets’ qui se baladaient le nez en l’air tout simplement parce que leurs portefeuille était plus épais que le sien. Il trouvait le système mal fait parce qu’il ne l’avantageait pas même s’il eut une époque où il gagnait bien sa vie; l’époque d’avant son divorce. En général, il trouvait les choses meilleures aujourd’hui même s’il manquait certaines choses qui étaient autrefois beaucoup plus facile d’achat. On pouvait parfois troquer, peut-être, mais aucune femme n’allait lui vendre un moment intime au prix d’une barre granola sans quoi il ne serait surement pas à la recherche de magasines pornographiques. Heureusement que Louise ne semblait pas le juger pour ce fait, après tout, elle était bien dans la section érotique, elle aussi. Les livres sont peut-être un peu moins visuelles mais ils servent la même pulsion. Les gens défavorisés sont souvent ouverts d’esprits. Il ne connaissait pas assez Louise pour savoir si c’était son cas mais jusqu’ici, cela semblait s’appliquer. Embarquer avec une gang de junkies? Beaucoup trop de gens refuserait catégorique de côtoyer ce genre d’individu, pour qu’elle parle de cet entourage si aisément, il était évident qu’elle ne pensait pas moins d’eux.

La réaction de celle-ci face au livre qu’il jeta au-dessus de son épaule était un peu surprenante; pensait-elle vraiment qu’elle allait avoir le temps de lire la bibliothèque au complet avant que sa vie s’achève? D’ailleurs, le livre ne s’était pas brisé pour si peu et même si c’était le cas, elle avait encore plein de bouquins à sa disposition.

-Ptet mais tu vas être crevée avant d’le ressentir alors t’inquiète; s’pas un bouquin miteux d’moins sa terre qui va les mettre en extinction.’’

Keith doutait un peu de ses propos, elle était humaine elle aussi… même si c’était un peu dur à dire.

-Si ça t’vas parfaitement alors pourquoi t’es dans la rangée coquine?’’ Son visage s’allongea en regardant Louise alors qu’il réalisait qu’au fond, il préférait le mystère. ‘’T’sais quoi? Laisse faire ça, j’veux pas les détails.’’ Rajouta-t-il aussitôt en espérant se sauver d’une réponse peu attrayante.

Louise affirma qu’il ne trouvera pas ce qu’il cherchait ici et lui proposa même d’aller voir ailleurs. Il faut admettre que Keith ne se souvenait plus de la dernière fois qu’il avait mis les pieds dans une bibliothèque, à l’exception de celle qu’Esther travaillait à monter chez les protecteurs, bien sûr. Il n’était tout simplement pas un lecteur très aguerri, non, il trouvait cela plutôt ringard mais depuis la fin des temps, il s’était un peu plus ouvert l’esprit sur l’activité; après tout, la liste de divertissements possibles avait pris un coup.

-Ouaip, ok, on peut aller voir. On trouvera p’tet d’autres trucs utiles en même temps.’’

Keith tourna les talons d’un pat décidé et s’approcha de la sortie. En lançant un regard vers Louise afin de s’assurer qu’elle l’avait bien suivie, il décida de planifier un peu comment ils s’y rendraient.

-T’as une voiture? La mienne est garée juste à côté. J’ai des trucs dedans que j’veux pas perdre alors on va la prendre pour y’aller. J’te reconduirais où tu veux après, ça t’vas?’’

Prendre deux véhicules serait tout simplement du gâchis, l’essence était une ressource et toutes ressources étaient précieuses. Si Keith était prêt à sacrifier la ressource de son groupe plutôt que celle de Louise (si elle avait une voiture) c’était bien une question de contrôle. Il n’était pas nécessairement sincère en affirmant qu’il la reconduirait où elle le souhaitait et puis il ne mentait pas, au moins, en affirmant qu’elle contenait des choses qu’il ne souhaitait pas perdre. Il avait garé la voiture un peu à l’abri des regards mais n’importe qui pourrait tout de même tomber dessus à n’importe quel moment. En poussant la porte de la sortie, un virulent lui sauta pratiquement au visage dès qu’il en eu l’opportunité mais Keith parvenu à l’achever rapidement d’un bon coup de tisonnier.

