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 Help me

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Madison Jones

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Sac à dos
▫ Ancien métier : Docteur en médecine, directrice et doyenne d'hôpital
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Sac à dos
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MessageSujet: Help me   25.11.18 7:37



Madison n’avait pas prévue de sortir au départ. La dernière fois qu’elle l’avait fait elle avait bien faillit s’en mordre les doigts et son instinct de préservation autant que celui de protection de son bébé à venir lui avait hurlé de rester tranquillement à Highgate prochainement. Mais voilà. Elle commençait à se sentir à l’étroit dans ses vêtements, bientôt Mike auraient quelques soupçons à propos de ses formes qui s’arrondissaient doucement et comme leurs relations étaient plus tendues que jamais elle craignait un « accident » qui n’en serait pas vraiment un, par vengeance…

Non, c’est vrai qu’elle n’avait pas une très haute estime pour son mari. Ça n’avait pas toujours été le cas mais ils avaient chacun réussi à mettre de l’eau dans leur vin au cours de leur mariage jusque là. Mais l’apocalypse était arrivée, balayant tout. Elle les avait transformé, lui de manière pire que ce qu’elle aurait pu imaginer. C’était un homme mauvais… Et Madison commençait à se demander elle-même quelles étaient les limites qu’il se fixait encore…

Andreas avait déjà deviné pour sa grossesse. Elle se doutait qu’il y en aurait d’autres tôt ou tard. Maintenant que ses vêtements commençaient à être plus étroit, le phénomène allait s’accentuer jusqu’au jour J. Bref… Elle avait besoin de prendre l’air loin de Mike, de réfléchir. Andreas, qui était d’ordinaire la meilleure source de réconfort qu’elle pouvait trouver était occupé avec les affaires de leur communauté et finalement, pour mettre une bonne distance entre elle et son mari, Madison avait finit par quitter les lieux pour de bon.

Avec un homme de la communauté elle s’était rendue plus près de l’hôpital… Mais pas assez pour en voir franchement les hauts murs. A mi-chemin, on trouvait quelques ambulances accidentées de temps en temps… vestige de la période de chaos qui avait précédé celle du grand calme avant que les morts ne se relève en masse. Elles étaient sur le retour vers l’hôpital ou à destination d’un lieu de désolation… Mais dans un cas comme dans l’autre elles n’avaient jamais atteint leur destination.

Madison hésite un peu lorsque l’homme qui l’accompagnait lui dit qu’il va vérifier les alentours. La dernière fois, ça avait faillit mal tourner pour elle… Mais elle avait besoin d’air et lorsqu’elle sortait, Maddy savait bien qu’elle ne pouvait pas se faire personnellement escorter partout. Elle se retrouve donc seule devant l’ambulance qui gisait là. Il y avait de longues traces de sang séché partout à l’intérieur… Le brancard était renversé, le contenu de l’ambulance lui-même éparpillé… Dû à l’accident ou au pillage, elle n’aurait su le dire.

Avec prudence, Madison entre, faisant attention aux endroits où elle mettait les pieds. Elle s’approche du brancard qui lui bloquait tout un côté de l’ambulance et l’accès au post de conduite. Et alors qu’elle y arrive, alors qu’elle songe à l’enjamber pour voir ce qu’il y a derrière, elle réalise qu’elle n’est absolument pas seule !

Il y avait un homme, juste là, à moitié couché ! Il avait sûrement voulu se faire tout petit le temps que son compagnon de la HG et elle déguerpissent… Mais c’était raté, elle lui était tombée dessus et tandis qu’il se relève prestement, Madison réalise comme il est grand et plus imposant qu’elle. Son regard se fait effrayé, incapable qu’elle est de nier la peur qui la saisissait. Dans un réflexe inconscient elle pose une main à hauteur de son nombril, comme pour protéger cet enfant qui ne verrait peut être jamais le jour et de l’autre, elle brandit sans y penser le taser qu’elle possédait, pressant brièvement sur le bouton, juste assez pour qu’un petit arc électrique se forme et se fasse entendre, prévenant l’inconnu qu’elle était armée, bien que maigrement !

« Ne m’approchez pas ! »

Sa voix avait grimpé légèrement dans les aigus bien malgré elle et sa respiration s’était fait haletante. Il allait vraiment falloir qu’elle fasse autre chose que sortir pour prendre l’air… Ça ne lui réussissait vraiment pas !

