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 May the night cover us Ϟ Eddie

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Andreas von Ravenheim

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Sac à dos


▫ Ancien métier : Pilote de ligne
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Sac à dos
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MessageSujet: May the night cover us Ϟ Eddie   27.12.18 21:33


Le silence. Voilà quelque chose qui avait manqué à Andreas, c’est vrai. S’il fallait trouver des aspects positifs à leur situation actuelle, et c’était important de le faire, il mentionnerait le silence. Présentement, assis sur son porche, il n’entendait que le chant des criquets et le craquement de sa vieille chaise berçante sur le bois de la galerie. Rien d’autre… Que la paix la plus délectable. C’était la raison pour laquelle il avait un chalet dans les montagnes de Kelowna. On lui avait toujours fait comprendre que c’était bizarre de ne pas avoir acheté un chalet plus loin de sa demeure. Peut-être que ça l’était… mais il était si peu à la maison à cause de son métier qu’il aimait ne pas trop s’éloigner pour profiter de la nature et du silence bienveillant qu’elle offrait.

« J’ai un chalet dans les montagnes. », murmure doucement l’Autrichien, son regard posé sur les étoiles qui brillaient de mille feux dans le ciel de nuit. Voilà d’ailleurs un autre avantage. La beauté de la nature les avait enfin rejoints en pleine ville… On en profitait mille fois lorsque la nuit tombait. « Je me demande ce qu’il en est maintenant. Il a probablement été pillé. Peut-être est-il habité ? Dans tous les cas, j’espère qu’il aura bien servi à ceux qui seront passés par là. »

Le regard gris et nuageux d’Andreas se pose sur l’homme auquel il s’adressait. Assis à côté de lui, Eddie semblait tout aussi songeur. C’était peut-être la maladie. Elle lui donnait le regard vitreux. Mais l’air lui ferait sûrement du bien. Pour être sûr qu’en cette fin d’été, le médecin n’attraperait pas froid, Andreas avait sorti une épaisse couverture qu’il avait posée sur ses épaules, lui demandant de garder ses récriminations pour lui. Il n’était guère temps de jouer les fiers. Andreas réalise qu’il s’était arrêté de bercer tout en pensant à son ami. Il reprend doucement, portant sa pipe à ses lèvres pour continuer à fumer entre deux conversations décousues.

« Même s’il est probablement dans un état lamentable à présent, je me prends parfois à être rassuré qu’il existe. », admet soudainement l’ancien pilote de ligne, l’air grave. « Si quelque chose tourne mal ici… au moins est-il toujours là pour m’accueillir si j’en ai besoin. Du moins, je l’espère. »

Il alimentait des pensées bien sombres, il le savait. Mais il se sentait moins bien qu’avant à Highgate. C’était un sentiment pernicieux qui se glissait sous sa peau et remontait jusqu’à son crâne, prenant d’assaut sa logique et son calme, le rendant plus nerveux. Comme pour souligner ses pensées, on entend soudainement le râlement d’un infecté, une exclamation masculine au loin, puis plus rien. Un des veilleurs avait mis fin à ses râles, en espérant qu’aucun autre infecté ne viendrait remplacer le premier.

« Parfois, je me dis que je suis trop vieux pour apprendre à nouveau comment vivre. », soupire Andreas tout en continuant à observer le ciel. « Mais on trouve toujours quelque chose pour continuer à aller de l’avant, n’est-ce pas ? Les enfants sont formidables pour ça, tu l’as sûrement remarqué. »

Eddie était un bon papa de substitution. Il espérait qu’il n’en doute jamais. Quoique parfois le doute était ce qui nous permettait d’être un meilleur parent.

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Eddie McEwan

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MessageSujet: Re: May the night cover us Ϟ Eddie   29.12.18 5:17

May the night cover us
    Andreas & Eddie

   


Le terrible virus qui avait frappé la communauté et les alentours semblait peu à peu disparaitre, mais le doc n'y était pour rien. En tombant lui aussi malade, il n'avait été d'aucune utilité aux siens, et Maxwell en était mort. Eddie lui, avait survécu, simplement par pure chance. Comment ne pouvait-il pas se sentir coupable ? Il ne savait toujours pas d'où cette deuxième et dangereuse infection venait, et pourquoi elle avait frappée certaines personnes et pas d'autres. Le médecin savait qu'elle avait vu une faiblesse chez les cas les plus graves - dont lui - mais il ne parvenait pas à comprendre ce que ça avait été.