-Fait chier! Son partout dans l’coin ces connards!’’ Souffla-t-il.

Il regarda à sa gauche et aperçu une meute de virulents beaucoup trop nombreuse pour se risquer au combat, comme si vraiment, le bon dieu devait faire en sorte que ses propos soient véridiques. Par chance, sa voiture était garée à sa droite.

-Eh, merde! Bouge ton cul! Ma voiture est par là!’’ S’écria-t-il en partant à courir vers sa destination.

Peu importe ce qui arrivait, Keith n’allait pas attendre pour Louise. Si elle avait besoin d’aide c’était son problème pas le sien et il n’allait certainement pas s’arrêter pour elle, même si elle finissait dévorée vivante. Son seul objectif était d’atteindre sa voiture. Il sortit les clefs de sa poche dès que celle-ci était en vue, chose étrange; sa main était tremblante. Keith n’avait pourtant pas l’habitude d’avoir peur, il ne le ressentait pas vraiment comme si cette partie de son cerveau faisait défaut. De cette main peu coopérative, il tenta de déverrouiller la porte de la voiture mais il n’y arrivait pas puis soudainement, son dîner refit surface et s’éparpilla un peu partout au sol.

-Fuck…’’

Murmura-t-il d’un ton faible. Ce n’était pas le temps pour les problèmes de santé, ce n’était vraiment pas le temps et pourtant, ses genoux semblaient vouloir cédé. Il lança un regard vers Louise qui remarquera peut-être son teint blanchâtre, non mais, pour qu’elle espèce de faiblard allait-elle le prendre? Il s’appuya contre la voiture et lui lança les clefs.

-Tient… prend l’volant.’’

Ses paroles, normalement Keith ne les auraient au grand jamais marmonné mais cette fois, il n’avait tout simplement pas le choix; il avait l’impression d’être sur le point de perdre connaissance. Il contourna le véhicule en s’appuyant sur celui-ci puis en tentant d’ouvrir la porte du passager, il réalisa qu’elle était barrée. Un vent de panique s’empara de lui; elle allait s’enfuir avec sa voiture et le laisser là, peut-être? Probablement qu’elle n’avait tout simplement pas encore eu le temps de lui déverrouiller la porte mais Keith ne réalisa pas ce fait. Dans sa tête, elle s’apprêtait à prendre la poudre d’escampette. Après tout, c’était sans doute ce qu’il ferait, lui.

-Ouvre la putain d’porte connasse!’’ s’écria-t-il en colère alors que la meute de virulents s'approchaient dangereusement près de lui.

 
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MessageSujet: Re: Shared Interest - Louise   15.01.19 17:14

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Keith et Louise


Keith ne semble pas du tout en accord avec les propos de Louise en ce qui concerne les bouquins, mais visiblement elle n’en démord pas. Pour elle, il s’agit d’un bien précieux, probablement même du bien le plus précieux dont peut hériter l’humanité. Parce que ces pages contiennent toutes les connaissances et la culture de l’être humain. Des connaissances et des traditions qui risque maintenant de se perdre à jamais, si on ne choisit pas d’en prendre soin. Si la plupart des gens n’ont pas cette vision des choses, Louise peut le comprendre. Mais c’est plus fort qu’elle, elle doit la partager.

«Ouais, bah si tout l’monde pense comme toi, y en aura pu, un jour, des bouquins. Fuck, ça c’est tout c’qui reste d’notre culture pis d’notre savoir, tu sauras!»

Elle pointe le bouquin, qui traine sur le sol.