« Je ne vous veux pas de mal mais si vous m’y forcez... »

Elle allume très brièvement à nouveau son taser. C’était tellement inutile contre les infectés… mais au moins, contre les hommes, ça avait une certaine efficacité. A moins d’être cardiaque ce n’était pas mortel et c’était important pour Maddy qui avait choisit un jour de soigner, pas de tuer… Ça l’aidait psychologiquement à presser sur le bouton.

Il y avait peut être quelque chose d’un brin familier au fond des yeux sombres de son vis à vis… Mais entre la peur et la conviction que rien ici ne pouvait jamais plus vraiment lui être familier, elle ne fait aucun lien et repousse cette idée dans le fond de son esprit.

En face d’elle, l’homme semblait un peu plus mal en point que ce qu’elle avait pensé au départ, ne voyant en lui que la menace qu’il pouvait représenter.

« Je suis… je suis médecin. Je peux vous aider… »

Mais quand même… Parce qu’elle ne pouvait pas se mettre inutilement en danger non plus :

« Est-ce que vous avez été infecté… ? »

Auquel cas, ils le savaient tous les deux : elle ne pouvait en fait rien pour lui...

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Lee J.R. Jones

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MessageSujet: Re: Help me   08.12.18 8:38

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   Filer de cet endroit maudit le plus rapidement possible et en instaurant le plus de miles qu'il était humainement possible de mettre entre lui et ces détraqués qui avaient à présent eu le sort qu'ils avaient souhaité leur réserver. Ce n'était pas tant cette famille de chasseurs dérangé du ciboulot  qu'il fuyait mais plutôt la horde de mort-vivants qu'ils avaient à leurs trousses. Lee avait couru sans se retourner, fonçant tout droit, aussi vite que ses grandes jambes le lui permettaient. Pendant combien de temps courut-il ainsi ? Il n'aurait su le dire, mais présentement il était épuisé. S'arrêtant pour reprendre son souffle, en prenant appui contre un pin, il se retourna pour évaluer le nombre de ses poursuivants mais à sa grande surprise, non seulement les morts n'étaient plus derrière lui à chercher à lui croquer les fesses mais surtout ce ne fut qu'en cet instant qu'il réalisa avec surprise que celui dont il ignorait le prénom mais qu'il avait surnommé Ivan en référence à l'un des adversaires de Rocky Balboa, avait totalement disparu. Depuis combien de temps ? Où était-il passé ? Peu importait du reste, il l'avait dit, une fois dehors ce serait chacun pour soi. S'inquiétait-il pour lui ? Absolument pas, il ne pouvait cependant s'empêcher de penser à cette étrange rencontre... cet homme l'avait pourchassé, tabassé, volé, choses qu'il ne comptait absolument pas révéler à Willa qui se générait surement pas pour se gausser de lui. Pourtant malgré un début des plus chaotiques et contre toute attente, ils avaient fini par former une alliance provisoire afin de se sortir du guêpier dans lequel ils étaient tombés. C'était un pari dangereux mais au vu du résultat Lee se félicitait de l'avoir pris, car si cet homme était bel et bien dangereux et violent il s'avérait, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, qu'il était également un homme d'honneur. C'était un curieux contraste pourtant, lorsqu'il donnait sa parole, il la respectait. Ivan aurait très bien pu chercher à l'éliminer lui aussi une fois qu'il n'avait plus eu besoin de lui, dans son état il aurait était totalement incapable de riposter, pourtant il n'en n'avait pas profité, il n'avait rien fait... Lee ne pouvait s'empêcher de se demander quel comportement tous deux adopteraient la prochaine fois, si leurs routes venaient à nouveau à se croiser. Il y avait certes peu de chance que cela se produise mais Ivan avait de bonnes raison de rester dans le secteur, tout d'abord il cherchait un type dont il avait déjà oublier le nom et quelque chose lui disait qu'il resterait dans le secteur tant qu'il ne l'aurait pas trouvé. Il semblait prêt à démonter les environs pour le retrouver et il se demandait bien ce qui pouvait le motiver ainsi...

- Bah, inutile d'y penser, j'aurais tout l'temps de voir venir le moment venu,
songea-t-il tout haut en rajustant son stetson.