Encore affaibli, Ed était sorti pour la première fois à l'extérieur. L'air frais de cette soirée de fin d'été lui faisait du bien. C'était comme si sortir, même si les hallucinations avaient cessé, le réveillait enfin complètement en le rattachant à un quotidien lointain. Il avait un peu marché, vacillant, et avait vite rejoint son ami, assis sur son porche pour s'asseoir avec un certain soulagement.
Il aimait beaucoup la compagnie d'Andréas. Il y avait quelque chose qui le rassurait dans sa présence, peut-être n'était-ce que le fait de savoir que ce mec avait été pilote de ligne et que ça prouvait, non seulement son intelligence, mais également, une certaine sagesse qu'il avait du acquérir dans les nuages.  
Le silence entre eux n'était jamais gênant. Ed, songeur, ne l'avait même pas réellement remarqué avant qu'Andréas prenne la parole en lui avouant, comme une confidence très intime, qu'il avait un chalet dans les montagnes.
Le médecin tourna un regard vitreux vers lui, le voile de la culpabilité et de la faiblesse encore bien présent dans ses yeux.
Il fumait sa pipe, également très loin dans ses pensées. Eddie attendit la suite, conscient que son ami avait quelque chose sur le coeur. Et en effet : il voyait son chalet comme un refuge, si jamais les choses tournaient mal ici.
Ed soupira. Malgré l'horreur des derniers jours, Highgate était toujours debout car il savait que c'étaient des horreurs encore plus graves qui pourraient la faire tomber. Une attaque d'autres humains ou d'une horde de virulents par exemple.

-Je te comprends, déclara Eddie, tout en gardant pour lui sa conviction que le chalet en question n'était probablement même plus debout.

D'habitude, le médecin aurait vanter les qualités de la communauté pour lui chasser ses idées sombres. Mais ce soir, il était fatigué et déprimé de ce qui était arrivé. Il s'était de nouveau senti aussi impuissant qu'au tout début de la propagation.

-Si tu veux, on pourrait aller vérifier son état.  

C'était complètement stupide de sa part de lui proposer ça. Aller dans les montagnes (le terme était bien vague et le chalet pouvait être plus loin que ce qu'Andreas n'avait laissé entendre) alors qu'il était encore vacillant, pour découvrir les ruines d'un passé révolu ou se faire attaquer par les nouveaux occupants, n'était certainement pas une bonne idée.

-Mais sache que je m'oppose fermement à ce que tu nous quittes. 

Ed se retourna de nouveau vers son ami, qui observait toujours les étoiles. Une étincelle de malice, qu'on avait plus vu depuis quelques jours chez le neurochirurgien, brilla dans ses yeux.

-Parce que tu as raison. Tu es trop vieux pour vivre sans nous.

Andreas, qui avait décidément les idées bien sombres aujourd'hui, continua sur ce que les enfants pouvaient apporter.
Dès qu'il pensa à Violet, Dieu merci, elle n'avait pas été touchée par le virus, une vague de chaleur qui n'était pas due à la couverture sur ses épaules se répandit dans son corps. Durant sa convalescence, il avait exigé qu'elle soit loin de lui, terrifié à l'idée qu'il puisse l'infecter elle plus que quiconque d'autre.
Puis, quand il avait décidé qu'il n'était plus contagieux, il était allé la voir chez des voisins qui s'occupaient d'elle. Dormant comme un ange, il n'avait pas encore osé la toucher. Demain peut-être se sentirait-il assez fort pour la serrer dans ses bras.

-Oui, ils sont parfaits pour ça, déclara-t-il. On est lié à un avenir qui pourrait, en temps normal, même plus nous intéresser.