«Bon, j’va p’tete avoir claqué d’ici là, mais un peu d’culture pis d’connaissances, ça fait d’mal à personne! Même d’nos jours! Y a forcément encore des trucs utiles sur genre…la survie, par exemple! Pis même si c’est juste un vieux roman pourri, ben ce s’ra un divertissement d’plus, qui empêchera p’tete un connard d’s’tirer une balle dans tête!»

Elle mime grossièrement le geste, comme si ça pouvait appuyer ses dires. S’il ne comprend pas, tant pis, elle n’insistera pas davantage sur la question.

Alors qu’il se questionne sur sa présence dans la rangé érotique, regrettant presque aussitôt sa question, Louise s’en donne à cœur joie de lui fournir une réponse, qu’il ne veut certainement pas entendre :

«Bah bordel, j’suis parfaitement capable d’me satisfaire toute seule, tu sauras!»

Elle va même jusqu’à lever sa main droite, agitant ses doigts en guise de démonstration, avant de pouffer d’un rire bien gras. Si ces détails dégoutent son interlocuteur? Elle s’en moque royalement…en fait, elle semble même s’en réjouir! C’est loin d’être la première fois qu’elle cherche à volontairement à dégouter quelqu’un par ses propos, son apparence ou même son odeur. C’est comme si elle faisait exprès de se présenter sous un aspect aussi répugnant.

Suivant alors Keith jusqu’à la sortie, elle lui confirme être venue à pieds.

«Ouais ça m’va, on a qu’a prendre ta bagnole. Toute façon, quand j’vivais quand rue, c’est mes pattes qui m’conduisaient partout, putain!»

Elle tapote ses cuisses bien ferme, presqu’avec fierté. C’est vrai que c’est un aspect de son ancien mode de vie, qui s’avère bien pratique aujourd’hui. Ils ont des voitures à dispositions à la Lyssa Squad, mais elle préfère nettement se déplacer à pieds. C’est beaucoup plus discret et aucune distance ne pouvait l’arrêter. De plus, elle n’avait pas conduit depuis des années et devoir dormir dans une maison insalubre, sur un planché glacial, ne lui faisait pas du tout peur.

En sortant du bâtiment, un virulent s’en prend aussitôt à l’homme, mais celui-ci se débrouille plutôt bien pour s’en débarrasser. Louise laisse échapper un sifflement ironique, comme si elle était impressionnée.

«Fuck! T’as fait d’la muscu ou quoi mec? Haha!»

Alors qu’elle rigole encore, se trouvant plutôt amusante, son sourire disparait en constatant la meute de morts-vivants qui se trouvent sur leur droite. Le moustachu à raison, vaut mieux ne pas rester dans le coin! Prenant ses jambes à son cou, elle le suit donc jusqu’à sa voiture. Puis, alors qu’il tente maladroitement d’en déverrouiller la portière, son déjeuner se retrouve soudainement sur le sol. Son visage est pâle et il n’a pas l’air d’aller très bien. La mine légèrement dégoutée, Louise ne peux s’empêcher de s’exclamer :

«Putain d’merde…j’pensais pas qu’des détails sur ma vie intime te f’rais c’t’effet là, mec! Hahaha! T’as p’tete l’imagination trop fertile, mon vieux!»

Si elle n’avait pas été pressée par le temps, elle se serait bien esclaffée encore une fois, mais elle se contente d’attraper les clés qu’il lui lance. Se précipitant vers la portière du conducteur, elle en déverrouille la porte et prend place sur le siège. Son compagnon d’infortune tente alors d’entrer dans l’automobile, mais sa portière est toujours barrée et il hurle à l’itinérante de la lui ouvrir, la traitant de conasse par la même occasion. L’insulte ne semble pas du tout la déranger. Se penchant pour lui ouvrir, elle démarre le moteur et lui balance :

«Bordel d’merde, ramène ton cul d’effronté, avant que j’sois forcée d’me barrer sans toi!»