Se tenant une côte douloureuse, Lee continua sa marche en claudiquant. A présent que l'adrénaline avait dsparue, c'était un peu comme si toutes les douleurs c'était insidieusement réveillées en même temps et ce n'était pas réellement une sensation des plus agréables. Revenant vers la ville, Lee aperçut une ambulance accidentée, sur l'une des bretelles encombrés de carcasses de voitures, peut-être y trouverait-il quelque chose d'intéressant pour se soigner ou du moins se soulager... Armé d'un bâton qu'il avait ramassé sur la route, à défaut de balles, l'ancien forain ouvrit la portière arrière tout en se plaçant sur le coté, prêt à abattre son arme de fortune sur le premier virulent qui aurait le malheur de montrer sa seule gueule... mais, et cça c'était plutot une bonne surprise, aucune face de rat n'en sorti. Prudemment, Lee se pencha légèrement pour jeter un oeil vers l'intérieur du véhicule. L'intérieur de l'ambulance était complétement en vrac : civière renversée sur le sol, tiroirs balancés n'importe où et vidés de leur précieux contenus, emballages de boites de médocs vides, cadavre de seringue brisé,... mais pour une fois aucun mort-vivant prêt à se jeter sur lui pour se régaler de sa chair fraîche. Grimpant à l'intérieur du véhicule, Lee fut agressé de plein fouet par l'odeur nauséabonde de sang séché qui recouvrait le sol et les mur. Le bras gauche replié devant son nez, pour respirer le moins possible cette horrible odeur, il referma les portes derrière lui. Ce n'était pas parce qu'il n'y avait aucun cadavre ambulant qu'il devait pour autant leur laisser la porte grande ouverte, fallait pas déconner non plus. S'avançant parmi les décombres et fouillant encore ce qui pouvait être fouillé, Lee laissa s'échapper un soupire dépité en réalisant que l'ambulance avait littéralement été pillé, il ne restait absolument plus rien. S'avançant encore, il passa à l'avant du camion en escaladant les sièges du conducteur pour s'y installer. Il ouvrit la boite à gant et soupira en apercevant une boussole abandonnée. Récupérant l'objet, il la fit tourner entre ses doigts en l'observant de son regard perçant alors qu'un sourire dépité se dessina sous sa moustache

- Comme si tu servais à quelque chose,
soupira-t-il en la balançant à nouveau dans la boite à gant.

Bien que le pare-brise était couvert de sang séché, la visibilité n'était pas totalement mauvaise et lui permettait encore de voir ce qui se passait à l'extérieur. S'installant un peu plus confortablement, il décida de se reposer un peu avant de repartir pour rejoindre les soeurs O'Doherty, en espérant que cette fois, en chemin, il aurait plus de chance qu'il n'en n'avait eut jusqu'à présent. Plaçant son chapeau devant ses yeux, les bras croisées devant lui, Lee somnola ainsi pendant quelques temps. Combien de temps au juste ? Ça, il l'ignorait mais une chose était sur, il dormirait surement encore si un intrus n'avait pas ouvert la porte du véhicule pour y monter avec précaution. Un vivant c'était certain, car aucun virulent n'était assez malin pour ouvrir une poignée de porte, ou là, ça deviendrait très inquiétant. Toutefois, Lee n'était pas rassuré pour autant, de son expérience personnelle encore toute récente, les hommes étaient peut-être plus à craindre que ces foutus morts-vivants et là, il avait eut sa dose pour un moment. Mais pourquoi avait-il abandonné son bâton à l'extérieur en entrant dans le véhicule au lieu de le garder avec lui ? Mais quel imbécile ! Voilà qu'à présent il se retrouvait encore démuni et sans armes ! Il allait vraiment falloir qu'il fasse le plein de munitions ! Se faisant le plus petit que possible, les sens aux aguets, Lee resta immobile afin de ne pas trahir sa présence. La personne, elle, continuait d'avancer avec précaution faisant craquer sous ses chaussures le verre brisé qui jonchait le seul.