Réconforté par la pensée de la fillette, l'esprit d'Eddie sembla se vider de ses sombres idées et il revint sur le sujet du chalet.

-Pourquoi as-tu besoin de savoir que ton chalet est là ? Je veux dire, je comprends que l'idée puisse être rassurante mais... qu'est-ce qui te manque ici ?

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MessageSujet: Re: May the night cover us Ϟ Eddie   09.01.19 14:59


Andreas acquiesce très lentement, le regard perdu un peu plus loin, se rappelant une tonne de bons souvenirs qu’il avait dans ce chalet. Il savait que s’il allait vivre là-bas par contre, ce serait encore pire avec sa belle maison, laquelle il avait depuis tellement d’années déjà. Il n’avait jamais regretté d’être venu s’établir à Highgate. Peut-être devrait-il retourner à cet état d’esprit très rapidement ? Après tout, comment abandonner cette belle micro-société ? Mais, la suggestion d’Eddie fait son petit bout de chemin dans sa tête et finalement, Andreas ne peut que convenir que ça l’apaiserait sûrement d’y retourner, ne serait-ce que pour constater l’état avant de prendre une décision, si décision il venait à devoir prendre. Parce qu’il n’en était malgré tout pas encore là.

« Quand tu iras mieux… », commence l’Autrichien, absolument certain qu’Eddie se remettrait sur pieds, même s’il devait s’accorder que c’était fort optimiste. « …je vais te rappeler cette proposition ! Nous prendrons un des 4x4 qu’il reste à la communauté. Par contre, si tu veux bien, j’aimerais que ce lieu reste entre toi et moi, peu importe l’état dans lequel on le trouve. »

Son ami s’oppose néanmoins à son départ, ce qui arrache un rire bref mais pas dénudé d’amusement chez Andreas. Il acquiesce brièvement. Il devait bien admettre partager l’avis d’Eddie, malgré tout. Il ignore pour le moment le sujet des enfants. Ils étaient d’accord, c’était évident. Eddie était maintenant bien placé pour comprendre ce qu’il ressentait lui-même quand il regardait ce grand bout de garçon qui devenait trop rapidement un homme ! Mais les questionnements sur Highgate étaient importants, malgré tout…

« Je n’ai pas envie de partir non plus et je ne le ferai que s’il n’y a plus le choix. », assure-t-il finalement. D’ailleurs… « Tu seras le bienvenu si à un moment c’est nécessaire de faire cette migration. Mais il y a peu de chances pour que ça se produise. La seule raison pour laquelle je préfère que tu gardes cette information pour toi, c’est parce que le chalet est là seulement si plus aucun espoir n’est permis à Highgate… »

Ce qui serait donc une situation d’urgence. Et dans ce cas, mieux valait être à l’abris. Il n’aimait pas certaines décisions qui semblaient être prises dans l’urgence et sans réfléchir, ces derniers temps. Il ne le sentait vraiment pas. Andreas était assez vieux pour avoir appris, souvent à coup de pied de la part du destin, qu’il devait se fier à son intuition. Il a un petit soupir, glissant le bout de ses doigts sur un petit fil qui dépassait de son pantalon, au niveau d’une cuisse.

« Mon ami… rien ne manque à Highgate, sauf peut-être un peu de bon sens, j’en ai peur… », murmure lentement l’homme, n’aimant guère parler tout haut de ce genre de choses. D’ailleurs, il n’offre pas plus de précisions, si ce n’est : « Je suis un vieil homme, tu sais. J’ai plusieurs défauts. Celui d’être vieux jeu, entre autre. Ou trop attaché à ma petite routine. Celui d’avoir un peu de mal à laisser leur libre arbitre aux jeunes. Et d’autres plus sombres certainement que les gens autour de moi remarquent mais que je ne dirai pas tout haut pour ne pas égratigner ma fierté ! Toutefois, je sais aussi que quand quelque chose me tourmente, ce n’est généralement pas pour rien. Et ces derniers temps, je crains le pire quant à ce que l’avenir ici nous réserve, suivant des décisions hasardeuses et égoïstes de certaines personnes. »

Il tourne finalement la tête vers Eddie, tirant un peu sur sa pipe. Une bonne alternative aux bons cigares, déjà rares avant et maintenant presque impossibles à trouver. Les cigarettes, très peu pour lui.