Une fois l’homme monté à l’intérieur, elle appui à fond sur l’accélérateur et s’éloigne de la meute en approche. Ses aptitudes en conduite sont absolument médiocres, elle manque de rentrer dans une plate-bande et peine presque à rester sur la route. Heureusement que celle-ci est déserte d’ailleurs, sinon il y a longtemps qu’elle aurait fait un face à face avec une voiture se dirigeant en sens inverse. Alors qu’elle se dirige vers le dépanneur, la panique ne cesse de monter en elle. Keith qui lui gueule dessus, son manque d’expérience au volant, la peur de cette meute qui a failli les attraper…la concentration n’est évidemment pas du tout au rendez-vous!

Alors qu’elle effectue un virage serré dans une ruelle, elle aperçoit, à la dernière minute, un poteau électrique! Donnant un grand coup de roue, elle tente aussitôt de l’éviter!

Y parvient-elle?


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MessageSujet: Re: Shared Interest - Louise   15.01.19 17:14

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MessageSujet: Re: Shared Interest - Louise   19.01.19 14:17

Shared Interest
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Les connaissances et la culture de l’être humain, Keith n’en avait strictement rien à foutre; il cherchait à vivre le reste de sa vie comme il l’entendait, un point c’est tout. Les autres? Il n’en avait strictement rien à foutre. S’il cherchait parfois à aider certaines personnes c’était surtout par rapport à ce qu’elles pourraient lui rapporter ou tout simplement parce qu’il avait envie de faire une action qui par hasard, rendait service à quelqu’un. Cette attitude égoïste n’était pas toujours aussi évidente à détecter parce qu’il s’adaptait au gens celons ses attentes et ses sentiments envers eux. Il voulait bien quelques amis ici et là simplement parce que les alliances son avantageuses alors il se dessinait sous un meilleur angle face à ces personnes mais Louise n’en faisait pas partie, pas pour l’instant en tout cas.

-J’en ai rien à foutre.’’ Admit-il simplement. ‘’Un connard d’moins sa terre s’pas trop dramatique.’’ Rajouta-t-il en rigolant.

Keith observa la femme agiter ses doigts crasseux en déclarant des faits qu’il aurait très bien pu se passer d’entendre, il grimaça.

-Range ta main, bon sang! Ça empeste ici. J’pensais jamais dire ça un jour mais franchement, tu pourrais au moins t’décrotter une fois d’temps en temps.’’

Pour qu’il prononce de telles paroles, lui qui n’était pourtant pas superficiel ou même quelqu’un de très propre, il fallait vraiment que le cas de cette femme soit grave. Il était bien heureux qu’elle accepte de le suivre dans sa voiture; cela assurerait qu’il garderait une forme de contrôle sur elle. Si elle était à pied, elle avait beaucoup moins de chance de lui échapper si les choses prenaient cette tournure. Pas qu’il avait une idée précise en tête; s’il l’a ramenait à l’aéroport, cela signifierait sans doute qu’il devra l’endurer jusqu’à ce qu’elle crève et ça lui semblait peu tentant pour le moment mais il n’avait aucune raison de la laisser repartir. Cela signifierait qu’elle continuerait de prendre des ressources dans la ville, des ressources qui seraient beaucoup mieux avec son groupe simplement parce qu’il y était. Dès qu’il eut atteint la voiture, un malaise lui prit et le poussa à recracher son dîner. Évidemment, Louise n’avait pas manqué d’y glisser un commentaire.

-Ouaip, c’est ça.’’ Répondit-il faiblement. ‘’J’suis pas si vieux qu’ça, j’t’assure que ya pas juste mon imagination qu’est fertile.’’ Rajouta-t-il en contournant la voiture suite à son lancer de clefs.

Bien qu’il était faible, il atteignit la porte du passager assez rapidement pour que Louise n’ai toujours pas eu la chance de déverrouiller. Il paniqua en lui criant des injures alors que les virulents se rapprochaient un peu trop près de lui. Elle devait faire vite; ce qu’elle ne manqua pas de faire. Keith se précipita dans la voiture dès que la porte s’ouvrit, sautant pratiquement sur le siège pour éviter qu’un virulent ne l’agrippe.