« Allez, tu vois bien qu'il y a que dale ici, dégage à présent » songea-t-il intérieurement dans une prière silencieuse adressé au roi des arnaqueurs, mais ce dernier semblait être aux abonnés absent depuis bien trop longtemps car une fois de plus il fit la sourde oreille à une demande plutôt simple. De longs cheveux noirs apparurent dans son champs de vision avant que leur regards ne se croisent. Effrayée, et ne s'attendant pas à trouver quelqu'un calfeutré ici, la femme se recula en poussant un cri de stupeur. Lee, lui resta durant un instant immobile, incapable de détacher son regard de la jeune femme qui lui faisait face. Ce visage... l'espace d'un instant il se demanda s'il n'était pas victime d'une hallucination pourtant ce n'était pas le cas, cette femme, qu'il ne pensait pas revoir un jour, se tenait bien là, devant lui et elle était belle et bien réelle. Elle avait changé depuis toutes ces années, elle avait murit, mais dans le fond, elle restait toujours la même. Se relevant tout doucement, il quitta la cabine pour la rejoindre à l'arrière. De toute évidence à en juger par la panique qu'il lisait toujours dans son regard, elle ne l'avait pas reconnu et ignorait qui il était. Après tout comment aurait-elle pu ? Il n'était qu'un gosse quand elle était partie. Le geste de protection qu'elle avait porté sur son ventre ne lui avait pas échappé et avait fait lever sur elle des yeux ronds de surprises qui s'agrandirent davantage en la voyant brandir un taser dans sa direction. Et comme pour bien lui prouver qu'elle ne bluffait pas et qu'il était en parfait état de marche, elle l'actionna, faisant jaillir un petit arc électrique particulièrement redoutable qui lui fit tirer une grimace

- Oulah oulah !! On se calme ma p'tite dame !
Tenta-t-il de l'apprivoiser en plaçant ses mains en avant

Sourde à sa remarque, Madison, car c'était bien d'elle dont il s'agissait, continua à le mettre en garde en essayant d'afficher une assurance qu'elle était loin d'avoir.

- Ah non mais je force à rien du tout,
fit-il en retirant son chapeau comme pour la saluer. C'est vous qui entrez chez moi sans frapper et qui me menacez, lui fit-il remarquer non sans une légère pointe de sarcasme

Il aurait pu l'appeler par son prénom, lui dire qui il était, mais il avait fait le choix de ne rien en faire. Pour quelle raison ? Il n'en savait rien, peut-être parce qu'il estimait faire parti d'un passé qu'elle n'avait pas besoin de voir ressurgir. Parce qu'elle était propre sur elle, accompagné et visiblement enceinte... Madison semblait s'être fait une place dans une jolie petite communauté qu'il n'hésiterait surement pas à voler à la moindre occasion parce que c'était plus fort que lui. Il préférait qu'elle garde le souvenir du gosse qu'il était plutôt que de l'homme qu'il était devenu. Savoir qu'elle allait bien était déjà bien plus qu'il n'aurait espéré en attendre, finalement il y avait peut-être un Dieu des arnaqueurs qui veillait malgré tout sur lui.
Un sourire amusé se dessina sous sa chemise alors que ses yeux bleus brillaient d'une lueur malicieuse. Sa proposition le tira des années en arrières lorsqu'il revenait les genoux écorchés parce qu'il était tombé ou parce qu'il s'était battu... Madison prenait toujours soin de lui même si cela signifiait également le rappeler à l'ordre lorsqu'il le méritait. Au début, il détestait se laisser soigner gigotant dans tous les sens et se plaignant qu'elle n'était pas assez douce, alors que dans le fond, il ne faisait que râler pour râler et qu'en vérité, il adorait ce moment de complicité qui s'instaurait entre eux dès l'instant où il rentrait et qu'elle s'occupait de lui. Mais il était un garçon et ce n'était certainement pas le genre de chose qu'il aurait admit, ni à l'époque ni aujourd'hui.

- Dr Quinn ?
Siffla-t-il en levant sur elle un petit regard moqueur, c'est mon jour de chance on dirait.

Il aurait pu la renvoyer mais après tout, pourquoi pas. Il ne risquait rien à passer un peu de temps avec elle en toute incognito. Savoir ce qu'elle était devenue, prendre de ses nouvelles sans se trahir et puis la laisser repartir sans qu'elle ne se doute de rien avait son charme et c'était bien mieux ainsi.

- J'veux bien. Et crois moi chérie, si j'avais été mordu y a longtemps que je me serais tiré une balle en pleine tête. Pas question de finir comme eux. Bon, tu me ranges ton truc là ? Lui demanda-t-il en désignant le taser qu'elle tenait toujours en main tout en s'approchant prudemment sans esquisser le moindre geste brusque, afin de relever la civière. Tu d'vrais faire gaffe honey, à offrir ton aide à n'importe qui ça pourrait être dangereux, surtout dans ton état, fit-il en baissant son regard sur son ventre. Oh j'te rassure ça se voit pas encore mais tu as eu un geste qui ne mentait pas toute à l'heure. T'en es à combien de mois ? Au fait je m'appelle Jesse, fit-il en se présentant

Il fallait croire que c'était le nom qu'il porterait toute la journée durant, il n'était cependant pas question qu'il se présente sous son véritable nom, même s'il n'était pas le seul Lee dans ce monde, il n'était pas question qu'il lui donne le plus petit indice. S'asseyant sur la civière qu'il avait redressé, les pieds dans le vide et son chapeau de cow-boy à ses cotés, il attendit sagement ses directives sans la quitter de ses yeux rieurs. Médecin et bientôt maman, décidément sa soeur s'en était vraiment bien tiré

- Alors, que fait un médecin dans une ambulance une journée d'apocalypse ? En mal de patient ?