« Malgré notre attachement, il faut parfois réfléchir avec sa tête plutôt que son cœur. Et même si j’aime profondément Highgate, je ne l’aime pas autant que Draven. »

Il serait prêt à tout pour protéger son enfant. Absolument tout. Et ceux qui le mettaient effrontément en danger étaient ses ennemis.

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MessageSujet: Re: May the night cover us Ϟ Eddie   20.01.19 5:25

May the night cover us
    Andreas & Eddie

   


Andreas accepta assez rapidement sa proposition de l'accompagner jusqu'à son chalet pour voir l'état dans lequel il se trouvait, "quand il irait mieux".
Eddie, bien qu'encore très faible, savait que ce serait effectivement le cas. Il avait survécu à la période critique, celle qui avait emporté Max. Le pire, s'il pouvait parler ainsi, était derrière lui.
Il se tourna vers l'homme à côté de lui quand celui-ci lui demanda de garder ça pour lui.

-Evidemment, l'ami.

Aussi déprimé qu'il puisse être, l'Anglais compris que l'Autrichien était peut-être encore plus mélancolique que lui en ce moment. Et il n'aimait pas ça. Dire des choses comme "si plus aucun espoir n'est permis à Highate" n'avait rien de très réjouissant. Était-ce ce putain de virus inexplicable qui le rendait si pessimiste ? Certes, Eddie était le premier placé pour être d'accord avec lui, mais observer l'optimisme disparaître de chez Andreas, lui qui gardait le plus souvent pour lui ses sentiments, le laissait pensif.

Pendant un bref instant, il imagina ce que sa vie serait si Highgate tomberait, et il dû se rendre à l'évidence qu'avoir un plan B, de plus avec un de ses meilleurs amis ici, avait quelque chose de rassurant dans ce merdier.
Mais pourquoi Highgate tomberait-elle ? Leur communauté, bien que fragilisée, restait forte.

-Je te remercie. Déclara-t-il sincèrement. Je garde ça en tête.

Perturbé par l'idée, le chirurgien lui demanda ce qui pouvait bien lui manquer ici.
Ce qu'il lui raconta le rendit un instant silencieux.
Ed était habitué à ne pas prendre part dans les décisions de la communauté. On l'écoutait et le respectait profondément, de part son utilité, mais il ne s'était jamais rendu à une réunion du conseil où il n'avait certainement pas sa place. Son ami, qui était au centre du processus décisionnel, laissait penser qu'Highgate était entre de mauvaises mains. Il ne devait pas parler de McCarthy car Andreas semblait bien s'entendre avec elle, contrairement à Eddie qui la trouvait insolente et profondément agaçante. A moins que...

Il n'avait cependant pas fini et termina son petit monologue en disant que son gosse aurait toujours la priorité que la communauté.
Ed hocha doucement la tête. Il comprenait. Bien sûr qu'il comprenait.
Il n'était pas le père de Violet et pourtant... Pourtant, il ferait tout pour elle. Comme ils en avaient  discuté il y a quelques minutes, les enfants étaient l'avenir et Ed espérait que, malgré les circonstances, la petite puisse vivre relativement heureuse. Etait-ce naïf de sa part de penser ça ? Un avenir possible pour une fillette ?

Ed soupira et analysa le visage de son ami. Qu'est-ce qui se passait ici ?

-Tu m'inquiètes, Andreas. De quoi parles-tu ? Quelles sont ces si mauvaises décisions ? Tu sais que tu peux compter sur moi pour avoir un appui dans tes choix. Je ne suis, certes, pas au Conseil mais on m'écoute malgré tout.

Perplexe, Ed chassa un léger frisson, refusant que sa concentration ne diminue. Andreas avait clairement eu besoin de se confier. A présent qu'il était revenu dans le monde des vivants, le doc était là pour lui.


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