-Fuuuck! Qu’est-ce t’attend?! Vas-y!’’ S’écria-t-il en claquant la porte derrière lui.

Il s’écrasa aussitôt dans le siège alors que Louise appuyait sur l’accélérateur en détraqué mentale.

-Wooow! Ralenti! Y’on pas l’feu aux culs ces pourris!’’

La femme ne semblait pas l’écouter, ou du moins pas assez à son goût, elle conduisait littéralement en détraquée mentale, manquant de s’écraser à plus d’une reprises, elle ne suivait même pas la route qui était pourtant assez bien dégagé! Non mais elle était complètement cinglée! Keith agrippa la roue à quelques reprises en lui gueulant dessus pour tenter de la guider vers un passage un peu moins suicidaire mais il faut admettre que son attitude ne faisait qu’empirer les choses. ‘’Tu vas t’écrasé, connasse!’’,  ‘’Fuuuuck, tu veux ma mort espèce de psycho?!’’, ‘’Eh merde! Le fausset vaut pas d’points!’’

Louise était tellement déconcentrée par le chaos dans la voiture ainsi que l’événement de la meute qu’elle manqua d’apercevoir un poteau électrique en plein sur son passage. Pour être honnête, Keith était tellement occupé à lui gueuler dessus qu’il ne l’aperçu qu’a la dernière minute, également. N’ayant pas eu le temps de se préparer au virage sec, il fut propulsé par le choc du coup de roue et atterrie partiellement sur les genoux de l’itinérante dégeulasse qu’il était occupé à assourdir à coup de gueulade.

-Arrête la voiture!’’
S’écria-t-il d’une voix des plus enragé.

Écrasée par le poids de l’homme qu’il faut dire, ressemblerait beaucoup à la tour Effel si on collait une moustache sur cette dernière, Louise n’aura tout simplement pas le choix de lui obéir si elle ne désirait pas mourir asphyxier. Keith s’allongea le bras dans la position bien étrange qu’il se trouvait afin d’ouvrir la porte du conducteur avant de se libérer de l’odeur immonde de la femme en prenant du recul. Il donna une poussée violente à cette dernière, tentant de la propulser hors du véhicule.

-Débarque!’’ Cria-t-il tout aussi violement.

Il se glissa dans le siège du conducteur dès qu’il fut libéré de cette bonne à rien.

-T’as failli nous faire crever là sale conne! T’aide quelqu’un un jour et c’est comme ça qu’ça t’remercie! Bon sang! Tu peux m’dire s’que tu vaux dans vie?! T’as d’jà réussit un truc?! On dirait pas à t’regarder!’’ Continua-t-il pour de se défouler sur elle. Malheureusement, ce genre de comportement donnait un très bon aperçu de ce que Mélissa avait eu à endurer pendant les trop longues années qu’elle était à ses coter.

Keith se frotta le visage en tentant de se ressaisir. La porte de la voiture toujours ouverte, Louise à la rue comme elle y avait toujours été, il se demandait s’il devrait la laisser là ou si même elle acceptera toujours de l’accompagner mais il n’avait pas l’intention de lui donner le choix parce qu’aux finale, il ne pouvait tout simplement pas laisser une ‘voleuse de ressources’ se balader librement dans la ville.

-Monte à bord.’’
Dit-il d’un ton beaucoup plus calme en montrant le siège du passager d’un signe de tête.

La suite des événements dépendra largement de la réaction de Louise. Si elle acceptait de monter à bord, ils pourront sagement se rendre jusqu’au dépanneur pour poursuivre la mission d’y dérober du matériel pornographique mais si elle refusait, Keith n’hésitera pas à la menacer de son arme, tentant de l’obliger à monter à bord avec l’intention de la ramener jusqu’à l’aéroport puisqu’elle serait clairement hostile.

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