   
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MessageSujet: Re: Help me   10.12.18 3:55

C’est sûr que depuis que l’apocalypse avait sonné, Madison avait déjà croisé des hommes et des femmes plus menaçants que celui-là. Pour autant, elle aurait été bête de baisser immédiatement son arme… Et comme elle n’était pas létale, ce n’était en plus pas gravissime. Disons que cette rencontre surprise arrivait après une autre, quelques jours plus tôt. Ca l’avait marqué au fer rouge même si en tout état de cause elle s’en était bien tirée. Disons que Madison était méfiante… Et qu’à l’avenir, elle allait éviter de sortir vu qu’elle se traînait une poisse de tous les diables.

Il la salue, presque gentleman même si la situation était sans comparaison. Madison ne se détend pas vraiment, hésite… Et elle a un petit sourire presque embarrassé alors qu’il lui signale que c’était elle qui avait empiété sur son territoire plus qu’autre chose, sur le ton de la blague. Ou du sarcasme mais ça n’enlevait rien au côté humoristique de cette remarque.

Finalement il lui faut encore quelques instants pour accepter de baisser son arme de fortune, sans pour autant la ranger pour le moment. Au jeu de la force brute, elle ne pouvait pas sortir gagnante. En fait, dans aucun aspect physique probablement. Madison se savait souple mais ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas pratiqué, pas plus que son bon sens de l’équilibre… Et soyons sérieux : à moins qu’ils se battent sur un câble à 50m du sol (ce qui semblait assez peu probable…) cet avantage infime ne lui serait d’aucun secours.

L’allusion à cette femme médecin issue d’un feuilleton des années 80 amène un nouveau sourire pâle sur ses lèvres. C’est vrai que tout compte fait, maintenant ou à l’époque, il n’y avait pour ainsi dire aucune différence. Encore qu’ils avaient plus de connaissances qu’à l’époque mais aujourd’hui c’était les ressources médicamenteuses qui manquaient.

« On peut dire ça. C’est optimiste comme façon de voir les choses. »

Parce qu’ils étaient en plein milieu d’un champ de bataille urbain… Lui-même au centre d’un chaos d’une ampleur mondiale jamais connue avant ça.

« Ne m’appelez pas « chérie », s’il vous plaît. »

La demande était d’une voix certes douce… Mais ferme. Madison n’était peut-être pas une féministe convaincue dans l’âme mais tout de même, elle ne trouvait pas ce genre de qualificatif très qualitatif ! Or Maddy savait quand même ce qu’elle valait un minimum ! En tout cas elle était disposée à le croire pour la morsure. Et s’il lui mentait, il ne présentait néanmoins pas les premiers symptômes qu’elle avait pu observer de loin à savoir la fièvre, la transpiration, la dilatation des pupilles, ce genre de choses. Alors finalement, après un dernier moment d’hésitation elle acquiesce à sa demande, rangeant à nouveau son taser dans sa poche.

« Désolée. J’ai fait de moins agréables rencontres dernièrement, je suis un peu nerveuse. »

Et lorsqu’il devine si vite que s’en est presque vexant qu’elle est enceinte, Madison fronce un peu les sourcils, niant :

« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. »

Sur le ton très clair de celle qui ne comptait pas démordre de cette affirmation. Elle en bavait déjà bien assez pour garder son secret dans l’enceinte de la communauté. Inutile de l’éventer ailleurs. Seul Andreas savait pour le moment, ça lui suffisait. Eddy finirait par être mit au courant et le moment venu, quiconque cette « anecdote » pourrait intéresser. Mais pas encore. Elle n’avait pas envie que Mike sache. Alors elle le gardait pour elle. De réitérer donc, à propos de l’avancement de sa grossesse :

« Je ne suis pas enceinte. Est-ce que c’est une façon de me dire que je fais boudiner dans ces vêtements ? »

Madison balaie sa propre question d’un revers de la main, s’approchant de l’homme qui avait grimpé sur la civière.

« Vous avez mal aux côtes ? Au ventre ? Retirez votre haut. »

Il marchait courbé mais vu l’espace exiguë, c’était bien tout ce qu’elle avait réellement pu remarquer. Et puisque Jesse se présente, elle en fait de même :

« Madison Jones. »

Et histoire de faire un diagnostic plus rapide et plus facile :

« Qu’est-ce qui vous est arrivé ? »

Elle devinait déjà un bleu alors qu’il avait à peine soulevé son vêtement…

« Vous avez été percuté par un train ? »

Façon de parler évidemment. Quant à expliquer sa présence ici :

« Comme vous, je cherche des médicaments et du matériel médical. Mais je n’ai pas beaucoup d’espoir… »

De fait, même si elle se doutait qu’il ne répondrait pas forcément :

« Vous avez trouvé quelque chose ? »
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MessageSujet: Re: Help me   09.01.19 13:20

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Madison avait mis du temps à se détendre mais Lee n'était pas inquiet. Séduire les gens, leur inspirer confiance,... plus qu'une seconde nature c'était devenu tout un art de vivre chez lui. Il était effectivement bien plus facile d'arnaquer une personne qui vous faisait confiance qu'une personne qui se méfiait de vous. Une fois qu'elle eut compris qu'il n'était pas une menace, et après l'avoir fait sourire à une ou deux reprises, la belle brune se détendit légèrement, acceptant enfin de baisser son arme qui n'avait d'autre fonction que celle de la protéger. Savoir que l'arc électrique ne jaillissait plus sous son nez le détendit lui aussi et un sourire à la fois amusé et complice se dessina sur son visage alors qu'elle exigeait qu'il ne se permette plus aucune familiarité dans ses surnoms avec elle. Elle n'avait pas changé et ce simple constat ne le laissa pas aussi insensible qu'il aurait aimé le faire croire. D'aussi loin qu'il se souvienne, Madison qui avait toujours été une très belle fille, avait attiré très tôt les regards ampli de convoitise des hommes. Très vite, Lee avait su identifier ceux qui avaient leur chance de ceux qui n'en n'avait aucune. Les Billy m'as-tu-vu qui s'imaginaient qu'elle allait tomber dans leurs bras à l'image de toutes les écervelées du coin, sous prétexte qu'ils avaient du style ou une réputation, et qui ne la respectait pas se prenaient des vents magistraux. C'est aussi grâce à elle, qu'il avait compris que les femmes intelligentes aimaient les hommes qui avaient de la culture et qui les faisaient rire, au détriment des gros machos

- Y a pas de mal. Je dirais même que t'as eu le bon réflexe. Faut jamais baisser sa garde, on ne sait jamais sur qui on peut tomber. Ça l'était déjà par le passé, c'est encore plus vrai de nos jours.


Il était un exemple flagrant de ce que pouvait être une mauvaise rencontre. Alors certes, il n'avait aucunement l'intention de lui faire du mal, mais un autre pourrait le faire si Madison et son grand coeur, se montrait trop confiante envers des personnes qui ne méritaient pas sa solicitude. A l'en croire, elle avait d'ailleurs récemment subit une très mauvaise expérience. Haussant un sourcil, il essaya d'en savoir plus sans paraître plus impliqué qu'il ne l'était en réalité, se rassurant sur le fait qu'elle était là, devant lui et que de toute évidence, elle se portait bien

- Les mauvaises rencontre,
lâcha-t-il dans un petit sourire blasé, ça m'connais bien. J'peux savoir ce qui s'est passé ?

Il n'était pas certain qu'elle se livre à un parfait étranger, mais après tout certaines prétendaient que ça les soulageait alors peut-être qu'avec de la chance, elle se retrouvait elle aussi, parmi ces personnes. Etait-elle, elle aussi tombé sur son Ivan ? Il ne l'espérait sincèrement pas. Le fait qu'il se souciait sincèrement d'elle n'exclut cependant pas l'amusement en l'entendant nier farouchement l'évidence. Sa moustache se souleva légèrement, trahissant un sourire moqueur

- Si tu l'dis, se contenta-t-il de répondre en haussant les épaules

Lee n'avait aucune envie d'insister, mais il savait ce qu'il avait vu. Cette main qu'elle avait plaqué sur son ventre encore plat c'était tout simplement son instinct maternel qui s'était manifester et qui l'avait fait réagir par automatisme face à un danger potentiel. Lee n'avait jamais douté que sa soeur ferait une mère merveilleuse, même s'il n'était pas réellement certain que ce soit très judicieux d'avoir un enfant de nos jours. Un petit rire se mit cependant franchit ses lèvres en entendant sa répartie au sujet de son poids. Portant sa main à son chapeau il le souleva légèrement l'oeil rieur

- Jamais j'me permettrais m'dame

Non seulement parce que c'était loin d'être le cas, mais aussi et surtout parce qu'il était loin d'être assez fou par oser vexer la femme qui allait lui apporter ses premiers soins. Préférant changer de sujet et chasser cette seule idée de sa tête, Madison lui donna ses directives tout en se présentant. Et bien qu'il l'eut immédiatement reconnu, il ne pouvait nier que l'entendre prononcer son nom lui avait fait quelque chose. Fort heureusement, elle le tira de sa contemplation nostalgique en usant d'un trait d'humour qui eut le mérite de l'amuser. Lui offrant un sourire de connivence, il releva son regard sur elle avant de faire mine d'approuver

- Moi j'dirais plutôt un bulldozer,
se constata-t-il de répondre non sans un brin d'humour avant de faire son douillet en sentant ses doigts explorer les zones encore bien endoloris

S'il y avait bien une chose qui n'avait pas changé durant toutes ces années c'est que Lee était resté toujours aussi douillet lorsqu'il s'agissait de se faire soigner. Une lueur malicieuse se mit cependant à briller dans son regard lorsqu'elle lui demanda s'il avait trouvé quelque chose.

- Non tout avait déjà été pillé quand je suis arrivé, si ça m'a contrarié sur le coup j'avoue que j'en suis soulagé maintenant que t'es là. T'aurais voulu du désinfectant pour cette plaie et j'ai toujours eu horreur de ça. Après, même si j'avais trouvé quelque chose, ce qui n'est pas le cas,
se fit-il un devoir de bien lui rappeler, tu crois vraiment que je te l'aurais dit ? Aiiieeeeuuuuhhh ! Pas la peine de m'amocher plus que je ne le suis déjà, rouspéta-t-il plus pour la forme det le besoin de se plaindre que pour râler réellement. Alors, pourquoi tu cherches des médoc ?

Car à vrai dire, et même si tout était désormais bon à prendre on ne partait pas à la recherche de médicaments sans raison, sauf si on n'avait vraiment rien à faire de son temps. Son regard s'attarda durant un instant sur son annulaire où brillait un anneau.

- Marié ? Il est médecin lui aussi ?

Qui était l'homme qui partageait sa vie ? Qui était le père de son enfant ? Un homme bien forcément. Sa soeur méritait ce qu'il y avait mieux. Il l'imaginait avec une coupe irréprochable, rasé de près, la cravate au coup, et la blouse blanche sur le dos. Ils devaient être de ces voisins sans histoire qui travaillaient la semaine et faisait des barbecue le week-end. Peut-être même avaient-ils déjà des gosses... peut-être était-il oncle sans le savoir

- Aie aie aie !! Gémit-il en grimaçant alors qu'elle venait de toucher une côte sensible. Alors ? Pourquoi t'es devenue toubib ?
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MessageSujet: Re: Help me   14.01.19 2:36

Au moins Jesse pouvait comprendre ce qui avait motivé sa méfiance… Et plus que de le comprendre, il pouvait visiblement l’accepter. Madison avait déjà croisé quelques personnes moins réfléchies, prompt à parler des risques qu’ils encourraient sans vraiment se soucier de ceux qui leur faisait face… Alors malgré les airs gouailleurs et un peu m’as-tu vu de l’homme, il gagnait un bon point. D’ailleurs, il y avait définitivement chez lui ce « je ne sais quoi » de particulièrement familier… Mais c’était peut-être juste la sympathie qu’il lui inspirait qui lui donnait cette impression.

Pendant qu’elle palpe et ausculte, Jesse convient avec elle de ce que les mauvaises rencontres avaient vite pris le pas sur les autres et pour mettre des mots sur sa dernière expérience, Madison raconte plus ou moins :

« Un homme dans un dispensaire. Il a joué à me faire peur, à me menacer… »

Et il y avait parfaitement réussi. Bien sûr au final les choses avaient tournés en sa faveur mais une partie de Madison ne pouvait se résoudre à ne pas penser que c’était uniquement parce qu’elle avait été armée. Christopher, puisque c’était ainsi qu’il s’était présenté, n’avait pas vraiment eu l’air de plaisanter lorsqu’il avait parlé de la détrousser ou de l’agresser.

« Il était intéressé par ce que je pouvais bien posséder. »

Pas qu’elle lui reproche ce point-là vu qu’il voyageait seul selon ses dires… Mais quand même… Bien qu’elle soit du genre ferme, Madison était une femme qu’on pouvait considérer comme généreuse. On obtenait bien davantage d’elle en montrant patte blanche qu’en menaçant. La preuve aujourd’hui avec Jesse. D’ailleurs :

« Et vous ? Quel genre de mauvaises rencontres ? »

En tout cas elle ne répond pas davantage à propos de sa grossesse. De toute évidence il ne la croyait pas mais elle n’avait pas l’intention de tergiverser ou de se justifier. Justifier les raisons qui la poussait à le dissimuler ou justifier sa volonté de mener cette grossesse à terme malgré l’apocalypse, malgré son âge, tout ça…

Le bulldozer de Jesse avait, quoi qu’il en soit, certainement fait partit des « mauvaises rencontres » que l’autre homme avait fait… Et un frisson s’empare d’elle alors qu’elle saisit une bande défoutue dans l’ambulance pour commencer à bander le torse de l’homme.

« Je n’ai rien à mettre sur cette contusion. Mais ça n’a pas l’air cassé. Fêlé, je dirais. »

Elle serre le bandage qui s’effiloche de toutes parts et qui ne ferait probablement qu’un voyage avec Jesse mais c’était mieux que rien.

« Tu dois éviter de porter des charges lourdes, éviter de courir et en général de trop gesticuler… »

Bien sûr elle avait conscience que dire ça ou autre chose c’était pareil, non ? De nos jours « le repos » n’avait plus du tout la même signification qu’avant. En fait, il avait même perdu toutes significations sûrement.

« Mais j’ai de l’ibuprofène. Ca soulagera la douleur. »

Elle lui donnerait après avoir finis son ouvrage. Quoi qu’il en soit, il fallait qu’elle fasse se bandage serrer et à sa plus grande surprise, Madison découvre à cette occasion que Jesse est un homme pour le moins douillet ! Elle le regarde d’abord de manière surprise… Puis un sourire se dessine finalement sur ses lèvres, amusée voir même attendrit.

« J’en cherche parce que ça ne marche qu’un moment, les bisous magiques… ! »

Qu’il y avait des gens qui se blessaient, d’autres qui revenaient malades… Et niveau maladie ils n’étaient pas vernis en ce moment. L’épidémie stagnait. C’était presque pire que de la voir demeurer agressive parce que ça voulait dire qu’ils n’avaient encore aucun moyen de l’éradiquer… Et que les quarantaines étaient inutiles.

« Je ne sais pas si tu en as rencontré, mais beaucoup de survivants sont touchés par une épidémie. Les réserves de médicaments s’épuisent… »

Et ça la rendait vraiment soucieuse… Quant à son mari, Madison pense brièvement à Mike… Avant d’avoir un flash d’Andreas. Alors ce n’était peut-être pas très fairplay et c’était sûrement même un peu gamin, mais Madison décide de faire comme si c’était lui, son mari. C’était bien mieux pour son orgueil comme pour ses sentiments et puis Jesse n’en saurait probablement jamais rien en vrai… !

« Oui, mariée. »

Elle l’avait reconnu sans mal de fait et de toute façon Madison portait son alliance.

« Il était pilote de ligne avant tout ça. »

Madison a un sourire et même un subtil rougissement. Si Andreas savait… !

« J’ai un beau fils aussi, Draven. Un garçon très bien. »

Et c’était dit avec une tendresse infinie à l’encontre du jeune homme. Madison se plaisait à se jouer la scène dans sa tête. Une famille parfaite. Quant à savoir pourquoi elle était devenue médecin…

« J’avais… J’avais envie de casser le moule familial je suppose. »

Il y avait un peu d’amertume dans sa voix. Elle les avait quitté très jeune mais de fait, elle n’avait jamais eu la chance de les revoir avant l’apocalypse… Tout ce temps perdu… Ils lui manquaient sincèrement. Et tandis qu’elle va ajouter autre chose, alors que Jesse continu de se tortiller elle rouspète :

« J’ai presque finit, ça suffit de faire l’enfant ! »

Son regard accroche celui de Jesse… Et Madison fronce les sourcils, un brin soupçonneuse :

« On ne s’est pas déjà vu… ? »

Décidément, ça ne la quittait plus !
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